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 Le 8 en Afghanistan

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Alerte Guépard
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MessageSujet: Le 8 en Afghanistan   Ven 28 Aoû 2009 - 20:41

Aujourd'hui rédacteur en chef du service monde de Valeurs actuelles, Frédéric Pons a quitté le "8" pour faire ses classes dans le journalisme et rejoindre notre rédaction. Il est colonel de réserve et ancien de l'Institut des hautes études de défense nationale. Il vient de choisir ce régiment comme unité modèle des opex. Il l'a rencontré au Liban, en 1978-1979, et l'a retrouvé dans l'embuscade tragique de la vallée d'Ouzbine, l'an dernier. Il lui rend hommage dans un récit très riche, détaillé, puisé auprès des témoins, de ses faits d'armes des 30 dernières années.



Le premier anniversaire de la terrible embuscade


Car ce régiment est bien plus ancien : il a été créé le 1er mars 1951 à Hanoi par le général de Lattre qui le baptisait 8e bataillon de parachutistes coloniaux. Anéanti à Diên Biên Phu, il va renaître en Algérie, puis deviendra le 8e RPIMa avant d'être basé à Castres, dans le Tarn, en 1963, et de devenir en 1970 un régiment entièrement professionnel. Il part alors pour l'Afrique, du Tchad au Rwanda ; il ira au Sud du Liban, à Beyrouth, au Cambodge, en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan. Le 18 août dernier, il commémorait par une prise d'armes le premier anniversaire de la terrible embuscade au cours de laquelle l'une de ses sections fut quasiment décimée. Huit parachutistes du régiment y avaient perdu la vie, deux autres provenant d'unités différentes avaient aussi été tués, et le "8" avait, en outre, relevé douze blessés.

À ce combat, qui dura toute une après-midi et une partie de la nuit suivante, un combat comme les paras n'en avaient pas connu depuis l'Algérie, Frédéric Pons consacre les cinquante premières pages de son livre, dans un film précis, imagé, minute par minute, homme par homme, avec cette chaleur, cette camaraderie de frères d'armes qui donne à la
guerre son épaisseur humaine. Puis, après avoir raconté 30 ans d'opex, il revient à la fin de son livre sur ce drame lancinant - comment des parachutistes hyper-entraînés se sont-ils donc fait prendre au piège ?
- pour tenter d'en tirer les leçons, en une dizaine de pages supplémentaires. « Rien ne compense la perte de vies emportées le 18 août 2008, écrit-il. Mais le comportement individuel et collectif des paras et de leurs gradés
pris au piège mérite d'être cité en exemple. Courageux et efficaces, les paras, associés aux marsouins, ont su empêcher l'anéantissement de la section. Ils ont surtout permis dans les heures qui suivirent la destruction de six à sept fois plus d'insurgés. »
Mais il ajoute : « L'ennemi a-t-il été ce jour-là sous-estimé ? Oui hélas. » Les talibans ne supportaient pas la reprise du contrôle par les Français d'une zone « de transit et de repos, essentielle pour leurs communications. Tout annonçait la réplique... ».

C'est le 25 février 2008, en Conseil de défense, que le président de la République avait décidé de renforcer notre engagement militaire en Afghanistan. Le 8e RPIMa recevait aussitôt ses consignes et embarquait
trois mois plus tard pour Kaboul. « Ce combat, disait Nicolas Sarkozy, est un combat juste, un combat que l'on ne doit pas perdre - parce que là-bas se joue l'avenir de ce à quoi nous croyons. »

Le premier parachutiste du régiment tombé au combat depuis la guerre d'Algérie fut le caporal-chef Jacquot, tué au Liban en février 1979. Le "8" était alors commandé par le colonel Cann, aujourd'hui général de corps d'armée (2e section), président de l'amicale des anciens. Lorsque le régiment rentra de sa mission, il écrivit dans son rapport : « Ni autorité politique, ni pouvoir militaire. Quel dénuement face à l'impossible mission de restaurer l'autorité politique libanaise et recouvrer l'intégrité territoriale du Liban ! Jamais instrument ne fut aussi mal adapté à l'ouvrage. Fallait-il changer l'instrument ?
Fallait-il modifier l'ouvrage ? »
30 ans plus tard, les Français sont encore au Liban, qu'ils ont quitté avant d'y retourner. On voudrait être sûr que les mêmes questions ne se posent pas en Afghanistan.

Source du texte : François d'Orcival-Valeurs Actuelles
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