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 Bataille dAlger que reste-t-il dans notre mémoire collective

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Claude Millet
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MessageSujet: Bataille dAlger que reste-t-il dans notre mémoire collective   Lun 30 Mar 2009 - 23:13


Fiche programme : LA BATAILLE D'ALGER





LA BATAILLE D'ALGER Docu. - Histoire

Origine : Fra.(2006) Stéréo.

Réalisation : Yves Boisset.

Date : 26/03/2009
Horaire : 23H00 - 23H55
Durée : 54 mn

Les films comme celui d'Yves Boisset et leurs présentations comme celle ci-dessous n'en finissent pas de chercher à désinformer...

"Que reste-t-il aujourd'hui de la bataille d'Alger dans la mémoire collective? Sans doute le souvenir d'une victoire militaire à peu près totale des paras de Massu et des «bérets rouges» de Bigeard sur le FLN. Mais aussi le souvenir d'une immense défaite politique et morale qui devait sceller le sort de l'Algérie française. Une défaite de l'honneur et de l'éthique qui révéla au grand jour la pratique de la torture par l'armée française. Une défaite stratégique, enfin, qui servit de ferment à la mobilisation du peuple algérien contre «l'occupant français». Près d'un demi-siècle plus tard, les plaies restent ouvertes."

La relecture de notre Histoire ne pas être sans cesse subir une réécriture tendant à déformer les faits et les enjeux. je vous propose une présentation telle qu'elle aurait dû être rédigée dans le cadre d'une Chaîne TV d'état.

....

_________________

RASURA_________SER
1er RCP - 257.174

« Il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises. »Colonel Bastien THIRY procès Petit Clamart
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jean-pierre commere
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MessageSujet: bataille d'alger    Dim 29 Aoû 2010 - 15:32

salut a tous venant des djebels avec toute la 10iem division paras
lorsque une bombe faisait sauter le casino de la corniche d'Alger
(les salopards et je me retiens par les années (je suis pieds noirs ) tout le temps avec mes camarades (10 iem)dp ou nous étions une partie à DIARSAADA, UNE PARTIE AUSSI A DIAELMASOUL ET PUIS AUTRE PART


LE PETIT MOT QUE J'AI CITE, JE LE DIT AU PRESENT QUE NOUS SOMMES PAS LES PARAS PERDUS, MAIS DES PARAS D'HONNEUR ET FIÈRES DE L'ETRE
DEPUIS L'AGE DE 15ANS SUR JU52 BREVETÉ AVEC L'ADJUDANT GUIELLEMIN ASSASSINE

REPOSE EN PAIX.... DEBOUT LES PARAS!!!!!
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clairfond
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MessageSujet: Re: Bataille dAlger que reste-t-il dans notre mémoire collective   Jeu 2 Sep 2010 - 8:08

ce qui reste on l'a entendu à la TV pour le DC de "BRUNO" : tortures....et +.
c'est vrai que les poseurs de bombes il fallait les inviter aux restos...

je refuse la carte anciens combattants, l'assimilation à la guerre (d'algérie).....c'était reconnaître l'agression de l'algérie, alors que ce n'était que des opérations de maintient de l'ordre dans 3 départements français,

on supprime bien Louis XIV et Napoléon des livres d'histoire,

restera l'histoire de mahomet,

"p..ain" de pays quand même....
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Joboq
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MessageSujet: Re: Bataille dAlger que reste-t-il dans notre mémoire collective   Jeu 2 Sep 2010 - 9:00

clairfond a écrit:
ce qui reste on l'a entendu à la TV pour le DC de "BRUNO" : tortures....et +.
c'est vrai que les poseurs de bombes il fallait les inviter aux restos...

je refuse la carte anciens combattants, l'assimilation à la guerre (d'algérie).....c'était reconnaître l'agression de l'algérie, alors que ce n'était que des opérations de maintient de l'ordre dans 3 départements français,

on supprime bien Louis XIV et Napoléon des livres d'histoire,

restera l'histoire de mahomet,

"p..ain" de pays quand même....

Le général De Gaulle avait bien dit : " les Francais sont des veaux ".....Et je constate qu'il n'avait pas tort et qu'il était bien un visionnaire .....
Je m'en tire pas mal ,puisque je me considère comme "citoyen Breton ,de nationalité Francaise Cool Very Happy
J.B 44770
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junker
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MessageSujet: Re: Bataille dAlger que reste-t-il dans notre mémoire collective   Lun 21 Fév 2011 - 11:03

Jean Pierre Commère ,qui à 75 ans donc mon âge ,doit commême ce dire que ce ne fût pas du maintien de l'ordre à partir de avril/ mai 1956 car BIGEARD en avait marre de faire des compte rendus aux gendarmes à chaque intervention dans le djebel , et avec ordre de tirer si nous étions attaqués les premiers par tir d'armes cela voulait dire qu'il nous fallait laisser abattre un de nos camarades avant de riposter, BIGEARD à était à Alger voir MASSU et lui à dit d'arréter la mascarade il ne voulait plus faire tuer un de ses gars les mains dans les poches sans réagir ,et là il a eu tout pouvoir sans passer par l'autorité judicière..

Clairfond toi qui a 70 ans, si tu avais vu les carnages du FLN tu ne dirais pas cela ...!
ce fût une guerre impitoyable ou le FLN pour remporter les adhésions des habitants n'hésitaient pas à égorger des villages entier , semant la terreur et l'adhésion forcé des habitants des villages ,en enrôlant de ce fait tout les mâles à partir de 15 ans pour faire la guerre et non pas du contrôle paisible..! Quand nous accrochions les Katibas se n'était dans la dentelle ,c'était du combat de guérrier à guérrier ,si tu ne tire pas le premier , tu es un mort en sursis , on était loin du contrôle de police...
j'ai fait 57 opérations dans le djebel ,avec tout les risques suposés .,je m'en suis sortie par miracle !!peut'être la "Baraqua"
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MORIN
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MessageSujet: Bataille d'Alger - Que reste t-il das notre mémoire collective   Jeu 4 Aoû 2011 - 10:06


La question initiale était : "Bataille d'Alger - Que reste-t-il dans notre mémoire collective ."

Au cours me vie qui commence à être un peu longue, j'ai ressenti deux fois un véritable élan patriotique et un amour sacré de la France .
en 1944 à la Libération
en 1958 en Algérie.
Pas seulement à Alger mais dans tous le pays;.
Cette marée de drapeaux tricolores, ces chants patriotiques, cette adhésion quasi unanime de la population, cette foi en un avenir fraternel et paisible.
Je n'oublie certes pas les atrocités qui ont précédé ces jours-là, ( El-Alia à Philippeville et La Corniche à Alger, entre autres ) , mais pour avoir vécu ces deux moments forts de notre Histoire, je veux garder l'espoir de retrouver à nouveau le vrai visage de la France que nous aimons, celle pour laquelle nous avons combattu . .

Tout cela peut paraitre un peu emphatique, mais c'est ce que ma mémoire a gardé de la Bataille d'Alger .
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MORIN
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MessageSujet: Bataille d'Alger - Que reste t-il dans notre mémoire collective.   Jeu 4 Aoû 2011 - 10:29

Je ne voudrais pas rester sur une note mélancolique et il me revient une blague datant de la période précédent le 13 Mai 1958. Elle a vite fait le tour des réfectoires et des mess .
Par avance je demande à mes amis Corses de pardonner ce qui suit.
L'Algérie est en effervescence dans l'attente d'une Algérie définitivement française.
Les relations sont tendues avec le pouvoir en place. La Corse se rallie au mouvement de l'Algérie Française. L'approvisionnement en nourritures avec la métropole est suspendu .
Les denrées manquent, notamment les pommes de terre.
L'Algérie reconnaissante affrète des navires chargés de pommes de terre .
Les Corses les refusent : ..........elles n'étaient pas pelées .

C'est mon copain Orsini, Corse pur sucre, acteur " très actif " des évènements ayant suivi le putsch qui me l'a racontée .
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junker
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MessageSujet: Re: Bataille dAlger que reste-t-il dans notre mémoire collective   Jeu 4 Aoû 2011 - 11:14

Elle est bien bonne celle là, c'est du vrai Corse ,j'en reviens a la bataille d'Alger , les versions faites par des témoins ou des écrivains ,sont en fonction de leur sympatie pour tel ou tel mouvement politique ,les versions changent du tout au tout , et les évènements sont vus d'un oeil différent ,tellement de manipulations par des services secrets ou pas ,je dis bien des services car il y avait de tout ,depuis les cocos et les services d'états et pas que des services Français ,et des mouvements à tendances multiples et obscurs. Mais la trahison à était faite par un seul responsable .l'homme à l'imposture .
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RCP
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MessageSujet: Re: Bataille dAlger que reste-t-il dans notre mémoire collective   Sam 5 Jan 2013 - 20:02

Bonsoir,
Faisons le point, qu'en reste-t-il dans notre mémoire collective?
Paramicalement
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junker
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MessageSujet: Re: Bataille dAlger que reste-t-il dans notre mémoire collective   Mer 30 Jan 2013 - 8:43

je vais sur mes 77 ans, et ma mémoire est aussi vive, car j'ai participé de trés près aux Batailles d'Alger : retour de Chypre du 20 janvier au debut mars 1957 puis de retour de fin juin au 20 juillet 1957 dans la 2ème Bataille d'Alger et enfin fin avril à fin juin 1958 dont le 13 mai 1958 ou j'étais sur la place du forum avec une foule énorme et instable mélange de Pied-noir et d'arabes ramenés du djebel, du délire, ah çà oui je m'en rappelle comme si c'était hier, surtout que je faisait à l'époque mon carnet de route! ma mémoire est aussi nette, et si Degaulle nous avait pas lachés comme de la problème, car il avait déjà scellé le sort de l'Algérie, en 1957, car malgré son inaction apparente, les parlementaire du FLN étaient reçus en secret, à Paris et en 1958 le sort de l'Algérie était programmé, et quand De Gaulle dit au peuple algérien: " je vous est compris !" l'affaire était close, il avait bradé l'Algérie pour conserver Reganne pour les éssais nucléaire et Hasi-Mésaoud pour le gaz et le pétrole, et c'est pourquoi nous avons( j'ai fait) la Bataille de TIMIMOUN, pour protéger les groupes pétrolierqui avaient peur que les rebelles sabote les installations, sinon il n'y aurait jamais eu cette opération ou j'ai sauté sur les fells le 6 décembre à Hassi-Rhambou à 14h45 dans le Grand Erg Occidental, perdu dans les sables !!
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MessageSujet: Re: Bataille dAlger que reste-t-il dans notre mémoire collective   Ven 1 Fév 2013 - 11:19

Merci Junker!

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junker
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MessageSujet: Re: Bataille dAlger que reste-t-il dans notre mémoire collective   Sam 11 Mai 2013 - 22:09

G28


3ème Régiment de Parachutistes Coloniaux, Colonel Trinquier.




Le 13 mai 1958 à Alger.





Manifestations explosive.

Le général Massu, avec sa grande notoriété devient vite le symbole des Algérois, un climat d'inquiétude règne sur Alger comme à Paris. Une France rongé par la discorde, sans autorité, la gauche et la droite dans une bataille sans fin se déchire.
Le gouvernement de la IV République, change trop souvent .René Coty assume dans une attente passive, les évènements s'enchainent; nous sommes le 15 avril 1958 et Félix Gaillard vient d'être renversé.
En Algérie des comités de Salut Public se forment en particulier celui de Lagaillarde, un parachutiste tonitruant entrainant dans sont sillage une meute désordonné.
Salan, commande les forces en Algérie avec Massu responsable du grand Alger. L'Algérie est lasse de voir que rien n'est fait pour la population vivant dans la terreur des attentats, les directives ne viennent pas.
Le 28 avril 1958, trois soldats français prisonniers de l'ALN sont fusillés à Sakiet en Tunisie. C'est le tollé général des Européens d'Alger demandant que ces morts soit vengés,. Les anciens combattants, demandent qu'une grande manifestation soit faite au monument aux morts afin qu'un hommage soit rendu à aux trois soldats assassinés par le FLN.

Je suis cantonné à Sidi-Ferruch avec notre Escadron dans cette colonie de vacance abandonnée au beau milieu de cette forêt de pins à quelques centaines de mètres de la magnifique plage Morétti. Il est a prévoir que tous ces évènements qui agitent Alger ne va pas nous laisser vivre en touriste.
Le colonel Trinquier connaissant les affaires en cours et les remous qu'elles vont provoquées fait venir le régiment dans Alger. Nous sommes réinstallés dans cette école de sourd-muet que nous avions en juillet 1957. L'Escadron au complet va faire du maintien de l'ordre dans un 13 mai qui s'annonce mouvementé. Affecté avec nos jeeps autour de la place du Gouvernement Général, nous sommes chargés de canaliser la foule et la contenir. Tôt le matin, notre compagnie est en place, les véhicules servants de barrage afin de dégager l'espace du forum.
L'ambiance est électric, les commerces, magasins, transports et administration sont fermés ou en grève. La matinée se passe à poser des barrières de sécurités autour du GG. Nous mangeons sur place notre boite de ration, car déjà la foule s'annonce déterminée avec drapeaux et banderoles, des groupes de musulmans venus des bleds alentour, certains en burnous blanc avec les décorations pendantes accrochés.
La foule devient énorme, compact. Une rumeur immense avec des chants patriotiques entonnés et repris par les Européens, des drapeaux tricolore et de nombreuses bannières sont brandit et agités se dirigeant vers le monument aux morts, Des véhicules munis de haut-parleurs lancent des slogans dénonçant l'abandon par nos politiques de la situation algérienne en crise. Les autorités prévus à 15 heures pour la cérémonie du monument aux morts est reportée à 18 heures, ce qui permet à cette foule de grossir d'une façon impressionnante, et s'agglutiner sur le passage des généraux Salan, Massu, Allard et Jouhaud se rendant aux monuments aux morts ou se trouve massés les anciens combattants venus de partout pour montrer leurs déterminations. Des gerbes sont déposés au pied du monument, puis le cortège des officiels s'éloigne.

Durant ce temps le meneur des étudiant; Pierre Lagaillarde un farouche défenseur de l'Algérie Française, ancien para réserviste en tenue camouflée le béret rouge sur la tête rameute avec l'aide de ses étudiants la foule vers le forum se trouvant à côté du GG ( appelé ainsi au lieu de Gouvernement Général).
Soudain la grille d'entrée est enfoncée par un de nos GMC subtilisé par les émeutiers, c'est la rué vers l'immeuble Lagaillarde en tête grimpant les étages, tous se ruent dans les bureaux qu'ils saccagent, je vois des tas de dossiers voler par les fenêtres suivis des machines à écrire qui viennent s'écraser au sol.
Les CRS harcelés par les émeutiers, imités par des habitants d'immeubles des rues adjacentes, projettent sur les CRS depuis les étages, des seaux d'eau des objets et même des pièces de monnaie en crient « Allez vous en ! Partez en France ! », des jeunes venus en découdre avec la police ont renversés des véhicules qu'ils incendient, les jets de pierres pleuvent sur les g CRS déployés ne sachant ou donner de la tête, je réussi à prendre deux photos de la scène, et de notre équipe au forum à côté des jeeps.
Je suis en accord avec leurs revendications. La France prise dans les remous d'une politique qui désagrège le pays, avec un parti communiste virulent en métropole comme en AFN.
Au cri de « Algérie Française ! Algérie Française! » la foule surexcitée, agite avec frénésie ses drapeaux, ses banderoles, des autos munis de haut-parleurs interpellent cette marée humaine pour manifester contre cette politique d'abandon par nos élus.
Un comité de salut public est formé après accord du gouvernement afin d'exiger que l'Algérie reste parti intégrante de la métropole au même titre que nos départements Français.

Ce balcon du GG ou beaucoup des têtes galonnés et étoilés vont faire leurs apparitions devant la foule rassemblée, tel le général Massu, ayant constitué son comité avec les colonels Trinquier, Ducasse et Thomazo ainsi que neuf civils; tous ses personnages vont faire le monter la pression par des discours convaincants.
Il faut sauver la France et l'Algérie. Dans cette démonstration de solidarité et des discours d'espoirs, la foule déchainée acclame Massu et demande l'armée au pouvoir avec De Gaulle à sa tête. Cela devient aberrant de voir cette foule crier des slogans dans un climat de tension extrême, l'air est surchauffé presque électrique. Avec mon peloton l'adjudant Rebouillet est mon groupe somme retranché derrière nos jeeps, car les poussées de cette foule en folie devient inquiétante.
Des cris de « Vive les Paras! Vive Massu! L'armée au pouvoir ! Vive De Gaulle » Je pense que l'on aurait pu leur faire crier n'importe quoi tellement la tension est à son paroxysme!. Même les Arabes venus de leurs bleds ne sont pas trop rassurés, pris dans ce tourbillon de folie collective j'entends les « you! You! » des femmes berbères comme une longue litanie stridente, cela doit exiterles Arabes car certains danse maintenant avec des cris.
Le soir arrive, la foule qui doit commencer à avoir faim se disperse doucement pour rentrer soit dans sa cagna soit dans son immeuble européen. La musique militaire qui s'est époumonée à jouer l'Hymne National dont nous avons les oreilles rabattus, située à 30 mètres de nous, elle à dû battre des records de durée; les hommes sont exténués d'avoir resté debout en plein soleil, je les plains de tout cœur. Pour notre part nous avons l'eau et la nourriture dans les véhicules pour 24 heures. Nous sommes fourbus de cette cohue et de cette attente où tout peut arriver d'une foule en délire.

Nous pouvons enfin rentrer à notre casernement pour dormir. Les 3 jours suivants vont être de même, les rassemblements compacts la foule bruyante de Pieds-Noirs et d'Arabes, venus dans l'espoir d'une intégration et d'une paix souhaitée dans la réconciliation du peuple entre Français et Musulman.
Mais les évènements sont tout autres, avec un gouvernement qui tarde à prendre une décision, De Gaulle est demandé au pouvoir et pour forcer cette demande, l'état-major m'est en alerte notre régiment, c'est ainsi que je vais passer plusieurs jours en alerte maximum dans ma base de Sidi-Ferruch, prêt à embarquer dans un Nord 2501 pour être largué sur les Champs Élysée, si De Gaulle n'obtient pas l'investiture.
Nous sommes le 29 mai 1958, ce coup de force militaire faisant partie d'un plan appelé « Résurrection » doit permettre à plusieurs régiments parachutistes d'occuper, une fois le saut effectué tout les points stratégiques de la capitale, avec le ralliement des troupes au sol.
Le saut est prévu pour le 30 mai sur la capitale, les événements se précipites, René Coty annonce au Parlement qu'il fait appel au Général De Gaulle pour prendre sa place et dénouer cette crise grave, les communistes, l'extrême gauche comme l'extrême droite, se prépare au pire, le ministre de l'Intérieur Jules Moch est prêt a donné l'arsenal d'armes a ces derniers, les risques sont grands, tous sont sur le pieds de guerre pour nous affronter.

Des échanges incessants de télégrammes entre le Président de la République René Coty et le général De Gaulle pour trouver une solution immédiate avant l'irréparable coup de force militaire qui se précise font pencher la balance dans le raisonnable.
Mais l'action est déjà partie en métropole: Le général de Rancourt se fiant au premier télégramme reçu, a donné l'ordre aux avions du Sud-Ouest de se diriger sur Paris, heureusement l'annulation de cette mission par Salan et la mise en veilleuse du plan « résurrection » jusqu'au 3 juin. De Gaulle recevant l'investiture le 1er juin, notre aventure parisienne prend fin et le plan est annulé.
Nous sommes donc restaient à notre base de Sidi-Ferruch, mais pas pour longtemps,. Le général De Gaulle pour rassurer, entreprend une tournée algérienne afin de rencontrer les comités de salut public. Dès le 4 juin nous sommes en mission pour accueillir le nouveau Président, je veux plutôt dire en maintien de l'ordre sur tout le parcours que va emprunter De Gaulle et son cortège officiel, pour ma part je suis détaché avec mon groupe à la protection de la résidence à Soustelle.
Ainsi se sera une liesse des populations que visitera ce nouveau chef de gouvernement dans les cinq grandes villes d'Algérie: Alger, Oran, Bône, Constantine et Mostaganem. Aux cris de «  vive De Gaulle ! Toute ces populations des villes augmentées des européens et des musulmans des campagnes que l'on a ramenés en véhicules divers pour être sur le passage de celui qu'ils considèrent presque comme le messie et que la paix entre Français et Musulmans va enfin connaître une hère nouvelle, que le FLN va disparaître et tout va s'arranger.

La suite des événement va prouver combien les paroles sont a double facettes.




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