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 Paroles d'officier de l'Eufor...

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Claude Millet
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MessageSujet: Paroles d'officier de l'Eufor...   Ven 26 Sep 2008 - 11:26

Paroles d'officier de l'Eufor

Vincent Hugeux, grand reporter à L'Express, est au Tchad, où se sont
déployées les forces européennes de l'Eufor, qui ont pour mission de
protéger les populations. Pour LEXPRESS.fr, il raconte son périple.
Quatrième épisode: une interview du général de brigade Jean-Philippe Ganascia, 55 ans, qui commande l'Eufor.


Le général de brigade Jean-Philippe Ganascia, 55 ans, commande l'Eufor, la Force européenne déployée dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine.



Le général de brigade Jean-Philippe Ganascia,commandant de l'Eufor, le 21 septembre à Troan, à une centaine de kilométres au sud-est d'Abéché.


Les aléas de la carrière militaire ont mené ce Parisien, expert de l'arme du Génie, à Montauban, Toulouse, Laudun, Aubagne, Lille, mais aussi en Tunisie, comme instructeur, ou encore à l'état-major de l'Armée de Terre.
Saint-Cyrien, le général Ganascia n'en est pas à sa première "opex"
(opération extérieure). Il a ainsi servi sous le béret bleu de l'ONU au Liban et en Bosnie-Herzégovine. Le 21 septembre, à la faveur d'une visite à Troan, théâtre à une centaine de kilométres au sud-est d'Abéché d'un ambitieux quadrillage, le "deux-étoiles" a répondu aux questions de quelques journalistes, dont l'envoyé spécial de L'Express.

Pourquoi une telle débauche de moyens -mortiers et canons compris- dans une sous-préfecture excentrée?

C'est moins une démonstration de force qu'une démonstration de présence. Il s'agit de montrer que l'Eufor va partout où elle veut aller, et quand elle le veut ; y compris durant la saison des pluies qui s'achève. Et tant pis s'il faut parfois quatre jours pour couvrir 15 kilomètres. Nous ne sommes pas ici pour planter des tentes et des drapeaux. Notre mission est avant tout orientée vers les Tchadiens, exposés au banditisme et à la criminalité. La Force a opéré à ce jour dans 500 villages, et les gens nous disent ceci: là où vous êtes, nous nous sentons rassurés ; là où vous n'êtes pas, il y a insécurité ; là où vous n'êtes plus, le danger revient.

Quelles en sont les racines?

Quatre facteurs l'expliquent. La surabondance d'armements en circulation ; l'impunité, corollaire de l'absence d'un véritable système judiciaire ; la persistance des tensions interethniques; les carences en terme de développement.

Reste que, sans règlement politique du conflit de pouvoir entre le régime tchadien et les rebelles, les efforts engagés sont voués à l'échec.

L'Eufor prend la part qui lui revient et s'efforce de s'adapter. C'est dire qu'il reste beaucoup à faire par ailleurs.



Le patron de l'Eufor en visite sur le marché de Troan, avec le chef de canton et un commerçant.

L'image de l'Eufor demeure floue. Et la primauté de la France en son sein perpétue le risque de confusion avec le dispositif Epervier, qui a maintes fois volé au secours du président Idriss Déby Itno. Comment déjouer ce piège?

Nous ne sommes pas là pour être aimés. Mais nous travaillons à être compris. Je ne conteste pas que notre mission reste parfois mal connue.
Voilà pourquoi j'ai renoncé aux arguties sur le mandat ou sur telle résolution. Mieux vaut montrer par l'action. Par ailleurs, plus personne aujourd'hui ne conteste que l'Eufor est totalement distincte d'Epervier. Ce qui importe maintenant, c'est la transmission du témoin à la force qui prendra la suite au terme de notre mandat d'un an, en mars prochain. Nous devons transférer à nos successeurs notre expertise du terrain.

Peut-on dissiper l'équivoque quand les Mirages-F1 d'Epervier fournissent de l'imagerie aérienne tant à Déby qu'à l'Eufor?

La France a décidé de garder le contrôle opérationnel des activités de reconnaissance et de recherche de renseignement. Mais je dispose en la matière de moyens propres, notamment des drones -petits avions d'observation sans pilote-, des équipes de renseignement ou des systèmes radars. J'ai donc mes sources.

Quel serait selon vous le bon format de la force appelée à vous relever? Faut-il une Eufor revue et corrigée ou un contingent onusien classique, type Casques bleus?

Si l'option d'une Eufor-2 prévaut, c'est que nous aurons un peu loupé notre mission. Le mandat a pour but de jeter un pont sur la rivière pour permettre aux suivants d'atteindre l'autre berge. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon tient au respect de l'échéance initiale. Bien sûr, il faudra peut-être prolonger notre présence de quelques semaines. Mais à condition qu'une telle extension soit politiquement et financièrement supportable. Il y aura donc autour de la mi-mars 2009 un transfert d'autorité à une force onusienne. Sans doute celle-ci aura-t-elle un autre format. D'autant que nous sommes moins de 3500, contre un effectif prévu de 4700. Le processus est engagé. Et j'ai ma part de responsabilité dans la mise en oeuvre des arrangements techniques et logistiques préalables au déploiement de la Minurcat -Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad- et de ses Détachements intégrés de sécurité (ou DIS, équipes composées de policiers tchadiens qu'encadreront des instructeurs onusiens, et censées veiller sur la sécurité des camps de réfugiés et de déplacés). Il est vrai que leur mise en place reste suspendue à la signature par le président Idriss Déby Itno d'un décret.

Le force future pourra-t-elle, à l'inverse de l'Eufor, agir à l'intérieur de ces camps, où rebelles soudanais et tchadiens recrutent au grand jour des mineurs?

En la matière, le mandat n'évoluera pas. Il s'agira de sécuriser les alentours des camps, et de n'intervenir dans leur enceinte que pour assurer la protection des DIS, des agences de l'ONU ou des humanitaires.

Fin juillet, une déléguée du CICR, la Croix-Rouge internationale, a survécu in extremis au mitraillage de sa voiture en plein coeur d'Abéché, QG de l'Eufor. Comment expliquez-vous un tel paradoxe?

Le gouverneur d'Abéché s'est opposé en mai dernier à ce que la Force
européenne patrouille en ville. Je n'ai donc pas la responsabilité de la sécurité dans Abéché.



Le général Ganascia en discussion avec le chef de canton et le sous-préfet de Troan avec le colonel Laurent Pichon, commandant du Bataillon Centre.

Nombre d'ONG reprochent à l'Eufor d'avoir incité de manière
prématurée les déplacés à rentrer chez eux, et de s'être lancée dans
des projets de nature civile, au risque d'entretenir la confusion chez
les Tchadiens.

Il y a eu des maladresses et des difficultés de compréhension, Nous avons cru bien faire en soutenant des initiatives qui visaient à favoriser le retour des populations avant la saison des pluies. Sans doute était-ce un peu trop volontariste. Cette approche a d'ailleurs beaucoup troublé la communauté humanitaire. Ce qui nous a conduit à changer de cap et à nous recentrer sur l'aspect sécuritaire. J'anime d'ailleurs chaque semaine une réunion sur ce sujet avec les ONG et les agences de l'ONU. Pour le reste, l'Eufor n'a aucun budget appelé à financer des projets civilo-militaires. En revanche, il est vrai que certains contingents entreprennent des initiatives -une école, une
route, un dispensaire- sous drapeau national. Ce que je trouve tout à fait acceptable.

source:Vincent Hugeux/LEXPRESS.fr
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Tireur FM du 4
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MessageSujet: Re: Paroles d'officier de l'Eufor...   Sam 27 Sep 2008 - 23:16

Je lis dans dans parole d'officier de l'EUFOR, reste que, sans règlement politique du conflit de pouvoir entre le régime Tchadien et les rebelles, les efforts engagés sont voués à l'échec.
Je joint à mon message un rapport daté du 29/08/1970.

Chercher l'erreur ???.
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Tireur FM du 4
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MessageSujet: Re: Paroles d'officier de l'Eufor...   Sam 27 Sep 2008 - 23:21

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Tireur FM du 4
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MessageSujet: Re: Paroles d'officier de l'Eufor...   Sam 27 Sep 2008 - 23:44

Je veux également faire savoir dans cette rubriques concernant les OPEX, que certaines, n'ont pas été que de simple promenades touristiques. ( j'ai encore dans ma boite à souvenir de nombreux exemples.)

Malheureusement,trop de mes anciens ont tendance à penser, qu'après l'Algérie,nos Paras sont restés dans leurs casernes.


Dernière édition par Tireur FM du 4 le Dim 28 Sep 2008 - 7:57, édité 1 fois
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Michel
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MessageSujet: Re: Paroles d'officier de l'Eufor...   Dim 28 Sep 2008 - 5:06

Merci tireur FM du 4.
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Claude Millet
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MessageSujet: Re: Paroles d'officier de l'Eufor...   Dim 28 Sep 2008 - 14:46

Document très interessant! Merci Tireur FM du 4

Michel Fétiveau écrivait
: "On a eu un pot terrible qu'il se dermerde mal, sinon on y restait tous"

N'est-ce pas la réalité de la guerre........!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Un autre exemple à un niveau d'engagement d'une bataille; l'amiral Barjot commentait dans ces termes l'expédition de SUEZ pour la Marine:"Si, au final, on ne put que se louer des performances des navires français, il est certain qu’ils furent employés à la limite de leurs possibilités. Même dans le cadre d’une simple opération de « gesticulation », on peut se demander quel aurait été leur destin si les Egyptiens avaient fait preuve d’un peu plus de combativité"

Tireur FM du 4 a écrit: "Je veux également faire savoir dans cette rubriques concernant les OPEX, que certaines, n'ont pas été que de simple promenades touristiques. ( j'ai encore dans ma boite à souvenir de nombreux exemples.)
Malheureusement,trop de mes anciens ont tendance à penser, qu'après l'Algérie,nos Paras sont restés dans leurs casernes."

TFM4, tu n'est pas en cause, mais il s'agit d'un déficit de communication...il faut le faire savoir....!!!!!

C'est pour cette raison que nous avons ouvert ces topics traitant des OPEX; non pas pour chatter dans le vide, mais donner la parole aux internautes à propos de ces guerres sans nom, ignorées de la majorité et notamment de nos camarades parachutistes.
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