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« ... Le devoir de mémoire incombe à chacun...rendre inoubliable. Ceux qui sont morts pour que nous vivions ont des droits inaliénables. Laisser la mémoire se transformer en histoire est insuffisant. Le devoir de mémoire permet de devenir un témoin... »
 
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 L'héraldique aux armées

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4 participants
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claude millet
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claude millet



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MessageSujet: L'héraldique aux armées   L'héraldique aux armées EmptyMar 15 Mar 2011 - 18:26

L’héraldique aux armées

Citation :
L'insigne militaire résulte d'une alchimie complexe. Il doit identifier une unité ou une communauté, ou témoigner de la possession d'une formation. Il doit mettre en valeur l'histoire et le patrimoine d'une formation. Il est le support de la filiation et de l'héritage des anciens et, doit à ce titre, faire ressortir la noblesse du métier des armes.
Sa composition résulte donc de la combinaison de règles anciennes (l'héraldique), du choix de symboles expressifs matérialisant l'unité ou la formation, et d'un souci permanent de l'esthétisme. Ce dernier point est important à souligner, car toute la difficulté consiste souvent à ne pas tomber dans les deux travers qui guettent les créateurs : réaliser un logo ou créer une " carte de visite " où l'on tente de tout faire figurer.

lien SGA


Dernière édition par Claude Millet le Mar 15 Mar 2011 - 20:36, édité 1 fois
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LEVESQUE BERTRAND
Pro !
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LEVESQUE BERTRAND



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MessageSujet: CLAUDE ! Mieux qu'un DICO !    L'héraldique aux armées EmptyMar 15 Mar 2011 - 19:38



Chapeau Claude !

... Plus qu'un prof' , une encyclopédie à toi tout seul ...!!!

Et effectivement , ce travers : Nous le rencontrons tous à un moment ou un autre , ( militaires comme civils d'ailleurs ) ...

Je me rappelle d'une carte de visite "Bosch" où nous avions des heures de lecture et un sigle trés peu explicite ...

Il faut être concis , précis et respectueux des codes !!!

MERCI pour cette leçon TRES UTILE à mon avis .

Au Nom de Dieu et Par Saint-Michel !
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SF
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SF



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MessageSujet: Re: L'héraldique aux armées   L'héraldique aux armées EmptyMar 15 Mar 2011 - 19:46

Merci Claude...

Intéressante à plus d'un titre, cette explication....
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Philippe MULLER
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Philippe MULLER



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MessageSujet: L'odyssée de la Harka 8!    L'héraldique aux armées EmptySam 9 Avr 2011 - 22:48

Source : secoursdefrance.com :

Citation :

L'héraldique aux armées Harka8Insigne2

Cette petite histoire a le mérite d'éclairer la grande histoire de l'engagement des officiers de l'armée française aux côtés de nos frères harkis pour l'Algérie Française!
Transmise par notre administrateur, Michel Carbonnier, ami du général Claude Ascensi.

Créé par le lieutenant Wrenacre, l'insigne de la Harka 8 porte la croix de Lorraine qui évoque tout à la fois son rattachement à la 13° DBLE et le retour du général de Gaulle aux affaires. L'inscription "Algérie française" et le soleil levant qui l'accompagne témoignent de l'espoir de renouveau engendré par les événements du 13 mai. Le bandeau vert et rouge rappelle l'origine Légion de la Harka et l'insigne de la 13.
*
Tous les collectionneurs connaissent l'insigne de la Harka 8, seul insigne de la guerre d'Algérie ayant porté, à ma connaissance, l'inscription "Algérie française". Notre ami Cyril Edmond-Blanc lui a consacré un article dans le bulletin de "Symboles et Traditions" n°16 de 19641. C'est sur la deuxième partie de cet article qui relate la fin de la Harka 8 que je voudrais revenir aujourd'hui pour y apporter d'importants correctifs. Rappelons d'abord ce qu'était cette unité.
Créée en décembre 1957 par le 2° bataillon de la 13° Demi-brigade de la Légion étrangère (II/13° DBLE), la Harka 8 a été l'une des plus fortes harkas du sud-est constantinois. Elle était stationnée à Edgar-Quinet (Aurès) entre Batna et Kenchela. Dépendant administrativement et opérationnellement du quartier d'Edgar-Quinet, secteur de Kenchela, la Harka 8 a été commandée en 1958-59 par le lieutenant Robin Wrenacre2, Russe blanc naturalisé britannique, ancien cadet de la France Libre3, servant à titre étranger à la 13° DBLE. En 1959, lors du départ de cette unité pour Bougie, la Harka 8 est affectée au 2ème bataillon du 94° Régiment d'infanterie commandé par le colonel Parisot qui cumule ses fonctions de chef de corps avec celles de commandant du secteur de Kenchela.

En novembre 1959, le colonel Parisot désigne le lieutenant Jean Nouzille pour prendre la tête de la harka. Cet officier, qui avait déjà créé et commandé la harka de Babar (Némencha) en 1957-58, restera à la tête de la Harka 8 jusqu'à sa dissolution le 9 avril 1962. Le hasard veut qu'il soit né à Bourg-en-Bresse, ville natale … d'Edgar Quinet !
Composée presque exclusivement de Berbères originaires des Aurès-Némencha, la Harka 8 compte dans ses rangs de nombreux rebelles ralliés ou capturés dont un ancien aspirant de l'Armée de libération nationale (ALN). Au début de 1960, elle comprend une section de commandement et d'appui de 40 hommes armée de 2 canons de 57 mm sans recul et de 2 mortiers de 60 mm, et 4 sections de combat de 40 hommes chacune. Ses effectifs sont de 3 officiers dont un d'active, 16 sous-officiers dont 7 sous-officiers harkis et 182 harkis auxquels s'ajoutent 4 appelés du contingent, servant comme opérateurs radio. La harka possède en outre 45 chevaux utilisés pour les opérations dans la grande plaine du Remila, au nord d'Edgar-Quinet. La harka 8 est alors considérée comme un remarquable outil de combat utilisable aussi bien pour la contre-guérilla que pour des actions d'une certaine ampleur.
Il serait fastidieux de recenser toutes les opérations conduites par la Harka 8 dont le bilan, au début 1962, s'établit comme suit : 48 rebelles tués, 63 capturés, 73 armes saisies au prix de 13 morts dont un officier (le sous-lieutenant Penant), un sous-officier et onze harkis.

Le 21 avril 1961, au moment du putsch d'Alger, le chef de bataillon Guizien, commandant le II/94° RI, rejoint les insurgés et fait mouvement sur la capitale avec le PC du II/94° RI, la 5° compagnie (commando de chasse L 134), la Harka 8 à 3 sections ainsi que les harkas des 6° et 7° compagnies. Ces éléments arrivent à Alger le 22 avril à 19h00 et ne quitteront la ville qu'à la fin du putsch, le 25 avril à 17h00. Il faut noter que la participation du II/94° RI et de la Harka 8 au putsch d'Alger ne figure pas au Journal de marche et opérations (JMO) du régiment.

De retour à Edgar-Quinet, la harka reprend ses activités opérationnelles et inflige de nouvelles pertes à l'ennemi jusqu'au 2 mars 1962, date du dernier accrochage. Quelques jours avant le cessez-le-feu du 19 mars, une mesure maladroite du nouveau commandant du II/94° RI inquiète les harkis et va être à l'origine de la rumeur durable sur leur abandon et leur fin tragique. En effet, le 15 mars 1962, une lettre anonyme adressée au poste de sécurité militaire de la 21° Division d'infanterie révèle que la harka possède un important stock d'armes et de munitions non déclaré et qu'elle pourrait prendre le maquis, côté "Algérie française", il va sans dire. Le commandant du II/94° RI décide alors, sans en avertir le capitaine Nouzille, de faire récupérer cet armement en intervenant personnellement avec des soldats de souche européenne, appuyés par la section de half-tracks. Il s'agit de saisir 46 armes de guerre et de chasse (2 FM, 19 PM, 22 fusils de guerre, 2 fusils de chasse et une carabine). Ces armes prises à l'ennemi n'ont pas été déclarées par le chef de harka pour, selon ses déclarations, "pouvoir être utilisées dans des opérations risquées au cours desquelles des armes en dotation réglementaire auraient pu être perdues". Elles sont à ajouter au bilan de la harka signalé ci-dessus. Après une discussion – que l'on peut imaginer orageuse – entre le capitaine Nouzille et son chef de bataillon, une petite partie de cet armement est laissée à la harka, mais l'essentiel est saisi sur le champ.

Cet incident regrettable est à l'origine de la rumeuri4 affirmant que "le lundi 26 mars, la harka d'Edgar-Quinet a été désarmée par surprise, au petit matin, sous la menace de blindés, les harkis, désespérés, ont alors jeté leurs décorations à terre et ont rejoint leur douar" avant d'être massacrés par l'ALN.
La réalité est différente. En effet, en application du cessez-le-feu, toutes les harkas du quartier d'Edgar-Quinet sont dissoutes le 9 avril à 00h00 et 367 harkis sont licenciés après avoir remis leur armement au II/94° RI. Le capitaine Nouzille devient alors officier opérations du bataillon et reste, avec sa famille, au milieu de ses harkis répartis dans les cantonnements d'Edgar-Quinet et de Remila. La harka ne dispose plus que de l'armement réduit conservé après l'opération de récupération du 15 mars. A aucun moment toutefois, la population locale ne manifestera d'hostilité à l'égard des harkis et de leurs familles avant le départ du II/94° RI.

Le 16 mai 1962, un télégramme n° 125/IGAA signé du ministre d'Etat chargé des affaires algériennes, Louis Joxe, qui a eu en charge la négociation avec le FLN, demande au "Haut-commissaire de rappeler que toutes initiatives personnelles tendant à installer en métropole des Français-Musulmans sont strictement interdites et d'en aviser d'urgence les SAS et les commandants d'unités". Ces instructions ne seront retransmises ni par le général commandant la 21° DI et la zone sud-constantinois ni par le colonel commandant le 94° RI et le secteur de Kenchela.
Au mois de juin, les bataillons du 94° RI reçoivent l'ordre de repli. Le I/94° RI doit se regrouper à Kenchela et le II/94° RI à Batna.

Le 10 juin, à Edgar-Quinet, le capitaine Nouzille fait établir pour chaque gradé et harki de la Harka 8 une attestation indiquant "que l'intéressé est menacé de mort et qu'il doit être de ce fait rapidement envoyé en métropole". Il la fait signer le même jour par le chef de bataillon commandant le II/94° RI. Le 12 juin, les unités du II/94° RI quittent Edgar-Quinet. Le capitaine Nouzille est le seul officier à rester sur place avec un détachement postcurseur. Il dispose d'un élément de combat et de la section de half-tracks qu'il a postés dans le cantonnement de la Harka 8 pour protéger les harkis et leurs familles. Il interdit aux éléments de l'ALN déjà présents à Edgar-Quinet de s'approcher du dispositif. Le même jour, en fin d'après-midi, il rassemble les harkis des Harkas 8 et 3 (relevant également du 94° RI) pour leur exposer la situation et leur conseiller de partir. La plupart des familles décident de suivre ce conseil et sont embarquées le soir même dans une vingtaine de camions bâchés dont les bancs centraux ont été démontés pour permettre de loger le maximum de personnes. Ils seront escortés par la section de half-tracks commandée par le sous-lieutenant de réserve Jean-Claude Poulain. A la tombée de la nuit, le convoi rejoint Kenchela ou d'autres harkis du secteur ont été déjà rassemblés. Le 13 juin, à 03h00 du matin, un important convoi, accompagné de blindés, quitte Kenchela en direction de Bône. Vers 10h00, en traversant Le Khroub, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Constantine, de violents incidents éclatent avec la population locale qui insulte les harkis et les menace de haches et d'armes blanches. Une grenade défensive est lancée dans l'avant dernier camion, tuant le caporal Serhani Abdallah ben Abdelhafid et l'un de ses fils, Ahmed, âgé de 13 ans. Les deux derniers véhicules du convoi et le blindé de queue sont bloqués par la foule qui veut lyncher les harkis et leurs familles. Un avion de combat vient survoler Le Khroub, ce qui débloque la situation et permet à une ambulance militaire française accompagnée de blindés de récupérer les victimes pour les évacuer sur l'hôpital militaire de Constantine. L'avion et les blindés accompagnent le convoi jusqu'à sa destination. A leur arrivée à Bône, les harkis et leurs familles sont installés sur la plage, puis conduits, avec une forte escorte, jusqu'au port où ils embarquent sur un bâtiment de guerre.

Les réfugiés débarquent à Marseille le 18 juin 1962 pour être dirigés vers le camp du Larzac où va commencer pour eux une vie fondamentalement différente. Au cours des années suivantes, en fonction des possibilités d'emploi, les anciens harkis de la Harka 8 et leurs familles se disperseront en plusieurs groupes dans les régions d'Aurillac, de Bourges, de Roubaix et de Marseille mais quelques uns resteront dans les camps pendant de nombreuses années encore. Dans l'ensemble, les anciens de la Harka 8 se sont bien intégrés sans avoir bénéficié d'aides particulières. Surtout, ils ont, depuis 1962, toujours gardé le contact avec leur ancien commandant de harka jusqu'à sa disparition5, il y a seulement deux ans.

Il était important, à mes yeux, de rétablir la vérité sur l'histoire de la Harka 8 et sur les cadres du
94° RI injustement accusés d'avoir abandonné leurs hommes. Le colonel Parisot, chef de corps en 1961, ancien de Narvick, a du reste payé de longues années de détention son engagement dans la défense de l'Algérie française. Devenu doyen des saint-cyriens, il a disparu en février 2010, à l'âge de 100 ans, n'ayant renoncé ni à ses convictions, ni à son franc-parler. Mis tardivement au courant du sauvetage de la Harka 8 que lui-même croyait disparue dans la tourmente, il a fait apposer, en 2004, dans la salle d'honneur du 94° RI6, à Bar-le-Duc, une plaque de marbre portant l'inscription suivante :
1962
Refusant la honte de l'abandon prescrit
le Capitaine Jean NOUZILLE
a sauvé nos harkis de l'Aurés.

Cette mise au point me tenait d'autant plus à cœur que j'ai eu l'honneur de commander, de 1987 à 1989, le 94° RI, Régiment de la Garde, et que l'insigne de la Harka 8 que je possède m'a été offert, en 1967, par le capitaine Nouzille, alors officier de tir au camp de Münsingen …

Général (2° Son) Claude ASCENSI

(1) Article que l'on peut consulter sur notre site, partie "accès réservé".

(2) Après la seconde Guerre Mondiale, le lieutenant Wrenacre s'installe au Moyen-Orient avant de reprendre du service à titre étranger au début de la guerre d'Algérie. Affecté au II/13° DBLE, il est désigné pour commander la Harka 8. Muté au 1° Régiment étranger à compter du 1er janvier 1960, il quitte la Légion étrangère pour participer à l'encadrement de la gendarmerie katangaise en rébellion contre le pouvoir central au cours des événements qui ont suivi l'indépendance du Congo belge. Le lieutenant Wrenacre sera tué par ses hommes dans des circonstances tragiques au nord d'Elizabethville (Lubumbashi)

(3) Il appartient à la 2° Promotion, celle de 1942, portant le nom de "Bir-Hakeim".

(4) Selon le colonel Nouzille, cette rumeur, comme d'autres, aurait été diffusée par un officier appartenant à la harka n° 42 de Foum-Toub. Elle a été reprise dans plusieurs ouvrages et articles de presse.

(5) Le colonel Nouzille, historien, docteur d'Etat, était un spécialiste reconnu des Balkans auxquels il a consacré de nombreux ouvrages qui font référence.

(6) Le 94° RI était le régiment de tradition de Bar-le-Duc. On y trouve, entre autres, le boulevard du 94° RI et le monument aux morts du 94. En 1993, à la dissolution du régiment, la mairie a consacré une de ses salles au souvenir du régiment. En 2008, le Centre d'entraînement au combat en zone urbaine (CENZUB), installé au camp de Sissonne, a repris les traditions du régiment et la mairie lui a confié les souvenirs qu'elle détenait, dont la plaque du colonel Parisot.

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MessageSujet: Re: L'héraldique aux armées   L'héraldique aux armées EmptySam 9 Avr 2011 - 23:47

Encore un épisode tragique de la fin de l'Algérie Française...!
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MessageSujet: Re: L'héraldique aux armées   L'héraldique aux armées EmptyVen 15 Avr 2011 - 15:42

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