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« ... Le devoir de mémoire incombe à chacun...rendre inoubliable. Ceux qui sont morts pour que nous vivions ont des droits inaliénables. Laisser la mémoire se transformer en histoire est insuffisant. Le devoir de mémoire permet de devenir un témoin... »
 
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 Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....!

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2 participants
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claude millet
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claude millet



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MessageSujet: Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....!   Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....! EmptyMar 4 Aoû 2009 - 0:17

Un renvoi de Josephf Castano:

« Coup de gueule »

Chers amis, chers contacts,

Avec l’autorisation de l’intéressée, je vous transfère le « coup de gueule » d’une maman dont le fils, sous-officier dans la Légion, est un camarade de l’adjudant FONTAINE, mis en examen pour l’incendie involontaire causé lors d’une séance de tirs.

L’ancien militaire d’active que je suis ne saurait demeurer indifférent à ce déchaînement de violences verbales proférées par le maire de Marseille à l’endroit de ce
sous-officier de retour d’Afghanistan, titulaire de la Médaille Militaire avec 2 citations. Monsieur GAUDIN serait plus inspiré de réserver ses diatribes à la racaille qui sévit impunément dans sa ville et qui, non contente d’avoir transformé bon nombre de quartiers Nord de Marseille en zones de « non droit » où elle règne en maîtresse des lieux, tend désormais à imposer sa loi dans toute la Cité Phocéenne. Et tandis que certains, issus de l’immigration, se plaisent à cracher sur le drapeau tricolore et à conspuer la
Marseillaise
, d’autres hommes (des vrais, ceux-là), issus également de l’immigration, se préparent avec une réelle abnégation à guerroyer en Afghanistan, conscients des sacrifices qu’ils devront consentir… et prêts à mourir si la Légion le leur demandait. Et cette déclaration du Colonel – Prince AMILAKVARI, héros de la Légion étrangère, tué à El-Alamein devrait tempérer l’ardeur belliqueuse de nos matamores : « Nous autres, étrangers, n’avons qu’une seule manière de remercier la France pour l’accueil qu’elle nous a réservé : mourir pour elle ! »


Mesdames et Messieurs les politiques, de grâce, abrégez le tourment de ce ous-officier de Légion. Il serait injuste de le traiter en « paria » alors que ses qualités humaines
font l’unanimité de ses pairs. Votre conscience devrait vous désolidariser du Maire de Marseille en refusant de vous corrompre dans ces mêmes contradictions, parce que, pardonnant ou tolérant là des actes de banditisme et condamnant ici une faute accidentelle, elle cesserait d’être conscience pour se faire complice.


En vous remerciant – José CASTANO



De : Monique
GAGEAN [mailto.gagean@orange.fr]
Envoyé : mardi 28 juillet 2009
16:46
À : Joseph CASTANO
Objet : COUP DE GUEULE


Je suis écœurée par les déclarations de GAUDIN (et la clique de ministres), beaucoup plus prompt à fustiger la Légion Etrangère dans l'éventuelle responsabilité d'un adjudant quant à l'incendie aux portes de Marseille, qu'à rétablir l'ordre parmi les bandes d'immigrés (des jeunes...) qui mettent sa bonne ville, comme bien d'autres partout en France, à feu et à sang au moindre prétexte : 500 voitures incendiées à Marseille, histoire de fêter le 14 juillet. Quotidiennement des bus, des écoles, des commissariats incendiés dans le plus grand silence des médias, et sans aucune sanction des coupables la plupart du temps. Mais quand il s'agit d'exercice d'entraînement dans un camp militaire, on ne perd pas de temps pour sanctionner l'adjudant aussitôt révoqué. Sans vouloir minimiser une éventuelle responsabilité que l'enquête devra déterminer, il convient de préciser que l'adjudant mis en cause est un courageux combattant ayant participé au conflit Afghan, titulaire de la Médaille Militaire avec 2 citations et de la médaille du Courage et du Dévouement pour acte de bravoure dans le civil. Il n'aura droit évidemment à aucune indulgence car il ne fait pas partie des hordes de nos banlieues.

Quant aux responsabilités qui incombent aussi aux communes de veiller au débroussaillage, aux associations de soi-disant protection de la nature qui s'opposent au tracé de zones coupe-feu, aux mairies qui accordent des permis de construire de complaisance dans des zones à risques, là, l'enquête promet d'être longue… Enfin, petite précision supplémentaire, nos soldats s'entrainent "avec les moyens du bord", c'est à dire, avec un matériel souvent désuet et dépassé, faute de budget. Il faut savoir que nos hommes sont envoyés au casse-pipe sous-équipés, et font pitié, quand ils ne font pas rire les soldats d'autres nationalités engagés avec eux en Afghanistan, ou ailleurs. FOUTU PAYS QUE CE PAYS DE FRANCE, PAR L'INCURIE DE DIRIGEANTS PRIVILĒGIĒS QUI TIENNENT LE HAUT DU PAVE ET MEPRISENT LES HEROS.


Furieusement – Monique GAGEAN
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MessageSujet: Re: Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....!   Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....! EmptyMar 4 Aoû 2009 - 11:59

Les balles auraient elles ricochées et mis les feux à la Corse et en Algérie ?

Afin de satisfaire les "Anti tout " , cet homme devrait être écartelé sur la place publique !!

Il peut préparer sa reconversion , mais pas chez les pompiers !! Pourtant , il a été décoré au Feu !!
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MessageSujet: Re: Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....!   Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....! EmptyMar 4 Aoû 2009 - 12:07

Subject: tr: Fw: Fwd: La face cachée du feu de Marseille
Au moins une vérité.



<table width="100%"><tr><td width="100%">>
> Les dessous de l'incendie des environs de Marseille :
>
> Version médias :

> 1ère étape : un sous-officier de Légion dirigeant une séance de tir à
munitions réelles traçantes provoque l'embrasement de la garrigue.
> 2 ème
étape : une association de défense des bidasses victimes de brimades (relayée
par les mêmes médias), déclare que les agissements de ce sous-officier vis à vis
de ses subordonnés leur avaient déjà été signalés, faits qui auraient du rendre
l'intéressé inapte à diriger une séance de tir ?????? Où est le rapport
?
>
> Le sous-officier en question :
>
L'adjudant-chef ayant commandé la section de tir a été pour sa part présenté
samedi au parquet militaire de Marseille à l'issue de 48 heures de garde à
vue.
> Bardé de décorations, ce sous-officier avait reçu la médaille
civile des actes de courage et de dévouement pour avoir récemment sauvé une
personne sur une autoroute du Sud. Il devait prochainement recevoir la croix de
la valeur militaire. (cf Infos Orange)

> Quelques infos recueillies sur un site internet spécialisé sur les sujets concernant la défense :
>

> "Reconnaître les faits (l'utilisation de traçantes) n'est pas reconnaître une responsabilité judiciaire.
> A l'heure actuelle, on ne sait pas si c'est une traçante qui est à l'origine du feu de broussailles qui s'est déclaré derrière la butte de tir (derrière !) à la fin de la pause
déjeuner (et non pendant le tir, semble-t-il).

> Ce qui est sûr, en revanche, c'est la responsabilité totale des autorités civiles concernant l'extension du feu à l'extérieur du camp.

> Parce que j'ai été, dans une deuxième carrière en préfecture, directeur départemental de protection civile, il me semble essentiel de rappeler les textes qui s'appliquent dans ce domaine.
> C'est trop facile de trouver un militaire pour lui faire porter le chapeau de négligences des autorités civiles. Voici ce que prescrit la loi, qui est de simple bon sens :
> Autour des établissements dont l'activité comporte des risques, les maires des communes où est situé l'établissement (ici, les maires d'Aubagne et de Carnoux-en-Provence) sont légalement tenus de faire prendre par leurs services les précautions normales (ici, des coupe-feu efficaces) pour qu'un incident de fonctionnement à l'intérieur de l'établissement n'ait pas de conséquences à l'entour. Lorsque les maires négligent de le faire ou n'ont pas les moyens de le faire, alors c'est le préfet (ici, monsieur Michel Sappin) qui doit y suppléer avec l'aide
du Conseil général et, le cas échéant, avec l'appui des poids lourds politiques concernés dans le secteur. Ici, au moins la ville de Marseille dont on a fort entendu le maire.
> L'on n'aurait pas eu cet incendie à Marseille mais seulement un feu de broussailles limité au terrain d'exercice si cette simple précaution, imposée par la loi et par le bon sens, avait été prise par les autorités civiles.
> L'on est ici dans un fief de l'UMP, ce qui pourrait expliquer pourquoi le personnel politique UMP s'est aussitôt ligué pour faire porter le chapeau au militaire avant même de savoir comment le feu s'est déclenché.
> La mise en liberté de notre camarade de la Légion semble indiquer, et c'est réconfortant, que le monde judiciaire n'a pas l'intention de suivre le mouvement de lynchage que des politiciens ont tenté de lancer."
>
> Pendant ce temps un VAB-santé est attaqué par les
talibans en Afghanistan ; un capitaine médecin et deux caporaux-chefs sont grièvement blessés : peu d'info dans les gazettes.
> Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur cette affaire, visitez le site "Secret Défense"
>
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/ par copier/coller.
>
> Il ne vous en coûtera rien de faire circuler cette mise au point.
>
> JAM

</td></tr></table>
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MessageSujet: Re: Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....!   Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....! EmptyMar 4 Aoû 2009 - 14:12

Pas mal .. bien sur , il n'y aura pas de réponse !! Mais quand cela va t il arrêter ?


Monsieur le Maire,

Vous avez publiquement, et sur toutes les chaînes des médias, accusé l’Armée qui a déclenché un feu de broussailles après avoir tiré, à balles traçantes, lors des exercices d’entraînement au camp de Carpiagne.

Connaissant votre affection pour Marseille, vous avez dû avoir très peur en voyant le feu arriver aux portes de la Cité.

Très en colère, vous avez demandé lors de ces interviews, une punition exemplaire pour le « contrevenant » qui avait commis « une stupide erreur » en entraînant ses hommes dans cette région à risques en cette période.

Mais pourquoi crier si fort aujourd'hui contre notre Armée, alors que votre silence complaisant nous a atterrés lorsque, quelques jours plus tôt, le 14 juillet exactement, ce sont des bandes de vos cités dites défavorisées qui ont mis Marseille en feu créant des incendies - quatorze selon La Provence – tout près des habitations et simultanément aux quatre coins de la ville.

Ces bandes de jeunes ou moins jeunes avaient volontairement mis en péril la vie de vos administrés puisqu’ils avaient jugé important d’allumer leurs incendies près des habitations et leur dessein, à n’en pas douter, était de tuer sans distinction d’âge ou de sexe.

Nous savons tous et vous aussi certainement, que, ce faisant, ils répondaient à un appel, sur Internet, de ces immigrés qui peuplent la France mais la haïssent autant qu’ils haïssent les français.

Comment se fait-il, qu’après ces violences, autrement plus graves, le premier magistrat que vous êtes, ne se soit pas révolté contre ces hordes de dangereux pyromanes ?

Vous aviez pourtant matière à demander aux Chef de l’Etat de sévir avec la plus grande fermeté et à l’Armée, Gardes mobiles et autre CRS, de les déloger manu-militari afin de les traduire devant la justice française.

Vous avez préféré passer sous silence les débordements qui s’étaient déroulés dans votre ville, et « vos médias » se sont contentés d’annoncer le nombre de voitures incendiées dans tout l’hexagone, précisant, comme s’il s’agissait d’une banalité, que le bilan avait été bien supérieur à l’année précédente pour la même occasion.

Par contre, ayant trouvé un coupable tout désigné pour "noyer le poisson de la veille", en la personne d’un honnête soldat qui entraînait ses hommes, vous êtes apparu comme par enchantement, drapé dans votre indignation, réclamant réparation à la stupide Armée qui avait osé menacer Marseille.

A vous regarder piquer vos colères devant toutes ces caméras qui passaient près de vous, nous en avons eu le sang tout retourné comme on dit chez nous en Provence.

Car nous, aussi, nous sommes très en colère ….. Contre vous Monsieur Gaudin.

Car nous sommes marseillais et nous aimons Marseille autant, sinon plus, que vous.

Et Marseille n'est pas seulement qu'un ramassis de voyous qui sèment la terreur dans Notre ville, Monsieur, elle nous appartient également.

Mais il nous semble que vous êtes bien plus zélé à protéger vos délinquants, même s’ils sont des assassins en herbe, qu’à protéger et défendre tous vos administrés.

Ne verriez-vous en eux que des voix électorales potentielles qui vous aideraient à préserver votre siège lors des futures consultations qui auront lieu dès les premiers mois de 2010 ?

Nous vous rappelons que, nous aussi, nous votons. Et nous sommes nombreux à être fatigués de lutter contre cette délinquance qui a envahi notre ville. Nous vivons dans l’insécurité la plus totale à Marseille pendant que vous faites des effets de manches et poussez des coups de gueule pour attirer l’attention des marseillais et des pouvoirs publics contre un homme, un soldat de France, dont le courage et l’honneur ne sont plus à prouver.

Votre théâtralisme, votre partialité, votre irresponsable attitude, nous font honte.

Ces deux affaires ayant eu le même résultat : des incendies, l’un causé volontairement, l’autre accidentellement dans l’exercice d’une profession, il est encore temps que vous en appeliez à l’Etat, aux ministres et à tous les médias pour revenir sur vos déclarations tonitruantes et rétablir la vérité.

L’adjudant Fontaine, de la Légion étrangère, en entraînant ses hommes aux futurs combats qu’ils livreront contre les ennemis de la France d’abord et de la paix dans le Monde en général n’est pas responsable, SEUL, de cet accident terrible, soit, mais non criminel.

Vos protégés, eux, ont provoqué des incendies criminels et vous ne les avez, en aucune manière, condamnés ni poursuivis.

Y aurait-il, pour la ville de Marseille que vous représentez, deux sortes d’administrés ? Deux poids, deux mesures ? Des blancs coupables et des immigrés innocents ?

Nous attendons rapidement votre réponse, Monsieur le Maire.

la Provence du 15 juillet 2009
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MessageSujet: Une petite dernière pour la route....!   Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....! EmptyMar 4 Aoû 2009 - 14:42

Objet : Lettre ouverte au général, commandant la légion étrangère

Il me semble que dans cette affaire, on fait porter le chapeau à un sous-officier chef de section.

A croire que dans cette nouvelle armée, on a laissé les responsabilités à ceux qui forment le squelette de la défense de la nation.




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MessageSujet: Re: Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....!   Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....! EmptyMer 5 Aoû 2009 - 20:04

Cet article n'est pas signé ! ENCORE UNE FOIS !

Et je m'étonne quand même, que le Général COMLE , ne fait pas la différence entre un Adjudant et un Adjudant Chef , grade uniquement acquit aux CHOIX .... ET QUI PLUS EST A LÉGION, OU LA DIFFÉRENCE EST DE TAILLE.

Lire la PJ : Belle prose, avec un sens élevé de la ‘’com’’ , bravo.

Le dernier chapitre, que je nomme ‘’inquiétude majeure’’ montre qu’il y a quand même un problème d’encadrement…

B.L.

De : COMLE
[mailto-comle@terre-net.defense.gouv.fr]
Envoyé : lundi 3 août 2009 12:08

[envoyé par internet]

Messieurs les officiers généraux,chers anciens,

ce que j'ai pu lire sur différents blogs internet traitant de questions de défens m'a convaincu qu'une information était nécessaire à destination de nos anciens:

certains d'entre eux comprennent en effet mal les enjeux de l'affaire
et ils n'ont pas tous réagi avec le recul nécessaire.

Je me permets de respectueusement demander à ceux d'entre vous qui ont du poids et de l'influence auprès d'eux de m'aider à diffuser les quelques éléments de langage figurant en pièce jointe; ils ont été établis en liaison avec le général Pichot de Champfleury.

Je vous remercie d'avance pour votre aide.

J'ai sans doute "oublié" un grand nombre d'entre vous, mais je fais confiance à la qualité de vos réseaux respectifs...

Avec mes sentiments légionnaires les plus fidèles et les plus respectueux.

Général BOUQUIN




Pour que nos anciens et nos amis comprennent mieux…


A la lecture de vos messages, de vos commentaires sur les blogs internet ou de vos courriers, je constate que l’incendie de Marseille suscite de très nombreuses réactions de votre part, les unes d’indignation, d’autres d’incompréhension. C’est pourquoi j’ai souhaité pouvoir vous informer de manière très directe et très franche, et vous donner mon sentiment sur divers points.

Sur les faits en eux-mêmes, il y a malheureusement très peu à dire : il s’agit d’une connerie assez élémentaire, mais aux conséquences d’une extrême gravité, due pour l’essentiel au non respect d’une consigne.

La question des responsabilités
– et donc des sanctions disciplinaires et suites judiciaires afférentes – est également relativement simple. L’enquête de commandement ordonnée par le CEMAT concorde parfaitement avec les premiers éléments exposés par le procureur de la République : la faute est individuelle et la responsabilité présumée est strictement personnelle. C’est en l’occurrence celle de l’adjudant Fontaine, directeur de
tir, qui a choisi de tirer des munitions traçantes en dépit de l’interdiction d’emploi de ce type de cartouches, mesure qu’il connaissait.

Je tiens à préciser que, de mon point de vue, ces premières conclusions sont justes et qu’elles restent, tant sur le volet militaire que sur le volet judiciaire, mesurées. J’ai pu lire ici ou là que des responsabilités de niveau supérieur devaient nécessairement être impliquées.
Peut-être des négligences seront-elles identifiées... Mais le niveau où la désobéissance a été commise est bien celui de l’adjudant Fontaine. Et notre code du légionnaire, comme nos traditions de discipline, exigent que ce soit effectivement ce niveau-là qui porte la responsabilité et qui soit sanctionné.

Je souhaite également rappeler que c’est pour nos meilleurs sous-officiers un honneur que d’exercer des responsabilités et des attributions relevant de postes d’officiers comme les charges de chef de section, de directeur de tir, de directeur de mise en œuvre ou de chef de site de franchissement ; il doit, en retour, être aussi de leur honneur d’assumer la responsabilité des incidents qui se produisent dans l’exercice de ces fonctions.

L’adjudant Fontaine l’a parfaitement compris : il assume avec courage et dignité sa responsabilité, sans chercher à fuir celle-ci et sans chercher non plus à en rejeter une part sur sa hiérarchie. Il mérite bien sûr une sanction : elle lui sera appliquée sans faiblesse. Mais il mérite aussi de conserver notre estime et notre camaraderie : son attitude dans l’épreuve et face à l’ampleur médiatique de sa faute est restée correcte; la nôtre restera correcte vis-à-vis de lui et nous lui apporterons le soutien auquel il a droit en tant que frère d’arme. Son passé de soldat, sa générosité, son charisme et ses états de service le justifient pleinement.

Le retentissement médiatique de cette affaire en a surpris plus d’un. Je vous avoue que je reste moi aussi abasourdi devant la rapidité avec laquelle cet incident pour grave qu’il soit a pris une ampleur nationale. Je reste également très triste de voir le déchaînement verbal qu’il a suscité : l’outrance des propos tenus par certaines autorités locales m’a blessé, même si je comprends parfaitement que certaines d’entre elles, voyant l’agglomération menacée par les flammes, aient pu réagir avec vigueur. Certains vocables employés pour caractériser les faits, les hommes et les institutions n’avaient en tout état de cause pas lieu d’être.

La passion semble être heureusement retombée : nous avons reçu de nombreux messages d’encouragement qui nous ont aidés à faire face avec toute la dignité voulue.

Il demeure au moins une leçon à retenir : nos fautes les plus minimes peuvent désormais avoir des conséquences très lourdes sur le plan médiatique ; elles sont ainsi susceptibles d’exposer l’institution toute entière; cela doit nous conduire à exercer une vigilance accrue et à un impérieux devoir de contrôle.

Le comportement de l’ADEFDROMIL est venu ajouter une certaine entropie à l’affaire. Sans surprise. Certains d’entre vous semblent étonnés que nous n’ayons pas réagi avec davantage de vigueur aux allégations tenues par cette association. Deux raisons motivent notre silence : l’ADEFDROMIL n’est pas reconnue en tant qu’interlocuteur par le ministère, et il n’y a donc pas lieu d’engager le fer avec elle; l’expérience montre par ailleurs que l’ADEFDROMIL se nourrit médiatiquement de nos réactions, ce qui a pour effet de faire durer les polémiques quand l’apaisement serait préférable. Aussi frustrante que puisse paraître notre passivité sur le terrain de la communication, elle constituait la seule attitude efficace à adopter.

Il me reste une inquiétude majeure : l’accumulation d’incidents graves dans lesquels la Légion est impliquée depuis près d’un an est de nature à fragiliser l’institution. Vous connaissez aussi bien que moi les affaires auxquelles je fais référence. Nous pouvons préférer croire à une suite malencontreuse de défaillances individuelles. Mais d’autres seront tentés d’y voir une faillite collective et de nous demander des comptes.
Notre capital de confiance en est durablement altéré.

Nous devons reconquérir cette confiance, celle de nos chefs tout particulièrement. Il serait illusoire de croire que cela se fera rapidement et sans remise en cause. Il nous faudra patiemment regagner notre crédibilité. Il nous faudra prouver que nous sommes capables de nous poser des questions et d’y apporter des réponses. Il nous faudra corriger ce qui doit l’être sans complaisance. Il nous faudra démontrer que nous restons une force combattante fiable sur laquelle notre pays sait pouvoir compter en opérations.

C’est à cet exercice de « rédemption collective » auquel je crois devoir vous inviter. Vous, nos anciens, à votre manière, êtes en mesure de porter témoignage de la force et de la solidité de la Légion étrangère qui a su traverser d’autres épreuves au cours de son histoire. C’est en affichant votre tranquille assurance et votre courage face à l’adversité que vous apporterez votre pierre à l’édifice. L’heure des propos amers qui ont pu être les vôtres est maintenant passée, pour légitime que soit cette amertume ; c’est un discours positif, volontariste, tourné vers l’avenir et vers la reconstruction, qui sera de nature à m’aider dans le vaste chantier de reconquête des cœurs qui nous attend ensemble.
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MessageSujet: Re: Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....!   Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....! EmptyMer 2 Sep 2009 - 23:07

Héros, bien sur !!

Grand incendie de Marseille : un "héros devenu paria en une minute"
Publié le jeudi 27 août 2009 à 05H11
Le légionnaire à l'origine du feu qui a ravagé 1200 hectares avait été médaillé

Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....! Lagion10
Accusé du feu qui a touché Marseille le 22 juillet, Philippe F., légionnaire médaillé, avait sauvé d’un accident de la route Michèle Naudin, aujourd’hui son avocate.
Ph R.L.
Depuis le 2 avril 2007, ce légionnaire, c'est mon petit frère. Je suis investie dans sa défense d'autant plus que je suis sa débitrice pour la vie." Michèle Naudin, avocate à Marseille est aux côtés d'un "héros devenu paria en une minute".. Philippe F., réunionnais d'origine et adjudant au 1e r Régiment étranger d'Aubagne est accusé d'avoir déclenché l'incendie qui a brûlé plus de 1000ha entre Carpiagne et les quartiers est de Marseille en dirigeant un tir à balles traçantes.

Mais le 2 avril 2007, ce sous-officier titulaire de la médaille militaire et de deux citations pour faits de guerre -notamment en Afghanistan-, avait été un "héros civil". "J'ai été percutée par un véhicule par l'arrière sur l'A50, raconte Me Naudin. J'ai fait trois tonneaux et ma voiture a parcouru plusieurs centaines de mètres sur le toit. Ce légionnaire a mis sa voiture en travers des voies pour éviter qued'autres automobiles me percutent, il est sorti, il a couru, il a plongé dans l'habitacle alors que les airbags pouvaient exploser, il m'a tirée de la carcasse et s'est éloigné en me portant pour attendre les sauveteurs." Depuis ce jour-là, Michèle et Philippe sont toujours restés en contact. "Il est fidèle à la Légion et en amitié". L'avocate connaît bien sa famille. Et puis il y a eu cette cérémonie qui a vu le préfet Michel Sappin décerner au légionnaire la médaille pour actes de courage en septembre 2008.

Dix mois après,le même préfet jugeait, assez logiquement dans le contexte, "scandaleuses les activités des militaires à Carpiagne en période de risques incendies". Une vie qui bascule. "Alors quand il a été placé en garde à vue, je suis la première qu'il a appelée." L'avocate parle d'un homme "qui affronte sa situation avec dignité", après ce que l'État-Major a défini comme une "faute individuelle". "Il faudra prouver que ce sont bien les balles traçantes qui ont causé l'incendie et pas une étincelle provoquée par uneballe ordinaire."

Philippe F. n'a pour l'instant pas demandé l'assistance juridique de l'Armée. Suspendu, il continue à toucher sa solde en attendant le conseil d'enquête qui peut décider d'ici l'automne d'un "retrait d'emploi de 12 mois" ou purement et simplement une résiliation de son contrat.. "Il n'est pas aux arrêts. C'est un homme, un vrai. Il s'occupe de sa famille, il fait du sport et il affrontera son sort." Une existence en instance, au-delà des faits.
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MessageSujet: Re: Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....!   Le bon, La Légion, les balles traçantes et la responsabilité....! EmptySam 17 Oct 2009 - 15:53

Alors là j'aimerais bien que se soit vrai ? Voyons si la Presse va être aussi empressée de relater ces faits .
JC M




Le légionnaire ne serait pas à l'origine du feu


  • Selon la Provence, un rapport d'expertise de la gendarmerie sur le feu qui a détruit en juillet dernier 1.200 ha aux portes de Marseille innocenterait le militaire.
- le 16/10/2009 - 11h14 Mis à jour le 16/10/2009 - 11h21

Un rapport d'expertise de la gendarmerie sur le feu qui a détruit en juillet dernier 1.200 hectares de végétation aux portes de Marseille innocenterait le militaire soupçonné d'être à l'origine du sinistre. Selon la Provence, qui s'est procuré ce "pré-rapport", les experts de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) expliquent que ce ne sont pas les balles traçantes au phosphore tirées dans le cadre de l'exercice dirigé par l'adjudant Philippe Fontaine qui ont provoqué l'incendie.

Les fragments de balles retrouvées sur les lieux de départ de feu ne correspondent pas avec ceux des munitions utilisées par la section dirigée par le sous-officier. "Nous pouvons conclure que ces fragments métalliques ne proviennent pas d'une chemise de balle traçante de 5,56 mm NATO modèle F5 du lot 17-RG-02", affirment les experts.
La Provence précise que l'Armée de terre a indiqué ne pas avoir eu connaissance de ce pré-rapport.

Six chefs de mise en examen

"Sous réserve d'investigations complémentaires qui viendraient contredire cette expertise, je vois difficilement comment on peut continuer à poursuivre Philippe Fontaine", a dit pour sa part l'avocate du militaire, Me Michèle Naudin. Désigné comme "seul responsable" par sa hiérarchie militaire, le légionnaire a été mis en examen et suspendu de ses fonctions pour avoir utilisé le 22 juillet des balles traçantes pour l'exercice, ce qui est interdit dans le sud de la France.

La juge d'instruction Laëtitia Ugolini a retenu six chefs de mise en examen contre le sous-officier du 1er Régiment Etranger d'Aubagne, dont ceux de "destruction involontaire par incendie par violation d'une obligation de sécurité", "destruction et dégradation involontaire du bien d'autrui", "blessures involontaires" et "violation de consignes" - des délits passibles d'une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement. Il a également été suspendu de ses fonctions par le ministère de la Défense dans l'attente des résultats d'une enquête judiciaire et d'une enquête de commandement. L'adjudant de 43 ans est accusé d'avoir dirigé l'exercice de tir d'une section de sept légionnaires avec des balles traçantes dans le camp militaire de Carpiagne. Deux jours durant, les 22 et 23 juillet, l'incendie a parcouru 1.200 hectares, détruit une villa, cinq cabanons et une ancienne bergerie dans l'Est de Marseille et mobilisé quelque 500 pompiers.
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