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« ... Le devoir de mémoire incombe à chacun...rendre inoubliable. Ceux qui sont morts pour que nous vivions ont des droits inaliénables. Laisser la mémoire se transformer en histoire est insuffisant. Le devoir de mémoire permet de devenir un témoin... »
 
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 Ce que l’on ne sait pas

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FOUQUET66
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FOUQUET66


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MessageSujet: Ce que l’on ne sait pas   Ce que l’on ne sait pas EmptyMer 9 Déc 2020 - 16:15

Le 27 octobre dernier, les services du renseignement militaire algériens arrêtent Mustapha Derrar à Tlemcen, dans l'Ouest, qui le suivaient depuis sa traversée des frontières.

L'homme, selon le communiqué de l'armée, est un terroriste qui a rejoint les groupes armés en 2012 et qui a été « libéré au début de ce mois d'octobre au Mali, à la suite des négociations menées par des parties étrangères ayant abouti à conclure un accord, via lequel plus de 200 terroristes ont été libérés et une rançon importante a été versée aux groupes terroristes contre la libération de trois otages européens ».

L'humanitaire franco-suisse était retenue en otage par des djihadistes au Mali depuis décembre 2016. Elle a été libérée le 8 octobre 2020 en même temps que deux otages italiens et l'homme politique malien Soumaïla Cissé.

Lire aussi L'armée algérienne dénonce le « deal » pour libérer les otages au Mali

« Pratiques douteuses »


Un deuxième terroriste est ensuite appréhendé, cette fois-ci à Timiaouine, à l'extrême Sud algérien, près de la frontière avec le Mali, le 16 novembre. Il s'agit, toujours selon l'armée, d'El Hocine Ould Amar Ould Maghnia, alias « Maïs », et qui fait partie des éléments armés relaxés dans le cadre de l'accord pour libérer les otages. Là encore, le communiqué militaire dénonce « ces pratiques douteuses, contraires aux résolutions onusiennes incriminant le versement de rançons aux groupes terroristes ».

Rencontré par une journaliste d'El Watan (« après une longue procédure »), Mustapha Derrar, alias « al-Djazaïri » (« l'Algérien »), dont le dossier est traité par la section judiciaire antiterroriste, a fait quelques révélations sur le fameux « deal » dénoncé par les militaires algériens.

L'homme confie qu'il a rejoint les groupes armés au nord du Mali, « qui combattent les troupes françaises », en 2012 après son échec de voyager en Europe illégalement. Dans les rangs du Mujao, dont il rejoint un des camps non loin de l'aéroport de Gao, il est chargé de l'entraînement d'enfants maliens vu son expérience comme appelé du service militaire dans les troupes spéciales algériennes.
Le camp terroriste est ciblé, quelque mois après, par les bombardements de l'aviation française. Avec d'autres éléments de son groupe et des enfants embrigadés, Mustapha Derrar fuit en direction de Kona, mais n'arrive pas à rejoindre les troupes d'Abdelhamid Abou Zayd et de Iyad Ghali, en plein accrochage avec les forces françaises. Terré dans le désert, il se fait finalement arrêter par l'armée malienne qui le livre aux Français basés dans une caserne à Gao, fin janvier 2013.

Des négociations s'annoncent

Après plusieurs jours d'interrogatoires, le revoilà livré aux Maliens, qui le trimballent d'une prison à l'autre, Sévaré, puis Bamako. C'est entre quatre murs qu'il apprend que « (Mokhtar) Belmokhtar a été tué et enterré en Libye, que c'est lui qui a mené l'attaque de Tiguentourine ». Il apprend aussi « la mort de nombreux émirs dans des luttes pour l'argent, le leadership et les revenus de la contrebande ».

Sept ans plus tard, toujours en prison, Mustapha Derrar commence à remarquer que les visites des militaires français « se sont multipliées ».

« J'ai appris par certains prisonniers que des négociations pour la libération de tous les pensionnaires de la prison étaient en cours par l'intermédiaire de Iyad Ag Ghali.

Au début, on nous a parlé d'une rançon de six millions d'euros en échange de la libération des otages détenus par Daech, qui détenait les Italiens et par le groupe d'Iyad, qui avait enlevé la Française et le Malien. Je n'avais pas une idée précise des négociations », confie-t-il à El Watan.

« Mais tout le monde à la prison savait qu'elles tournaient autour de l'argent. Après, nous avions su que la somme avoisinait les 10 millions d'euros, avant d'atteindre les 30 millions d'euros. Le 4 octobre 2020, les autorités ont libéré 207 terroristes de trois importantes prisons en contrepartie de la récupération des quatre otages », affirme Derrar.

Rejoindre Iyad Ag Ghali

Le « deal » semble avoir marché. L'Algérien est libéré avec les 70 autres qui occupaient la même prison. Ils sont ensuite transportés dans des bus de l'armée malienne jusqu'à l'aéroport de Bamako et de là, en vol militaire, vers Tigherghart, au nord du Mali. Sur place, la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) les prend en charge pour les remettre à des éléments du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad).

« Ces derniers nous ont embarqués à bord de camions et dirigés vers une région à une centaine de kilomètres plus loin, où nous sommes restés durant deux jours, avant qu'un autre groupe de plus d'une trentaine de terroristes les rejoigne, pour continuer la route vers le campement de Iyad Ag Ghali, situé à quelques centaines de kilomètres de Kidal, où nous sommes restés durant trois jours », témoigne Derrar.

« Les membres d'Ansar Eddine m'ont demandé de rester avec eux, pour mener le djihad dans le grand Sahara, mais je leur avais répondu que j'étais déjà membre de cette organisation sous l'émirat d'Abou Adnane Esahraoui (alias Lehbib Ould Ali Ould Saïd Ould Joumani, un des premiers chefs terroristes à faire allégeance à L'État islamique) », poursuit l'ex-terroriste.

« Prime » de 1 000 euros

Une « centaine » de terroristes rejoignent le camp de Iyad Ghali quelques jours après, ils reçoivent chacun « une somme de 1 000 euros et une kalachnikov », avant d'être réorientés vers d'autres campements.

« Moi-même je suis parti avec une dizaine d'éléments vers un camp situé à Tabankort, à une centaine de kilomètres, où l'émir Hamza nous a demandé d'aller ailleurs pour éviter le pilonnage par les avions militaires français. Je ne voulais pas rester. J'ai dit à l'émir que je voulais rentrer au pays. Il n'a pas refusé. »

Un des hommes de l'émir le remet à un contrebandier qui le transporte jusqu'à la ville frontalière algérienne de Bordj Badji Mokhtar et lui fait même le change en dinars des 1 000 euros distribués auparavant dans le camp d'Iyad Ag Ghali.

Mustapha Derrar remonte jusqu'au Nord algérien et se fait arrêter dans sa ville natale de Tlemcen fin octobre.

La veille même de ces révélations, le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad, s'indignait dans son allocution aux travaux de la 14e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine contre le paiement des rançons. « L'Algérie prend acte, avec une grande préoccupation, de la poursuite des transferts, au profit de groupes terroristes, de fonds colossaux au titre de rançons pour la libération des otages. Une démarche qui sape nos efforts de lutte antiterroriste », a déclaré le Premier ministre algérien. Paris a toujours nié avoir payé une quelconque rançon pour libérer des otages.

Le point- publié le 07/12/2020

jacky alaux et claude.d aiment ce message

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Charly71
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MessageSujet: Re: Ce que l’on ne sait pas   Ce que l’on ne sait pas EmptyLun 14 Déc 2020 - 10:46

hé ben voyons , continuons à en libérer ...
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