CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
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 repos au camp Péhaud à Philippeville

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Monrose
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MessageSujet: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptyJeu 16 Jan 2020 - 10:20

En 1959, le 18 a pour base arrière Batna où on ne va jamais, hormis ceux qui y ont un boulot passager. Le 18 est constamment en Op dans le Constantinois. Le patron est le Colonel de Sarrazin.et la base opérationnelle varie. Elle est, un bon moment, à proximité  de Bougie, au bord de la mer avant Cap Aokas. C'est là qu'en septembre le régiment va protéger De Gaulle lorsqu'il va aller en hélico de Setif à El Kseur, déposé sur le trajet en Petite Kabylie.
Mon propos est de raconter le camp Péhaud. C'est là que le régiment est envoyé au repos. Repos très relatif car il en profite pour sauter à Philippeville et part en OP fréquemment bien qu'au repos. Le Camp très vétuste est au bord de la mer à l'Est de Philippeville, au bord de la route littorale qui mène à El Hallia où a eu lieu le fameux massacre d'Aout 1955.
Quelques KM avant, il y a directement sur la mer, le Camp Jeanne d'Arc où Bigeard briefait les jeunes officiers nouvellement mutés en Algérie. A l'époque il n'y est plus.
Les barraques cylindriques datent de la guerre 19-45, anglaises dit-on, construites sur la dune, pas de cuisine ( c'est la roulante du régiment), pas de lumière dans les chambrées, l'électricité étant fournie par des groupes électrogènes. La moitié ouest du camp est la base arrière du 2 éme REP. L'autre moitié accueille les autres régiments de la 25 ème DP, censés se reposer. Nous succédions au 8 ème RPIMA, régiment essentiellement noir. qui a déposé en cadeau de départ, de beaux étrons au milieu des chambrées désertes, étrons que nous évacuons évidemment. Puis, direction la plage dès que nous le pouvons où trône un sous marin coulé  à quelques mètres.
Dans la nuit, je sens un grouillement étrange sur mon visage. Je prends ma lampe électrique et découvre que mon lit est couvert de cafards. Rien à faire...je me rendors claqué.
Mon boulot de médecin aspirant ( nous sommes 3: le capitaine et le dentiste) ne chôme pas, car il y a beaucoup d'éclopés ( infection des pieds, accidents de saut, certains graves car nos hommes sautent en charrettes très rapprochées d'où accrochages, déventements, et fractures à l'arrivée). Mais ce qui va corser le séjour est une chiasse massive qui va mettre une masse de nos hommes au tapis, au point que le Commandement sanitaire de Constantine s'émeut et qu'on nous annonce l'inspection du grand patron, le médecin général, Duval si mes souvenirs sont bons. Le jour annoncé, le régiment ( comme par hasard) est parti dans la nuit, et le médecin capitaine en profite pour partir avec et me charge d'accueillir le fameux Général. La base est donc quasi vide, avec quelques officiers de la CCAS et ma pomme. L'Hélico un Sikosrski atterrit vers 11h dans un nuage de sable au milieu de l'esplanade et voila que descend notre général, salutations réglementaires et  briefing rapide. Le général nous demande d'où vient l'eau des robinets. Je n'en sais rien et finalement, nous apprenons qu'elle vient d'une citerne enterrée dans les dunes au sud et en dehors du camp au milieu des oyats et des troupeaux divers. Le Général demande à la voir et nous voila partis  à une dizaine de gradés dans les dunes de sable au dessus du camp. Les jeunes bergers arabes nous regardent de loin. Nous arrivons donc à la citerne à 200 ou 300 m du camp; citerne en béton recouverte de planches... disjointes. Arrivés au bord, nous découvrons une vache crevée, les pattes en l'air,  gonflée qui flotte sur notre eau potable.. Vous devinez la suite , Engueulade, rapports, etc... dont tout le monde se fout car le Régiment repart dare dare pour un crapahut incessant.
Un bon souvenir ; c'est que nous allions tirer sur la plage en direction d'El hallia à la AA 52 sur des boites de conserve et puis nous allions à Phillipeville et de là,  jusqu'à Stora en calèche à cheval. Nos hommes appuient sur la corne quand ils croisent une jolie fille.
Voila l'histoire de la vache et du Para ( et non du prisonnier)
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MessageSujet: Re: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptyJeu 16 Jan 2020 - 16:26


Tres intéressant et merci Monrose . Moi, a cette époque, j'étais pas loin de chez vous a la Base arrière du 14 e RCP ou le paludisme faisait des ravages. J'avais eu moi meme deux crises de cette saloperie qui avait emporté un de nos camarades pendant sa garde de nuit.
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Monrose
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MessageSujet: réponse   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptyJeu 16 Jan 2020 - 17:12

merci pour ton message. Où était la base arrière du 14 à l'époque ? Moi aussi j'ai eu du palu alors que j'avais passé mon enfance à Oran sans en avoir. mais j'ai eu surtout une hépatite qui a ravagé le régiment en Kabylie. Hospitalisé à Bougie, puis à Sétif où j'ai passé une quinzaine de jours, j'ai rejoint illico le régiment en OP. J'étais plus mince que maintenant ...61 kg pour 1,70 m...mais surtout à partir de cette "jaunisse": intolérance à l'alcool qui m'endort.
J'ai oublié de dire qu'au camp Péhaud, je faisais aussi la consultation du 2 ème REP qui était à côté de nous et lui aussi en OP permanentes. Un petit Aspi de 24 ans obligé de discuter avec des anciens officiers illustres de 39-45 ou d'Indochine pour exempter certains des hommes malades et pourtant indispensables en OP ( Tireur FM, porteur de pélots, radio, etc...). Sacrés souvenirs...
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MessageSujet: Re: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptyJeu 16 Jan 2020 - 18:44


Ce cadeau des fells certainement, est bien à leur image ... Bien tordu ...

Le Para est ,par principe, un gas costaud , mais quand mème cette " souillure" aurait pu faire des dégats ... je suppose qu'elle n'y était pas depuis trop longtemps puisque la décomposition ne semblait pas faire son travail...

Cette citerne d'eau, au combien importante , n'était pas gardée ?
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MessageSujet: Re: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptyJeu 16 Jan 2020 - 19:09

La Base arrière du 14e RCP était juste au dessus de celle du 8e Rpima ( RPC ) Une ancienne ferme dont j'ai oublié le nom et ou le gérant et sa famille avaient été massacré par les fells en 54. En 59 a 3 mois de ma libération j'avais été transféré de la 1ere Compagnie basée a Ain Beida a Philippeville a la suite d'une blessure a mon oeil gauche lors d'un accrochage en OP (Souk Arras ) Perte partielle de la vue due a une grenade au phosphore. Brulure et éblouissement… Blessure qui n'a d'ailleurs jamais été reconnue par les autorités militaires ( pas de sang, pas de blessure, qu'ils m'avaient dit a l'hôpital de Constantine ) Enfin a present c'est du passé, meme si mon oeil encore aujourd'hui ne voit qu'a 2 pour 100.

A propos de la vache morte dans votre puit… Et bien nous au 14 nous buvions du vin contenu dans un baril de métal dans le quel nous avions trouver 2 énormes rats noyés dans le pinard… Plus jamais on ne me vis boire du vin de notre intendance. Je préférais laissais ma part aux collègues qui eux, ne semblaient nullement dégoutés du pinard.

Santé, Mon frère
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MessageSujet: Re: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptyJeu 16 Jan 2020 - 22:19

Non, la citerne n'était pas gardée. Nous ignorions même son existence totalement isolée dans les dunes. Je pense que la vache était passée toute seule à travers les planches. Les Fells étaient beaucoup moins sioux que le Vietminh, de ce qui j'ai lu sur l'Indochine. Que de fois nous aurions pu y rester, si cela avait été le cas ! Exemple , j'ai sauté sur une mine avec ma jeep, roue avant droite arrachée et éclats entre les jambes, sur la route de Tichy à la SAS d'Iffouraléne pour aller y faire de l'AMG au lever du soleil! Mon escorte en dodge 4X4 suivait à distance. Si les fells nous avaient attendus, cela aurait fait un massacre, car nous n'avions pas de radio. C'est le 3ème de Trinquier en OP sur les hauteurs qui nous ont vus à la jumelle et ont prévenu Bougie, puis nous ont dépannés !...Coup de bol , nous nous en sommes tirés.
Idem en embuscade, les grosses conneries faites, tel qu'acheminer les sections à la nuit tombée avec les feux des bahuts plus ou moins allumés ou se déplacer dans la nuit pour changer d'emplacement trop pentu ou inconfortable, alors que c'est formellement interdit.
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MessageSujet: Re: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptySam 18 Jan 2020 - 2:22

Je constate que tu as vécu " des moments forts "

Quelques fois, la témérité peut sauver la mise... mais à ne pas abuser ...

Aux cours de mes lectures sur l'Indo, l'Afn...,beaucoup d'actions ont été mené à bien grâce à la baraka des hommes menants des actions rapides, félines , audacieuses...

Ce qui est bien , c'est que tu sois là pour nous transmettre !
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Monrose
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MessageSujet: Re: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptySam 18 Jan 2020 - 8:08

J'en ai plein d'autres qui me reviennent à 85 ans. A l'époque, j'en avais 24 ans. J'avais espéré en 1958 en De Gaulle pour maintenir l'Algérie française mais j'ai vite compris qu'il ne tenait pas sa promesse. En particulier, au Djebel Harraba où Barrés est tombé. A 5 h du matin, avant de franchir la frontière tunisienne, le bruit courait qu'on fonçait sur Tunis pour mettre une raclée à Bourghiba qui protégeait les fells, et très vite, nous avons compris qu'on n'allait pas bien loin, et donc que c'était un coup d'épée dans l'eau. Il y avait un monde entre Clemenceau qui, en 1917, a dit: " je fais la guerre !" et De Gaulle dont l'unique but était le Pouvoir et ensuite de donner la mise aux Fells, mais cela, je ne l'ai su qu' après, depuis fin 1955.
Me revient une histoire qui se passe à la base opérationnelle près de Bougie, sur la route du Cap Aokas, au bord de la mer. Les bahuts sont disposés en carré avec au milieu, la jeep haut parleur qui diffuse du Gloria Lasso au retour d'OP. Un matin, le Lieutenant Colonel de Sarrazin me convoque sous sa tente. A 2 nuits précédentes, un de nos hommes est tombé en embuscade, dans la montagne ( en Petite Kabylie), flingué de face. Le bruit court dans sa compagnie que c'est la faute du jeune lieutenant qui commandait et qui venait d'arriver de métropole, qui l'aurait flingué par erreur. Je dois donc aller à l'Hosto de Bougie où on examinera le malheureux. J'emmène donc dans ma jeep avec mon chauffeur, un infirmier et un homme de la Compagnie en question comme témoin. Sur place, nous extrayons sur le corps, 3 projectiles que nous plaçons dans une boite d'allumettes. Il s'agit de chevrotines, fournis d'ailleurs par nos soins aux supplétifs de la SAS du coin, l'un d'eux ayant déserté dans la même nuit avec son fusil de chasse et qui ,surpris dans sa marche de nuit vers Bougie, a tiré le premier, de face. La boite d'allumettes, ramenée à la Base Arrière, dégonfle la rumeur sur le champ.et la vie continue jusqu'à la chute dans un ravin, d'un bahut amenant en embuscade une section, le chauffeur qui avait fait Batna Bougie dans la journée, s'étant endormi, tous feux éteints. Je ne vous dis pas le brancardage dans la nuit noire, sur le terrain très pentu et dans les arbustes, des corps mutilés, dont 2 libérables bientôt. Là encore, les fells ne bougent pas, alors qu'ils auraient pu faire un carton…
60 ans ont passé et pour moi, c'était hier. Depuis, je ne crois plus un homme politique qu'il soit civil ou militaire. Un clignotant s'allume sur le champ dans ma cervelle et me dit: " il ment !"
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MessageSujet: Re: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptySam 18 Jan 2020 - 8:13

Merci de ton récit Monrose, mais je suis étonnée de la réflexion que tu fais sur le 8 ème RPIMa, j'y avais qq copains à l'époque et je ne connaissais pas cette ... réputation!
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MessageSujet: Re: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptySam 18 Jan 2020 - 14:19

Monrose,
            Tu deviens un vrai passeur de mémoire ! tu as tenu un journal de marche , car depuis 60 ans, ta mémoire ne te fait pas défaut, pour notre grand plaisir de simple lecteur ...

" très vite, nous avons compris qu'on n'allait pas bien loin, et donc que c'était un coup d'épée dans l'eau. Il y avait un monde entre Clemenceau qui, en 1917, a dit: " je fais la guerre !" et De Gaulle dont l'unique but était le Pouvoir et ensuite de donner la mise aux Fells, mais cela, je ne l'ai su qu' après, depuis fin 1955." :  d'ou la fracture profonde entre le politique soit disant miltaire en ce conflit et le cotingent d'appelés aux ordres du " quarteron "
                                                 
La France s'est assise sur son honneur ...
Bon, je passe sur Gloria Lasso ...

Combien de coup de main , d'embuscades ont touné à mal... les renseignements d'origne douteuse , corrompues à souhait, nous ont quelques fois fait payer cher , trop cher ...

Comment pouvait-il en etre autrement, la frontière tunisienne était une trop vaste passoire  pour etre prix en jeux ? qui n'a pas , parmi les commandos de chasse, été allumé par une MG42, dont 60 ans plus tard, on se souvient encore de sa " musique " ( + ou - 1200 coups/mn ...)

Les " interventions de nuit "  ... chasseur ou chassé ... gagnant ou perdant ? C'est un fait que la " boite d'allumette "  à trop souvent fonctionné ... avec un bilan de morts pour la France " ...   désastreux .

Les retournements d" autochtones" nous ont fait mal ( un cas spectaculaire dans le genre fut pour VANDENbERG, dont son fidèle second apres moultes combats à son coté, contre le fourbe viet,l'a tué dormant dans son lit sans lui laissé la moindre chance ...)
                                En face, ils pratiquaient le grand art de faire pression sur les familles  dans les villages ...

De temps en temps , le facteur chance a été pour nous , heureusement...  En découle des coups fumants comme il c'est produit à la frontiere marocaine , ou la bande à Krotof , du 11° choc , à habilement piégé  la destruction d'un pylone radio qui distillait la propagande f l n... ou bien la capture d'amirouche dont pour une fois ,la localisation était exacte... Les égouts de miliana ...Et tant d'autres encore ... 

                                         
je ne crois plus un homme politique qu'il soit civil ou militaire. : le vécu nous l'impose, hélas.
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MessageSujet: Re: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptySam 18 Jan 2020 - 22:37

la MG 42, c'était le FM des SS. Je ne l'ai entendu qu'à la frontière tunisienne et surtout au Djebel Harraba. Elle avait un son strident métallique, une vraie scie à métaux qui glaçait les os. La frontière tunisienne en 1959 avec ses 2 lignes électrifiées était bien imperméable. La herse ( un half track) passait régulièrement le long. Dès que les fells coupaient le réseau, la nuit, ils étaient repérés et les 105 disposaient dans les postes comme Morris, le Kouif, tiraient avec une grande précision. Quand un officier entrainé à ces tirs partait, démobilisé, c'était le deuil pour ceux qui faisaient la herse.
Amirouche a été donné par les Colonels d'Oujda qui avaient déjà liquidé Aban Ramdane à Tétouan, le 27 decemlbre 1957, et l'avaient fait convoquer en Tunisie pour s'expliquer sur ses massacres lors de la Bleuite. Il était suivi à la trace et a été coxé dans le Sud. Le 18 était alors en Op au nord de Sétif, à Lafayette, et le matin, le dentiste nous ramène la dépêche de Constantine qui titre "Amirouche abattu dans le SUD" avec une photo: " Son ancien lieutenant, un sergent para rallié, a été amené en hélico pour reconnaitre son corps." et que voit-on ? Le dit sergent-para était dans notre NORD 2500 à Blida ( BEATP) lors de notre brevet. Il était sombre, parlait peu, ressemblait à Boumediene. Je ne sais ce qu'il est devenu...
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MessageSujet: Djebel Harraba mai 1959 Barrés   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptyVen 31 Jan 2020 - 8:03

Je fais dans ce forum référence plusieurs fois à l'affaire du Djebel Harraba à la frontière tunisienne. Elle ne concerne pas le 18 mais le 9 et le 14.
Pour ceux que cela intéresse et où apparaissent Bréchignac, patron du 9, et Barrés qui va tomber, allez sur un autre site qui relate ce qui s'est passé ce jour-là.

https://paras-pth.forumactif.com/t5918p50-la-mort-du-capitaine-barres

Je l'ai déjà dit, "ce jour-là, j'ai compris que l'Algérie était perdue, que les promesses de De Gaulle étaient du vent pour revenir au pouvoir. qu'il faisait tuer inutilement 20 gus par jour, que le 13 mai avait été un coup d'épée dans l'eau et qu'il eut mieux valu laisser faire Guy Mollet ou Mendes-France, car l'abandon de nos 15 départements français se seraient fait plus proprement que la façon lamentable et haineuse dont le Géneral de l'Elysée l'a improvisée."
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MessageSujet: Re: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptyVen 31 Jan 2020 - 19:33

Bonsoir,

j'apprécie de mettre un peu plus de lumière sur ces beaux régiments que furent à leur époque , le 9 et le 14...

je pense aussi que si ils avaient été mis en place comme le furent les BEP's et BCCP's, ils auraient fait aussi bien que ces prestigieux bataillons : la gloire ou plus simplement la baraca, c'est une histoire de circonstances...

En ces temps " toumentés " bien souvent l'action t'est  imposée par le déroulement de " histoire ", et elle te mène au " dela du possible "... Mais faut-il en passer par des RC4 et j'en passe pour ètre reconnu,..¨

Sacré terrain d'événements que cette frontière tunisienne... mon frère y a passé 15 mois en 60-61 au sein du 11°choc , il n'a pas dormi souvent ... comme beaucoup d'entre vous je suppose...
le fell était un rude combattant sur SON terrain ...

Nous y avons gagné militairement , mais tout ça pour rien ... et une fois de plus trahi par le politique ...  

Tu as " échappé " à l'Indo,  mais l'Algérie ne t'a pas épargné, ce qui fait que tu as plein de choses à nous raconter ...
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MessageSujet: en train entre Bone et Tebessa   repos au camp Péhaud à Philippeville EmptyJeu 6 Fév 2020 - 8:22

un souvenir amusant me revient soudain. J'ai eu quelques jours de convalo à Bône sur la plage du Lido dans un hôtel réquisitionné, le Miramar si mes souvenirs sont bons… J'ai ordre de rejoindre le Sud Contantinois, Tebessa probablement, par le train. Comme je suis médecin-aspi, je voyage en seconde… il y a encore 3 classes. En montant dans le train à la gare, j'aperçois les wagons qui précédent la loco diesel: une première plate forme vide en cas de mine, puis une seconde plate forme armée. Le train démarre, je suis seul dans le Wagon, pas un chat. Au bout de quelques instants, 2 gendarmes se pointent à la porte du compartiment et me saluent réglementairement. "Mon Lieutenant, vous êtes le plus haut gradé du train...Donc vous en êtes le responsable. Vous allez signer ce registre."... Vous imaginez ma surprise… Me voilà le "patron" d'un train. Je réponds: " OK. En cas de pépin ou d'attaque, je suis le responsable si je comprends bien."..." Oui, Oui, mais il n'y a pas de problème.." " Je réponds: " OK ! Donc on va stopper le train et nous allons vérifier que les gardes du wagon d'ouverture sont bien à leur poste, leurs armes, etc..."..." Comment ? mais ce n'est pas possible… On ne peut arrêter le train!"..." Donc je suis responsable, je dois assumer mais je ne peux contrôler ?...Pas question ! Ou on arrête et je vérifie, ou je ne signe pas." Les 2 gendarmes bien emmerdés me saluent et partent. Je ne les reverrai plus.
Cette histoire m'a marqué à vie. Et dans la suite civile, j'ai toujours refusé d'assumer quelque décision que ce soit, que ce soit en milieu hospitalier, vis à vis de la hierarchie ou de la sécu, ou en politique, sans contrôler ce qu'on me demandait d'assumer , les yeux fermés…"La confiance n'exclut par le contrôle" , disait Lénine qui s'y connaissait en matière de "contrôle"...
Un bel exemple, ce sont les "Accords d'Evian". Lisez ce qu'en disait Maurice Allais, Prix Nobel !, pour qui ses clauses étaient inacceptables et illégales… On en a vu le résultat dès le mois suivant où près de 500 des nôtres enlevés par les fells, avant et après la signature, n'ont jamais été récupérés...La Honte !
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MessageSujet: Re: repos au camp Péhaud à Philippeville   repos au camp Péhaud à Philippeville Empty

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