« Ça n’était pas une débâcle »De M. Edmond Louis de l’Amicale des anciens d’Indochine de la Haute-Meurthe à Fraize le 5 septembre 2011.
« Dans votre article du 26 août 2011 consacré au 100 e anniversaire du général Giap, vous utilisez le mot « débâcle » qui ne correspond en rien à la réalité concernant la bataille de Dien Bien Phü.
Le poste de Dien Bien Phü choisi par l’Etat major avait suscité beaucoup de réticences, censé barrer la route du Laos aux armées Viet-Minh.
Il présentait de nombreux inconvénients : il ne pouvait être ravitaillé que par avions et cette bataille durera 57 jours et 57 nuits ; la position ne s’est pas rendue, elle a été submergée par des forces dix fois supérieures en nombre et bien armées.
La garnison, composée de soldats de toutes races, religions et couleurs, perdra 1 726 tués, 1 600 disparus et plus de 5 000 blessés.
Sur les 10 000 prisonniers, 6 000 ne reviendront pas.
Je vous rappelle qu’en mars 1945, les Japonais avaient occupé l’Indochine et le général Leclerc en octobre 1945 n’était pas venu avec une idée de reconquête mais avec l’idée d’une indépendance dans le cadre d’une union dans l’ordre et la paix ; la politique en décida autrement quand le président Ho Chi-Minh vint à Fontainebleau. J’espère que cette page vous convaincra et permettra de rendre hommage aux morts de Dien Bien Phu. »
Vosges matin, lire la suite