CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
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 Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas

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ZITOUNE
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 7:10

Merci pour les photos ainsi que ta présence.
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 7:49



Merci à vvdd66 pour ce rappel historique (l'horreur à l'état pur) et à Claude pour les photos de la commémoration.
J'avais entendu parler de ce massacre mais je n'avais encore rien lu à ce sujet.

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ZITOUNE
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 7:56

Erratum ou précision:

Montcornet: 101 blindés détruits 750 hommes tués ou blessés sans que les allemands ne soient retardés une seule minute....
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 9:24

Merci Claude pour le reportage !

Emouvantes photos, tout autant que le rappel de cette tuerie... passée aux oubliettes de l'Histoire, même si quelques uns en ont entendu parler...

Merci Jacques pour la précision sur les résultats de cette glorieuse bataille, qui aurait pu nous offrir un "maréchal" de plus
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 12:05

Merci à ceux qui viennent de nous rappeler, par les textes et par les images, cette page ignoble de notre Histoire ...

Tes photos, Claude, montrent on ne peut mieux, l'implication et les capacités de souvenir de la "France" officielle et de l'appareil d’état !

Certes, il n'existe et n'existera jamais la moindre "bonne raison" qui puisse justifier un oubli de la "chose" ...

Mais, quand on vit avec ces souvenirs, quand la nuit, parfois, on se réveille en sueur avec le coeur qui cogne parce que l'on "entend" les cris de ceux qui appellent au secours ET que l'on ne peut rien faire, alors ces rappels de l'Histoire frappent en pleine gueule ... et cela fait mal !

Merci "quand même" de ne pas avoir oublié.

L'année prochaine, ce sera le cinquantième "anniversaire" de ce massacre (Accusé DE GAULLE, levez-vous !) et, d'après les informations que certains d'entre-vous ont communiqué sur notre site, ce serait l'occasion - à quelques jours près - choisie (attention quand même à ne pas se faire manipuler) pour inviter ce qu'il reste des assassins-terroristes ainsi que leurs "dignes successeurs".

Il me semble que plutôt que de nous soucier de l'ignoble porc (moi le premier) nous ayons là un vrai sujet nous concernant tous, et matière à préparer quelque chose (qui ne pourra pas se limiter à tourner le dos ... )avec toutes les associations qui, comme nous ne pourrons supporter cette (hypothétique, jusqu'à présent) nouvelle ignominie, quel que soit le charlot qui sera locataire de l'élysée. Et, si quelque chose doit être fait, il faudra que ce soit en toute discrétion. Ceux qui résident dans la capitale des Francs ou à proximité seront nécessairement les moteurs, car des contacts physiques seront nécessaires.

Qu'en pensez-vous ?
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ZITOUNE
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 12:31

J'ai lu sur le forum que la sordide idée d'un défilé du FLN à Paris ne serait pas du tout à l'ordre du jour....mais comme on a déjà entendu tout et son contraire il faut rester en "chouf".
Le cas échéant et pour répondre à ta question, kaouendu, si quelque chose doit etre fait je suis pret à en prendre part...
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 13:39

Pour ma part, c'est simple : je renvoie ma carte d'électeur directement rue du faubourg St Honoré, et s'il faut manifester dans les rues de Paris, et bien pourquoi pas !

Il y a un début à tout....

Car les fells sur les Champs Elysées, NON PAS QUESTION....

L'idée d'une pétition en ce sens, a circulé suite aux suppositions, peut-être serait-il bon d'y venir avant qu'il ne soit trop tard ! En période pré-électorale, on peut toujours y croire....
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MessageSujet: Heureusement, j'étais bien assis !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!   Mer 6 Juil 2011 - 18:13

Effectuant quelque recherche sur Internet, relatives à cette journée du 5 juillet 1962, je suis "tombé" sur un site algérien ...


1) Voici la photo figurant en tête :



Jusque là, même si cela commence à échauffer quelque peu les oreilles, on peut considérer que c'est normal ... (du point de vue du créateur du site)

Mais ...

2) Voici la photo (un bandeau) figurant un peu plus bas dans la page, regardez-le bien ... est-ce qu'il ne vous rappelle pas quelque chose ?



Si, si, vous avez bien vu !!!

Mais, le comble, c'est si vous cliquez sur ce bandeau, qui est un lien actif ...
Je ne trouve pas de terme pour qualifier ceci : dégueulasse, ignoble, ignominieux ?

En fait, je pense que le terme le plus approprié soit : TRAHISON !

Le lien pointe sur :



et je vous garantis que l'on arrive bien au bon site !

Essayez, pour voir !

Bien sûr, on ne peut pas exclure la manip destinée à inciter nos gentils immigrants (GI et non GO) à prendre du service
, ceci afin de bien connaître nos techniques, nos armements, ... au cas où ...

Bien sûr, on ne peut pas exclure la manip de type provoc. Mais, alors que font les services spécialisés, dont la DPSD ? Devons-nous leur tenir la main ? Que devons-nous faire pour protéger nos Camarades ?

Certains d'entre nous se posaient la question suivante : si nous devions combattre, au sens vrai du terme - sur le territoire national - des groupes islamistes, que feraient les militaires de confession musulmane recrutés grâce à la pub (gratuite ?) de ce genre de site ... Je ne vous donne pas la réponse à cette question, trouvez-la vous-même.
Je sais, je suis dur, très dur avec vous.
Mais faites un effort !
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 18:28

Et bien comme ça, ils seront dans la place !.... Pas besoin d'infiltration, ni d'espionnage !....

Et l'Armée cautionne de tels agissements....:affraid:

Navrée si j'en choque quelques uns une fois de plus, mais nos cadres militaires actuels ont la mémoire très courte, voir amputée.... A moins qu'ils ne péchent par ingorance
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ZITOUNE
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 18:31


Qu'est ce que c'est que ce bordel!!
Discrimination positive....Ils feront comme d'autres ont fait avant eux, ils déserteront avec armes et bagages, au mieux ils refuseront de combattre leurs "frères".
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ZITOUNE
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 18:33

Citation :

Navrée si j'en choque quelques uns une fois de plus, mais nos cadres militaires actuels ont la mémoire très courte, voir amputée.... A moins qu'ils ne péchent par ingorance

C'est pas eux qui obligent à des quotas de recrutement, je pense que pour la plupart ils subissent en silence.
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 18:53


De mieux en mieux !!!
Le bandeau est mis à l'instigation du créateur du site ou est-ce une pub pour le recrutement telle qu'on peut en voir quand on va sur un site traitant de la chose militaire ?
Il n'en demeure pas moins que le bandeau n'a rien à faire sur ce site ! Encore qq. efforts et on leur livre la France pieds et poings liés !
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 19:15

ZITOUNE a écrit:

C'est pas eux qui obligent à des quotas de recrutement, je pense que pour la plupart ils subissent en silence.

Je ne dis pas le contraire ! Mais en cas de "guerre civile", car il faut appeler un chat, un chat ! C'est contre eux que se retourneraient leurs hommes en premier lieu !....

Je ne souhaite pas que ce jour arrive, bien loin de moi cette idée, cependant, il faut y penser !....
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Fombecto
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 20:00

Bonsoir,
Je tombe sur le c.l!
Merci Kaouendu de cette information, elle est dans le même esprit de la note du général CUCHE alors qu'il était CEMAT, il trouvait que l'armée française n'était pas assez colorée. Je ne retrouve plus cette note!

Regardez bien en haut à gauche: service de renseignements al....



Cette pub passe même dans nos publicités CMP




le service recrutement de nos armées a donné son accord et a communiqué les bannières "aux services secrets al..." avec échange commercial?

Ce n'est pas une copie en fraude puisque l'on retrouve la pub chez nous.

Regardez les traits des candidats.

Quelle est la nationalité des algériens recrutés, des BI nationaux?

Retrouve-t-on le même problème que dans le foot-ball, forme t-on des personnels qui retourneront en algérie après formation de haut niveau.

Forme-t-on des agents double ou dormant pour infiltrer nos jeunes nationaux qui ne sauront plus à quel Saint se vouer en cas d'opération en terre d'Islam!

J'ai la tête qui bouillonne!
Revenons au défilé de 2012
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 6 Juil 2011 - 22:10

Comme je bloque toute publicité arrivant sur mes ordinateurs, je n'ai jamais vu le fameux bandeau sur CMP.

Curieusement le site dont je vous avais donné l'adresse est localisé (au moins les serveurs) aux USA, tout comme CMP ...
Il pourrait s'agir d'une régie publicitaire à laquelle se serait adressé "defense.gouv" pour la diffusion de son bandeau, ce d'autant plus que le fait de cliquer déclenche l'activation du site "doubleclick" qui a quelque chose à voir avec la comptabilisation des accès à la publicité en question ...

Mais, cela n'explique pas :
- que des tordus faisant l'éloge des fells acceptent une pub pour l'Armée Française, sauf à y trouver quelque intérêt ...
- que les services en charge de la protection et de la sécurité de la Défense soient passés à côté d'une énormité pareille, à moins que ...

Il ya quand même là quelque chose qui, au minimum, frise l'incompétence et l'absence de sécurité totales !
Certes, aujourd'hui, le ridicule ne tue plus, mais quand même !

J'allais oublier, je ne crois pas du tout que les services de renseignement fells soit peuplé d'imbéciles, bien au contraire ! Et, l'apparition du libellé "Services de renseignement algériens" est soit un moyen de se mettre en valeur ... nous avons aussi ce même genre de Zozos ... Soit, c'est de la provoc (?)
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jacky alaux
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Sam 16 Juin 2012 - 13:43

junker a écrit:
ce qui explique cette sauvagerie , c'est la soif de sang des arabes ,c'est inné dans leurs cortex cérébral des qu'il voit du sang ,une poussée d'adrénaline les animent d'une sauvagerie de préhistorique ,eux, les hommes des cavernes s'était pour manger et pour survivre et faire survivre leurs clans ,mais ils n'étaient pas assoiffés de sang comme nos bons maghrébins débonnaires.

-----------------------------------------------

OUI, MON FRERE... DES SAUVAGES, qui a present envahissent la France avec la complicité des mêmes vendus.
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tante ju
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Dim 17 Juin 2012 - 11:03

Merci Claude, d'avoir supprimé cette tribune FLNiste, le révisionnisme, le négationniste sur les drames de nos compatriotes européens ou musulmans en Algérie ne peuvent avoir la parole sur notre forum.
C'était insupportable!
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SACCO83
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MessageSujet: ORAN   Mar 19 Fév 2013 - 18:52

Je viens de tomber sur ce topic. Je suis pied noir et comme à chaque fois que je lis ces horreurs, je pleure comme un C..

A tous : Veillez bien à ce qu'ils ne puissent faire ici, ce qu'ils ont fait là bas.
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http://societe.volontaires65@sfr.fr
Claude Millet
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mar 19 Fév 2013 - 23:57

Triste mémoire!
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Claude Larue
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mar 30 Avr 2013 - 18:34


Il y eut la trahison de Mers-el-Kébir pendant la 2e guerre mondiale puis la trahison d'Oran le 5 juillet 62. Deux dates à ne jamais oublier.
Il est maintenant formellement établi qu'à partir de 12h30 ce 5 juillet le général Katz était au courant de la situation qu'il en a informé le général de Gaulle au téléphone et que ce dernier lui a ordonné de ne pas bouger.
J'étais à Mers-el-Kébir le 5 juillet 1962, des copains avaient leurs familles qui habitaient Dar Beida, nous avons appris ce qui se passait à Oran qu'en voyant arriver une foule de gens affolés. Il était 17 heures. Il devait y avoir au bas mot 300 à 400 personnes. Nous avons dressé deux tentes en catastrophe pour abriter les personnes âgées, les femmes enceintes, les malades. Nous avons distribué toutes les couvertures et les lits de camps que possédait le fort et c'est au cours de cette nuit que nous avons reçu mille et un témoignages des horreurs vécues à Oran.
Mis à part quelques rares exceptions, l'armée est bel et bien restée l'arme au pied le 5 juillet 1962 à Oran.


Dernière édition par Claude Larue le Mer 1 Mai 2013 - 15:04, édité 1 fois
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guy aman
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MessageSujet: ORAN RABAH KELLIF   Mer 1 Mai 2013 - 8:58

Rabah Kellif
Un géant dans un monde de nains
Le 5 juillet 1962, c'est plusieurs centaines de civils innocentsqui ont été enlevés ou assassinés à Oran par des fanatiques algériens, le jour de la proclamation de l'indépendance. Pourtant 18000 soldats français, gendarmes et CRS étaient présents dans la ville ce jour-là, sous les ordres du général KATZ, ils sont cantonnés dans les casernes et ne doivent pas en sortir (ordre de Charle de Gaulle, selon des données historiques et avérées). La plupart n'ont jamais été retrouvés, sauf ceux qui atrocement mutilés jonchaient les rues ou étaient pendus par la gorge à des crochets de boucher.
Mais un officier musulman, le Lieutenant Rabah KHELIF, a des renseignements concernant ce qui se passe à Oran, il téléphone au colonel commandant le secteur, qui lui répond " c'est affreux, je sais, mais les ordres sont les ordres ".
Avec son caractère bien trempé, et sa conscience patriote, il décide d'intervenir, il nous raconte :
"Je commandais la 4e Compagnie du 30eme BPC. j'étais le seul officier FSNA, (Français de Souche Nord Africaine ndlr) disions-nous à l'époque, dans cette unité de chasseurs, unité d'élite (...) Ayant eu des renseignements qui m'affirmaient que les membres du FLN ramassaient dans Oran et sur les routes les pieds-noirs et bien sûr les Musulmans qui étaient pro-français, pour les amener dans des camions et les fusiller avant de les jeter dans le Petit Lac, qui, paraît-il, actuellement serait cimenté. (Je préfère parler au conditionnel puisque je n'ai pas vu ces actions, elles m'ont été rapportées).
J'ai téléphoné au colonel commandant le secteur qui était mon patron hiérarchique le plus élevé et à son adjoint. Le commandant m'a dit
: "Khellif je comprends très bien ce que vous ressentez, je vous laisse faire selon votre conscience, mais attention! Je ne vous ai rien dit. "
J'ai considéré cette réponse comme un feu vert et un encouragement.
" J'ai alors embarqué la moitié de ma compagnie dans les camions dont je pouvais disposer et je me suis dirigé, sans ordre, vers un des points de regroupement, qui se trouvait devant l'ancienne Préfecture à Oran qui doit toujours être Préfecture aujourd'hui et là effectivement, j'ai vu, d'un part une colonne, colonne par trois ou quatre, de femmes, d'enfants, de vieillards pieds-noirs, des centaines, qui étaient gardés par la valeur d'une section du FLN et qu'on s'apprêtait à embarquer pour une destination inconnue. Devant la Préfecture, il y avait un planton. Je demande à ce planton où se trouve le Préfet. Il m'a montré un monsieur, petit, costaud, chéchia rouge qui grimpait les escaliers de la Préfecture. J'ai donc en trois enjambées rejoint ce Préfet et je lui ai dit : " Monsieur le Préfet je vous donne cinq minutes pour libérer tous ces gens là, sinon on fera tout sauter. " Le Préfet en question n'a pas répondu, il est redescendu avec moi et il a été voir le patron de la section du FLN. La palabre n'a pas duré longtemps. Les gars du FLN sont montés dans leur camion, sont partis. le Préfet est venu avec moi et a dit à tous ces braves gens, les pieds-noirs: " Vous êtes libres ".
Oh ! C'était la joie "
Je reverrai toujours cette scène hallucinante de femmes d'enfants et de vieillards qui pleuraient, poussaient des cris hystériques, courants, tombant les uns sur les autres…
(S'étant quelque peu éloigné de son détachement, le capitaine Kheliff fut ensuite frappé et blessé par des civils algériens. Ses hommes vinrent le dégager, mais il évita de faire ouvrir le feu.)
Quelqu'un est venu me trouver et m'a signalé qu'il y avait des gens blessés. Je les ai fait mettre à l'abri pour se faire soigner. Puis j'ai installé des patrouilles sur les axes routiers qui menaient au port ou à l'aéroport, car j'ai appris qu'on arrêtait les gens qui fuyaient, qu'ils soient musulmans ou européens d'ailleurs. C'était la population ou des gens armés ne faisant même pas parti de l'A.L.N., qui les arrêtaient, les volaient, les tuaient.
J'ai donc mis des contrôles pour éviter cela et je les arrachais littéralement aux mains de la population. Au risque de ma vie, souvent, je les escortais jusqu'au port, parfois seul dans ma Jeep, avec simplement mon chauffeur et mon garde du corps. J'ai fais cela en ayant le sentiment de ne faire que mon devoir. "
Il est mis aux arrêts de rigueur, et convoqué par le général Katz qui l’admoneste sévèrement, avec une grossièreté indigne, allant jusqu'à lui dire : « Si vous n'étiez pas arabe, je vous casserais. » ou : " Si vous aviez été un officier français (et qu'était-il sinon cela ?) je vous casserais sur le champ !" selon une autre version, ndlr)
Il dut être ramené d'urgence en France pour éviter des représailles. Bien que sa carrière soit alors freinée, il parvient au grade de capitaine. En 1967, il quitte l’armée, pour raisons de santé.
Le capitaine Rabah Kheliff n'a jamais pu revoir son pays natal, ni les survivants de sa famille restés en kabylie.
L’armée rendra néanmoins hommage au lieutenant Kheliff, le 11 juillet, sous la plume du colonel Nicolas, commandant le sous-secteur est d’Oran et le 67e Régiment d’Infanterie :
« Calme, énergique, et discipliné, a fait preuves des plus belles qualités de Chef et d’homme en s’exposant, personnellement, au cours d’une manifestation, le 5 juillet, pour sauver plusieurs européens dont la vie était menacée. A été molesté en transportant des blessés en lieu sûr, mais gardant un remarquable sang-froid, a contribué à rétablir le calme sans effusion de sang. »

Né en 1933 en Kabylie, ancien enfant de troupe, ce fils d'officier français s'engagea en 1951 (à 18 ans) pour combattre pour la France en Indochine pour servir sa mère-patrie la France, à laquelle il vouait un attachement indéfectible. Blessé et fait prisonnier à Dien Bien Phu, il rentre en Métropole en 1954 et repart bientôt pour l'Algérie où il servira comme officier jusqu'en 1962. Il est décédé le 3 novembre 2003. Il n'avait que 70 ans. Il était le créateur et le président de l'Union nationale des Anciens combattants français musulmans. Dès sa mise à la retraite de l'armée, il s'était consacré à la défense des droits de ses camarades de combat français musulmans, souvent désarmés, devant une administration tatillonne et ingrate.
Il a été présent jusqu'à son dernier souffle aux côtés des anciens combattants et harkis qu'il a défendus de toutes ses forces. Il dénonçait sans cesse la trahison de l'Etat et n'hésitait pas à intervenir aux plus hauts niveaux pour apaiser leurs souffrances. Il avait tenu à organiser lui-même la journée nationale du 25 septembre dernier à Lyon en hommage à leur tragique destin. Ce fut une réussite mémorable à laquelle, épuisé, il n'avait pu assister. Il avait réussi à obtenir du président de la République que le "25 septembre" soit célébré tous les ans sur tout le territoire.
Rabah Kheliff était commandeur de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du Mérite.
Profondément croyant, il avait été un des fondateurs de la grande mosquée de Lyon dont il assurait la présidence et l'indépendance dans un cadre intégralement français. Il disait à qui voulait l'entendre qu'il était français d'abord et musulman ensuite, et s'opposait à tous ceux qui, sous prétexte de double nationalité, se considérent chez nous en simple subsistance.
"Nous, les Patriotes Français de souche nord africaine, aimons trop la France pour permettre à quiconque de l'insulter ou de cracher sur son drapeau pour lequel nous avons versé tant de sang, donné notre jeunesse et la vie de beaucoup des nôtres.
Alors la France qui a accueilli des étrangers de toutes origines et nationalités, doit être respectée chez elle, et ceux qui ne l'aiment pas doivent avoir la décence de ne pas manger son pain et de ne pas cracher dans la soupe qu'elle leur sert." R.K
http://www.coalition-harkis.com/actualites/162-marianne-trahie-par-ses-representants-comme-les-harkis-.html

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Claude Larue
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MessageSujet: Re...   Mer 1 Mai 2013 - 9:41

Oui, heureusement, le geste de Rabah Kéllif est maintenant connu de tous les anciens d'A.F.N. et même au-delà. Il y eut également un officier Français dont le nom m'échappe qui avec son chauffeur intervint au commissariat d'Oran pour libérer de nombreux Pieds-Noirs qui n'attendaient que la mort.
Lorsqu'à 11h30 le massacre commença sous les ordres du capitaine de l'A.L.N. Bakhti, les Pieds-Noirs qui n'étaient pas massacrés sur place, par des femmes en délire, étaient dirigés vers quatre principaux points: le commissariat central, la ville nouvelle, les abattoirs, mais surtout le Petit Lac.
Tout ceci avait donc été bel et bien planifié. Le FLN s'est d'ailleurs empressé de bétonner le charnier du Petit Lac afin que personne ne puisse compter les victimes.
J'ai toujours été extrêmement étonné de lire que les morts s'élevèrent, ce jour-là, à quelques centaines.
Je ne parle pas de Katz qui pour se donner bonne conscience, parle dans son livre "l'honneur d'un général" de 25 morts. Le pauvre aurait mieux fait de ne rien écrire.


Dernière édition par Claude Larue le Mer 1 Mai 2013 - 12:46, édité 1 fois
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MessageSujet: KATZ   Mer 1 Mai 2013 - 12:18

Note de l'auteur : Ce matin là, premier jour officiel de l'Algérie nouvelle, sept
katibas de l'ALN avaient défilé dans les rues de la ville. Les Officiels français
étaient partis et le GPRA n'avait pas encore désigné de remplaçants, soudain
une fusillade éclate. C'est alors qu'une vague de folie part des faubourgs
musulmans pour déferler sur les quartiers européens. Hommes, femmes,
enfants, vieillards sont indistinctement abattus à coups de mitraillette ou à
l'arme blanche. Les blessés sont égorgés jusque sous les yeux des sentinelles
françaises qui montent la garde, boulevard Joffre, devant le service social de
l'armée. Ces militaires obéissent à la consigne du Général KATZ, de ne pas
intervenir ! Le lendemain, aucune parole de regret ne sera prononcée par un
Officiel français, mais par le nouveau Préfet de la wilaya qui fera arrêter les
meneurs ; ils seront présentés à la Presse internationale. Fin de la digression.
(photo éditions. Edibys)




5 juillet - ORAN
sources FLN : 46 morts
Quai d'Orsay : 453 morts, enlevés et disparus
(en débordant les 6,7 et 8 juillet)
Armée française : 215 morts
dernière estimation du Quai d'Orsay d'octobre 2005 : 453 mais 88
retrouvés ou décédés (autre raison)
---------------------------------------------------------------------------------------------------------
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Claude Larue
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MessageSujet: Re...   Mer 1 Mai 2013 - 12:53

On est bien loin du compte. D'après des témoins c'est par GMC entiers que les Pieds Noirs étaient débarqués au Petit Lac, là où sévissait (soit-disant) un certain repris de justice du nom d'Atou. Qui fut d'ailleurs présenté à la presse quelques jours plus tard et à qui on fit endosser les massacres.
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   Mer 1 Mai 2013 - 13:29

Claude Larue a écrit:
On est bien loin du compte. D'après des témoins c'est par GMC entiers que les Pieds Noirs étaient débarqués au Petit Lac, là où sévissait (soit-disant) un certain repris de justice du nom d'Atou. Qui fut d'ailleurs présenté à la presse quelques jours plus tard et à qui on fit endosser les massacres.

Environ 700 tués ou disparus, nbre de musulmans francophiles, non connu ( livre de Guillaume Zeller) guy
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MessageSujet: Re: Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas   

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Oran le 5 juillet 1962, ne les oublions pas
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