HOMMAGE A MARCEL BIGEARD
Poème de Jean-Jacques Panicali
(extrait du livre « BIGEARD l’hommage » éditions du Rocher)
Lorsque, mon général, vous aurez fui la terre
Que vos cendres iront sur ces endroits maudits,
Exilé mais éternelle, votre poussière
Rejoindra vos soldats, les grands et les petits
Vous irez jusque dans les murs des cinq collines
Retrouver vos chevaliers dormant sur ces monts.
Pitons qui firent tant d’orphelins, d’orphelines,
Tant de mères éplorées, tant de moribonds.
Général, vos cendres, sous vos ailes de flamme,
S’étaleront sur vos guerriers, vos paladins.
Et vos preux chevaliers accueilleront votre âme
En claquant leurs talons, saluant de leurs mains.
Un para vous dira : « Tu valais une armée.
Tu étais aussi grand qu’Épaminondas ! »
Un autre : « Tu étais la légende et l’épopée,
Un seigneur, un Roland, un Bayard, un d’Assas ! »
Adieu mon général, mon œil pleure et ruisselle
D’ici j’entends crier les paras votre nom.
Dormez mon général dans la nuit éternelle,
Dormez sur Éliane où gronda le canon.
Adieu mon général, je pense à vous sans cesse,
Puis-je vous dire aussi combien je vous aimais.
Là-haut, si vous voyez ma fille, avec tendresse
Prenez-la dans vos bras ; puis saluez Langlais.
Saluez Botella, ce combattant splendide,
Saluez nos héros où qu’ils soient enterrés ;
Saluez Bréchignac, ce grand chef intrépide,
Et nos purs officiers aux beaux galons dorés.