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 L'honneur retrouvé du colonel Blériot

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Philippe MULLER
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MessageSujet: L'honneur retrouvé du colonel Blériot   Jeu 9 Juin 2011 - 21:27

SOURCE = lunion.presse.fr Publié le mercredi 08 juin 2011 à 10H01 par Eric LAINÉ :

Citation :



ARDENNES. Hier, la chambre criminelle de la Cour de cassation à Paris a rendu sa décision à propos de la confiscation de l'habilitation OPJ du patron de la gendarmerie des Ardennes, en juin 2010. Elle casse l'arrêt de la chambre de l'instruction de Reims et renvoie l'affaire devant celle de Douai, infligeant un camouflet au président Gellé et par ricochet à la juge Isart, à l'origine du pinaillage.

L'AFFAIRE avait fait grand bruit en Champagne-Ardenne et jusqu'à Paris quand François Gellé, président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Reims, avait confisqué l'habilitation OPJ (Officier de police judiciaire) du patron des gendarmes des Ardennes pour une durée d'un an, le 10 juin 2010.
D'abord parce que ce brillant officier de gendarmerie de 47 ans avait toujours fait montre de belles qualités professionnelles et de brillants états de service. Une carrière sans accroc pour ce Saint-Cyrien médaillé -béret vert en Irak et au Koweït lors de la première guerre du Golfe- mais aussi parti en mission au Cambodge.
Ensuite et surtout parce que la sanction infligée paraissait disproportionnée au regard des faits allégués (nos éditions des 4, 11, 12 et 23 juin 2010).
Pour mémoire, Nicolas Blériot avait refusé que ses gendarmes se prêtent à la reconstitution d'un crime particulièrement sordide comme l'exigeait la juge d'instruction rémoise Véronique Isart, au terme d'une commission rogatoire délivrée le 23 avril 2010.
Une femme gendarme aurait dû se mettre dans la peau d'une mère de famille massacrée à coups de sabre comme sa fillette et, face à elle, un gendarme aurait dû tenir le rôle du tueur présumé.

La grande clémence du parquet général

Pourquoi un tel refus de la part de cet officier supérieur toujours prompt à exécuter les ordres ? Tout simplement parce qu'il entend qu'on ne porte pas atteinte à la dignité de son personnel déjà affecté par la sauvagerie de ce fait divers hors-norme. Mais aussi parce que ses enquêteurs ont eu à connaître de près ou de loin les détails de ce meurtre dont il ne faut pas fausser la reconstitution.
Prenant la mouche, la juge Isart ne tarde pas à saisir la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Reims, présidée par François Gellé. C'est ainsi que le colonel Blériot, assisté de Me Ahmed Harir, doit répondre de « manquement à ses devoirs d'officier de police judiciaire » le 3 juin 2010.
Mais le gendarme n'a pas seulement l'appui de son avocat. Tous les gendarmes sont derrière lui de la base au sommet de sa hiérarchie, rue Saint-Didier à Paris. La Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) porte même l'affaire devant la chancellerie et le ministère de l'Intérieur pour qu'ils prennent position.
Le parquet général de Reims ne requiert pour sa part que « de simples observations ». Autant dire la plus extrême indulgence au regard d'une affaire jugée en haut lieu comme ahurissante. Montée en épingle.

« Une sanction disproportionnée »

Mais les arguments du colonel Blériot, la plaidoirie de Me Harir, les réquisitions du parquet général et l'incompréhension générale ne font ni chaud ni froid à François Gellé. Car le 10 juin 2010, celui-ci inflige une sanction pour le moins sévère au patron des gendarmes des Ardennes, le privant de son habilitation OPJ pour une durée d'un an.
Jean-François Pascal, le procureur général près la cour d'appel de Reims, riposte sur le champ en formant un pourvoi en cassation devant la plus haute juridiction « au motif que la sanction infligée est disproportionnée ». Soutenu par le ministère de l'Intérieur, la chancellerie et sa direction, Nicolas Blériot lui emboîte le pas. Le bras de fer est entre les mains de la cour de cassation.
Hier matin, les magistrats de la plus haute juridiction ont donc tranché. Leur décision se révèle favorable au colonel de gendarmerie puisqu'ils cassent l'arrêt de la chambre de l'instruction de Reims.
La confiscation de l'habilitation OPJ n'est donc plus à l'ordre du jour et son honneur d'homme et officier pleinement retrouvé.
L'affaire n'est terminée pour autant puisque le crime de lèse-majesté qui lui est reproché doit maintenant être examiné dans le ressort d'une autre cour d'appel. En l'occurrence, il le sera par la chambre de l'instruction de Douai, dans le Nord. Plus au nord, plus au froid mais loin du président Gellé qui - frappé à tout le moins par un vice de procédure - essuie un cinglant revers.

Eric LAINÉ
elaine@journal-lunion.fr
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