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 Pas touche à nos gendarmes !

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Philippe MULLER
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MessageSujet: Pas touche à nos gendarmes !   Jeu 2 Juin 2011 - 22:00

Source : armees.com Publié le 1er juin 2011;

Citation :

Militaires dépendants du Ministère de l’intérieur ils exercent leurs missions au même titre que leurs collègues policiers mais avec le bémol du bâillon réglementaire de leur statut militaire : ils ne peuvent s’exprimer ni revendiquer leurs justes droits comme peuvent le faire les policiers librement syndicalisés.

Par Jean-Marc Trappler

Justes droits car à missions identiques, les uns, les policiers, ne franchissent pas les limites du corvéable. Au-delà de leurs heures effectuées par exemple, pas question de jouer les prolongations alors que les gendarmes multiplient les horaires, corvéables à merci. C’est un exemple basique mais lorsqu’on admet le stress du travailleur, du policier, on peut aussi admettre l’hyper-stress de ceux qui, jamais ne rechignent à multiplier les missions sans légitime compensation ni reconnaissance.

Les militaires de la gendarmerie ont été transférés au ministère de l’intérieur donc, avec armes, bagages et budgets dans une idée de mutualisation des moyens et certainement une arrière pensée de fusion ; ce que craignent les militaires. D’impressions négatives en impressions négatives, les gendarmes ressentent une différence de traitement avec leurs collègues policiers, protégés par des syndicats puissants, incitant leur désormais nouvelle direction civile, à leur imposer taches et missions que les policiers discuteraient.

Les gendarmes obéissent, obtempèrent, subissent des restrictions et perdent des escadrons tandis que, force syndicale oblige, les policiers parviennent à limiter la casse, n’hésitant pas, au passage, de faire la grève ou de se se porter pâle au détriment de leurs missions et in fine de l’emporter.

La gendarmerie a été décapitée, jadis implantée sur tout le territoire, son maillage efficace, sa proximité avec la population faisait d’elle un maillon essentiel de la sécurité et du renseignement en capacité d’intervenir en quasi temps réel sur tout lieu nécessitant ses compétences. On a rien trouvé de mieux de réorganiser ce qui marchait en groupant les unités, avec l’effet pervers de créer des glacis certes administrativement couverts par les nouvelles brigades mais aux antipodes des missions traditionnelles et, surtout, les coupant des populations. Moins de gendarmes, moins d’efficacité, plus de poudre aux yeux ; ça ne marche pas. La gendarmerie de demain, si on poursuit dans la logique engagée, perdra ses prérogatives de police dans les zones néo-urbaines pour ne conserver que la campagne, les bretelles d’autoroutes et les champs de canne à sucre dans les Dom-Tom.

Le projet de démantèlement des gendarmeries, dans les grandes agglomérations, semble, manque de budgets oblige, se ralentir et les polices des villes comme Paris, Lyon, Marseille et deux ou trois autres grandes bourgades, sont obligées de composer avec les gendarmes. La police n’est pas la gendarmerie et inversement ; la population ne s’y trompe pas, en mixant les deux, on a perdu ce que la gendarmerie avait mis des décennies à construire, une confiance populaire et une efficacité basée sur le dialogue et l’estime alors que l’impression qui prédomine aujourd’hui est celle de la distance administrative, de la répression et de l’exposition médiatique.

Il n’y a jamais eu meilleure police de proximité, qu’avec la gendarmerie et des gendarmes ouverts, coopératifs, pédagogiques, champions de la prévention et proches des gens. Le modèle de la gendarmerie a été contesté et démantelé alors que tous les rapports en soulignaient l’efficacité.

Pas besoin d’être grand clerc pour observer qu’entre police et gendarmerie, l’une est crainte par la population alors que l’autre rassure.

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