8 Juin Journée Nationale aux "Morts pour la France" en Indochine
vendredi 10 juin 2011
Cette cérémonie s’est déroulée devant le Monument aux Morts du 17 ème arrondissement de Paris en présence de madame le maire du 17 ème, Brigitte Kuster.
Depuis 2005, cette Journée Nationale d’Hommage, fixée au 8 juin, nous permet de rappeler à tous le sacrifice des 29.000 métropolitains, des 11.000 légionnaires, des 15.000 africains et nord-africains, et des 45.000 indochinois, morts au nom de la France, dans cette Indochine que tous s’accordent à appeler « la perle de l’Empire français ».
Un point chaud dans la guerre froideLa première grande guerre coloniale française venait de commencer. Ce conflit ne fera que s’aggraver avec le début de la guerre froide, les puissants voisins communistes chinois et russes soutenant les forces vietminh. Les forces de l’Union Française en Indochine devenaient ainsi un avant-poste de la guerre froide dans cette partie du monde.
Au plus fort de la présence française, ce sera plus de 260.000 hommes qui composèrent le Corps Expéditionnaire d’Extrême-Orient avec un soutien logistique de la part des Etats-Unis.
Je rappellerai les grandes dates de l’intervention de nos forces armées :
mars 1946 : débarquement des troupes françaises à Haïphong,
novembre 1946 : bombardement français sur Haïphong,
octobre 1950 : bataille de la Route Coloniale n° 4,
janvier et mars 1951 : victoire française au Tonkin,
fin 1952 : défaite du Viet-Minh face au camp retranché de Na San,
mars et mai 1954 : bataille de Dien-Bien-Phu.
Après cette dernière et tragique grande bataille et la signature des Accords de Genève :
le 9 octobre 1954, les troupes françaises évacuèrent Hanoï,
et en mai 1955, le Corps Expéditionnaire quitta définitivement l’Indochine.
Durant cette décennie, les soldats français loin de chez eux relevaient le défi dans des conditions extrêmes, sur un terrain très difficile fait surtout de jungle, de rizières, de marécages et face à un ennemi imprévisible, opiniâtre, profitant de sa connaissance du milieu ambiant pour mieux appliquer ses techniques de guérilla.
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