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 Le Portugal à vendre

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Philippe MULLER
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MessageSujet: Le Portugal à vendre   Ven 6 Mai 2011 - 21:58

present.fr Article extrait du n° 7344 du Samedi 7 mai 2011 :

Citation :

Le gouvernement portugais démissionnaire a présenté jeudi le programme de rigueur qui prévoit, à partir de l’année prochaine, une série de mesures supplémentaires, afin de ramener un déficit public de 9,1 % du PIB en 2010 à 3 % fin 2013. Ce programme vient en contrepartie de l’aide financière de 78 milliards d’euros de l’Union européenne et du FMI. Sans compter le taux d’intérêt qui évoluera, au cours des années de remboursement, de 3,25 à 4,25 %. Tandis que, dans le même temps, la BCE envisage de rehausser son taux directeur.

Au chapitre des réductions de dépenses, ce programme prévoit notamment le gel des salaires des fonctionnaires et des retraites jusqu’en 2013, la baisse des retraites supérieures à 1 500 euros, la réduction de 15 % des coûts dans les entreprises publiques, la réduction de la durée et le plafonnement des allocations chômage, etc.

A celui des recettes, le plafonnement des déductions fiscales à l’impôt sur le revenu pour les dépenses de santé, éducation et logement, l’imposition des revenus sociaux, la hausse des taxes à la consommation, etc.

Entre autres…

« C’est un programme dur, mais nécessaire et juste », a déclaré à Lisbonne le chef de la mission de la Commission européenne, Jürgen Kröger, tandis que son homologue du FMI, Poul Thomsen, l’a qualifié d’« ambitieux et réaliste ».

Jürgen Kröger a cependant assorti sa satisfaction d’un avertissement, à savoir que l’exécutif qui « sortira des prochaines élections devra assumer la responsabilité de ce programme » sous peine de se voir « limiter » les transferts de fonds prévus dans l’accord conclu mardi.

Le président du parti social-démocrate, principal parti de l’opposition, a affirmé, comme il l’avait déjà dit auparavant (Présent du 8 avril), son « total engagement avec les objectifs » du programme économique. Pedro Passos Coelho est, il est vrai, considéré comme le favori des prochaines élections législatives, et pourrait ainsi succéder comme Premier ministre à José Socrates…

INTER

Efforts de la population…

Ce plan de sauvetage du Portugal exigera des « efforts majeurs de la population », ont cependant averti jeudi le Commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, et le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. « Dans ce contexte, nous soutenons vivement l’intention des autorités de protéger les groupes les plus vulnérables et d’assurer qu’il sera mis en place d’une manière socialement équilibrée », précisent-ils toutefois.

Sans rire… L’actuel ministre des Finances, Fernando Teixeira dos Santos, a d’ores et déjà indiqué que ce plan entraînerait une contraction de l’économie – pourquoi ne pas parler de récession ? – « d’environ 2 % en 2011 et 2012 » et que le chômage pourrait atteindre les 13 % d’ici 2013.

« Les conditions de vie des travailleurs, des retraités et d’une grande partie de la population risquent de s’aggraver », a traduit Manuel Carvalho da Silva, secrétaire général de la CGTP, la principale confédération syndicale du pays.

Quand on connaît un peu le Portugal, on sait que ses habitants ont, pour la plupart, déjà mal vécu le passage à l’euro, et qu’ils n’arrivent plus à faire face à l’augmentation du coût de la vie. On peut donc faire pire ?

L’Allemagne a d’ailleurs tenu à mettre les points sur les i. « Nous allons faire attention à ce que les données livrées, telle que la croissance économique, soient réalistes », a déclaré Angela Merkel.

A Berlin, certains vont plus loin encore ! « Avant de risquer l’argent des autres, le Portugal devrait vendre ses bijoux de famille, et notamment ses réserves d’or. Toute autre attitude serait contraire à la solidarité », a ainsi déclaré Frank Schäffler, député du FDP, le parti libéral-démocrate. On ne suppose tout de même pas que ce député (ou son traducteur) envisage d’émasculer un pays…

En réalité, il s’agit donc de vendre le Portugal à l’encan. Frank Schäffler avait d’ailleurs demandé l’année dernière que la Grèce vende certaines de ses îles pour se renflouer, ce qui est encore plus clair…

Cette démocratie européenne qui détruit les pays qui ont eu la faiblesse d’y entrer me fait irrésistiblement penser au Saturne de Goya dévorant ses enfants. Barroso et Strauss-Kahn pourront toujours proposer de mettre un euro sous la langue des pays qui en mourront, mais il n’est pas sûr que Charron accepte de leur faire traverser le Styx pour une monnaie de singe !

OLIVIER FIGUERAS

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MessageSujet: Re: Le Portugal à vendre   Sam 7 Mai 2011 - 1:52

ce qui devait arrivé arriva....

Chute de l'euro sur fond de rumeurs de sortie de la Grèce

Mots clés : euro, dollars, dette, ATHENES, LUXEMBOURG

Par lefigaro.fr
06/05/2011 | Mise à jour : 22:29 Réactions (73) La Grèce aurait menacé de sortir de la zone euro lors de discussions avec la Commission européenne, d'après le Spiegel. Malgré plusieurs démentis officiels, la monnaie unique chute de plus de 1% vendredi soir, à moins de 1,44 dollar.

Les marchés ont pris peur ce vendredi soir après une nouvelle cacophonie européenne. La Grèce aurait menaçait de quitter l'euro lors de discussions avec la Commission européenne, rapporte le site du magazine allemand Der Spiegel citant une source gouvernementale à Berlin. Les principales capitales européennes ont démenties cette information.

«De tels articles constituent une provocation, sapent l'effort de la Grèce et de l'euro et servent des jeux spéculatifs», a déclaré le ministère des Finances grec dans un communiqué. «L'hypothèse d'une sortie de la Grèce de la zone euro est totalement fantaisiste», a d'autre part assuré Bercy.

Malgré les démentis des gouvernements français, allemands et grecs, la monnaie unique a accéléré sa chute face au dollar. Vendredi soir peu avant 22h30, l'euro perdait près de 1,4%, à 1,4338 dollar. La rumeur signe «une nouvelle étape, et ces informations sont inquiétantes. Il n'est pas étonnant que l'euro s'affaiblisse», a commenté un analyste d'une banque américaine. Dans le même temps, le coût de l'assurance contre une faillite de la dette grecque («Credit default swaps», ou CDS) bondissait de 74 points de base, à un niveau record 1370 points de base, selon Markit.

Réunion au Luxembourg
Une réunion d'urgence se tiendrait entre certains ministres des Finances de la zone euro. Le président de l'Eurogroup, Jean-Claude Juncker, a démenti qu'une réunion portant exclusivement sur la Grèce avait lieu. Reste que, selon l'agence Reuters, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble ainsi que son ministre délégué Jörg Assmussen sont bien au Luxembourg pour une réunion. Ces discussions porteraient sur les sujets d'actualité tels que le Portugal, la Grèce ou encore la succession à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), mais «rien de plus», précise une source de la zone euro à l'agence de presse.

Des déclarations contradictoires agitent la zone euro ces dernières semaines à propos d'une éventuelle restructuration de la dette grecque. Lars Feld, l'un des conseillers économiques d'Angela Merkel, jugeait par exemple dimanche dernier que la restructuration est «la seule voie à prendre afin que la Grèce soit un peu soulagée et que les créanciers contribuent à la résolution du problème grec». Le président de la BCE Jean-Claude Trichet a pour sa part nié catégoriquement, jeudi, une telle éventualité.

vu sur http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/05/06/04016-20110506ARTFIG00599-chute-de-l-euro-sur-fond-de-rumeurs-de-sortie-de-la-grece.php
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