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 Soldats français morts en OPEX : La longue marche vers la reconnaissance

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Philippe MULLER
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MessageSujet: Soldats français morts en OPEX : La longue marche vers la reconnaissance   Mer 4 Mai 2011 - 21:34

theatrum-belli.com mardi, 03 mai 2011 :

Citation :

THEATRUM BELLI s'est entretenu avec Laurent ATTAR-BAYROU, président de la FNAME (Fédération Nationale des Anciens des Missions Extérieures) au sujet du futur monument en mémoire des soldats français tombés dans le cadre des opérations extérieures.



TB : Un récent article de Jean Guisnel, journaliste au Point, semble affirmer que l’ADEFDROMIL est à l’origine du projet d’un monument pour les soldats tombés dans les opérations extérieures. Or, il nous semble que cette réflexion est antérieure à la création de cette association…

LAB : Je suis déjà surpris de voir l’ADEFDROMIL dans ce genre de demande, puisque cette association est beaucoup plus connue pour essayer d’imposer au sein des Armées un syndicat, faisant partie d’EUROMIL sur le plan européen en parallèle. Depuis 2001, la FNAME s’attache à la demande de ce monument auprès de l’État, ne pouvant le mettre en place par nous même. Sans réaction de l’État, nous avons, en 2004, établi et rédigé la liste de tous ceux qui sont morts en opérations extérieures. Depuis, à chacune de nos assemblées générales, entre autre, nous ne manquons jamais d’effectuer l’appel aux morts de tous nos compagnons afin d’honorer leur Mémoire, comme il se doit. Poursuivant nos actions en ce sens, en 2008, avec Madame Alliot-Marie, alors Ministre de la Défense, et Monsieur Mekachera, Secrétaire d’État aux Anciens Combattants, nous avons inauguré une plaque au sein des Invalides en mémoire de tous les anciens des OPEX. Ainsi débutait une première avancée sur ce travail.

TB : Donc la FNAME milite depuis longtemps déjà sur ce projet ?

LAB : Oui, la FNAME, depuis 1985, date de sa création, milite pour les opérations extérieures, et depuis 2001, documents à l’appui, œuvre pour qu’un lieu de recueillement pour tous ceux qui sont morts en opérations extérieures soit érigé. Car ils sont 517, aujourd’hui, à avoir donné leur vie pour la France au cours de leur engagement sur un sol étranger ; mais où sont-ils ? Qui sont-ils ? Il semble, honteusement, que nul, ou si peu, ne s’en souvienne.



TB : Les paroles du ministre de la défense lors de la cérémonie de commémoration de l'opération Daguet à Nîmes, le 6 avril, avaient fait état de ce projet. Il semble donc que cette action de mémoire soit nationale et non pas localement parisienne comme pourrait le faire penser l'article de Jean Guisnel…

LAB : Cette décision est le fruit de la réflexion de plusieurs personnes, et organismes, dont la FNAME. En tout premier lieu, le Chef d’État-Major de l’Armée de Terre, qui a réellement, depuis Uzbeen voulu honorer les morts. M. Alain Juppé, aux fonctions de Ministre de la Défense, a initié justement cette réflexion, reprise depuis par M. Gérard Longuet, aux mêmes responsabilités. Il a donc été effectué cette demande à la Mairie de Paris, puisqu’administrativement il est nécessaire d’avoir des autorisations. Pour autant, la Mairie de Paris n’est pas instigatrice de la mise en place de ce monument en mémoire des opérations extérieures ; étant bel et bien issu du Ministère de la Défense et de l’État français.



TB
: Un lieu a-t-il été déjà défini ou bien les recherches continuent ?

LAB : Le ministère de la Défense, quand il a décidé de mener une réflexion, a chargé la DMPA (Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives) de créer une commission avec à sa tête le Général Bernard Thorette, ancien des opérations extérieures. Y participent également des historiens et des personnels de l’administration de la Défense.

L’une de nos demandes actuelles est qu’au moins plusieurs représentants des opérations extérieures puissent participer à cette réflexion, au-delà de la simple consultation. Nous demandons à ce que les familles soient aussi associées à l’édification de ce monument, trouvant ceci plus que légitime, pour avoir perdu leurs fils, morts en donnant leur vie pour la France. Enfin, notre fédération, la FNAME, effectivement, la plus représentative de la 4ème Génération du Feu, souhaite également s’associer à cette érection de ce monument pour plus nécessaire tant sur le plan mémoriel, qu’en terme de reconnaissance.



TB : Vous avez formulé le fait qu’il y a eu plus de 500 morts tombés dans les théâtres extérieurs. Comment pouvez-vous expliquer le réveil aujourd’hui des autorités sur ce phénomène ? Les morts d’Uzbeen ont-ils réellement enclenché ce processus ou bien est-ce plus globalement la situation de l’armée française par rapport à notre population ?

LAB : Il est bon de rappelé que depuis 1969, il y a eu plusieurs phases d’opérations extérieures. Jusqu’en 2007, nous avions l’impression que le nombre de morts augmentait sur une liste, que nous seuls regardions avec douleur et accablement grandir, sans réaction de l’État si ce n’est le tenue des cérémonies d’hommage dédiées. Aujourd’hui, nous sentons, sur cet aspect, une réelle volonté de l’Etat, comme des associations attachées à cette démarche, et qui démontrent de plus en plus leur poids. Avant d’en arriver là, il a fallu instituer nos objectifs au travers de notre fédération, se développer, s’organiser, pour pouvoir enfin être écoutés, et pris en considération par l’Etat. La difficulté majeure à cette avancée, est qu’il se fait par certains beaucoup de gesticulations, et de parole, mais peu d’actes, conduisant l’aboutissement et l’efficience des démarches.



TB : Lorsque vous parlez de "gesticulations", faites-vous référence au phénomène Internet qui amplifie la compassion des internautes envers les soldats qui sont déployés sur les théâtres extérieurs ?

LAB : Oui, entre autre, notamment Facebook sur lequel, au travers de pages créées tout le monde peut exprimer son soutien, suite au décès d’un militaire en opération. On clique sur « J’aime », mais où est le soutien effectif ? Combien, des mois, ou des années plus tard, honoreront encore sa mémoire. D’autant que bien peu au final sont présents au cours des cérémonies d’hommage qui leur sont rendues. Il est plus que regrettable de constater qu’au-delà du temps passé devant son ordinateur, beaucoup trop peu de ceux disponibles, et proches des lieux de tenue de ces cérémonies, ne soient réellement présents au soutien de la famille, et des proches de ce militaire défunt, et l’armée en général. Sur Internet, il y a parfois une surenchère de la compassion. Bien qu’il soit essentiel que la sensibilisation sur ce point se développe et vienne à la rencontre de tous, il n’en reste pas moins que le soutien aux familles, aux Blessés aussi, et le Devoir de Mémoire sont avant tout des actes, tous les jours. C’est bien le minimum que nous devons à ces hommes et femmes engagés au service de notre Nation en opérations extérieures.

Pour autant, cette démarche sur Internet est d’autant plus amplifiée qu’aucun lieu n’est encore officiellement inauguré et reconnu de tous en Mémoire des 517 morts pour la France en Opération Extérieure. Il est ce vide immense, attendu par chacun d’entre nous pour venir se recueillir et honorer leur Mémoire, mais aussi transmettre celle-ci aux plus jeunes générations.



TB : Avons-nous une idée de la physionomie et de la date à laquelle ce monument sera érigé ?

Deux lieux avaient été avancés : les Invalides et le site de Balard, mais avec la volonté de la Ville de Paris de travailler sur ce dossier, nous aurons peut-être un monument visible, et à ouvert à tous dans la capitale. Ceci est une bonne chose. Concernant la forme, il faut déjà que la commission se réunisse pour savoir comment. Au sein de la FNAME, nous œuvrons pour que soit érigé un monument national, suivi de la mise en place, et/ou reconnaissance d’un monument par grande région administrative (soit 5 lieux de recueillement).

LAB : Le Souvenir Français a évoqué, de nouveau, le monument dédié aux morts de Yougoslavie sur la commune d’Haudainville en Meuse, Les Veilleurs de Paix. Si celui-ci est important dans l’histoire militaire française, comme pour ceux qui ont servi en Ex-Yougoslavie, il ne peut en aucun cas représenter l’ensemble des morts en opérations extérieures, du fait qu’il est déjà été inauguré à la Mémoire de ceux-ci. Cette image restera attachée à celui-ci, même si une extension à tous les morts en OPEX y était faite. Ce monument, placé sur un terrain concédé par la Mairie de Haudainville à une association, est donc privé. En aucun cas, l’Etat ne saurait honorer dignement de ces 517 militaires français morts en opérations extérieures depuis 1969 au travers de ce monument. Par contre, il a tout à fait sa place sur un plan "régional", du devoir de Mémoire pour les OPEX, tout comme la stèle qui a été inaugurée à Toulouse, et au Camp d’Idron pour le Liban.

Au-delà d’un plan national, ou régional, nous agissons également, avec les familles, pour que soient gravés sur les Monuments aux Morts pour la France par les mairies concernées, le nom de tous les militaires français morts en opérations extérieures.

Propos recueillis par Stéphane Gaudin


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MessageSujet: Re: Soldats français morts en OPEX : La longue marche vers la reconnaissance   Jeu 5 Mai 2011 - 7:40

combien de ces traites de cocos vont encore hurler pour faire pression afin que le mon de ces héros ne soit pas graver sur nos monuments aux morts
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http://sacree-soiree-11.frenchboard.com/index.htm
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MessageSujet: Re: Soldats français morts en OPEX : La longue marche vers la reconnaissance   Lun 25 Fév 2013 - 18:16

Il est absolument impensable que le nom de tous ces Soldats ne viennent pas après ceux des dernières guerre ! Ce n'est pourtant pas compliqué, chaque ville ou village de France a son Monument aux Morts !

Une Stèle !.... Pourquoi pas ? Mais elle sera plantée à un bout de la France, éloignée obligatoirement des familles des disparus ! Elle aura même de temps à autres, le privilège d'être souillée, ou celui de tomber à l'abandon dans quelques années !....
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MessageSujet: Re: Soldats français morts en OPEX : La longue marche vers la reconnaissance   

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