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 Reveil en fanfare avec la Marine National

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junker
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MessageSujet: Reveil en fanfare avec la Marine National   Dim 10 Avr 2011 - 11:16

Réveil en Fanfare avec la Marine.
SOUKIES ,frontière Algéro-Tunisiènne ,barrage électrifié.

3ème Régiment de Parachutistes Coloniaux du Lt/Cl. BIGEARD
Escadron de Jeeps Armées, 4éme peloton , mois de mars 1958

Mené de main de maitre par le Capitaine Le Boudec, notre escadron (EJA), qui s'est retrouvé a pied en arrivant en Algérie le 6 avril 1956, Le colonel BIGEARD ayant reconnu que nos jeeps n'étaient plus efficaces ni performantes dans la montagne,celle-ci sont restées à Tébéssa ,ville frontière très belle, fortifiée depuis fort longtemps, haut murs crénelés avec 4 portes d'accès s'est avérée trop petite ,et des habitations ce sont construites autour de la ville de 30 000 habitants,à grande majorité musulmans.Plusieurs raids à partir de Tébéssa ,pour les AURES ,les NEMETCHAS ,les monts NEGRINE et les contre-forts de cette chaine montagneuse qui pénètrent en Tunisie ,sont coupés par le barrage électrifié qui suit les difficultés de la frontière ,et permet aux rebelles de s'infiltrer par des moyens divers ,de la Tunisie vers l'Algérie , et gagner les Aurés impénétrable par tout véhicules blindés ou autres,
Notre rôle est de nous infiltrer de nuit et de monter des embuscades ,puis de fixer l'ennemie pour l'encercler ,et le détruire ,avec l'aide de l'aviation de reconnaissance et de combat ,et bien entendue la flotille d'hélicoptères du Colonel BRUNET ,ami de BIGEARD ,qui nous permet par des héliportages d'encercler l'ennemie et de le détruire.

Nous revenons d'une opération de trois jours très dure,dans ce djebel ou les points culminent à plus de 1800 mètres ,dans un décor d'apocalyspse . Et les fells nous ont menés la vie dure, arrivés en pleine nuit par GMC ,nous débarquons fourbus ,les emplacements nous sont donnés, et tout de suite comme par habitude ,je prépare mon emplacement de combat, avec la pièce FM . Les tours de gardes sont établis ,et comme c'est une nuit sans lune ,nous nous couchons tant bien que mal ,heureux de pouvoir dormir quelques heures .

Personne ne sait que ce lieu de repos de fortune ,abrite de drôles de machines infernal. Vers trois heures du matin , en plein sommeil, c'est le réveil brutal ,comme dans un cauchemar ,la terre tremble et des départ de canon énorme ,nous fait jaillir comme des ressorts de nos sacs de couchages , effarées nous regardons le ciel s'éclairer de luciole et le tir sans discontinuer des canons long de 155 Marine ,tir dirigé vers une zone de barrage ,ou un passage en force d'une katiba a était repéré.

C'est la fin du sommeil ,tout le monde râle après l'officier qui nous a donné cette emplacement de dingue ,nous plions bagage et faisons quelques centaines de mètres pour nous mettre hors de portée du départ de coup de ces canons ,qui finissent de nous gâcher cette nuit que l'on croyait bien douce .

Au matin je me suis aperçue que nous étions que deux sections à avoir pénétrait l'enceinte de cette base de la Marine National ,cantonné le long du barrage électrifié.
Ainsi finit notre belle nuit de rêve ,au abords de la bourgade de SAKIET. Le lendemain on reprenait la route pour de nouvelles aventures pleines de dangers.

Et ce fut une embuscade que je vais raconter avec la peur de ma vie ,ou les fells nous ont littéralement passés dessus.
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Reveil en fanfare avec la Marine National
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