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 TAUZIN Didier Général Didier Tauzin ancien CDC du1er RPIMa demande justice pour la France et ses soldats

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MessageSujet: TAUZIN Didier Général Didier Tauzin ancien CDC du1er RPIMa demande justice pour la France et ses soldats    Lun 28 Mar 2011 - 14:47

Citation :
Lundi, 28 Mars 2011 03:32

Rwanda : Le Général Didier Tauzin demande justice pour la France et ses soldats.

"Mesdames et Messieurs nos élus, le peuple français ne vous a pas mandatés pour que vous laissiez injurier notre pays, ceux et celles qui le gouvernaient entre 1990 et 1994, et ses soldats ! Votre silence ou vos "petites phrases" ne font qu'ajouter aux assertions infamantes et entachent votre légitimité nationale.”

Aujourd’hui général de division, Didier Tauzin a commandé de 1992 à 1994 le prestigieux 1er RPIMa, le premier régiment parachutiste d’infanterie de marine. Héritier direct des paras du Special Air Service, ce régiment est le fleuron des forces spéciales françaises et sa devise est sans équivoque : qui ose gagne !

C’est avec le 1er RPIMa que Didier Tauzin, alias Thibault, sera envoyé au Rwanda dans le cadre de l’opération Birunga – improprement appelée Chimère – et un an plus tard dans le cadre de l’opération Turquoise.
Lors de l’opération Birunga, avec 70 paras d’élite de son unité, Didier Tauzin sauvera un pays et une armée en déroute, mais à l’heure de lancer l’ultime offensive, son opération sera annulée... contre sa volonté !
Le génocide commencera un an après...

source Media France libre
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Claude Millet
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MessageSujet: Re: TAUZIN Didier Général Didier Tauzin ancien CDC du1er RPIMa demande justice pour la France et ses soldats    Mer 30 Mar 2011 - 22:53

.



Citation :
Aujourd’hui général de division, Didier Tauzin a commandé de 1992 à 1994 le prestigieux 1er RPIMa, le premier régiment parachutiste d’infanterie de marine. Héritier direct des paras du Special Air Service, ce régiment est le fleuron des forces spéciales françaises et sa devise est sans équivoque : qui ose gagne !

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« Il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises. »Colonel Bastien THIRY procès Petit Clamart
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MessageSujet: Re: TAUZIN Didier Général Didier Tauzin ancien CDC du1er RPIMa demande justice pour la France et ses soldats    Dim 3 Avr 2011 - 12:43

Une réaction de Jean-Dominique Merchet dans Secret Défense

Citation :
Rwanda : le général Tauzin demande justice
L'ancien patron de l'opération Chimère livre son témoignagne, avec une préface de Jean-Dominique Merchet



Ancien des forces spéciales, le général Didier Tauzin publie un livre : "Rwanda : je demande justice pour la France et ses soldats", aux
éditions Jacob-Duvernet. Il m'a demandé d'écrire la préface de son livre engagé, ce que j'ai accepté avec plaisir. La voici intégralement.

Voici l'ouvrage d'un homme blessé. Je me souviens encore de cette soirée d'été, lorsque Didier Tauzin, croisé par hasard place de la Concorde, me confia, avec son éternelle pipe au bec, son désarroi et sa colère contre nous, les journalistes. Quelques mois plus tôt, comme il le raconte ici, sa fille lui avait demandé s'il avait été un génocidaire, alors que les articles, citant son nom, se multipliaient dans la presse.
Comment pouvait-il se défendre, lui, simple colonel ? Il ne put le faire et pendant des années supporta, tant bien que mal, les accusations contre lui. Il lui a fallu plus de quinze ans pour oser dire tout haut ce qu'il avait sur le coeur : c'est ce livre. A la fois témoignage et coup de gueule, il faut le lire pour ce qu'il est.
Les spécialistes de l'histoire et de l'anthropologie du Rwanda trouveront sans doute à y redire, ici ou là. Qu'importe ! Didier Tauzin n'a pas écrit un livre savant, désincarné. C'est d'un homme dont il s'agit, pur produit de l'armée française telle qu'elle est, avec ses grandeurs et ses naïvetés.
Didier Tauzin, qui commandait le prestigieux 1er RPIMa se trouva plonger dans le drame rwandais, avec les ordres suivants : « Faire pour le mieux dans la situation du moment »!
Dit plus directement : démerdez-vous... On comprend que, quinze ans plus tard, la coupe déborda quand il eut, lui et ses camarades d'alors, le sentiment d'être lâché par les autorités françaises, lorsqu'un rapport commandité par le Rwanda le couvrit de « calomnies et d'injures »: « Nous sommes accusés d'avoir formé les assassins. Nous
sommes accusés d'avoir participé aux massacres ! »
Ce livre entend remettre les pendules à l'heure. Didier Tauzin raconte ce qu'il a fait au Rwanda ; c'est précieux. Il est rare qu'un officier des forces spéciales décrivent la réalité d'une opération sur le terrain, surtout lorsque cette opération n'était pas sensée exister !
D'opérations, il y en eut en réalité deux, en 1993 puis en 1994. Au total, à peine deux mois passés sur le terrain. La première opération, faussement baptisée « Chimère » par la presse – elle s'appelait en réalité « Birunga », ce qui est nettement moins romanesque – visait à sauver un régime ami de la France, celui du président hutu Habyarimana, menacé par les rebelles tutsi du futur président Kagamé.
Tauzin, avec quelques dizaines d'hommes, va encadrer et, de fait, prendre le commandement de l'armée rwandaise en pleine déroute. Il parvient à stopper l'offensive rebelle sur un front de 250 kilomètres, mais se voit interdire la contre-offensive par Paris. « Il a été écrit que mon détachement avait directement participé aux combats. C'est faux. Nous n'avons jamais fait usage de nos armes autrement que pour nous défendre. Nous sommes restés dans notre rôle de conseiller » assure-t-il. Le colonel Tauzin retourne au Rwanda, l'année suivante, dans le cadre de l'opération Turquoise. Le génocide est alors en cours et il commande un groupe de forces spéciales à l'avant-garde du dispositif français.
Quelques dizaines d'hommes isolés dans un pays en pleine folie ! Tous rentreront profondément marqués par ce qu'ils ont vu. Quant à ce qu'ils y ont fait, doivent-ils en avoir honte ? Comme beaucoup d'autres, Tauzin ne le pense pas, bien au contraire. Mais la vraie question, n'est-elle pas de s'interroger sur ce qu'ils n'ont pas fait, c'est-à-dire mettre fin aux massacres, parce que la communauté internationale ne leur en a jamais donner les moyens ? Témoignage précieux, mais aussi coup de gueule d'un homme meurtri. Avec tous les excès que la colère peut susciter, comme cette charge contre « le parti de l'étranger », ces militants - journalistes ou autres – qui instruisent à charge contre l'armée française et à décharge contre le régime actuel du Rwanda.
Passion contre passion ! Mais comme l'écrit très justement Didier Tauzin, « la vérité existe » mais « ses facettes sont multiples».
Peu à peu, une image plus objective de la réalité se construit, grâce en particulier aux travaux de l'universitaire André Guichaoua ou du journaliste Pierre Péan, dont le dernier livre « Carnages » oblige à remettre en cause la grille de lecture commode qui organise le monde entre «victimes » et « méchants ». Le livre de Tauzin, après celui du général Lafourcade, y contribue. Qu'il soit enfin permis à l'auteur de cette préface de donner son sentiment personnel. La politique de la France au Rwanda fut-elle la bonne ? Il y a lieu d'en débattre et même d'en douter. Dans une démocratie, les citoyens ont non seulement le droit, mais le devoir, de s'interroger sur la politique extérieure de leur pays. Tout autre est la question posée par ce livre : des militaires français sont accusés de génocide et de crimes contre l'humanité, c'est-à-dire de s'être comporté comme des Waffen SS !
Ne pas réagir, lorsqu'on est responsable politique, journaliste ou simple citoyen, c'est donner crédit aux accusateurs. Ne craignons donc pas de l'affirmer :jusqu'à preuve du contraire, pas plus Didier Tauzin que les autres militaires français dépêchés dans l'enfer rwandais par les autorités élues de notre pays, n'ont manqué à l'honneur. Ils réclament aujourd'hui justice. Rendons-leur.
Samedi 2 Avril 2011
Jean-Dominique Merchet
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MessageSujet: Re: TAUZIN Didier Général Didier Tauzin ancien CDC du1er RPIMa demande justice pour la France et ses soldats    Lun 4 Avr 2011 - 15:21

Décidément, nous avons le don de lâcher et de discréditer nos soldats, nous l'avons vu pour l'Algérie.
Napoléon avait bien raison de dire que la vie était une partie de cartes '' d'un côté il y a ceux qui jouent la partie et qui prennent tout les risques et de l'autre il y a ceux qui la regardent qui n'en prennent aucun mais c'est par eux qu'arrivent les emmerdes.''
Et oui! il y a eu et y aura toujours des fouilles merd. , mais à notre époque je crois qu'ils sont devenu plus nombreux.
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Claude Millet
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MessageSujet: Rencontre avec le général Didier Tauzin   Ven 15 Avr 2011 - 15:16

15 avril 2011 06h00 | Par Véronique Capdebos Sud-Ouest

Saint-Séverin
Rencontre avec le général Didier Tauzin

Didier Tauzin dédicacera son livre « Rwanda - Je demande justice pour la France et ses soldats » demain matin, à la presse de Saint-Séverin.
L'homme a commandé le premier régiment parachutiste d'infanterie de marine, 1er RPIMA, de 1992 à 1994. À la tête de ce prestigieux régiment, il a été envoyé au Rwanda dans le cadre de l'opération Birunga - improprement appelée Chimère - et, un an plus tard, dans le cadre de l'opération Turquoise. « Avec 70 paras d'élite de son unité, Didier Tauzin sauvera un pays et une armée en déroute, mais, à l'heure de lancer l'ultime offensive, l'opération est annulée contre sa volonté. Le génocide commencera un an après… » Sincérité et conviction Dans son livre, publié aux éditions Jacob-Duvernet, Didier Tauzin, aujourd'hui général de division, raconte les missions qu'il a menées, des opérations non conventionnelles qui sont la spécialité de son unité.
Il détaille le contact « si chaleureux » avec les réfugiés tutsis et dit son amour indéfectible pour l'Afrique et les Africains.

Ce livre est surtout un vibrant plaidoyer en réponse aux accusations graves portées contre l'action de la France et de ses soldats au Rwanda par certains journalistes, et surtout par le rapport Mucyo. Ce rapport, diligenté par le président rwandais Paul Kagame, prétend établir la complicité de la France dans l'organisation du génocide et la formation des génocidaires. Il accuse aussi les militaires français de viols systématiques. Avec sincérité et conviction, Didier Tauzin demande justice pour la France et ses soldats. Pour que l'on n'oublie pas notamment « ceux qui ont laissé leur vie au Rwanda »…

Saint-Séverin· Charente

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MessageSujet: Re: TAUZIN Didier Général Didier Tauzin ancien CDC du1er RPIMa demande justice pour la France et ses soldats    Ven 15 Avr 2011 - 15:28

Que cet appel soit entendu, je le souhaite de tout coeur pour ces hommes du 1er RPIMA, quel que soit leur grade ! Toutefois, j'en doute !

Il est tellement plus accrocheur par les temps qui courrent, d'accuser la France, surtout son Armée, de tous les maux.....
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MessageSujet: interview : Le général Didier Tauzin sur l'action de la France au Rwanda   Mar 7 Juin 2011 - 1:15

Le général Didier Tauzin sur l'action de la France au Rwanda
Lundi, 06 Juin 2011 00:48
Le Général Didier Tauzin a commandé de 1992 à 1994 le 1er RPIMa, le très prestigieux Premier régiment de parachutistes d’infanterie de marine. À ce titre, il a été, durant cette période, envoyé à plusieurs reprises au Rwanda pour encadrer et former l’armée rwandaise. Depuis, l’action de la France au Rwanda a été mise en cause par la presse, mais aussi très officiellement par le président rwandais, Paul Kagamé, qui l’accuse d’avoir été complice du génocide et d’avoir contribué à « former » les génocidaires. En l’absence de réaction des autorités politiques françaises face à ces accusations gravissimes et répétées, il vient de publier Rwanda, je demande justice pour la France et ses soldats

Le général Didier Tauzin sur l'action de la... par webtele-libre






Muriel Gremillet : Pourquoi avoir écrit ce livre maintenant, si longtemps après les faits ?

Pour deux raisons : tout d’abord, depuis 1994, on continue à accuser très régulièrement la France et son armée d’avoir participé au génocide rwandais. C’est notamment ce qu’affirme le rapport Mucyo commandé par les autorités de Kigali : à lire ce texte, nous nous serions comportés au Rwanda comme les Waffen SS à Oradour sur Glane. Or, à l’heure actuelle, personne, en France, n’a réagi officiellement. Pourtant, en octobre 2008, Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique du président de la République, nous avait promis d’intervenir. Jusqu’à quand les autorités françaises vont-elles laisser ainsi Paul Kagamé cracher sur la France et son armée ainsi ? Nous demandons donc au chef de l’Etat de faire rétablir la vérité. La seconde raison est encore plus simple : nous avons aussi perdu des hommes au Rwanda, j’ai un sous-officier blessé aux Invalides. On finit par se demander quel sens cela a eu.

MG : En 1993, le gouvernement Balladur opère un virage à 180 degrés de notre politique au Rwanda. Pourquoi le regrettez-vous ?

Je crois qu’avec un peu de constance, nous aurions pu éviter des millions de morts sur place. Notre politique a changé au plus mauvais moment et avec trop de légèreté. Les accords d’Arusha (en août 1993) qui devaient pacifier la région en partageant le pouvoir entre Hutus et Tutsis n’ont fait que légitimer officiellement l’intrusion des milices FPR dans le pays. D’ailleurs, le FPR les a violés immédiatement. Mais jamais Paul Kagamé et le FPR1 n’auraient pu gagner la guerre si nous étions restés sur place pour épauler l’armée rwandaise, avec laquelle nous avions des accords de coopération militaire : si le cessez-le-feu n’avait pas eu lieu, les troupes du FPR auraient été repoussées en Ouganda. Mais lorsqu’Edouard Balladur a succédé à Pierre Bérégovoy, notre diplomatie s’est focalisée sur l’Europe centrale au détriment de notre politique africaine. De plus, au-delà de la situation sur le terrain, le FPR a mené et gagné une formidable guerre psychologique à l’intention de l’opinion internationale. La désinformation en temps de guerre est vieille comme le monde, mais l’ampleur qu’elle a atteint autour du Rwanda dépasse l’entendement. Certains journalistes ont systématiquement relayé, consciemment ou non la propagande du FPR, certaines ONG aussi. Certains Etats se sont impliqués, discrètement, mais directement, dans le conflit. C’est ce que montre Pierre Péan, dans Carnages2, où il prouve que les Américains et les Anglais étaient à l’œuvre auprès du FPR dès le tout début des années 90.
Trois mois après l’attentat contre l’avion du président Habyarimana le 7 avril 1994, qui a déclenché le génocide, la France, à la demande de la Communauté internationale, déclenchait l’opération Turquoise. Cette opération a été mise en cause à plusieurs reprises. Nous avons été envoyés sur place trop tardivement. Les tueries étaient pratiquement terminées, et Kagamé finissait de conquérir le Rwanda. Non seulement nous n’aurions jamais permis -et encore moins perpétré !- de tels massacres, mais nous n’étions pas sur place quand ils ont eu lieu ! Une enquête sérieuse et honnête nous laverait de tout soupçon. Je tiens à la disposition des chercheurs de très nombreux témoignages de Tutsis, qui remercient la France et son armée de leur avoir sauvé la vie. De la même façon, je ne peux admettre qu’on laisse croire que les Français soient responsables de l’attentat contre l’avion présidentiel en 1994. Je ne cesserai jamais de le dire : nous ne sommes ni coupables, ni complices de ce génocide.

MG : Au-delà du cas rwandais, vous dénoncez la légèreté des décisions politiques qui, selon vous, sont coûteuses en vies sur le terrain. Comment réagissez-vous aux opérations menées en Côte d’Ivoire et en Libye ?

Je ne me prononcerai pas sur l’opportunité de ces opérations. Nous avons des compatriotes sur place, au sol et dans les airs et je respecte leur engagement. Néanmoins, ces deux exemples attestent malheureusement du fait que la France n’a plus de politique étrangère. Dans l’affaire libyenne, nous recevons un dirigeant en grande pompe, puis nous décidons d’apporter notre concours à ses opposants insurgés dans une guerre d’essence tribale –des insurgés dont il se peut que nous ayons beaucoup à dire dans les mois à venir. À cette occasion, on a accordé à Bernard-Henri Levy –qui est sans doute un homme remarquable- le statut de chef de guerre français en Libye. Personnellement, je ne suis pas persuadé qu’il soit le mieux placé pour connaître le terrain…

MG : BHL n’est pour rien dans l’affaire ivoirienne…

En Côte d’Ivoire, les choses sont encore différentes. Je connais bien ce pays, j’ai travaillé auprès du président Houphouët-Boigny. De l’Indépendance jusqu’aux années 2000, la coopération militaire française n’a eu pour d’autre effet que d’aider ce pays à exister en assurant la paix civile et le développement économique, et donc en stabilisant la ligne de partage entre le Nord et le Sud. En soutenant le nouveau chef d’Etat, Alassane Ouattara, nous avons, de fait, aidé les Musulmans du Nord à achever leur conquête du Sud. Là-bas, comme ailleurs en Afrique, on abandonne du jour au lendemain des pays avec lesquels nous avions des accords de coopération et ensuite on s’étonne que ces pays basculent dans le chaos.

MG : Ne craignez-vous pas un procès en néocolonialisme ?

Je ne crains rien, j’ai l’habitude : c’est une critique classique qui illustre un complexe français classique. Beaucoup de contempteurs de la « Françafrique » préfèrent en rester à leurs idées toutes faites. Alors, quand il s’agit de commenter la situation en Côte d’Ivoire ou en Libye on réagit par l’émotion, on ne se soucie plus de politique. Pour Kadhafi, les choses sont simples, ce dictateur est un tel repoussoir qu’on n’instruit qu’assez rarement le procès de la France. Concernant la Côte d’Ivoire, chacun sait que Gbagbo n’est pas vraiment une sorte de Kadhafi. Alors, on attaque l’intervention par un autre biais, celui du néocolonialisme. Et puis la grille d’analyse médiatique se détermine aussi en fonction des querelles franco-françaises. De fait, le PS penchait pour Gbagbo et l’UMP pour Ouattara : voilà à quoi nous en sommes réduits en matière de politique étrangère ! Aujourd’hui toute action politique est, au mieux, définie à un horizon de cinq ans. Avec une vue aussi courte, il n’est pas étonnant que nous ayons perdu toute influence en Afrique.

Propos recueilli par Muriel Gremillet

Rwanda, je demande justice pour la France et ses soldats
Didier Tauzin
Jacob Duvernet

1Le Front Patriotique Rwandais, aujourd’hui parti politique au pouvoir à Kigali, créé en Ouganda, en 1987-1988 par les exilés tutsis. Parti majoritaire depuis le génocide, le FPR s’est coalisé avec d’autres partis pour former les gouvernements depuis le 19 juillet 1994
2Carnages, les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, Pierre Péan, Fayard, 2011 ↩


Source


voir la vidéo sur http://www.medias-france-libre.fr/index.php/chroniques/25-communiques-politique/1442-le-general-didier-tauzin-sur-laction-de-la-france-au-rwanda.html
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Claude Millet
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MessageSujet: Didier Tauzin s'élève contre la visite annoncée du président Paul Kagamé à l'Élysée.   Lun 29 Aoû 2011 - 11:42

06h00
Par daniel bozec
Au Rwanda, il a vécu le génocide des Tutsis.
Didier Tauzin s'élève contre la visite annoncée du président Paul Kagamé à l'Élysée.


Retiré près d'Aubeterre, Didier Tauzin défend l'action de l'armée française au Rwanda, mise en cause dans le génocide des Tutsis. Photo D. B.
Pour lui, l'heure n'est pas venue de « faire la sieste sous l'acacia » ou de « pêcher à la ligne ». Depuis sa retraite charentaise, le général Didier Tauzin, 61 ans, s'indigne de la possible visite officielle du président rwandais. Annoncé à l'Élysée avant les 12 et 13 septembre, Paul Kagamé met en cause l'armée française dans le génocide des Tutsis. Huit cent mille morts au printemps 1994, est-il communément admis. « Profondément choquant », « un vrai salopard », « une forfaiture », rétorque l'officier qui a commandé au Rwanda les « paras » du 1er RPIma (Régiment d'infanterie de marine) de Bayonne.
[...]
« Je suis sali »
Car Didier Tauzin figure parmi ceux, militaires et politiques de droite comme de gauche, François Mitterrand et Alain Juppé compris, « impliqués » dans le génocide rwandais selon un rapport diligenté en 2008 par le président Kagamé.

« Je suis sali. Comme j'ai la conscience tranquille, je ne l'admets pas. Mes paras sont salis, y compris ceux qui se sont fait tuer. Toute l'armée française est salie. La France est salie. » Lui et les vétérans de l'opération humanitaire Turquoise ont voulu croire à une « intervention » du président Sarkozy, engagé dans un processus « de normalisation » avec Kigali. Elle n'est jamais venue.
[...]
Il est dit qu'Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, brillera par son absence le jour de la visite de Paul Kagamé. Didier Tauzin aussi s'épargnera les tourments que pourrait lui valoir la vue du président rwandais sur le perron élyséen
[...]
Journal SUD-OUEST: Lire l’excellent article de Daniel Bozec

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