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 13ème RDP

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PETIT
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MessageSujet: 13ème RDP    Dim 27 Mar 2011 - 18:43



L'insigne du 13e régiment de dragons parachutistes fait non seulement référence à l'Ancien Régime, à travers le soleil du roi Louis XIV, mais aussi aux Premier et Second Empires, avec le monogramme couronné de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et l'aigle de Napoléon 1er.

Un écu ovale : l'insigne du 13e régiment de dragons parachutistes est un écu ovale, forme réservée aux dames, qui entend rendre hommage, dans l'esprit de ses créateurs, à l'impératrice Joséphine qui, sous le Premier Empire a patronné le régiment de dragons de la garde, et à Eugénie de Montijo qui, sous le Second Empire, est devenue propriétaire de ce corps prestigieux. L'emblème présente également une autre caractéristique importante : il est bombé de façon à rappeler le blingage des chars du 13e Dragons de 1939.

Le monogramme d'Eugénie : placé en chef, le monogramme d'Eugénie est constitué des initiales (deux E) entrelacés et dorés de l'impératrice qui ressortent particulièrement bien par rapport aux autres parties métalliques de l'insigne faites de vieux bronze. Il est surmonté d'une couronne impériale, partie intégrante dudit monogramme, mais qui a été placé en chef pour des raisons d'équilibre général du projet et d'esthétisme.
A côté du Second Empire, l'insigne rappelle le Premier Empire et Napoléon par l'aigle impériale (souvenir du régiment de dragons de la garde) de sable plumetée d'or qui s'inscrit dans le disque du soleil. Sur le listel qui se superpose à la bordure figure le sigle "13e Dragons".

Une référence à l'Ancien Régime : la référence à l'Ancien Régime s'exprime à travers le soleil, symbole du grand roi Louis XIV, sous le règne duquel le régiment a été créé. De couleur vieil ivoire, cet élément est formé de rayons qui touchent les deux E entrelacés du monogramme d'Eugénie.

Définition héralqique : "Ecu de dame de sinople à l'ombre de soleil éteint de vieil ivoire issant de la pointe accompagnée en chef de deux E et entrelacés en scriptes d'or brochant sur les rais et chargée en pointe d'une aigle impériale de sable plumetée d'or. A la bordure d'or chargée en flancs de feuilles de laurier du même et en pointe d'un listel aussi d'or portant le titre "13" dragons en chiffres et capital gravés. Pour timbre une couronne impériale d'or brochant sur le chef de l'écu et assortie de deux lambrequins aussi d'or, en forme de banderolles, chargés d'abeilles du même."

L'insigne du 13e régiment de gragons parachutistes a été homologué le 24 janvier 1953 par les autorités de l'armée de terre sous le numéro G983.



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Expert
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MessageSujet: Re: 13ème RDP    Dim 27 Mar 2011 - 19:19

Merci beaucoup pour toutes ces explications....

Quel travail... king
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RAGUS60
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MessageSujet: Re: 13ème RDP    Jeu 28 Juil 2011 - 21:55

Bonsoir à tous,

Pour compléter l'excellente présentation de PETIT sur l'Impératrice du 13ème R.D.P. je souhaiterai rajouter ceci :

LE LIEUTENANT-COLONEL MARCEL LACROIX

A L’ORIGINE DU PROJET DE L’INSIGNE DU 13ème DRAGONS



Né en 1910, pupille de la Nation, son père ayant été tué au cours des combats de 1915 en Argonne. Après son baccalauréat il s’engage en 1930 au 6° Dragons à Vincennes. En 1936, il rejoint l’Ecole de Cavalerie de Saumur, puis est affecté en 1938 au 13° Régiment de Dragons.

A cette époque, le colonel Juin de Baissé qui commande le régiment lui demande de réaliser un projet d’insigne. Le sous-lieutenant LACROIX réalise alors le projet de ce qui deviendra l’insigne du régiment. Le chef de corps est enthousiasmé, mais comme il a promis aux officiers du régiment que les projets seraient soumis à leur choix collectif, il fait réaliser par le sous-lieutenant LACROIX plusieurs autres projets moins séduisants…

Le projet initial est adopté avec une très large majorité. Un tableau regroupant les projets et l’insigne se trouve en salle d’honneur du 13ème RDP. Il est à noter que c’est toujours le même insigne qui a été porté, à quelques variantes de fabricants près…

La guerre éclate et le lieutenant LACROIX, chef de peloton Somua, participe aux combats de la 2ème Division Légère Mécanisée en Belgique où il est cité à l’ordre de la division.
“Chef de peloton de chars, remarquable par l’aisance et le calme avec lequel il manie son peloton sous le feu. Le 12 Mai, en fin d’opération de nettoyage, est resté en arrière de son escadron pour dépanner son char et a ramené deux officiers blessés d’une autre unité”.
Durant la campagne, il obtient une autre citation et est promu le 6 Octobre 1940 Chevalier de la Légion d’Honneur pour faits exceptionnels.
“Officier d’une énergie et d’un allant qui ne se sont jamais démentis malgré les fatigues. S’est distingué pendant toutes les opérations par son attitude au feu. Le 22 Juin 1940 a réussi par une contre attaque brutale à dégager un point d’appui. Le 24 Juin, en flanc garde de la division a arrêté les arrières d’une colonne ennemie, fait des prisonniers, rempli jusqu’au bout sa mission et réussi grâce à son calme à dégager son détachement pris sous le feu de trois côtés.”
Le présent ordre comporte l’attribution de la croix de guerre avec palme.

Après l’armistice il rejoint l’Afrique du Nord et sert en Tunisie au 4ème Régiment de Chasseurs d’Afrique. Rapatrié sanitaire en 1942, il séjourne au Val de Grace et est admis en 1943 dans la Gendarmerie et en 1944 au Régiment de Cavalerie de la Garde Républicaine où il occupe les postes suivants : Chef de peloton à cheval, Capitaine Commandant de Compagnie au Régiment d’Infanterie, Capitaine Commandant un Escadron au Régiment de Cavalerie.

Il participe à la défense de l’Hôtel de Ville lors des combats pour la libération de Paris.

De 1956 à 1958 il est adjoint au colonel Commandant la Légion et est promu Chef d’escadron. Il est commandant Militaire de l’Hôtel Matignon chargé de la sécurité du premier Ministre de 1958 à 1964, date à laquelle il quitte le service actif. Il est nommé Lieutenant-colonel de réserve en 1968.

De 1964 à 1974, il est directeur de l’association pour l’encouragement du tir en France et de l’association sportive du bois de Boulogne. De 1975 à 1989 il est délégué de l’assurance vie Optimum pour les retraites complémentaires militaires.

Chevalier de le Légion d’Honneur pour faits exceptionnels le 6 octobre 1940.
Officier de la Légion d’Honneur le 18 Février 1965.
Croix de guerre 1939-1945 avec 3 citations. Une à l’ordre de l’armée, deux à l’ordre de la Division.
Croix du combattant 1939-1945.
Médaille commémorative 1939-1945 avec barrettes France et Libération.
Médaille commémorative de Gembloux Mai 1940.
Officier du Ouissam Alaouite.

Pour en terminer, le Lieutenant-colonel LACROIX était d’une fidélité totale à l’Association des Anciens du 13ème Dragons où il avait été membre du comité et avait rejoint l’amicale.

Le Lieutenant-colonel LACROIX est décédé le 11 Décembre 2003. Nous ne pouvons qu’être admiratifs au souvenir qu’il nous laisse.

Source provenant d'un bulletin de l'amicale du début des années 2000

Le 13e RDP aurait été en droit de choisir un insigne différent de celui du 13e Dragons. Il n’en reprend pas moins celui de cette unité, créé avant la défaite de 1940 et l’homologue, selon une tradition qui entend accorder cette distinction aux emblèmes portés au feu, pendant la première moitié des années cinquante.

Aussi, je voudrai vous faire profiter d'un autre texte qui complétera celui des Éditions Atlas avec cette une autre description de cette chère Impératrice, celle-ci extraite de l’excellent livre de Pierre DUFOUR dont le titre est "13° DRAGONS" aux Éditions du Fer à Marquer.


L’IMPERATRICE DU 13ème REGIMENT DE DRAGONS PARACHUTISTES



Écu de dame de sinople à l’ombre de soleil éteint de vieil ivoire issant de la pointe accompagnée en chef de deux “E” adossés et entrelacés en scriptes d’or brochant sur les rais et chargée en pointe d’une aigle impériale de sable plumetée d’or. A la bordure d’or chargée en flancs, de feuilles de laurier du même et en pointe d’un listel aussi d’or portant le titre “13° DRAGONS” en chiffres et en capitales gravées. Pour timbre une couronne impériale d’or brochant sur le chef de l’écu et assortie de deux lambrequins aussi d’or, en forme de banderoles chargés d’abeilles du même.”

Tel est le descriptif de l’insigne officiel du 13° RDP. C’est en 1939 que l’idée d’un insigne pour le régiment prend corps. Le 6 février, le colonel Juin de Baissé engage les officiers du régiment à lui soumettre un projet. C’est le dessin du sous-lieutenant LACROIX, futur commandant de la Garde Républicaine, qui est retenu. La maison Arthus-Bertrand est chargée de la réalisation de l’ouvrage ; le 17 Novembre 1939, elle livre un premier lot d’insignes que les dragons arborent fièrement. Mais la tourmente de 1940 rend futile toutes préoccupations de traditions et d’esthétique.

Dès la reconstitution du régiment en 1944, le commandant LESAGE, chef de corps, décide de lui redonner son insigne. L’émail vert foncé faisant défaut, le régiment doit accepter que l’insigne soit réalisé en vert amande…

« Nous irons plus chez Arthus-Bertrand
les lauriers sont coupés.
Monsieur DRAGO que voilà
les tous supprimés.»


Cette mauvaise parodie d’une comptine bien connue résume admirablement la triste aventure de l’insigne du 13° dragons.
C’est le 9 Décembre 1952 que le lieutenant-colonel ROLAND, commandant le 13° RDP à Castres, demande l’homologation de l’insigne du régiment. Cette formalité n’existait pas lorsque l’insigne original avait été créé en 1939.
L’homologation est accordée le 24 janvier 1953, sous le numéro G 983. Elle est accompagnée d’une description qui correspond au modèle Arthus-Bertrand mais avec de l’émail blanc pour le soleil.
Cette description est suivie de la précision : “couleurs des dragons de l’impératrice”. (Les dragons de l’impératrice portent l’habit vert clair avec le plastron blanc, le soleil blanc ne se justifie qu’avec un fond vert clair).

Les différences entre l’insigne Drago et celui d’Arthus-Bertrand sont nombreuses : - Les lauriers ont complètement disparus de la bordure qui est lisse - l’inscription « 13° DRAGONS » n’est plus gravée sur listel mais sur la bordure – Aigle à tête tournée à dextre au lieu de senestre- soleil émaillé blanc au lieu de crème – monogramme de l’Impératrice Eugénie réduit – rayons inférieurs du soleil raccourcis, pointes reposant sur la bordure - tache d’émail rouge simulant la coiffe intérieure de la couronne – bombement de l’insigne moins accentué – faisceau de Jupiter noir au lieu d’être du même émail que le soleil – bord de la couronne garni de perles émaillées – dernière différence, mais non la moindre, remplacement des aigles de la couronne par des fleurs de lys.


Il existe plus de 200 modèles différents de cet insigne. Il a été recensé pour le moment 128 variantes d'Impératrices par les matrices ou les traitements de surface plaqué or, argent et 78 différentes par des détails d'émaillages.

Voici, pour le plaisir des yeux un modèle DRAGO OLIVIER METRA de 1952 en argent avec le fermoir à baïonnette. La quantité de tirage de ces insignes était, en principe d'un pour mille et ils étaient réservés de droit au chef de corps. On remarque que l'homologation n'y figure pas encore. Au dessous se trouve l'Impératrice d'origine, une Arthus-Bertrand provenant de la première série avec l'entre patte de l'Aigle Impériale noir...






Bien cordialement
RAGUS60


Dernière édition par RAGUS60 le Jeu 28 Juil 2011 - 23:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 13ème RDP    Jeu 28 Juil 2011 - 22:25

Bonsoir à nouveau,

Voici un petit condensé pour ce qui concerne les fabrications de la maison Arthus-Bertrand...




Ce n’est pas facile de dater un insigne et ce n’est pas une science exacte. Il faut souvent faire des recoupements avec les dates de création et de dissolution. Pour le cas des Impératrices du 13ème RDP le problème est d’autant plus complexe que les variantes de cet insigne se comptent par dizaines et que le régiment rayonne toujours…

Pour ce qui est des impératrices fabriquées par la maison Arthus-Bertrand, nous avons la chance qu’il subsiste de nombreuses traces écrites.
L’insigne à été créé par le sous-lieutenant LACROIX suite à une demande du chef de corps, le colonel Juin de Baissé. Une première livraison de 2.000 pièces à été effectuée le 17 Novembre 1939. Elle sera suivie de trois autres frappes avant que le début de la deuxième guerre mondiale ne vienne interrompre ces commandes.
Une variante de l'insigne du 13° Dragons, en métal léger peinte à la main, a été réalisée dans les derniers mois de la seconde guerre mondiale, sans doute en Allemagne, par des prisonniers de guerre.
En 1944 le régiment est reformé et un cinquième tirage est demandé à la maison Arthus-Bertrand. L’émail vert foncé faisant défaut pour cause de pénurie de matières premières l’insigne sera réalisé en “vert amande”, nom sous lequel cette impératrice est encore désignée de nos jours.
La lune de miel entre le régiment et le fabricant cessera après cette fabrication pour une longue période... Il faudra attendre 2010, soit soixante six années, pour que le chef de corps, le colonel François PINCZON du SEL, ne passe à nouveau commande d’une Impératrice à la maison Arthus-Bertrand. Elle sera par contre réalisée en métal injecté avec la “tête à gauche”.
Cette nouvelle collaboration sera confirmée en février 2011 par la commande d’une impératrice “tête à droite”, émail grand feu, estampée avec l’outillage d’origine N° 11057, pour commémorer les 48 années de présence du régiment à DIEUZE, aux marches de Lorraine.
La boucle était bouclée et les Dragons du troisième millénaire pouvaient à nouveau arborer une variante de l’insigne originel, “tête à droite”, créé 72 ans auparavant, qui avait été bien souvent mis à l’honneur par leurs grands anciens…
- La première série est facilement reconnaissable avec l'espace entre les pattes de l’aigle émaillé noir. Elle date de novembre 1939 et est marquée ARTHUS BERTRAND PARIS DEPOSE en arc de cercle horizontal en bas de l'insigne + le poinçon du fabricant sur la pastille (dos lisse, légèrement concave).
- La deuxième série est avec l’espace entre les pattes de l’aigle émaillé blanc. Elle date du début de l’année 1940 et est marquée ARTHUS BERTRAND PARIS DEPOSE en arc de cercle en bas de l’insigne + le poinçon du fabricant sur la pastille (dos lisse, légèrement concave).
- La troisième série est aussi avec l’espace entre les pattes de l’aigle émaillé blanc. Elle date de Mai-Juin 1940 et est seulement marquée avec le poinçon du fabricant sur la pastille (dos lisse, légèrement concave).
- La quatrième série est aussi avec l’espace entre les pattes de l’aigle émaillé blanc. L’émail de l’écu est d’un vert plus clair que la 1ère et 2ème série. Vue de face elle peut être confondue avec la “vert amande” 1944. Elle date de la deuxième moitié de 1940 et est, elle aussi, seulement marquée avec le poinçon du fabricant sur la pastille. Par contre le dos lisse, n’est plus concave mais beaucoup plus embouti suite à l’emploi d’une contre-matrice différente des deux précédentes.
- La cinquième série est la reprise du modèle de la deuxième série, avec l’espace entre les pattes émaillé blanc, mais avec l’émail de l’écu couleur “vert amande”, qui descend très bas sur les rayons du soleil. Elle date de fin 1944 et est marquée ARTHUS BERTRAND PARIS en arc de cercle horizontal en bas de l’insigne + le poinçon du fabricant sur la pastille (dos lisse, légèrement concave)

Certains modèles d’Impératrices “vert amande” peuvent laisser transparaître des couleurs de métal différentes. Cela arrive souvent avec les séries datant de la fin de la guerre à cause de la faible qualité des traitements de surface. Si d'aventure l'insigne a été "astiqué", voir passé au Miror, la dorure disparait et laisse apparaitre le fond cuivre de la base de l'insigne. De même pour l’inscription 13° DRAGONS qui était à l’origine écrite en noir pour tous ces modèles…

A ces fabrications qui s’échelonnent de 1939 à 2011, il faudra rajouter l’impératrice du soixante-quinzième anniversaire de l’amicale des anciens du 13° RD – 13° RDP qui est en bronze estampé. Magnifique frappe, émail grand feu, tirée à 500 exemplaires avec la matrice N° 11057.
Une autre fabrication de la maison Arthus-Bertrand a aussi vu le jour en 2003. Il s’agit de l’insigne qui accompagnait le fascicule de la collection “insignes militaires de l’armée Française” diffusé par les éditions Atlas. Les puristes rejettent cet insigne car non commandé par le corps et fabriqué en Chine. Il a pourtant le mérite d’avoir toute sa place dans cette collection dont le thème est les insignes des principaux régiments.
Qu’aurait-on pensé si « le 13 » n’y avait pas été représenté ?...

Texte de cette étude rédigé par RAGUS60

Cordialement
RAGUS60
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MessageSujet: Re: 13ème RDP    Jeu 28 Juil 2011 - 23:36

Bonsoir à nouveau,

Voici un autre petit condensé pour ce qui concerne les fabrications de la maison DRAGO




Le marquage est beaucoup plus problématique avec la “production fleuve” réalisée par la maison DRAGO. En particulier avec les fabrications des modèles “DRAGO PARIS”. Avec 2 pastilles ils sont, pour la plupart, de la période Algérie. Avec une seule : ce sera une fabrication postérieure à ce conflit.
L’émail peut aussi permettre une datation approximative. L’émail grand feu a cessé dans le milieu des années 70 et c’est l’émail de synthèse (résine) qui l’a remplacé.
Le guillochis du revers est également révélateur. Lorsque la contre-matrice est neuve, ces petits traits sont nettement marqués. Ils s’empattent au fil des frappes. Un guillochis bien marqué indique donc une frappe proche de la création de l’insigne ou de la matrice. Ce raisonnement tient lorsque le revers de l’insigne a été frappé avec le même modèle de matrice à chaque tirage. Pour notre cas le problème est plus complexe car il semble que les contre-matrices aient servies seulement pour deux ou trois tirages avant d’être remplacées par une autre contre-matrice à la gravure différente !

Mais pourquoi donc avoir produit une telle quantité de variantes?. Il y a une théorie, que je défends, qui dis que si chaque tirage est différent c’est pour mieux pouvoir le dater ultérieurement.
Pour ce qui est de la fabrication des Impératrices par la maison Arthus-Bertrand, présentée plus avant, tout le monde a pu voir que chaque tirage est différent du précédent. Ceci nous a permis de dater chacun d’entre eux avec précision… Pourquoi n’en aurait-il pas été de même pour la fabrication DRAGO?.

Charles E. DRAGO, avec le recul dont on dispose, peut être considéré comme l'un des meilleurs de sa catégorie. C’était un perfectionniste et aussi un grand collectionneur d’insignes.
Sa production était de grande qualité, il employait des maîtres-graveurs "comme on n'en trouve plus", son "réseau" était digne d'un service de renseignements, son organisation administrative était exemplaire. Il travaillait "à l'ancienne"...
Ce Capitaine d'industrie fut l'un de ceux qui, peut-être avec une 'tite arrière pensée commerciale, essayèrent de ne strictement réserver leur production qu'aux seuls chefs de corps et autres directeurs de foyer.

L’insigne commandé en 1952 par le Lieutenant-colonel ROLAND à engendré plus de 100 variantes. Nous étions à l’époque où les appelés du contingent effectuaient leur devoir envers la mère patrie (la plupart avec enthousiasme et fierté pour ceux qui étaient aux TAP) et les commandes incessantes d’insignes à remettre à ces Dragons étaient volumineuses…

Pour l’année 1977 le chiffre de 4.000 Impératrices (livrées en deux commandes) m’a été communiqué par le gérant du foyer du Dragon, de l'époque, à Dieuze. Cette quantité a d’ailleurs généré, cette année là, quatre Impératrices en argent. Le quota de ces insignes était d’un pour mille. Ils étaient remis au chef de corps ou au directeur du foyer. Une simple estimation approximative nous donne le chiffre de 140.000 insignes si l’on prend en compte l’année 1955 comme date de début et 1990 comme date de fin !.
Si Monsieur Charles E. DRAGO s’était contenté de frapper l’insigne totalement à l’identique en se contentant de renouveler les matrices par d’autres gravées comme les précédentes il aurait été impossible de pouvoir dater avec précision chaque tirage.

Or, cela fut tout autre… Pour l’avers, l’ensemble de la fabrication tourne autour de quelques matrices qui changent peu dans l’iconographie, renouvelées lorsque nécessaire (usure). Pour le revers, là tout est différent… Les contre-matrices servent à produire 2, 3 ou 4 modèles, ensuite, elles sont remplacées par de nouvelles qui sont gravées - ou regravées - différemment (guillochis, sens des marquages avec ou sans erreurs - volontaires ou involontaires suivant l'appréciation de chacun).
L’émaillage entre aussi en ligne de compte pour réaliser des détails différents suivant les séries. Email de la couleur de l’écu qui est posé à différentes hauteurs sur les rayons du soleil de Louis XIV. Parfois un coté plus haut par rapport à l’autre - déséquilibre rayons - (mais là, il s'agit plutôt d'erreurs humaine) et les joyaux de la couronne, avec ou sans émail, de couleur différentes. Ajoutons à cela les traitements de surfaces qui changent et des pastilles de formes différentes (lisse, à bourrelet, avec marque, sans, ronde, ovale, oblongue… Il est courant d’avoir des variantes uniquement par la pastille).

Tous ces éléments, mélangés, nous donnent de multiples combinaisons qui peuvent produire un insigne différent dans les détails à chaque commande. Malheureusement M. C.E. DRAGO est décédé et la production de ses insignes s’est arrêtée. La seule chose qui aurait pu nous permettre de dénouer ce problème ce sont ses archives… Elles auraient été rachetées par un fabricant français…

Mais qui d’autre que nous est assez fou pour pouvoir s’intéresser à cette production d’Impératrices…
“Pour faire partie de cette élite, il faut bien être un peu cinglé”, n’est-ce pas ? (chanson TAP bien connue…).

Texte de cette étude rédigé par RAGUS60

Cordialement
RAGUS60
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pascalcvr
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MessageSujet: Re: 13ème RDP    Mar 9 Aoû 2011 - 19:15

Salut à tous,

Je vous informe qu'il vient de paraître un ouvrage remarquable de notre ami RAGUS60 sur les Impératrices du 13.
Il regroupe près de 200 versions différentes de cet insigne et a nécessité près de 2 ans de recherches et de travail.
La Bible de l'Impératrice en somme.....
Vous trouverez toutes les infos nécessaires sur le site de l'Amicale des anciens du 13.
http://www.liendragonpara.net/13RDP.html
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RAGUS60
confirmé
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MessageSujet: Re: 13ème RDP    Jeu 11 Aoû 2011 - 14:46

Bonjour à toi PASCALCVR

Je te remercie pour la petite publicité que tu a fait pour présenter aux membres le résultat de mon travail.

Un petit souci de santé m'a écarté du forum ces dix derniers jours. Maintenant cela vas mieux...



Paramicalement
RAGUS60
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13ème RDP

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