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 * L'armée entérine le retour de la guerre

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Philippe MULLER
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MessageSujet: * L'armée entérine le retour de la guerre   Lun 24 Jan 2011 - 21:14



"Analyse", par madame Isabelle Lasserre, correspondante Défense du Figaro, dans la numéro du 21 janvier 2011
Citation :
La chose militaire est organique à la France. »

Cet axiome, prononcé par le général de Gaulle en 1961, avait depuis été un peu oublié par les dirigeants français.

Il a repris tout son sens hier quand les officiers généraux et le ministre de la Défense ont ressuscité l'École de guerre, en grande pompe, avec prise d'armes et vin d'honneur.

Au-delà du symbole, très fort, l'événement marque la fin d'une longue période d'hypocrisie ainsi que le triomphe de la réalité.

En 1993, l'École supérieure de guerre avait été débaptisée au profil d'un acronyme indigeste, le CID (Collège interarmées de défense), censé davantage correspondre à une situation géopolitique apaisée.

A l'époque, la-guerre froide était terminée, le philosophe Fukuyama annonçait « la fin de l'histoire », les opérations de « maintien de la paix se développaient dans le monde, les mouvements pacifistes français rêvaient d'un monde sans guerre el les sociétés espéraient pouvoir enfin profiter des « dividendes de la paix».

Le mot « guerre » avait fini par être pratiquement éradiqué des ministères, où il était devenu tabou.

Il aura ainsi fallu des années pour qu'à l'Hôtel de Brienne on reconnaisse enfin que les militaires français engagés en Afghanistan faisaient autre chose que du maintien de la paix.

Le retour du mot guerre dans le vocabulaire, considéré comme une bonne nouvelle par les officiers, ne fait en fait qu'épouser la nature du monde contemporain.

Le monde nous rappelle constamment que la guerre n'est pas morte. De l'Irak à l'Afghanistan en passant par la Côte d'Ivoire, elle a même fait son grand retour dans les armées occidentales.

A nouveau, la France est engagée dans des crises et des conflits dont l'intensité, a rappelé Alain Juppé hier, est

« comparable aux affronte­ments extrêmes des grandes guerres du siècle passé ».

Dans ce contexte, redonner son nom à l'école qui forme les futurs chefs militaires français permet non seulement d'épouser la réalité des opérations qui sont actuellement menées, mais aussi d'assurer la cohérence avec les missions assignées aux officiers, anticiper et préparer les surprises stratégiques du XXIe siècle.

La décision redonne par ailleurs da­vantage de visibilité, notamment vis-à-vis des étrangers, à l'institution qui prépare l'élite des armées. En quinze ans d'existence en effet, le CID n'avait jamais réussi à s'imposer. Mais elle rappelle également la spécificité du métier de militaire, trop souvent ba­nalisé cçs dernières années.

Or, celui-ci consiste bien, lorsqu'il le faut, à fai­re la guerre et à payer le prix du sang. « Si vis pacem, para bellum » : « Si tu veux la paix, prépare la guerre », dit l'adage latin.

En ces temps de rigueur budgétaire, alors que l'outil militaire de la France se déclasse progressivement et que la morosité est palpable parmi les officiers, ce changement n'est pas anodin. Comme n'est pas anodin non plus le nom du parrain choisi par les stagiaires de la nouvelle promotion du CID - École de guerre : « Général de Gaulle ».

Reste à savoir si tout cela sera suffisant pour permettre à la France, comme l'espère Alain Juppé, de conserver des forces armées « dignes d'une grande puissance ».

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