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 Niger : des parachutistes ont été largués en renfort

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AuteurMessage
Philippe MULLER
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MessageSujet: Niger : des parachutistes ont été largués en renfort   Sam 15 Jan 2011 - 18:46

marianne2.fr Samedi 15 Janvier 2011 Jean-Dominique Merchet a écrit :


Citation :


Comme nous l'évoquions dès samedi dernier sur ce blog, nous pouvons confirmer que des parachutistes ont été largués au cours de l'opération du COS contre les ravisseurs des deux Français. L'hebdomadaire Air et Cosmos évoque également cette affaire.
Si la première vague est arrivée en hélicoptères, l'intensité des combats a contraint l'état-major tactique à faire appel à des renforts, largués à courte distance par un avion présents sur place. Le nombre de paras largués est très réduit, de l'ordre de la dizaine d'hommes. Ce sont eux qui ont retrouvés le corps de l'un des deux otages tués.
Les largages de parachutistes en opérations sont rarissimes. On se souvient de Kolwezi (1978) et plus récemment de l'opération à Birao (Centrafrique) en mars 2007. En 1989, des parachutistes avaient sautés dans le désert du Ténéré (Niger) pour sécuriser l'épave du Boeing d'UTA détruit par un attentat. Au large de la Somalie, des commandos-marine (et des hommes du GIGN) ont rejoint les bateaux à la mer par parachute, avant les opérations de contre-piraterie (Ponant).
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tante ju
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MessageSujet: Re: Niger : des parachutistes ont été largués en renfort   Sam 29 Jan 2011 - 18:46

Terrorisme.
Un renvoi initial de notre camarade Brigitte!
De :
Frédéric PONS [mailto:frederic.pons@valmonde.fr]
Pour tout savoir sur notre raid au Mali, le récit le plus complet, de très très bonnes sources :


http://www.valeursactuelles.com/actualités/monde/mali-révélations-notre-raid-éclair20110127.html

Tu peux faire circuler.
Merci

Frédéric PONS


Valeurs Actuelles

Rédacteur en Chef - Chief Editor

3- 5 rue Saint Georges

75009 Paris - France

www.valeursactuelles.com




Mali : révélations sur notre raid éclair
Frédéric Pons
le jeudi, 27/01/2011



L’audacieuse opération du 8 janvier a
échoué à libérer nos otages. Elle démontre pourtant une détermination et
des savoir-faire dont les Français peuvent être fiers. Enquête en
France et en Afrique.

Le raid du 8 janvier dans le désert malien a été mené aux limites
des possibilités, au terme d’une audacieuse manuvre tactique et
logistique dont peu de pays sont capables. Même si elle n’a pas permis
de libérer vivants Antoine de Léocour et Vincent Delory, nos deux
jeunes otages enlevés le 7 janvier à Niamey, elle prouve aux
terroristes et aux États africains la détermination de la France à agir (lire notre article page 39).
Menée en France et en Afrique, notre enquête démontre aussi les
savoir-faire exceptionnels de l’armée française, malgré la mort
malheureuse de Vincent et Antoine, 25 ans tous les deux, assassinés par
leurs ravisseurs.
Le vendredi 7 janvier, les deux jeunes dînent au Toulousain.
Ce “maquis” (restaurant avec une terrasse ouverte) du centre de Niamey
est fréquenté par des expatriés. Deux braves “gardiens” de parking, des
badauds et quelques mendiants se tiennent en général devant le portail.
Pas de garde armé…
Les terroristes liés à Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et leurs
complices, des “agents dormants” résidant à Niamey, ont repéré leur
cible. Les premiers Blancs qu’ils aperçoivent sont Vincent et Antoine,
attablés près de l’entrée. Ils les saisissent et s’enfuient. Ils ont
deux véhicules. Leurs complices les guident vers la sortie nord de la
ville.
Dès que l’alerte est donnée, un 4x4 de la garde nationale nigérienne
équipé d’une mitrailleuse de 12,7 millimètres se lance à leur
poursuite, et les postes de gendarmerie de la région nord sont
mobilisés. Cette réaction rapide de l’état-major nigérien est une bonne
surprise. La nasse va se refermer sur les ravisseurs en moins de six
heures, au terme de trois accrochages.
La première action armée se déroule en pleine nuit, à 20 kilomètres
de Ouallam, au bout du mauvais ruban d’asphalte qui arrive de Niamey,
155 kilomètres plus au sud. La brigade de gendarmerie de Tillabéry, à
l’ouest de Ouallam, a envoyé un Toyota et dix gendarmes sur l’axe
probable de fuite vers le Mali, pour faire jonction avec le 4x4 de la
garde nationale.
Par chance, le groupe terroriste a été retardé. Il a mis cinq heures
pour atteindre Ouallam, au lieu des deux heures trente prévues.
D’abord, il est lourdement chargé : outre les cinq ravisseurs et les
deux otages, entravés, il emporte des bidons de carburant
supplémentaires et des caisses de munitions, dont des roquettes de RPG.
Ensuite, il a crevé à la sortie de Niamey. Les terroristes ont aussi
pris une piste de brousse, moins rapide que la route goudronnée.
Sur ce plateau immense et vide, personne ne circule la nuit. Le
groupe Aqmi a vite repéré les phares de ses poursuivants. Ils
s’arrêtent pour monter une embuscade. Dans l’obscurité, la nasse est
invisible. Le contact est rapide, sanglant. Le capitaine commandant la
colonne nigérienne est mortellement blessé. Ses hommes rompent le combat
pour l’évacuer vers Ouallam. Restés seuls, les gendarmes décident de
reprendre la poursuite. Courageux, mais trop faiblement armés.
Les terroristes sont quand même inquiets. Ils savent que leur chef,
Mokhtar Belmokhtar, a posté un véhicule de recueil au sud de Ménaka, la
première bourgade malienne au nord de la frontière. Ils l’appellent au
secours : « Par Allah, mes frères, aidez-nous ! On est en difficulté… » Les
deux 4x4 d’Aqmi – les ravisseurs et leur renfort – se retrouvent au
sud de la frontière malienne. Ils veulent une victoire totale.
L’occasion est trop belle de massacrer leurs poursuivants et de
récupérer leur véhicule, les armes et les munitions. Excellent pour la
propagande d’Aqmi !
Une certitude : ils sont bien sur l’axe Ouallam-Ménaka
Les terroristes montent une nouvelle embuscade. Ils recouvrent leurs
deux 4x4 de bâches pour faire croire à un campement de nomades
touaregs. Ils ont l’avantage du terrain et de l’ouverture du feu.
Surpris, les gendarmes sont “explosés” en quelques secondes : un ou deux
morts, quatre blessés, leur véhicule est pris. Les survivants se
replient dans la nuit vers Ouallam. Ils n’ont plus de moyens de
transmission, ce qui explique l’alerte tardive. Lorsque le compte rendu
arrive enfin à Niamey, le bilan est minimisé : il n’indique pas
clairement la capture de leur 4x4, ni celle des quatre gendarmes.
L’état-major nigérien sait que les Français vont lancer une
opération. Il ordonne aussitôt à ses postes du Nord de se replier, pour
éviter toute confusion sur le terrain. Cet accrochage brutal est un
revers pour le Niger.
Le sacrifice de ses gendarmes a pourtant permis de lever une
incertitude : les ravisseurs foncent bien sur l’axe Ouallam-Ménaka, en
route vers leur sanctuaire du nord du Mali.
Le groupe Aqmi a repris la piste en plaçant le 4x4 bleu de la
gendarmerie au milieu du convoi, les quatre gendarmes blessés entassés à
l’arrière sous la garde d’un terroriste. Ni les Nigériens ni les
Français ne le savent. De leur côté, les ravisseurs ignorent qu’ils sont
maintenant suivis à la trace : parti de Niamey dans la nuit, un
bimoteur Atlantique 2 de l’Aéronavale les a retrouvés et les “marque”…
Le raid français est enclenché. Nicolas Sarkozy et ses chefs
militaires savent que les premières vingt-quatre heures sont décisives
pour tenter de sauver les otages. Le général Benoît Puga, son chef
d’état-major particulier, et l’amiral Édouard Guillaud, le chef
d’état-major des armées, sont favorables à une action immédiate. Ils
donnent les éléments de décision au chef de l’État, en voyage aux
Antilles.
Plus discrètement, le général Frédéric Beth, patron du Cos
(Commandement des opérations spéciales), prépare son ordre d’opération.
Rigoureux, méthodique, ce béret rouge a su réinstaller les forces
spéciales “au premier niveau de la boîte à outils”, en Afghanistan
(notamment sur le dossier des journalistes otages) et au Sahel. Beth
profite de sa bonne expérience des cabinets parisiens : il a servi à
Matignon. « L’entraînement c’est bien, l’action c’est mieux, témoigne un officier du Cos. Les forces spéciales sont revenues aux affaires. On a multiplié les personnels projetés par trois. »
Beth peut compter sur l’appui de Puga. Lui-même ancien patron des
forces spéciales et de la Direction du renseignement militaire, ce
légionnaire parachutiste connaît bien leurs capacités. Il sait que les
unités prépositionnées à Ouagadougou (Burkina) depuis l’été dernier sont
prêtes.
Mais l’opération est complexe : « Il s’agissait de mettre un
ensemble de combat cohérent en un point inconnu du terrain, à 500 ou 1
000 kilomètres des bases de départ…»
Le Cos va réaliser une prouesse tactique et logistique. « Audacieux mais jouable », concluent Guillaud et Puga en validant le concept d’opération.
Le feu vert est donné dans la nuit. La force d’assaut est lancée :
avions Transall (largage et poser d’assaut) de l’escadron Poitou,
Cougar du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales de Pau
(transport et appui-feu), commandos du 1er régiment de parachutistes
d’infanterie de marine (Bayonne), du 13e régiment de dragons
parachutistes (Souge) et de l’armée de l’air (Dijon), transmetteurs à
longue distance… Au total, de Dakar à Niamey en passant par Ouagadougou
et Bamako, près de 200 militaires participent à l’opération, dont la
trentaine d’hommes dédiés au raid contre le groupe Aqmi.
La première difficulté était de localiser le convoi terroriste.
Après l’avoir définitivement “accroché” vers 4 heures du matin,
l’Atlantique 2 ne le lâche plus. Il vole à distance de sécurité – entre
8 et 10 kilomètres –, inaudible pour les terroristes. Autre souci : le
moment et le lieu de l’intervention. L’analyse du terrain montre qu’il
faut intervenir dans la région de Ménaka, pour intercepter les
ravisseurs avant qu’ils ne filent vers le massif des Ifoghas, où sont
déjà retenus les cinq otages enlevés à Arlit le 16 septembre. Leur
recherche serait beaucoup plus difficile. L’élongation du dispositif
français deviendrait “très limite”.
L’explication sur la mort des gendarmes nigériens
Des commandos sont largués près de Ménaka. Ce cordon de sécurité
doit “couvrir” vers le nord. Mission : détecter et interdire tout
déboulé de renforts terroristes. Il doit aussi intercepter les
ravisseurs venus du sud, au cas où ils échapperaient au raid des trois
Cougar engagés. Les hélicoptères ont l’ordre de neutraliser le convoi
terroriste. Les tireurs de précision embossés aux portières sont
entraînés à le faire, en tirant dans le moteur de véhicules en marche.
Ils l’ont fait avec succès, à plusieurs reprises, contre les pirates
somaliens ou les vedettes rapides des trafiquants de drogue.
En approche rapide à très basse altitude au-dessus de l’immensité
plate, les Cougar croient surprendre la colonne Aqmi, à une vingtaine
de kilomètres en territoire malien. Pas de chance : les terroristes
sont à l’arrêt, comme le confirmeront deux gendarmes nigériens
rescapés. Des complices locaux les ont sans doute informés de la
présence d’hélicos ou d’avions dans la zone de Ménaka…
Quand les Cougar déboulent, ils tombent sur une position défensive
déployée sous une maigre végétation. Dans la poussière et le fracas des
armes, les commandos français distinguent les trois véhicules arrêtés,
des hommes armés à bord de chacun d’eux. Les terroristes font une
“boule de feu”, y compris au lance-roquettes RPG. Deux hélicoptères
sont touchés, dont un sérieusement. Deux Français sont blessés, dont un
pilote.
La riposte est instantanée mais d’une précision extrême. Deux
terroristes veulent s’enfuir à pied, emmenant un otage. C’est Antoine.
Cernés, ils l’abattent, “à bout touchant” derrière la tête, après
l’incantation rituelle – “Allahu akbar…”–, avant de mourir à leur tour.
Resté dans le pick-up, Vincent est aussitôt mitraillé par le terroriste
qui le gardait.
Le 4x4 bourré de carburant et de munitions s’enflamme, puis un
autre. Vincent est-il déjà mort ? Le rapport d’autopsie – non encore
rendu public – ne l’établit pas clairement. Il parle de « cinq plaies par armes à feu et divers éclats » et de « brûlures extrêmement importantes » sur
le bas du corps. Une certitude : les balles sont bien du 7,62, tirées
par une kalachnikov. Nos otages viennent d’être assassinés.
Les corps de Vincent et d’Antoine seront aussitôt rapatriés à Niamey
en Transall, avec deux gendarmes nigériens blessés. Une autre rotation
ramènera les corps de deux gendarmes et de deux terroristes tués. Les
autres ont été carbonisés dans le convoi. Quelques-uns auraient pu
s’enfuir.
Comment sont morts les gendarmes nigériens ? « Ils ont été sacrifiés », entend-on à Niamey, où on a parlé de «bavure».
Il n’en est rien. Faute de renseignements précis, les commandos
français ignoraient leur présence. Ces gendarmes n’étaient pas entravés,
d’où la confusion avec les terroristes. Les malheureux sont morts dans
l’assaut, sans doute en cherchant à s’échapper du 4x4.
Pour couper court à toute polémique, Alain Juppé recevait jeudi
dernier Ousmane Cissé, le ministre nigérien de l’Intérieur, saluant « le courage des unités nigériennes engagées dans la poursuite des terroristes ». Juppé et Cissé soulignaient aussi « la convergence de vue complète des deux gouvernements dans la lutte antiterroriste au Sahel ».
Ils affichaient cette double priorité commune : réorganiser la
sécurité des expatriés français et reprendre le contrôle de l’ensemble
du territoire. Frédéric Pons
Photo : Matériels pris à Aqmi par l'armée mauritanienne © SIPA
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