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 Paris tourne une page de son histoire en Côte d'Ivoire

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MessageSujet: Paris tourne une page de son histoire en Côte d'Ivoire   Paris tourne une page de son histoire en Côte d'Ivoire EmptySam 8 Jan 2011 - 0:12

Le POINT - Reuters - Publié le 07/01/2011 à 20:08
Paris tourne une page de son histoire en Côte d'Ivoire


par Patrick Vignal
PARIS (Reuters) - La forte réticence de Paris à intervenir
militairement en Côte d'Ivoire semble marquer la fin d'une époque
tumultueuse marquée par une intense activité de l'armée française sur le
sol africain.
En vertu d'accords de défense et de coopération passés avec ses
anciennes colonies africaines après leurs indépendances, la France a
mené une quarantaine d'opérations à travers le continent en un
demi-siècle.
Qu'il s'agisse de soutenir un chef d'Etat ami menacé par des
rebelles, de s'opposer à l'avancée d'une puissance hostile ou simplement
de protéger ses ressortissants, Paris n'hésitait pas à engager ses
troupes, soit par des coups de force ponctuels, soit par des
déploiements importants et durables.
Les controverses soulevées par l'opération "Turquoise" au Rwanda, en
1994, et, plus récemment, par l'intervention française de 2004 en Côte
d'Ivoire, au cours de laquelle neuf soldats de la force Licorne ont été
tués lors du bombardement de Bouaké, ont changé la donne.
"Il y a cette espèce de tache, de péché originel de l'intervention
française de novembre 2004 qui va empêcher la France d'intervenir
militairement en Côte d'Ivoire et plus généralement en Afrique", estime
l'universitaire Christian Bouquet, spécialiste de géopolitique
africaine."
La volonté affichée par Nicolas Sarkozy de tourner le dos à tout un
aspect occulte des relations franco-africaines, regroupé sous le terme
de "Françafrique", et particulièrement à son volet militaire, joue
également un rôle dans l'évolution de la politique française.
L'expression "Françafrique", qui aurait été utilisée pour la première
fois dans les années 1950 par l'ancien président ivoirien Félix
Houphouët-Boigny, désigne à l'origine la volonté d'un certain nombre de
dirigeants africains de conserver des liens privilégiés avec la France
après avoir accédé à l'indépendance.
Les réseaux d'influence militaire mais aussi politique et économique
de la France sont restés actifs dans ses anciennes colonies africaines
et également dans les territoires francophones comme la République
démocratique du Congo ou le Rwanda, anciennes colonies belges.
UN MESSAGE CLAIR
Les temps, pourtant, où la légion sautait sur Kolwezi et où les
militaires français intervenaient périodiquement au Tchad pour soutenir
le président Hissène Habré, semblent révolus.
Dès le début de la crise ivoirienne, le message des autorités
françaises est clair. Le président sortant Laurent Gbagbo doit céder sa
place à Alassane Ouattara mais la responsabilité d'une opération
militaire incombe à l'Afrique.
La France n'interviendrait éventuellement que pour protéger ses
quelque 15.000 ressortissants et mesure le risque qu'une opération
militaire ferait peser sur eux.
"Toute gesticulation de la part de la formation Licorne, qui est la
seule à vraiment pouvoir intervenir, risque de susciter de la part de la
partie fanatisée de la population ivoirienne une telle réaction de
rejet que ce serait contre-productif'", explique Christian Bouquet.
L'armée française dispose de la force de frappe pour intervenir mais
certains militaires s'interrogent discrètement sur la pertinence d'une
intervention.
"L'armée ivoirienne n'est pas la troisième armée du monde", souligne
une source militaire française. "Le problème de l'option militaire,
c'est d'en définir l'objectif et cette décision est politique.
"Quel est le but recherché par une intervention militaire en Côte
d'Ivoire et quelle serait sa légitimité ? C'est la question à se poser",
ajoute cette source. "Une opération militaire coercitive et
volontariste ne mènerait pas à grand-chose. Quelle serait la légitimité
d'un président ivoirien installé par la force par une puissance
militaire européenne ?"
NOUVELLE POLITIQUE
Instruite par les échecs du passé, la France tente de redéfinir sa
politique militaire en Afrique selon un axe qui pourrait se résumer
ainsi : intervenir moins pour dépenser moins.
Dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques
(RGPP), les dépenses militaires sont réduites de manière drastique, et
les opérations à l'étranger ainsi que l'installation de militaires et de
leurs familles hors de l'Hexagone coûtent cher.
"Je ne vois pas d'infléchissement de la politique militaire de la France", explique Christian Bouquet.
"Il y a un désengagement général de la France sur la carte de
l'Afrique, que l'on constate également avec la réduction des effectifs à
Djibouti. Il y a un contexte économique et il y a un prétexte
idéologique qui avait défini en ces termes Lionel Jospin : ni
indifférence, ni ingérence."
Reste à définir une nouvelle politique. Elle sera financière, pour
aider les armées africaines à devenir des troupes aguerries sur le plan
du maintien de la paix, notamment face à Al Qaïda au Maghreb islamique
(Aqmi), estime Christian Bouquet.
Celui qui prédit un avenir "assez sombre" au continent africain
dessine pour la France une noble mission: "transformer les armées
africaines en soldats de la paix."
Edité par Yves Clarisse
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MessageSujet: Re: Paris tourne une page de son histoire en Côte d'Ivoire   Paris tourne une page de son histoire en Côte d'Ivoire EmptySam 8 Jan 2011 - 0:52

Citation :

Celui qui prédit un avenir "assez sombre" au continent africain dessine pour la France une noble mission: "transformer les armées africaines en soldats de la paix."

En espérant que ce soit la France qui se charge de cette formation, en vertue des accords vieux de plusieurs décennies et non pas d'autres pays !....
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MessageSujet: Re: Paris tourne une page de son histoire en Côte d'Ivoire   Paris tourne une page de son histoire en Côte d'Ivoire EmptySam 8 Jan 2011 - 22:03

Yves clarisse Le POINT a écrit:
C'est la question à se poser",ajoute cette source. "Une opération militaire coercitive et volontariste ne mènerait pas à grand-chose. Quelle serait la légitimité d'un président ivoirien installé par la force par une puissance militaire européenne ?"

Il y a des bruits qui courent pour une opération dénommée "code d'honneur".
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