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 La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)

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Bertrand
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MessageSujet: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Lun 15 Nov 2010 - 17:08







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Bertrand
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Lun 15 Nov 2010 - 17:17







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Bertrand
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Ven 19 Nov 2010 - 19:32



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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Ven 19 Nov 2010 - 19:52

Maginfique travail, Bertrand ! Merci de nous le faire partager....

Il est très utile de rappeler le travail "pacificateur" de tous ces Soldats auprès des populations....

Ces montages et la vidéo sont admirables....
Un petit regret, à moins que ces photos soient postées ailleurs sur le forum.... Serait-il possible de les avoir en image fixe avec une légende ?...
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Sam 20 Nov 2010 - 11:47

Bonjour Bertrand
Trés beau travail de mémoire.
Salutations
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Bertrand
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Sam 20 Nov 2010 - 17:31

Citation :
Maginfique travail, Bertrand ! Merci de nous le faire partager....

Il est très utile de rappeler le travail "pacificateur" de tous ces Soldats auprès des populations....

Ces montages et la vidéo sont admirables....
Un petit regret, à moins que ces photos soient postées ailleurs sur le forum.... Serait-il possible de les avoir en image fixe avec une légende ?...

Eh bien voilà, un condensé:



Le drapeau de la DBFM porté par l'o2E l'Helgouarch,caserne LIAUTEY Nemours
.

Ponchardier. De mai à novembre 1956 sera le 1er commandant de la DBFM, son P.C. située à Nemours. Homme de terrain il mettra en place dans un secteur de 800 Km² dans l’ouest Algérien les 3 bataillons de fusiliers marins destinée à participer aux opérations terrestres.



Départ de la DBFM du C.A. Ponchardier et prise de commandement du C.V. Vivier, « Ayez confiance, c’est moi qui vous l’ai choisi »




Un peloton à cheval en balade sur les quais du port de Nemours.

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Bertrand
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Sam 20 Nov 2010 - 17:59




1er B/D.B.F.M. - 11,12,13ème Cie sur le tarmac de l'aroport de TLEMCEM le 12 août 1961
Embarquement dans les NORATLAS via la TUNISIE pour le dégagement de la base de BIZERTE


Djebel Mazer fontière algero marocaine, promenade de santé avec mon fusil mas 49 et lunette (APX modèle L806)
Citation: Mon fusil est mon meilleur ami. Il est ma vie. Je dois en être maître comme je le suis de ma propre vie.
My rifle is my best . It is my life. I must master it as. I must master my life.



le peloton à cheval du 2/DBFM poste Béraoun. Avec la guerre d’Algérie, la Marine retrouve l’une de ses traditions, la cavalerie.
Le 14 Juillet 1957, le peloton à cheval, 2 et «3/DBFM fanion en tête, défile devant les autorités et la population. Il participera désormais à toutes les prises d’armes.


L'équipe de grottes de la DBFM (section de Nemours)


Crée au début de l’année 1959 ses effectifs se décomposent ainsi :
un officier, un second-maître, douze quartiers-maîtres et matelots, tous volontaires, deux artilleurs du 66ème RI, un soldat du 22ème RIMa, un harki interprète, un maître chien et… le chien.

L’équipement de ces équipes de grottes est très spécifique : cordes alpines, échelles spéléo, appareils respiratoires et masques à gaz, de l’outillage comprenant pelles, pioches, barres à mines et, bien entendu, des torches électriques. Elles disposent également d’un groupe électrogène et de conteneur (la marmite) avec une soufflerie permettant de propulser des gaz lacrymogènes à l’aide de tuyaux introduits dans les galeries.



Préparation au lance-flammes d'une entrée de grotte.




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Bertrand
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Sam 20 Nov 2010 - 18:21



Embarquement de la 25 ème Cie BIFM (Bataillon d'Intervention de Fusiliers-Marins). Pour l'opérations "Jumelles" en grande et petite Kabylie.
Sa base arrière était au fort d'Estrées (capMatifou), il fut commandé successivement par les Capitaines de Corvette SANTARELLI, SANGUINETTI et BASTARD.

DBFM l'Opération-Education avec l'ouverture des écoles.

Plus de deux mille enfants apprirent — grâce aux cent marins instituteurs bénévoles — à lire et à compter...Tel ce matelot-instituteur de Tient qui, à force de patience et de dévouement amena, après deux ans d'efforts, ces cinquante garçons et filles à un niveau voisin de celui du « certif ».
Etre à la fois un meneur de jeu, un ami et un pédagogue éclairé, voilà ce que réclame et ce qu'obtient la Marine grâce à la foi de ces cent volontaires d'élite.






L’action psychologique, d’un constant travail de pacification, fait ses preuves dans les djebels, de l’ouest Algérien fief de la DBFM.



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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Sam 20 Nov 2010 - 18:51

Merci beaucoup Bertrand pour ce travail suplémentaire, mais ô combien utile !

C'est une des actions de l'Armée en Algérie, qui à mon avis, est assez peu connue, sauf évidemment par ceux qui l'ont vécue...
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Claude Millet
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Sam 20 Nov 2010 - 19:56

Citation :
Hommage à ces marins: bâtisseurs, instituteurs, médecins, appelés, rappelés, engagés, tous volontaires pour cette mission de pacification

Il y avait les combats contre les rebelles, les terroristes...mais on a trop souvent oublié ces grandes missions humanitaires...!

il y a une photo du Noratlas n°198 en partance pour Bizerte...!
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Bertrand
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Mar 23 Nov 2010 - 22:52

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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Mar 23 Nov 2010 - 23:59

Magnifique montage, comme toujours ! Un bel hommâge à ces Hommes que l'on oublie trop !

Merci Bertrand... Et Félicitations
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Mer 9 Fév 2011 - 15:26

comma d'hab bob toujours aussi magnifique les montages. hommages a nos anciens....
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SACCO83
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MessageSujet: DBFM   Sam 16 Fév 2013 - 10:07

Quel magnifique travail et quelle recherche dans la présentation. Du vrai travail de pro !! Félicitations !!

Pour un vétéran de la DBFM, voir son unité citée dans les pages d'un forum dédié à une arme d'élite fait chaud au cœur.

On s'honore soi même en honorant les autres.




"lulu la mitraille" tireur cal 50 sur half-track de herse. 125 patrouilles de nuit - 60-61 poste de BAB EL ASSA
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Sam 16 Fév 2013 - 12:34

Merci Bertrand pour ce magnifique témoignage.
Les Fusillés ont crapahuté avec nous les commandos de l'air.
Beau travail de pacification
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Jeu 28 Fév 2013 - 14:50

Je voudrais rendre hommage ici, au milieu des garçons courageux, à un de mes copains que j'ai croisé si souvent au hasard de mes patrouilles de nuit sur le barrage Maroc, et que j'ai vu mourir sous mes yeux le 13 juillet 1961 à 1 heure du matin.


Gérard DRUELLE naît le 18 Janvier 1932 à Haubourdin dans le Département du Nord. Le 28 Février 1949, il s’engage à 17 ans dans la Marine Nationale. Il est breveté infirmier le 1er décembre 1949, et s’embarque pour l’Indochine. Il est en poste à Cat Laï pendant deux ans, puis est rapatrié en métropole le 26 novembre 1953.
Il passe matelot de 1ère classe et intègre l’Hôpital Militaire de Brest où il reste en affectation jusqu’en 1960. Le 7 septembre 1960, il embarque au sein de la demi-brigade de fusiliers marins, 3ème Bataillon, à BAB EL ASSA sur le réseau Maroc.
Le quartier-maître de 1ère classe DRUELLE y fait preuve des plus belles qualités militaires de courage tranquille et d’abnégation en intervenant sous le feu de l’ennemi, pour soigner et sauver des fusiliers marins blessés en danger de mort. Il se distingue particulièrement le 28 avril 1961 en soignant des blessés par éclats de mortier ; dans la nuit du 1er au 2 mai 1961, sous le feu des mortiers ennemis, il soigne un officier blessé ; dans la nuit du 9 au 10 juin 1961 sous le feu des mitrailleuses ennemies, il récupère et sauve les survivants d’un half-track bazooké en feu dont les munitions explosent à une dizaine de mètres ; le 12 juin 1961, il intervient en zone avant du barrage pour soigner des blessés victimes de mines ; le 4 juillet 1961 de nuit, il évacue sous le feu des mitrailleuses ennemies, des blessés sur le barrage.
Dans la nuit du 12 au 13 juillet 1961, en intervenant sur le barrage, le quartier-maître DRUELLE trouve la mort avec son chauffeur dans son ambulance qui est bazookée alors qu’il se porte au secours de fusiliers blessés à bord d’un half-track qui vient lui aussi, de subir un tir de bazooka.

Le quartier-maître Gérard DRUELLE était titulaire de la Médaille Militaire décernée au feu, de la Croix de guerre des TOE, de la Croix de la Valeur Militaire avec palme, de la commémorative Extrême Orient, de la Commémorative Algérie.

La mention « Mort pour la France » lui est décernée le 27 septembre 1961.


La promotion du Service de Santé des Armées 2007-2010 porte le nom de QM1 DRUELLE. Ses stagiaires portent un écusson dont la description héraldique se compose d’un « Ecu français moderne aux couleurs du ruban de la croix de guerre des TOE, parti d’azur, chargé en chef dextre d’une étoile d’or et en chef senestre d’une carte d’Algérie d’or aussi ; en pointe d’une ancre de marine à un câble d’or et une chaîne d’argent ; au diamant surchargé du grade et du nom en capitales de sable « QM1 DRUELLE » ; le tout surchargé d’un écusson aux armes de la demi-brigade de fusiliers marins. A senestre brochant et mouvant de l’écu attribut du service de santé d’or. »



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rousseau serge
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Jeu 28 Fév 2013 - 15:09

bonjour Sacco 83
hommage touchant et prenant
honneur et respect a votre ami Gérard Druelle

amitiés serge
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SACCO83
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MessageSujet: QM1 Infirmier DRUELLE    Ven 1 Mar 2013 - 14:29

Dans l'éloge funèbre ci dessus il y a un passage qui m'intéresse au premier chef. C'est une histoire banale de chance...de baraka direz vous :

"dans la nuit du 9 au 10 juin 1961 sous le feu des mitrailleuses ennemies, il récupère et sauve les survivants d’un half-track bazooké en feu dont les munitions explosent à une dizaine de mètres..."

A l'époque les "herse" (patrouilles de nuit le long du barrage électrifié Maroc donnaient lieu à de vraies batailles rangées à la mitrailleuse lourde. 12.7 de notre côté et MG42 du côté fellouze. D'autre part, ils venaient quasiment au contact et il n'était pas rare que l'équipage d'un half-track (6 hommes) arrête une bande de 100 types bien armés qui nous arrosaient et nous bazookaient à qui mieux mieux. Donc nous avons pris le pli de faire les patrouilles à deux half-track. Le premier roulait avec son projecteur allumé pour fouiller les fond d'oueds (il était bien visible pour les tireurs de RPG2), et l'autre derrière tous feux éteints pour sulfater les trompe la mort d'en face. Il est clair que l'état d'half-track éclairé décuplait les risques de se faire bazzoker. Donc on alternait. Une fois tu faisait la chèvre et l'autre le boucher. Le surlendemain tu devenait le boucher et l'autre la chèvre.

Ce soir là j'étais dans l'half-track qui faisait la chèvre et mon pote F... dans l'autre. J'étais tireur 12.7 en tourelle, mon pote aussi. On commence notre patrouille et tout baigne. On va pour entamer la partie la plus dangereuse, lorsque la chenille gauche sort de sa gorge. On s'arrête et on dit aux copains de nous doubler (afin de ne pas donner deux cibles aux RPG). On travaille comme des forcenés avec barre à mine et blasphèmes (le tout dans la nuit noire) à remettre cette chenille en place. Et nous voilà repartis. On fonce sur la piste en soulevant une nuage de poussière pour rattraper les copains. On les voit en train de monter la côte après le radier de l'oued. Ils se trainent. En côte le chauffeur est obligé de passer le crabot, et cette boite à sardines avance à 20 à l'heure. Au moment où on plonge dans le radier on voit la trainée de flamme d’un RPG filer vers nos potes, percuter le flanc gauche à hauteur du réservoir (il y en a 2 de 250 litres chacun). une explosion énorme. Le chauffeur oblique vers les trapézoïdales intérieures afin de ne pas endommager le réseau. En passant le fossé il éjecte quatre types lardés d'éclats et quelque peu rôtis sur les trapézoïdales minées. Puis il s'arrête en feu, munitions explosant, sous nos yeux. Mon pote dans sa tourelle est en train de brûler en hurlant, il lève une main et s'affaisse. Les munitions (bandes de 12.7/3.000 coups et grenades (100)) détonent sans arrêt. L'infirmier arrive dans son bahut et commence avec notre aide à soulever délicatement les corps des types couchés sur les barbelés à 30cm des mines. L'half- track qui flambe et explose est à 15 mètres. C'est l'enfer. Les blessés hurlent. Puis nous repartons vers Bab el Assa qui est illuminé par les départ de 120. En zone interdite explosent à cadence rapide les 105 fusants. Le lendemain nous allons avec mes copains de promo voir ce qui reste de notre pote. Rien, il ne reste rien du pote, du radio et du chauffeur, sauf un bout de rotule calciné. Il avait des C.... cet infirmier !!! Il n'avait plus qu'un mois à vivre.

Quand à nous, nous étions tellement chloroformés par l'horreur que nos carcasses oubliaient de trembler


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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Sam 2 Mar 2013 - 16:29

Merci SACCO83 pour ce rappel du passé.

Photo montage qui rappelle les durs accrochages sur le barrage algéro- marocain

Ses frères d'armes rend Hommage au quartier-maître 1er classe Gérard DRUELLE. Mort pour le France le 13 juillet 1961.




Au cours d'une intervention sur le barrage algéro-marocain, trouve la mort avec son chauffeur dans son ambulance qui est bazookée alors qu’il se porte au secours de fusiliers blessés à bord d’un half-track qui vient lui aussi, de subir un tir de bazooka.


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MessageSujet: PLAQUETTES   Sam 2 Mar 2013 - 18:55

Bertrand c'est MA GNI FI QUE !!!

Je reconnais l'ambulance du QM1 DRUELLE; Pour mémoire cette ambulance était blanche (allez savoir pourquoi) avec des croix rouges. Voyez le trou de l'obus, il est à 30cm de la croix rouge. Le tireur était bon, car il a fait deux cartons cette même nuit. Un carton sur l'half-track de herse mal cadré, car il a tapé le rouleau avant. Tous les types à découvert ont reçu des éclats. C'est pour cela que l'infirmier se déplaçait. Avec l'infirmier et le chauffeur il y avait un escorteur qui a survécu à ses graves blessures.

Sur la plaquette de Robert, vous voyez un scout-car. Ces derniers ne dépendaient pas du même service, ils faisaient la "lessive". Les half-track faisaient la "herse". Ces scout car étaient beaucoup plus bas que les half-track. Ils étaient armés seulement d'une mitrailleuse cal 30, et n'ont jamais été bazooké. La tourelle de cal 50 sur HT était placée assez haut. Il y avait un avantage car on voyait de plus loin les fels, mais aussi un grave inconvénient car eux aussi nous voyaient de loin. Sur mon half-track j'avais fait monter une 2ème cal 50 à l'arrière en remplacement de la 7.62 à camembert. J'ai tiré avec cette 7.62. C'était une arme magnifique d'une précision redoutable.
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Sam 9 Mar 2013 - 1:13

Lucien, photo montage voici la carcasse de half-track bazooké dans la nuit du 10 juin ou 17 juillet 1961? sur le barrage algéro-marocain.





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MessageSujet: HALF TRACK BAZOOKE   Sam 9 Mar 2013 - 18:46

Merci Robert !! très triste de revoir ça. Me rappelle du matelot Tonnerre Georges. Pour les autres je vais faire des recherches. Celui qui a pris ce cliché a du le prendre après qu'ils aient démonté les mitrailleuses. Voyez comment la paroi latérale a été déchirée par la force de l'explosion. C'est du "blindage" de 2cm. L'obus a tapé juste à l'arrière du réservoir de gauche et la charge creuse a détoné sur le réservoir de droite. Nous avons du ouvrir la porte du chauffeur au pied de biche, car elle était coincée. Dans certaines parties le métal avait fondu sous la chaleur de l'incendie. J'étais tireur en tourelle comme celle que l'on voit ici. On était six à bord en général, quelquefois cinq.

Mon appareil manquait de pelloche aussi je n'ai pas pris de photos. Je n'aurai jamais cru que 50 ans après je reverrai cet half-track. Merci à toi Robert.

C'était bien le 10 juin 1961
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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Lun 11 Mar 2013 - 2:16

Pour mémoire à frères d'armes du 3/DBFM


Sur le barrage marocain




Les barbelés, réseau de la mort pour l'ALN.


L'inité de détection au sol de la marine (UDSM) avait été rodée sur la ligne Morice avec des radars AN/PQ10. En 196l, les marins ont été dotés de radars COTAL, déjà utilisés dans l'armée de l'air française pour la défense aérienne, mais dans le cas présent, ils ne seront mis en œuvre qu'en détection au sol.
Dans une lettre du 22 juin I960, l'amiral Querville, préfet maritime de la IVe région (Algérie) demande le transfert de l'UDSM, installée sur la frontière tunisienne, afin qu'elle soit mise en place sur celle du Maroc. La décision est mise en attente, surtout à cette époque. Le général Gambiez, commandant en chef en Algérie, qui connaît les problèmes de l'Ouest-Oranais, demande l'envoi d'urgence de deux équipes de radars anti-mortiers pour le même secteur. Les postes frontaliers sont harcelés par des mortiers de 81mm, attend-on que lesrebelles aient des 120 mm ?

Les problèmes de la mise en place
La situation présente : au sud, les postes de Mechamich, de Deglène et de Tiskert, à l'extrémité des monts de Tlemcen, sont souvent pilonnés. Sur la ligne de crête toute proche, située en territoire marocain, les djounoud de l'ALN peuvent en toute discrétion, aménager en surplomb les emplacements de tir de leurs mortiers, monter des abris et prévoir des itinéraires de repli. Ayant amplement observé les postes français, pris les repères, ils pouvaient tirer vite et dans le tas. Les postes étant assez vastes ils pourraient par ailleurs pour placer des salves d'une dizaine de coups et changer clé position pour tirer une autre salve. Au nord, où les postes les Perdreaux et Signal étaient les plus exposés et souvent harcelés, le capitaine de corvette Wolf, commandant le 3/DBFM à Bab-el-Assa, un pragmatique, a fait installer un PC "Ops" sur la côte 518, une crête située face au Maroc.




De gauche à droite : le CC Bastard, le CC Fritch, le CC Wolf, commandant le 3/DBFM


La côte 518

Au 3/DBFM, le nouveau PC Ops est mis en place au nord-est de Bab-el-Assa. Agréable surprise, le radar entre en fonction quelques heures à peine après son installation. Les premiers essais incitent aussitôt à l'enthousiasme. Il détecte un homme en mouvement à 10 km et un véhicule à 20 km, avec une marge de précision d'une dizaine de mètres. Le tout est de schématiser l'application et son emploi, en rappelant les méthodes en usage dans les centraux-opérations des navires. Une sorte de table traçante indique la désignation d'objectifs, jumelée avec les détections répertoriées par l'opérateur radar. Le commandant de batterie, venu en curieux et comme professionnel, en ayant établi une liaison par interphone avec ses batteries, supervisait les opérations et transmettait aussi ses ordres. Les opérations de calibrage se sont faites en suivant des voitures circulant sur une route du Maroc, ce qui a permis de caler l'orientation de la ligne de foi de l'antenne.

Pour les essais, les premiers harcèlements des djounoud vont être salués avec précision par l'artillerie. Ils vont ainsi se raréfier, d'autant plus que suivant des ordres devenus presque traditionnels, chaque attaque au mortier de la part de l'adversaire sera sanctionnée par la riposte des mortiers d'Alazetta ou de Bab-el-Assa sur le Maroc - les abattoirs de Martimprey-du-Kiss étant une cible privilégiée. Mais la fin des combats est déjà programmée par la politique... et on meurt encore sur le barrage.



Opérateur radar sur AN/PQ10

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MessageSujet: Re: La D.B.F.M. l'élite de l'Ouest Algérien (frontière marocaine)   Lun 11 Mar 2013 - 2:52

Suite:


"Gabriel", PC de la 31e compagnie

Le poste, construit en bordure d'un plateau dominant l'oued Kiss, est formé d'une enceinte triangulaire. A chaque angle, un blockhaus dont le plus haut est le PC. Le long des courtines s'alignent les cuisines, le réfectoire et les logements des 146 hommes de la garnison. Au milieu de la cour, trois cuves de béton abritent les mortiers. Des marques portées sur les bordures des cuves représentent les gisements permettant de pointer les pièces sur des objectifs repérés. Le parc à véhicules est disposé de part et d'autre de la porte principale. En face, à 800 m, c'est le Maroc.
Deux postes satellites, Alazetta et Mechour, complètent avec Gabriel, la 31e Cie. Leurs missions sont celles des postes frontières. Réagir lors des attaques ou des franchissements, mais depuis juillet 1958, il n'y a pas eu de cas de franchissement. Les journées, hormis quelques incidents graves à cause des mines, se déroulent dans le cadre du service. Les nuits, en revanche, sont perturbées, écourtées, par les fells qui tirent, souvent à fond perdu, au-dessus du poste. Au début, les coups de mortier étaient dispersés, mais les tirs deviennent plus précis. De fortes explosions sur le barrage... Ce sont les "bengalores", de longs tubes d'acier, bourrés d'explosifs, qui ont été poussés dans le réseau afin d'y pratiquer des brèches. La riposte de l'artillerie les empêche de continuer. De toute façon, le réseau possède deux grands obstacles identiques, comprenant une haie
électrifiée, précédée et suivie de réseaux de barbelés truffés de mines, l'ensemble étant baptisé "trapézoïdale". Des pistes que parcourent les patrouilles sont tracées entre chacun des dispositifs électrifiés et sa trapézoïdale intérieure. Jusque-là, il n'y a pas eu de cas sérieux de franchissement.





Ces rebelles ont sauté sur des mines éclectriques à proximité d'Alazetta.
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MessageSujet: 3/DBFM   Lun 11 Mar 2013 - 19:40

Comme toujours Bertrand tu es super documenté !! Je vais commenter :

La photo des trapézoïdales montre bien l’installation. Elles étaient parsemées de mine encrier (elles étaient rondes comme un encrier) qui n’arrachaient seulement qu’un pied ou une jambe. Des bondissantes explosives qui « bondissaient » à hauteur de poitrine et délivraient leur charge. Celles là étaient mortelles. Il y avait des bondissantes éclairantes qui sautaient un peu plus haut et déclenchaient un magnésium. Les fellouzes arrivaient avec patience à déminer des endroits et à se faufiler jusque sur la piste technique pour y déposer des « colis » spéciaux » dont je vais parler plus loin, à propos d’une de tes photos (***)

Les fels n’avaient pas de 81 mais des 82 qui est un calibre soviétique. A noter qu’on pouvait tirer du 81 dans des tubes de 82.

Le CC WOLFF était un ancien de l’indo, venu dans les bagages de Ponchardier. Quand il allait visiter les postes dans sa jeep, il trimbalait avec lui un sturmgewehr qu’on avait ramassé sur un fel troué. Une figure. Un dur à cuire. Il a payé ses sympathies pour le putsch ; honneur à lui.

« le capitaine de corvette Wolf, commandant le 3/DBFM à Bab-el-Assa, un pragmatique, a fait installer un PC "Ops" sur la côte 518, une crête située face au Maroc. »

Il n’a pas fait qu’installer un PC OPS là haut, mais aussi un 75 sans recul. A signaler une bavure. La route de Saïdia à Port Say au Maroc fait un coude à 5km du poste et à cet endroit les camions de fels s’arrêtaient vers 22/23 heures pour y déposer ceux qui venaient « casser du françaoui » (on voyait les feux de position). Le 75 a fait feu une nuit sur un bahut arrêté. Quel merdier !!! le lendemain une délégation de marocains a fait un foin du tonnerre de Dieu, car on avait démoli un bahut rempli de tomates qui était tombé en panne à cet endroit.

GABRIEL !! Les nuits de Gabriel étaient renommées dans tout le 3ème. Ils étaient arrosés toutes les nuits (nous, deux ou trois par semaine). Les fels tiraient de l’intérieur des abattoirs de Martimprey du Kiss (Hafir).

(***) La photo de l' half-track qui fait l’ouverture de piste à 06.00 avec un type cool, cigarette au bec, et une badine à la main. Pourquoi ce type marche devant l’half-track, avec une badine blanche à la main ? Je vais vous le dire : Sa badine frôle le sol pour soulever le fil de pêche nylon qui peut actionner une mine « maison ». Ces mines très souvent étaient des mines à niveau impossibles à désamorcer (un de nos types y a laissé sa paillasse en essayant). Composée d’une grosse boite en bois (indétectable avec la poêle à frire), contenant des billes acier de roulement, elle ne pardonnait pas. Sur cette photo l’HT est trop prés du voltigeur.
A noter la « seringue » de 12.7 avec un contrepoids « marine ». Nos canons étaient plus courts, et il fallait ces contrepoids pour les équilibrer.

La dernière photo semble avoir été prise dans le secteur des biffins car le type qui soigne les fels blessés porte un calot.

Pour finir il faut dire un mot sur le "mortier chinois" construit artisanalement à partir d'une buse en fonte enterrée et bien orientée, ainsi que d'un "obus" en tôle soudée, garni de clous, de billes, il était tiré sur les trapézoïdales pour les souffler. Le départ dégageait une lueur semblable au départ d'une fusée, la trajectoire était enflammée, et l'explosion du bidule ressemblait à coup de foudre. Très dangereux à 250 mètres à la ronde.

Ci-dessous le tract qu’on avait dispersé en zone interdite après qu’une centaine de fels enragés aient essayé d’envahir le poste des Perdreaux.



Ceux là n’avaient plus besoin d’un infirmier.
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