Le Commandant Henry-Jean LOUSTAU
Originaire du Sud-Ouest, Henry-Jean LOUSTAU est étudiant à Toulouse lorsqu’il rejoint la Résistance en 1942. Tour à tour agent d’un réseau, puis dès 1943 chef de maquis de l’Armée secrète en région 5, il a terminé la Seconde Guerre mondiale plusieurs fois cité et a été décoré de la médaille de la Résistance.
Volontaire par la suite pour servir en Extrême-Orient, Henry-Jean LOUSTAU est en 1945 affecté à Madagascar, puis à Colombo où sont regroupées les forces françaises. Après la capitulation du Japon, il sert en Indochine où il combattra sans discontinuer de 1945 à 1954. Sous-lieutenant en 1945, lieutenant en 1947, il sera par la suite promu capitaine à titre exceptionnel en 1950. Rapatrié après l’armistice, il servira dans deux cabinets ministériels puis en Algérie à l’époque des «rappelés».
Promu commandant en 1957, l’un des plus jeunes de l’armée française, il sera désigné ensuite pour occuper les fonctions de chef de cabinet militaire du Haut-commissaire dans l’océan Pacifique, gouverneur de la Nouvelle Calédonie et dépendances. De retour en Algérie, Henry-Jean LOUSTAU se dépensera sans compter à la tête d’un bataillon opérationnel pour faire triompher la «solution la plus française» selon les directives de ses chefs. Cet engagement le conduira à la révolte, à la condamnation et à l’exil volontaire durant vingt ans au cours desquels il travailla comme cadre supérieur pour Saint-Gobain au Brésil, de 1962 à 1968, puis en Espagne et au Portugal, de 1968 à 1981.
Commandeur de la Légion d’honneur en 1958, à trente cinq ans, titulaire de vingt-deux titres de guerre, dont dix-sept citations, quatre fois blessé, titulaire de dix autres décorations françaises et étrangères dont les croix de guerre vietnamienne et cambodgienne, Henry-Jean LOUSTAU, aujourd’hui dignitaire de la Légion d’honneur comme Grand-Officier ainsi que de l’Ordre national du Mérite comme Grand-Croix, figura en son temps parmi les officiers les plus remarqués de l’armée française.
Vice président sous la présidence du colonel ROMAIN-DESFOSSES, le commandant LOUSTAU lui succède, de 1986 à 1990, à la tête de l’Union Nationale des Parachutistes (UNP).
Sous son mandat quelques innovations sont réalisées :
1. Les statuts sont revus. En particulier, le Président national est élu pour 3 ans avec limite d’âge fixée à 73 ans ;
2. Le Règlement intérieur est mis à jour en conséquence ;
3. Le siège de l’UNP est transféré de la rue Saint-Joseph à la rue de l’abbé Groult (Paris 15ème) ;
4. Un Comité d’Honneur composé de chefs historiques et de parachutistes de renom et de tous grades est créé ;
5. Création de l’Union Européenne des Parachutistes (UEP), le 25 novembre 1989 ;
6. Un prix littéraire «André ZIRNHELD» est créé au bénéfice d’un auteur parachutiste ayant contribué à faire connaître l’épopée para ;
7. Une association des sports aériens est créée ;
8. Un voyage à CAMERONE (Mexique) est organisé dans le cadre de «Paratours», destiné à organiser des voyages au profit de l’UNP.
Henry-Jean LOUSTAU a écrit 4 ouvrages : «Derniers combats d’Indochine», «Guerre en Kabylie», «Les deux bataillons», aux éditions Albin Michel et «Flashs de guerre» aux éditions Publisud.
Aujourd’hui, le commandant LOUSTAU est Président de la Fédération des anciens combattants résidant hors de France (FACS Nationale) et siège au Conseil Supérieur des Français de l’Etranger comme membre désigné par le gouvernement.
ETATS de SERVICE
Né le 4 juillet 1923 à Ville d’Avray (Hauts-de-Seine), il entre dans la Résistance en novembre 1942 au titre de l’ORA (Organisme de Résistance de l’Armée).
Il est chargé par le B.C.R.A. d’organiser des maquis de l’armée secrète et les parachutages d’armes. Chef d’un maquis armé de l’A.S. en région 5 de 1943 à 1944. Création de la Brigade RAC future 50ème RI.
Certificat d’appartenance au F.F.I. (Forces Françaises de l’Intérieur) n° 43 733 du 22 juillet 1950 délivré par la 4ème R.M. (Région Militaire).
Aspirant de réserve jusqu’au 1/10/1944, puis Sous-lieutenant de réserve.
Opérations sur le Front de l’Atlantique (poche de Royan) et sur le Front de l’Est en 1945.
Nommé Sous-lieutenant d’active le 1er juin 1945, il est désigné pour servir en Extrême-Orient et débarqué en Indochine le 28 décembre 1945.
En Indochine du 28/12/1945 au 24/12/1954 a servi successivement au I.B.M.E.O., 11/I.R.M.C./B.C.C., 1er B.M.I.-G.C.M.A.-4ème B.C.C.- 5B.P.V.N.
Nommé lieutenant le 1/6/1947, capitaine le 30/6/1950, commandant le 31/12/1957.
Commandant d’un bataillon en Algérie en 1956.
Chef de cabinet du Haut-Commissaire de Nouvelle Calédonie et dépendances en 1957-1958.
Commandant d’un bataillon en Algérie de 1959 à 1961. Quitte l’armée en 1961.
Titulaire de
La Légion d’honneur – Dignité de Grand-Officier
Ordre National du Mérite - Dignité de Grand-Croix
La Croix de guerre 39-45 (5 citations)
La Croix de guerre des T.O.E. (10 citations)
La Valeur Militaire (2 citations)
La Médaille de la Résistance
La Croix du Combattant Volontaire avec agrafe 39-45
4 blessures de guerre
Breveté parachutiste en Indochine
Breveté commando
Diplômé Militaire Supérieur.