CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
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 DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962

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FOUQUET66
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MessageSujet: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Jeu 1 Juil 2010 - 12:11

Samedi 3 juillet 2010 - 10 heures

+

Le 48ème anniversaire du sacrifice du

Lieutenant Roger DEGUELDRE

Exécuté au Fort d’Ivry le 6 juillet 1962 pour crime de fidélité à la parole donnée

Et du Sergent Albert DOVECAR et de Claude PIEGTS

Exécutés le 7 juin 1962 au « Trou d’Enfer »

Sera marqué le samedi 3 juillet 2010 à Versailles, par les cérémonies suivantes :

- à 10h : Messe en l’Eglise Notre-Dame des Armées – 1, impasse des Gendarmes

- à 11h : Au cimetière des Gonards, prières et dépôt de gerbes sur la tombe du Lieutenant DEGUELDRE

Les anciens officiers, sous-officiers et soldats des 1er R.E.C, 1er R.E.P et 2ème R.E.P sont instamment invités à participer ou à s’associer à ces cérémonies.

De la part de leurs familles, leurs amis et du Cercle National des Combattants




Ne pouvant personnellement participer à ces cérémonies, je serai coté de Roger et par la pensée et par la prière.




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Bertrand
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Mer 17 Avr 2013 - 1:53

FOUQUET66 a écrit:
Samedi 3 juillet 2010 - 10 heures

Ne pouvant personnellement participer à ces cérémonies, je serai coté de Roger et par la pensée et par la prière.



FOUQUET66 pour ton Ami Roger.



Qui sait si l'Inconnu qui dort sous l'arche immense mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé n'est pas cet Etranger de venu Fils de France non par le sang reçu mais par le sang versé.
(Pascal Bonetti)


Il y à plus de 50 ans le Lieutenant Roger Degueldre, officier au 1er R.E.P, martyre de l'Algérie française pour une cause qu'il combattait farouchement deviendra une fois de plus le martyre de la France entière.

Son exécution capitale deviendra une boucherie et restera pour la Légion et les Pieds noirs une honte de plus dans l'histoire.
6 juillet 1962, le Lieutenant Roger Degueldre face à ses bourreaux, entonne la "Marseillaise", un petit drapeau aux couleurs françaises dans la main, il veut mourir en légionnaire, et en Français, même si les balles qui vont le frapper, sortiront de canons patriotes, mais il ne se doute pas de l'infamie qui va se jouer.

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Rivoil
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Jeu 18 Avr 2013 - 0:18

Merci Bertrand!
Il faut garder la mémoire.

_________________
« On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier ; on ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de se renier, de se parjurer. »Commandant Hélie de Saint-Marc dernier chef de corps du 1er REP
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jacky alaux
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Jeu 18 Avr 2013 - 2:03

Étroitement lié au lieutenant Degueldre et ses commandos en tant que PN et ancien de l'OAS je me joint a toi JC Fouquet pour saluer notre Camarade de combat. Tout comme toi, j'aurais aimé me receuillir sur sa tombe, hélas je ne réside pas en France et ce depuis 1962...

Vive le lieutenant Degueldre, Vive la Légion et Vive l'OAS.

Quant à ses bourreaux, ces laches, je leur souhaite de rotir en enfer.
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PTS
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Mar 25 Fév 2014 - 19:39

A déplacer dans le bon sujet

















1232
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Devevey
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MessageSujet: Lieutenant Roger DEGUELDRE, martyr de l’Algérie française   Lun 30 Juin 2014 - 0:13

Lieutenant Roger DEGUELDRE,
martyr de l’Algérie française
 
« Le jour où les « fells » entreront à Alger, j’espère trouver trois compagnons pour garder les faces du Monument aux morts et tomber en tirant une dernière salve de PM » (Roger Degueldre)
 
Né le 19 mai 1925 à Louvroil, dans le Nord, Roger Degueldre, dissimulant son jeune âge derrière un physique impressionnant, entre en Résistance dans le maquis FTP de Roger Pannequin, surnommé « Commandant Marc ». Avide de combattre au plus près l’envahisseur allemand, il s’engage dans la 10ème Division d’Infanterie Motorisée qui participe à la réduction de la poche de Colmar, en janvier 1945.
La guerre terminée, c’est à titre étranger qu’il s’engage dans la Légion Etrangère. Il servira, en Indochine, au 1er Régiment Etranger de Cavalerie et fera très vite parler de lui… Le 21 janvier 1950, à Tra-Vinh, dans le delta du Mékong, au péril de sa vie, il sauve d’une mort certaine sous le feu ennemi, le Capitaine de Blignières… plus tard, colonel, commandant le 1er REC. Cette action héroïque lui vaut d’obtenir la Médaille Militaire.
La guerre d’Indochine se terminant, déçu, frustré et amer par l’issue des combats, l’adjudant Degueldre -Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures avec sept citations, (une Palme, deux Étoiles de Vermeil, deux Étoiles d'Argent et deux Étoiles de Bronze)- volontaire pour les parachutistes, rejoint le 1er Bataillon Etranger de Parachutistes qui prendra l’appellation de 1er Régiment Etranger de Parachutistes, dès 1955, durant la guerre d’Algérie.
Il participe avec son régiment, en 1956, à l’opération de Suez puis, dès son retour, à la Bataille d’Alger dans le but d’éradiquer les bandes terroristes qui sèment la mort et la désolation dans la ville.
En janvier 1958, il gagne ses galons d’officier, au feu, à Guelma, et participe à la bataille des frontières dans l’Est-Constantinois. Son ardeur au combat, son exemplarité et le dynamisme qu’il insuffle à ses hommes lui valent d’être décoré de la Croix de la Valeur Militaire avec Palme. Le 26 septembre, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur.
Le temps passant, les atermoiements, les palinodies, les revirements et les reniements de De Gaulle sur le maintien de l’Algérie française sèment le doute puis la colère et l’amertume auprès de bon nombre d’officiers… Degueldre en fait partie. Il assiste, impuissant et rageur à la destruction d’une armée victorieuse et à la livraison de l’Algérie au FLN, rendant vains les sacrifices consentis.
Après la révolte des officiers du 1er REP, le 8 janvier 1961, il est muté disciplinairement au 4ème Régiment Etranger d’Infanterie mais il refuse de rejoindre son nouveau corps. Le 25 janvier 1961, il entre dans la clandestinité et effectue des missions secrètes pour le compte des services spéciaux commandés par le Colonel Jacquin.
Le 21 avril 1961, il réintègre son unité lors du putsch des généraux. La révolte avortée, il retrouve la clandestinité et rejoint les rangs de l’Organisation Armée Secrète (OAS) où il est nommé par le Colonel Godard, chef du Bureau d’Action Opérationnel (BAO).
Fidèle à son engagement « La mort plutôt que le déshonneur ! », il retrouve, dans la résistance à l’abandon, une raison de poursuivre le combat et une justification au serment qu’il a prêté sur le cercueil de son chef, le Colonel Jeanpierre : « Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure ! »
Au sein de l’Organisation, il s’emploie à forger une arme redoutable et redoutée de tous, tant de l’Elysée, des barbouzes, que du FLN : Les Commandos Delta qui, ayant pour slogan : « L’OAS frappe où elle veut, quand elle veut ! », mènent un combat de tous les instants, rude, chaotique, désespéré, mortel, mais si efficace qu’il sème l’angoisse et la crainte dans les plus hautes sphères… et que la fatalité des circonstances précipitera vers un dénouement tragique.
Le 7 avril 1962, Degueldre est arrêté à l’issue d’une réunion réunissant plusieurs responsables de l’Organisation. Reconnu, il est aussitôt transféré en métropole et écroué à la prison de la Santé.
Le 28 juin s’ouvre son procès qui n’est autre qu’une parodie. A cet effet, une juridiction d’exception, la Cour Militaire de Justice, est créée afin qu’il ne puisse, contrairement au général Salan, obtenir les « circonstances atténuantes » et sauver sa tête. Le général Larminat doit la présider. Ancien de l'armée coloniale, il refuse de juger le condamné et déclare : « Je ne serai pas le Fouquier-Tinville de la Ve République. Je me tuerai ce soir » Dans la soirée, il met fin à ses jours. Qu'importe ! Il est remplacé par le général Gardet. La justice expéditive gaulliste ne va pas s'arrêter sur un cas de conscience… En un minimum de temps, après une absence d’instruction et de témoins à décharge, l’officier parachutiste est condamné à la peine de mort.
Refusant dédaigneusement le recours en grâce présenté par la défense, c’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 d’Oran qui fit plus de trois mille victimes parmi la population civile européenne, (lequel aurait dû pourtant l’inciter à la clémence), que De Gaulle prend la décision de faire fusiller le Lieutenant Roger Degueldre.
Le 6 juillet 1962, à 02h30, les deux défenseurs du condamné, Jean-Louis Tixier-Vignancour et Denise Macaigne arrivent à la prison de Fresnes en même temps que l'avocat général Gerthoffer qui a requis la peine capitale et l'aumônier de la prison. Avant de quitter sa cellule, il prononce, en guise d'adieu, ses dernières paroles : « Je suis fier de mourir pour tenir le serment qu'a fait tout officier ayant servi en Algérie. Dites aux Algériens que, si je ne suis pas de leur race, n'étant pas né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours. » Se tournant vers le procureur Gerthoffer, il déclare : « Je ne vous garde pas rancune, mais je vous plains. »
Puis, c’est le départ vers le fort d’Ivry où doit avoir lieu l’exécution. Á 03h45, l’Officier se présente devant les douze soldats du peloton d’exécution, en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il a tout sacrifié et qu’il a choisi comme linceul. Autour de son cou, il a noué un foulard de la légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y a la photo d’un bébé, son fils qu’il n’a jamais vu. Il a c.nçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé est venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort. « Dites que je suis mort pour la France ! » s’écrie-t-il à l’adresse de son défenseur. Puis il refuse qu’on lui bande les yeux et, au poteau crie : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise.
Les trois premiers officiers désignés pour commander le peloton d'exécution ayant refusé d’accomplir cette sinistre besogne, les Capitaines Jean de Balby de Vernon, Michel Cabanes et Michel Martet, du 501ème régiment de cavalerie de Rambouillet, sont sanctionnés, rayés des cadres et mis aux arrêts. Les officiers suivants qui ont refusé l'ordre, ont été également sanctionnés.
Il est 03h56. Le sous-officier remplaçant, chef de peloton, abaisse le bras. Les soldats qui doivent exécuter le Lieutenant Degueldre, émus par son courage, hésitent à tirer. Douze coups retentissent cependant dans la nuit… mais une seule balle l’atteint : au ventre diront certains.
            L’adjudant chargé de donner le coup de grâce se précipite, l’arme à la main, pour accomplir sa « mission » et se rend compte que le condamné est toujours en vie. Sa tâche ne consiste désormais plus à achever un quasi-mort, censé avoir reçu douze bouts de métal… mais bel et bien de tuer un vivant. Et ce sont là deux choses bien différentes... Il en a si terriblement conscience, que sa main pourtant préparée à cette macabre mission tremble, et que le revolver se décharge dans le vide. Livide, désemparé, l’adjudant tire une deuxième fois et rate encore sa cible.
            Les défenseurs, voyant que Roger Degueldre souffre atrocement, réclament l’intervention d’un médecin. Celui-ci, arrivé sept minutes plus tard, atteste que le supplicié vit toujours. Il faut donc l’achever au plus vite. Et pendant ce temps, Degueldre, à demi recroquevillé continue de gémir…
            L’adjudant, toujours tremblant, pointe une nouvelle fois son arme sur la tête de l’officier parachutiste, ferme les yeux et appuie sur la détente. Stupeur ! Rien ne se produit. L’arme s’est enrayée. Exaspéré par cette situation –unique dans les annales de l’exécution- le procureur Gerthoffer ordonne qu’une nouvelle arme soit apportée. Mais personne parmi les militaires présents n’en possède. Il faut courir en chercher une… Et pendant ce temps, Degueldre est toujours vivant et son calvaire interminable.
            A partir de ce moment là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires. Autrement dit, on n’avait pas le droit d’achever le blessé. Mais les ordres étaient formels ; il fallait que Degueldre soit tué ! Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les Etats Majors, le FLN et l’Elysée… Il fallait exorciser jusqu’à son souvenir.
            Et pendant que l’on s’affairait à se procurer une arme, celui qui, à cet instant, aurait pu (peut-être) changer le cours des événements ne réagit point. Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeurait inerte. Pourtant, il lui appartenait de tenter quelque chose, de courir jusqu’au supplicié, de le prendre dans ses bras et de le couvrir de son corps en invoquant la justice, en appelant à l’amour, en exigeant au nom de toutes les traditions humaines et chrétiennes qu’on fît grâce au condamné… Cela s’était déjà produit dans l’Histoire quand la corde du pendu avait cassé et que la grâce lui avait été accordée…
            Enfin on remet un pistolet à l’adjudant qui, blanc comme un linge, dans un état second… mais obéissant servilement au commandement de tuer, doit en finir puisque tels sont les ordres. Un nouveau coup de feu claque. Stupeur ! Celui-ci est tiré, non pas au-dessus de l’oreille comme l’exige le règlement, mais dans l’omoplate… Une douleur atroce irradie le corps du supplicié. Il regarde vers le ciel et ouvre grands ses yeux. Peut-être perçoit-il à cet instant que son calvaire prend fin. Il est tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir et il lui semble entendre, là haut, les voix des martyrs du 5 juillet lui murmurer : « Roger… Roger… dès aujourd’hui tu seras avec nous dans le Paradis ».
Á 04h08, une nouvelle détonation retentit… et c’est la fin. La boucherie a duré 12 minutes… 12 atroces minutes..
C’est ainsi qu’après Claude PIEGTS et Albert DOVECAR, Sergent au 1er Régiment Etranger de Parachutistes, mourut, assassiné, le lieutenant Roger DEGUELDRE, également du 1er R.E.P, Chevalier de la Légion d’honneur… Et les salves du peloton couvrirent un instant les plaintes et les râles qui montaient d’Oran, tandis que la France, en vacances, n’entendit rien.
            Huit mois plus tard, le 11 mars 1963, le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, Polytechnicien, tombait à son tour à 35 ans, sous les salves du peloton. Décidément, le crime était profondément enraciné !…
            Le Lieutenant Roger Degueldre aura respecté jusqu’à la fin son serment « la mort plutôt que le déshonneur ! ». Après avoir été enterré au carré des suppliciés dans le cimetière de Thiais, il repose aujourd’hui au cimetière des Gonards, à Versailles.
 
                                                                                              José CASTANO
                                                                       (courriel : joseph.castano0508@orange.fr)
 
Le Lieutenant Degueldre s’était adressé à ses camarades officiers en ces termes : « Faites bien attention. Vous affirmez que rien ne vous empêchera de garder l’Algérie à la France. J’ai prêté ce serment avec vous. Mais sachez bien qu’en ce qui me concerne, il sera respecté. J’irai jusqu’au bout ! »
 
- L’assassinat du Lieutenant Degueldre. Voix de Jean-Pax Meffret – Cliquez :
06:24
 
Ce jour là ... 6 juillet 1962
     
 
« … Mon pays m’a fait mal par ses fosses creusées
Par ses fusils levés à l’épaule des frères,
Et par ceux qui comptaient dans leurs mains méprisées
Le prix des reniements au plus juste salaire… »
-       Robert BRASILLACH -
 
-o-o-o-o-o-o-o-
 
      Une remarquable brochure historique traitant de la biographie et du drame vécu par Roger DEGUELDRE : « Quand LE MONDE couvre un mensonge… », a été éditée par l’ADIMAD - 12 pages couleur illustrées au prix de 3 euros, l’unité, franco de port.
Pour envoi en nombre :
-       5 exemplaires = 10€
-       10 exemplaires = 15€
-       20 exemplaires = 20€ (ces tarifs sont franco de port)
Adresser commande avec règlement à ADIMAD – 68, traverse des Loubes – 83400 HYERES – Tel. 04.94.57.52.91 – 06.11.28.55.90 -  Fax : 04.94.57.68.65
Courriel : adimadsud@wanadoo.fr – Site : adimad.fr
 
L’ADIMAD ou Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus de l'Algérie française est une association française visant à défendre « la mémoire de tous les martyrs et de toutes les victimes des ennemis de l’Algérie française ».
Vous pouvez lui apporter votre soutien en adhérant : Adhésion : 25 Euros/an
 
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Sam 5 Juil 2014 - 21:25

In Memoriam...
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Kéo
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Dim 6 Juil 2014 - 23:55

Merci à tous d'avoir relever cette tragédie
Une façon pour de gaulle de clôturer à sa façon, une année de calvaire et d'en finir avec notre Algérie Française.
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Rivoil
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Lun 7 Juil 2014 - 0:08

Kéo pour un jeune parachutiste n'ayant pas vécu notre tragédie, au nom de mes compatriotes merci!
Je remercie également Bertrand pour ses remarquables montages, José Castano pour avoir refait le parcours du lieutenant Degueldre, Jacky Alaux pour sa présence quand la colère gronde et Fouquet66 initiateur du sujet. Également sans oublier notre camarade Ghiti de la jeune génération.
Encore merci!

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« On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier ; on ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de se renier, de se parjurer. »Commandant Hélie de Saint-Marc dernier chef de corps du 1er REP
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Lun 7 Juil 2014 - 0:23

Très tristement, merci à tous!

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jacky alaux
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Lun 7 Juil 2014 - 3:09


RIVOIL... Merci !  :sunny: 

Hélas Oui ! Camarade, ma colère gronde encore. Je la traînerai le restant de mes jours... Je n’arrive pas à oublier .
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Mar 8 Juil 2014 - 11:16

Non, non, nous n'oublions pas !

_________________
       
  601° GIA                          602° GIA

« La France n’est plus que silence. Elle est perdue quelque part dans la nuit, tous feux éteints, comme un navire. Sa conscience et sa vie spirituelle se sont ramassées dans son  épaisseur » (Antoine de Saint-Exupéry)
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Mar 8 Juil 2014 - 14:32

Merci RIVOIL .  
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Mer 9 Juil 2014 - 23:03

Il y a 52 ans, ce chef de l'OAS mourait ... Six fois pour la France
08 juillet 2014 |  Par pierre guerrini


Il y a 52 ans, le 6 Juillet 1962,  était fusillé au Fort d'Ivry  - ou assassiné selon le point de vue -  Roger DEGUELDRE, condamné à mort par la cour militaire de justice, le 28 Juin 1962.
Roger DEGUELDRE est né à Louvroil, dans le nord de la France. Ce fils d'ouvrier et de mère au foyer refuse l'occupation allemande et, à 17 ans, s’engage dans la Résistance, pour la Libération de la France, dans les FTP du chef communiste Roger Pannequin.

Il a 19 ans quand il s’engage dans la 10ème Division d’Infanterie Motorisée et participa à la libération de Colmar. Il s’engage ensuite dans la Légion et sert en Indochine au 1er Régiment Etranger de Cavalerie.
Il accomplit dans le delta du Mékong quelques actions d’éclat dignes des légendes de gloire guerrière, notamment en allant chercher, sous le feu nourri des Viets, le Capitaine de Blignières blessé, qu’il ramène sur son dos.

A la fin de la guerre d’Indochine dont il revient avec la Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures avec sept citations  (une palme, deux étoiles de vermeil, deux étoiles d’argent et deux étoiles de bronze)  l’adjudant Roger DEGUELDRE est muté au 1er Bataillon Etranger de Parachutistes où il sert sous les ordres des colonels BROTHIER, puis JEANPIERRE.
En 1956, il est à Suez, en 1957, il participe à la Bataille d’Alger.
En janvier 1958, il est nommé sous-lieutenant au feu à Guelma et participe à la bataille des frontières dans l’Est-Constantinois.
Déjà titulaire de la Croix de la Valeur Militaire avec Palmes, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur .
Pendant la semaine dite « des Barricades », il est à Alger, avec son régiment commandé par le Colonel DUFOUR.
De là date sa décision de déserter plutôt que d’abandonner l’Algérie… Il n’hésitera pas très longtemps…
Il dira :  « On ne doit pas perdre l’Algérie parce que, sinon, la France, aussi, sera perdue…La France et… l’Europe ».
Il passe alors dans la clandestinité, le 11 décembre 1960. Et rejoint l' OAS.  En 1961, il crée - et en devient  le responsable  -  les commandos Delta, bras armé de l'OAS.
Il est arrêté le 7 avril 1962, condamné à mort, puis fusillé le 6 juillet 1962 au Fort d'Ivry.
" Dites que je suis mort pour la France ! » s’écria-t-il à l’adresse de son défenseur. Puis il refusa qu’on lui bande les yeux et, au poteau cria : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise. Les soldats qui devaient l’exécuter, émus par son courage, hésitèrent à tirer. "
Le lieutenant fusillé mit d'interminables minutes à mourir.  On dut l'achever six fois de suite...  Au bout du compte, Degueldre mourait six fois pour la France.
Roger DEGUELDRE, lieutenant au 1er régiment étranger de parachutistes, créateur des commandos Delta en 1961, arrêté le 7 Avril 1962, est, selon les siens, compagnons, proches et amis, assassiné le 6 juillet 1962 ... Au 6ème coup de grâce.

"On ne peut pas demander à un soldat de se parjurer ..."

« La mort plutôt que le déshonneur ! », Mon serment, je l’ai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre.  Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure ! »
 
"  Une balle seulement sur les onze du peloton d’exécution l'atteint. L'officier chargé de lui donner le coup de grâce s'y reprendra à six fois et devra aller chercher un second révolver avant que Degueldre ne meure.  Les trois premiers officiers ayant refusé l'ordre de former le peloton d'exécution, les capitaines Jean de Balby de Vernon, Michel Cabanes et Michel Martet, du 501ème régiment de cavalerie de Rambouillet, sont sanctionnés, rayés des cadres et mis aux arrêts. Les officiers suivants qui ont refusé l'ordre, ont été également sanctionnés. Sa compagne, fille d'un officier général de l'armée francaise, également comdamnée à mort, sera accueillie, avec sa famille, en Argentine.
 
Autour de son cou, il avait noué un foulard de la Légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, mal transpercée par les balles, il y avait la photo d'un bébé, son fils qu'il n'avait jamais vu. II avait c.nçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort.
Dans cette cellule, Roger Degueldre avait écrit, sur un cahier d'écolier, ce texte :
« Après un certain procès qui s'est déroulé jeudi de la se­maine dernière, Degueldre Roger a été transféré dans sa cel­lule de condamné à mort de Fresnes.
« Voici ce que disent les gens ; moi qui connais D. R., l'ayant pratiqué pendant trente-sept ans, j'affirme que c'est faux. D. R. n'est pas ici. Le personnage enfermé à Fresnes s'appelle Jules (c'est du moins le nom que je lui ai donné.
« Jules est bien différent de Roger. Depuis son arrivée, Jules ne fait que dormir, lire, boire et manger. Tout le monde est très gentil avec lui. On dirait un grand personnage qui sort de maladie après avoir frôlé la mort. Il est entré en convales­cence, mais on doit le surveiller attentivement par crainte de rechute. Il faut aussi se soucier qu'il ne lui manque rien et, à cet effet, lui ouvrir souvent sa porte et lui demander s'il n'a besoin de rien. La nourriture riche et abondante est nécessaire à ce grand malade et on ne se fait pas faute de la lui donner. La nuit, il faut veiller sur ce pauvre Jules. Aussi met-on une ampoule bleue de façon à pouvoir guetter son sommeil, mais ne pas lui blesser les yeux.
« Le matin, on lui apporte son café jusque dans le lit, puis on lui fait faire une petite promenade, toujours sous la sur­veillance attentive et attendrie d'un, ou de deux, même parfois de trois gardiens. Parmi ces gardiens, il y en a toujours qui sont armés, et c'est là un des points pour lesquels je dis que ce n'est pas R. D. qui est là, car Jules n y fait même pas attention,
« Parfois, le directeur de la maison vient le voir et lui apporte un médicament. Il lui avait promis ce médicament tous les soirs afin qu'il s'endorme mieux, mais, en fait, jusqu'à ce jour, il n'est venu qu'une seule fois avec le médicament. Peut-être le docteur n'est pas d'accord? Car il doit y avoir un dans cette maison, mais Jules ne l'a pas encore vu. En revanche, l'aumônier est venu le voir hier. Très gentil et compréhensif mais Jules est très méfiant vis-à-vis de ces gens-là. En cela, il ressemble à R. D.
« Tout le monde a, sur le passage de Jules, un sourire attristé plein de compréhension. Jules répond par un large sourire et une parole aimable, et il lui semble à chaque fois entendre un soupir de soulagement sortir des poitrines des gens qu'il rencontre.
« Ce soupir semble dire : « Ah! il va mieux. » Et Jules est tout content de la bonne farce qu'il est en train de jouer. Par­fois, mais rarement quand même, une peur bleue s'infiltre en Jules. Elle est vite rejetée, car cette peur est destinée à R. D. et Jules n'en veut pas. Voici le deuxième point qui me fait dire que ce n'est pas R. D. qui est ici, mais bien Jules.
« Jules est détaché de ce monde, il ne s'intéresse à rien. Tous les jours, la radio lui parle d'un certain Tour de France qui est, paraît-il, l'attrait de tous les Français. Mais Jules ne fait guère attention à ces bonshommes qui font des kilomètres en suant et en fatiguant, alors que l'avion ou l'auto sont plus rapides ou plus reposants.
« La chambre de Jules est toute jaune, proprette et nette, mais la porte et la fenêtre derrière laquelle se trouvent d'énor­mes barreaux et un grillage sont fermées en permanence. Dia­ble! On ne sait jamais ce qui peut se passer dans la tête d'un malade.
« Jules s'en f... éperdument et ne songe qu'à s'allonger sur son lit, pas très confortable car trop mou, et fumer, lire, manger,  boire, dormir.
« Tous les jours après la promenade, on lui fait prendre une douche, toujours sous surveillance attentive et directe. Il passe là un bon moment, car il peut s'amuser à demander à l'un des gardiens de lui faire la douche chaude et froide alternativement, et on s'emploie à le satisfaire immédiatement.
« Quand Jules sort de sa chambre, tout ce qui n’est pas gardien rentre et se camoufle. Personne n’a le droit  de voir Jules, car c'est quelqu'un d'important.

« Je crois que j'ai tout dit sur Jules et de sa vie bien calme et si douce.

« Et R. D., me direz-vous, où est-il alors? Que fait-il? Que pense-il ?

« Ça c'est un secret que je connais bien, mais moi seul le connais. »
 
Ce secret, c'est celui d'un homme, et les hommes sont rares, Les familles, les patries, les civilisations, et même les régiments peuvent mourir. Ça va, ça vient, et rien de tout cela n'a vraiment d'importance. Mais voir mourir des hommes, c'est toujours dommage.   
Pierre SERGENT.


" Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli......"

Antoine de Saint-Exupéry


" Très intense émotion il y a une trentaine d'années lorsque, invité à passer la journée chez  Le Pen, Jean-Marie m'a remis en mains le béret vert ensanglanté de Degueldre qu'il conservait religieusement dans le tiroir de son bureau de travail... "  P. K.  le 6 Juillet 2014


source: Média-Part



08/07/2014, 21:22 | Par RPACE
Son courage et sa constance dans son engagement forcent le respect dans le role qui lui à été imparti!Qui est à mème de le juger sur sa dissidence vu le rationnel de la situation de cette guerre?

08/07/2014, 20:16 | Par Passifou
Bah, quelque part, je me demande.
On devrait lui faire une statue à Degueldre.
Soldat perdu, mais quel coeur!
Respects.

09/07/2014, 20:56 | Par Siloë en réponse au commentaire de pierre guerrini le 08/07/2014 à 20:09
Eh bien alors, justement, quel est le propos de ce billet ?
 
Pour ma part, je considère non admissible la présence de cet hommage explicite sur le site de Mediapart, quand bien même il s'agit d'un blog d'abonné. Aucune complaisance n'a sa place ici, au vu de ce qui est de toute évidence une provocation.
Marguerite
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   

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DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962
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