CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
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 RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc

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Claude MILLET
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MessageSujet: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Mer 16 Juin 2010 - 1:49

PHILIPPE RAICHLEN, né le 24 juillet 1920.

Il était étudiant en droit quand il a été incorporé aux Chantiers de Jeunesse dans les Vercors, en 1942. Il déserte en juin 1943 pour échapper au STO. Il passe alors clandestinement en Espagne, où il fait quelques mois de prison avant de réussir à passer au Maroc en novembre 1943.

Il s’engage alors dans les parachutistes de l’Armée de l’Air. Le 8 janvier 1944, il est affecté au 1°RCP, 1° bataillon, 3° compagnie. Il obtient son diplôme de parachutiste, qui porte le numéro 1788. Il participe à la Campagne des Vosges d’octobre 1944 à février 1945.
Nommé Sergent « à titre exceptionnel pour faits de guerre » lors des combats du Ménil (octobre 1944), il participe aux combats de Jebsheim, puis participe à la libération de Colmar le 3 février avec son Régiment.
Démobilisé, il reprend ses études, et entre en 1946 à l’ENA récemment créée, major de la promotion « France Combattante ».
Le 20 janvier 1949, il met fin à sa vie sans nous laisser aucune explication.
Mais son journal, dans les mois qui précédaient, évoquait avec insistance ses difficultés à vivre « normalement », à trouver sa place dans son pays en temps de paix après tant d’exaltation et de fierté, mêlées aux traumatismes et l’horreur des combats qu’il avait vécus.

Madame Pernot-Masson, sa nièce m'ayant confié la totalité de son journal(sauf la campagne des Vosges-Alsace) de guerre manuscrit, je vous ferais découvrir au fur et à mesure de sa transcription l'étonnant parcours du parachutiste Philippe RAICHLEN.
Son frère Pierre, sa sœur Catherine ( mère de Madame Pernot-Masson) et de nombreux cousins et neveux tous très concernés par la mémoire de leur parents, seront attentifs à la valorisation de l'engagement de notre camarade.
Nous remercions particulièrement Madame Pernot-Masson de la confiance qu'elle nous a faite par la remise de ces précieux documents.
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Baëtz Daniel
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MessageSujet: RAICHLEN Philipe << un Brave ! >>   Mer 21 Juil 2010 - 17:25

Lorsque j'ai lu , je ne m'attendait pas à une fin aussi douloureuse ? Malgré toutes c'est souffrances vécut je pense , cela n'engage que moi , qu'il n'a peut-être pas retrouvé , toute cette fraternité tout le dont de sa personne l'idéal recherché , à son retour parmi tout ces civils indifférents qui ne pensaient peut-être qu'a leur petit confort comme cela est arrivé à d'autres ? Cette histoire me fait mal car je crois comprendre ce qu'il à du ressentir au fond de ses tripes . C'était un garçon courageux , un grand respect à lui et à tout ces oubliés qui ont contribué à notre liberté . Claude , je vais suivre avec beaucoup d'attention la suite de tes informations le concernant . Salut d'un Para du 1er. RCP .
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raichlen
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MessageSujet: merci   Mer 10 Nov 2010 - 22:14

merci à vous tous, paras, qui avez une telle empathie pour notre "oncle Philippe", bien qu'il soit décédé depuis plus de 60 ans!
cela me permet de sentir votre esprit de fraternité...
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Claude MILLET
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MessageSujet: Carnet de route Philippe Raichelin   Jeu 11 Nov 2010 - 0:28

Citation :
Claude , je vais suivre avec beaucoup d'attention la suite de tes informations le concernant
Transcrire sous Word, le carnet de route manuscrit de notre camarade Philippe n'a pas été un travail facile, surtout un manque de temps.
Aujourd'hui nous sommes rendu au terme des documents disponibles, c'est dire le départ d'Alger Maison-Blanche en "Douglas" et l'arrivée en Sicile!

Voilà ci-dessous un croquis de Philippe nous expliquant le trajet:

Philippe Raichlen 1er RCP Mémoire des Parachutistes

Je dois procéder à la relecture, c'est encore un bon mois de travail, compte tenu du temps disponible que je dois répartir.
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Jeu 11 Nov 2010 - 10:05

Un travail énorme, sans aucun doute, mais tellement enrichissant ! Bon courage Claude...

Ce croquis vieux de 66 ans dégage une émotion toute particulière, par son côté "privé"...

Merci de nous le faire partager.
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Philippe MULLER
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Jeu 11 Nov 2010 - 14:09

Respect et Honneur à la Mémoire de Philippe RAICHELIN dont l'Engagement Patriotique semble avoir été d'une très forte intensité.

Fraternité à sa famille.
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Baëtz Daniel
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Ven 12 Nov 2010 - 18:26

Ce croquis est tres émouvant. C'est un peu comme découvrir le plan d'un trésor, on est pris d'excitation. On imagine regarder par ses yeux, c'est impressionnant.

Merci Claude et bon courage car il en faut, surtout que ce n'est pas ta seule occupation.
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Claude MILLET
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Ven 12 Nov 2010 - 22:41

Citation :
Ce croquis vieux de 66 ans dégage une émotion toute particulière, par son côté "privé"...

C'est ce que confiais à la nièce de Philippe, car sur beaucoup de points de son carnet de route, nous y avons vraiment découvert un caractère privé...

Citation :
C'est un peu comme découvrir le plan d'un trésor, on est pris d'excitation

Tout à fait Daniel!
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tante ju
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MessageSujet: Phippe Raichelin 1943-45 1er RCP brevet militaire parachutiste n° 1.788   Ven 12 Nov 2010 - 23:56

Que ce forum continue son travail de Mémoire, bravo pour les animateurs et merci aux contributeurs.
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Claude MILLET
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Dim 11 Mar 2012 - 0:36

Après un incident informatique, tout le travail de transcription de son journal de marche a été perdu.
Je le recommence et le publierais au fur et à mesure, comme nous le transmettrait Philippe Raichlen.

EXPOSE LIMINAIRE

19 Décembre 1945 Fontenay aux Roses (seine)

DE FRANCE par L’ESPAGNE JUILLET-NOVEMBRE 1943

Appelé aux chantiers de la jeunesse le 14 novembre 1942, comme étudiant domicilié en zone libre, affecté au 8ème groupe des groupements XI (VERCORS), l’école de ski de la Fauge. Enfin après Pâques, travaillé à la coupe de Château en Jullien. Ensuite, j’étais parti en permission de détente pour dix jours, c'est-à-dire quinze avec les dimanches et les délais de route. La ligne de démarcation était déjà abolie, et, de me voir requis pour le travail obligatoire (en Allemagne) augmentant sans cesse. J’avais obtenu de partir le 16 Mai 1943 pour Fontenay. Je prétendais du désir qui me tenais de consulter ma famille avant de signer un rengagement auprès des chantiers pour ce mois.
Bien entendu, cela ne manqua pas : parti le 16, de retour le 31 au soir, je me trouvais requis pour l’Allemagne dés le lendemain. J’avais appris dans les montagnes la nouvelle dans la soirée. Le temps de prendre congés et le 2 juin à 8 heures et demi du matin, je désertais. 90 kilomètres à pied en trois étapes par les hauteurs les plus désertes du VERCORS et je trouvais un asile provisoire près de Crest dans la Drôme. Je logeais en des fermes écartées, tandis que l’organisation protestante locale de résistance travaillait à m’obtenir les fausses cartes nécessaires à la poursuite de mon voyage. La Préfecture de Valence les fournit enfin : J’avais désormais papiers civils et feuilles de permission des chantiers, de quoi traverser la France en tous sens pendant deux mois sans inquiétude, il fallait seulement que le 31 juillet j’ai trouvé quelques solutions plus durables.
Rester caché à la maison me répugnais et, presque autant, l’idée de passer encore un an peut-être dans les montagnes et les bois… converser avec les ours affreux, comme jadis le paysan du Danube? Non ; J’éprouvais après 7 mois de VERCORS une sorte de claustrophobie ; quant à la possibilité qui s’offrait à moi d’entrer, par les Crussard, par Hélène ROEDERER, qui m’y poussait, dans une organisation de Résistance, il semble que le désir des voyages, l’appel des uniformes et des drapeaux lointains, m’aient empêché de l’envisager même sérieusement.
Je voulais parcourir le monde et me battre selon les règles.



Ce récit va directement intéresser notre camarade TRAPANI.
Denis Petit pourra faire des recoupements avec les carnets de son père.

Je salue la nièce de Philippe Raichlen qui attendait ce démarrage avec impatience


Dernière édition par Claude Millet le Dim 8 Avr 2012 - 22:49, édité 1 fois
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TRAPANI
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Dim 11 Mar 2012 - 1:34

Merci Claude Millet de penser à moi.
Très peu d'hommes semblaient connaître la destination finale de ce vol vers la Sicile en fin de compte qui ne leur semblait pas comme une évidence.
Beaucoup ont suivi la côte africaine de yeux ce jour là,espérant deviner lorsque le changement de cap serait opéré la destination finale.
Les mémoires de cet homme sont elles très détaillées?
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raichlen
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MessageSujet: soulagement   Dim 11 Mar 2012 - 16:35

C'est plus avec soulagement qu'avec impatience que j'apprends cette reprise de cet énorme travail de transcription ,dont vous m'aviez annoncé la fin il y a plus d'un an!

Ne pouvant pas vous envoyer de message sur ce site, j'étais inquiète de voir les deux mails que je vous ai adressés directement rester sans réponse: mieux vaut un bug informatique qu'un bug de santé!

Si vous le désirez, nous pourrions organiser une relecture de votre travail, qui me serait plus facile avec l'original qu'avec vos photocopies, et permettrait de corriger quelques erreurs de transcription.
Par exemple, le nom précédent "Helène Roederer"( une cousine proche de ma mère et mon oncle, résistante, morte à Ravensbruck) est CRUSSARD.
Merci, en tous cas, de conserver ainsi vivante la mémoire de mon oncle
AC Pernot
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Claude MILLET
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MessageSujet: 1er épisode carnet de route Philippe Rachlen 1er RCP   Lun 19 Mar 2012 - 23:30

Bonsoir,
Mon épouse au déchiffrage et saisie du carnet de route, Madame Anne-Catherine Pernot nièce de Philippe aux ultimes corrections -ayant les originaux en main- voici le premier épisode de cette épopée africaine d'un jeune patriote arrivée en 1943 sur la terre marocaine.

ARRIVEE A CASABLANCA

La mer se peuple très soudainement, et nous dépassons plusieurs épaves rouillées à demi enfoncées. Neuf heures du soir, le navire s’ancre à l’abri de la grande jetée. Le port semble un fouillis de mats, le ciel est plein d’avions, la ville s’étend à perte de vue. Des digues, des grues, des maisons neuves où flottent tous les drapeaux alliés et non plus le sang et or de l’Espagne.
Demain débarquement. Seconde nuit à bord.
Mercredi 17 novembre 1943 : Le Lépéne en premier reçoit les fleurs et les couronnes. De lointaines fanfares parviennent jusqu’à nous. Une impatience croissante nous occupe. Enfin, à neuf heures le BRAHIM, remet en marche ses machines. Longeant le JEAN BART désarmé et le PROVENCE, il manœuvre sans empressement dans un bassin très encombré. Là bas à quai, la tache magnifique d’un drapeau nous attend au milieu de troupes alignées. Seulement le Commandant s’oppose à ce que tous regardent à la fois, il faut que le bateau garde son équilibre, quand tous, nous voudrions regarder ce drapeau.
Je fais partie de ceux qu’on oblige à rester en contre poids sur tribord. Une chorale scoute répète la Marseillaise pour tout à l’heure, entraîner notre chœur. Enfin, non sans remords, je me glisse par des cabines vides vers l’autre bord. Les amarres se tendent et nous sommes à quai.
La Marseillaise s’élève, mais la musique joue plus vite que nous et les reprises s’enchaînent mal. Le bateau penche sous tous ces poids pesant d’un seul coté. A coté de moi l’on se dispute ferme pour une idiotie quelconque. « Garde à Vous » crie t’on ; les autres ripostent. C’est douloureux à hurler de penser que cette minute est et restera la plus belle de notre vie, que c’est le sommet de notre vie et qu’elle porte les taches et la saleté du réel.
Les troupes blanches et noires nous présentent les armes : uniformes français bien connus et d’étranges tenues vert acide avec un casque rond que je ne connais pas. Lentement nous débarquons en colonne par un. Dans la coursive un vieil homme en kaki pleure et c’est laid à voir mais très émouvant. Que les disputes ne me cachent pas le silence de tous les autres : beaucoup de nous se sont fait tuer depuis, en pensant à cette minute là malgré ses taches.
On nous assemble dans un hall métallique où les voix résonnent. Un Général à deux étoiles, puis une sorte de Préfet dont le casque s’orne, il me semble, encore de la francisque, s’adressent à nous en toute cordialité. Nous avons dès aujourd’hui, parait-il, le droit de porter le ruban orange et vert des évadés. Quelques bons conseils, un peu de patience. Distribution d’oranges, de tabac, de bière, de chocolat. Une trop vieille dame trop fardée me tend encore un paquet de chablé, et nous sortons.
Alors c’est comme un choc : devant la porte, bien cinquante camions à six roues, tous pareils font la chaîne, des Dodge robustes portant sur un rectangle les couleurs françaises, alternées à la manière ancienne. Impression de puissance : Je revois les colonnes allemandes souvent si disparates. On en augure bien de la nouvelle armée d'Afrique.
Debout figures au vent, nous traversons Casa et puis on nous emmène sur une route immense bordée d’arbres jeunes. Un pipe- line court tout le long, gardé par des nègres indolents. Camp de Médiouna, à 15 Kms sud de Casablanca.
Atmosphère étouffante de ce camp. Etouffante, pour le moral, car le vent siffle et parfois il pleut sur les baraques, la déception monte et gagne de proche en proche. Ah ! que sommes nous venus faire ici ? Pourquoi quitter la France, attendre si longtemps en Espagne, puisque l’armée africaine ne nous veut pas ? Je serre les dents, en pensant à la condamnation portée par oncle Charles, Monseigneur Beaussard, l’amiral Bara, les conseils de Colomb, du pasteur Metzger, des Crussard. J’ai voulu avoir raison contre eux tous. Et bien coûte que coûte, il faut que j’ai eu raison. Raison de m’obstiner en France et en Espagne, raison de partir et d’arriver dans ce camp, camp de démoralisation. Mais voilà, que tout ici crie que j’ai eu tort.
Si ce n’était que cette première amertume : Hugues Escande élève de l’Ecole Coloniale, nommé sous lieutenant dès aujourd’hui ; moi, major de section aux Science Po, licencié en Droit, licencié es-lettres, deuxième classe comme tout le monde. Tant pis pour mon orgueil, ça me fera du bien d’être humilié un peu. Mais je veux me battre:ricane des initiés. Récemment des initiés. « Te battre, pauvre vieux ? décrasser les camions, et c’est tout. »
Dans les baraques circulent des officiers, tous décorés de l’autre guerre, Commandants, Lieutenants Colonels, avec des moustaches à la Foch. Paternalisme, optimisme qui sonne faux. Ils veulent nous inciter à rester bien tranquilles, bien sages, puis attendre notre sort. Les armes viendront…Le Général GIRAUD, vous aurez tout le temps de vous battre mes pauvres enfants.
Et puis, dans leurs habits américains tout neufs, des petits gars de chez Leclerc : "la 2éme DB… Camaraderie des combats, avancement au mérite… Officiers et hommes tous ensemble. Oui, mais comment aller chez Leclerc ? Ah ça, c’est plus dur : Ici vous êtes chez GIRAUD. Pour Leclerc, il faut déserter et vous rendre à la caserne X… Vous ferez un mois de tôle et puis, on vous incorporera à la 2éme DB…" Déserter, encore ? ici ?
Un groupe voisin, très agité. Un évadé pérore au milieu, pale mais excité. « Vous savez ce qu’ils m’ont dit, à ce bureaux là?… Ils m’ont dit : Qu’est-ce que vous êtes venu foutre ici ? Vous êtes des déserteurs et on ‘a pas besoin de cela dans notre armée, vous n’aviez qu’à rester en France, où vous étiez ».
La haine monte : Un Commandant a demandé à un gars de Grenoble, si vraiment en France on pouvait se rendre compte de la présence des allemands. Après-tout, ils se tenaient à leur place, n’est-ce pas ? Heureusement, le mot « corrects » n’est pas sorti, le Tribunal Militaire aurait pu s’enrichir d’un cas.
Un évadé arrivé au précédent convoi, dans des habits graisseux. « Allez toujours, tous. Faites comme moi, demandez les blindés, ils m’ont affecté à la Ne DB. Total, je démonte des boites de vitesse dans un garage et je racle le cambouis. » Et comme nous ne pouvons sortir d’ici (mesure de prudence bien justifiée : nous arrivons de territoires ennemis), en vase clos, la fermentation des esprits se précipite. Prompte au découragement plus même qu’à l’enthousiasme, tous ces Français crachent leur dégout à tout venant. Il faut faire la part de l’exagération celle du dépaysement ; Mais quel criminel organisait cette entreprise de dénigrement, de démoralisation ?


Le déchiffrement, la saisie, la correction et d'autres travaux de la vie ... nous conduisent à publier le carnet de route, par tranche de 2 pages dactylographiés.
Ces échelonnements permettront entre-deux, d'y apporter des commentaires.


Dernière édition par Claude Millet le Dim 8 Avr 2012 - 23:29, édité 2 fois
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vincon jean-yves
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Ven 30 Mar 2012 - 21:58

merci et bravo pour ces recherches titanesques, claude, cela fait chaud au coeur que des personnes recherche nos anciens qui ont marqués notre descendence.
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Claude MILLET
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Sam 14 Avr 2012 - 23:54

Vincent, voilà la suite du "carnet de route" récit de Philippe Raichlen 1943

Arrivée à Casablanca (page 2 et 3)

Pourquoi avoir placé là des officiers incompétents et maladroits ? Les souffrances endurées en six mois de cellule ne valaient-elles pas quelques égards.
Je suis sûr que les allemands avaient réussi à peupler ces bureaux d’agents à eux chargés de les renseigner en nous décourageant. L’entreprise était habile et dans l’Afrique peut sure, elle visait à stériliser l’apport français le plus fort et le plus frais.
Pendant deux ou trois heures j’ai connu là une véritable détresse morale. Mais le remède était proche à mon insu….
Je revois cette affiche : Engagez vous dans l’armée de l’air, etc…avec une liste de titres alléchants, pilotes, mitrailleurs qu’il était parfaitement vain de demander : refus immédiat.
« Infanterie de l’air (parachutistes), artillerie de l’air. De nombreux volontaires sont demandés dans ces deux spécialités. » Sauvé ! Parachutiste (J’ignorais absolument ce que l’on appelait artillerie de l’air). Qui pourrait me reprocher d’avoir cherché à m’embusquer ? MUSSET lisait l’affiche par-dessus mon épaule. Je sentais qu’il avait eu la même pensée en même temps que moi. Maintenant la tristesse des autres ne me touchait plus, la situation s’était rétablie. Je serais parachutiste : de nombreux volontaires &…
Visite d’un douar voisin. Vie sensiblement égale à celle des néolithiques ; à 15 Km de CASABLANCA ! L’homme grattait la terre d’une charrue antique, les enfants grouillaient et la femme filait. Une vieille cherchait ses poux. On voyait au loin les pylônes de la station radio-émettrice qui dominaient les grands champs.
Jeudi, vendredi, lente progression dans une suite de bureaux Etat-civil, service militaire, renseignements. Cela traine et je lis un roman de KELLER, prêté par MUSSET. La vie matérielle est acceptable ici. Mais, tous gardent en tête l’idée fixe de partir le plus vite possible, où que ce soit.
MUSSET va aux renseignements. Un brave Commandant lui parle de notre régiment futur, le 1er Parachutistes. « Mon pauvre enfant, n’allez pas là, oh, d’accord, entrainements physiques de premier ordre, mais perte de toute moralité, pire que les « Joyeux… » . Vous serez avec des gangsters, ils pillent tout dans leur voisinage, violent les femmes indigènes et les autres et près de leur camp d’entrainement, il y a beaucoup de tombes : il s’en tue un par semaine, en saut. Et les autres… » On encourage les vocations, dans ce camp de Médiouna.
Mais oui on comptait des gangsters dans notre régiment, des bagnards, j’en ai fort bien connu un : il avait descendu trois hommes déjà ; Ses cousins possédaient cinquante deux maisons closes à Marseille et, faisaient vivre leur vieille mère bourgeoisement en banlieue, mon camarade tirait au colt comme un G Man et il pleurait en chantant des romances de Corse. Et après ? Il y avait bien des séminaristes avec nous, des étudiants, des maquereaux, des artistes, des ouvriers, des paysans, des trafiquants de cocaïne, des nobles, des métèques, des alsaciens de la Wehrmacht dont un SS, des juifs, des espagnols, des musiciens et des bouchers et des garçons de café, des dessinateurs et des docteurs en Droit. Nos officiers, venus de la légion étrangère, savaient nous prendre. On ne forme pas un corps d’élite avec des enfants de chœur, ni avec des apaches. Il faut un tout complexe qui s’unisse et qui se fonde. J’ai vu ces bandits et ces séminaristes au feu, et pire qu’au feu, à la pluie, à la boue, au froid, et à la faim. Peut -être l’interlocuteur de Musset, (j’ai dit) un Commandant ? En fait, j’ai oublié son grade n’avait-il pas eu l’occasion de combattre ? Peut-être était-il de bonne foi ? Il faisait de bien vilain travail.
Samedi 20 novembre
Plus que deux bureaux à passer, recrutement, affectation. Un peu timide, je marque sur ma feuille : « Parachutiste ». L’officier regarde, fait la moue et m’envoie au bureau « air ». Un Lieutenant jovial, l’accent du midi, terriblement.
« Tu demandes l’infanterie de l’air ? C’est bien ça, mon petit ». Ce ton pénétré me fait sourire sans raison. Je n’ai pas songé jusqu’à cette minute, au danger, ni surtout à la peur de sauter qui terrifie les autres. Mais, on a collé de si belles images en couleur sur le mur, avec la soie orange des parachutes, sur un ciel d’outremer, que l’avenir se pare de couleurs gaies. On me tend une, deux, trois feuilles à signer. Je ne les lis même pas. Le Lieutenant, pris d’un scrupule : « Tu as 6/10ème au moins ? avec ou sans lunettes ? » Ah ça je l’ignore. Mais tu verras bien. Suis-je seul à demander ce régiment ? Non, il y en a déjà cinq ou six, le petit séminariste là-bas et puis d’autres. Pour les volontaires Parachutistes, toutes démarches s’accélèrent ici, en une demi-heure, paiement d’un acompte, deux mille francs en billets marocain à peine secs, rédaction de la carte provisoire, embarquement dans un camion de l’aviation. Je gagne le dépôt de l’armée de l’air, dépôt 209, à CASABLANCA, laissant à Médiouna onze cents malheureux qui se morfondent. Je respire mieux, hors de ce camp découragé.
Le séjour à CASABLANCA devait durer une semaine : 20-27 novembre, en attente d’un départ pour Oujida où cantonnait alors le 1er régiment de chasseurs Parachutistes à l’entrainement. Casa avait formé un temps, la plaque tournante de l’effort de guerre allié en Afrique du nord. Il y passait encore beaucoup d’hommes et de matériel vers novembre 1943. Assez vite, j’eus achevé les formalités d’incorporation, d’habillement, de recensement et de solde. (J’appris que je faisais campagne contre l’Allemagne depuis le 6 juillet). On nous laissait toute liberté pour circuler en ville, sachant bien combien l’atmosphère du dépôt peut déprimer les jeunes recrues. Je ne connaissais à vrai dire presque personne en ville, mais, l’argent ne manquait pas. Cinémas, restaurants, pâtisseries, (bien misérables à cette époque), promenades au vieux quartier de la Médina. HENTSCHEL, chez qui logeait Hugues, m’invita un soir à dîner. Il y avait là sa sœur et des amis. Tout le monde parlait armée et guerre.
Je racontais mon aventure. « Mon pauvre vieux, tu ne pourras pas rester aux Parachutistes. D’abord à cause de ta vue et puis l’entraînement y est si dur. Il parait que l’on fait six kilomètres de course ; à l’arriv ée, les gens en tombent évanouis. C’est très bien d’être brave, mais le physique compte aussi ». HENTSCHEL connaissait un jeune étudiant d’ici qui avait du abandonner le stage Parachutiste, d’Oujida. Tout cela promettait beaucoup de sport et je ne le redoutais pas. Mais la question des yeux me tourmentait fort. 6/10ème avec lunettes ? Sans verre ? Œil droit ? Œil gauche ? Je visitais un opticien, deux opticiens, l’un me trouve 7/10, l’autre 4 tout dépendait de la fatigue de ma rétine. J’interrogeais le premier officier venu : nul ne me donnait une réponse définitive, j’en devenais idiot.
C’avait tant d’importance : accepté pour la vue, j’avais la certitude du combat futur, du danger immédiat, la fierté de l’insigne, l’orgueil du corps d’élite. Refusé, je retombais dans la catégorie des « rampants »d’aviation. La DCA, le balayage des hangars, avec les embusqués et les combinards. On ne passe pas plus brutalement d’un extrême à l’autre dans l’armée.
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Dim 15 Avr 2012 - 14:57

Bien!

_________________
       
  601° GIA                          602° GIA

« La France n’est plus que silence. Elle est perdue quelque part dans la nuit, tous feux éteints, comme un navire. Sa conscience et sa vie spirituelle se sont ramassées dans son  épaisseur » (Antoine de Saint-Exupéry)
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Dim 15 Avr 2012 - 15:32

Philippe Raichlen à la une sur GOOGLE
Merci à Mme Anne-Catherine Pernot nièce de notre ancien et à Claude Millet pour cette reconstitution de mémoire d'un ancien de notre régiment: le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (1er RCP) breveté "vielles suspentes"

• à la mémoire de Philippe Raichlen, 1° RCP, 1° bataillon, 3 ...
www.chemin-de-memoire-parachutistes.org/t4529-a-la-memoire-de-...
Bonjour à tous, je suis nouvelle ici, une femme, et ne suis pas très accoutumée des forums! Mais je cherche des renseignements, et peut-être même, des ...
• RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc
www.chemin-de-memoire-parachutistes.org/t5352-raichlen-philippe-...
PHILIPPE RAICHLEN, né le 24 juillet 1920. Il était étudiant en droit quand il a été incorporé aux Chantiers de Jeunesse dans les Vercors, en 1942. Il déserte en.
• 1er RCP 1943-1945
www.chemin-de-memoire-parachutistes.org/f136-1er-rcp-1943-1945
RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc. 13, Claude Millet, 1013, le Ven 30 Mar 2012 - 21:58 vincon jean-yves • Voir le dernier message. Pas de nouveaux ...
• ALBUM PHOTOS SOUVENIRS des anciens du 1er RCP
www.chemin-de-memoire-parachutistes.org/f135-album-photos-souv...
1 déc. 2010 – 1er RCP 1943-1945. 14, 58, Ven 30 Mar 2012 - 21:58 vincon jean-yves • RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc. Pas de nouveaux ...
• FEZ PHOTOS SOUVENIRS
www.chemin-de-memoire-parachutistes.org/t10249-fez-photos-souv...
20 nov. 2011 – bonjour, votre pseudo m'évoque un récit qu'a fait mon oncle, Philippe Raichlen, de son parachutage à Trapâni avec le 1° RCP: y étiez vous?
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books.google.fr/books?isbn=2738102549...Jacques Friedel - 1994 - Biography & Autobiography - 361 pages
Avant de partir, Philippe Raichlen, un de mes cousins Berger-Levrault, et moi, avons consulté son père, de passage en train. Il n'était pas plus avancé que nous ...
• Bataillon,Regiment,Compagnie ? ? ?
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à la mémoire de Philippe Raichlen, 1° RCP, 1° bataillon, 3° compagnie 1943-45 » Du BATAILLON DE TIRAILLEURS SOMALIS au 5ème RIAOM » 19e régiment ...
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Dim 15 Avr 2012 - 16:45

Merci rouge1
Une autre source documentaire sur cette période



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Claude MILLET
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Dim 15 Avr 2012 - 19:18

Rouge1 et Chasseur para, merci pour ces compléments
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raichlen
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MessageSujet: Campagne d'Alsace   Dim 15 Avr 2012 - 20:09

merci à tous de cet intérêt que vous portez à "oncle Philippe", qui nous touche tous, et surtout sa soeur, ma mère, âgée de 85 ans aujourd'hui!

Je voudrais en savoir plus sur les combats qu'il a menés, mais je ne sais pas où chercher...
est-il possible d'avoir un certificat de cette médaille qu'il a reçue?


D'après son frère, qui avait gardé tous les documents qu'il avait laissés, il avait détruit, avant de mourir, tous les documents concernant la campagne d'Italie et la campagne d'Alsace: cette destruction a-t'elle un lien avec son suicide, cette mort choisie?
Les quelques évocations qu'il en fait dans son journal intime sont très dures, et bien éloignées des descriptions des combats dans deux lettres adressées à son frère, probablement adaptées pour des civils qui ne pourraient supporter la réalité? ...

AC Pernot
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Claude MILLET
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Dim 29 Avr 2012 - 15:33

Philippe Raichlen 1er RCP extrait de son carnet de route - les évadés de France par l'Espagne - Mémoire des Parachutistes

Epopée très peu connu:
L'Evadé de France est considéré comme un terroriste et traité comme tel. Il va dès lors connaître un régime carcéral et concentrationnaire qu'il n'avait jamais imaginé. Rien ne lui est épargné ; menottes au poignet, on le traîne de prisons en prisons dans le seul but de lui faire perdre toute personnalité, tout espoir, toute notion d'une délivrance proche lire la suite
Citation :
« Mañana ! »
"Mañana !" ("Demain") répétaient chaque jour leurs gardiens, "Demain, vous serez libres, tous !" Mañana... Mensonges délibérés mais dans le coeur des prisonniers demeurait la folle certitude de la bataille à venir, de la bataille qui les verrait un jour revenus les armes à la main participer à la libération du sol natal.

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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Dim 6 Mai 2012 - 1:17

Merci pour ce travail de mémoire.
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Dim 9 Mar 2014 - 20:00

raichlen a écrit:
merci à tous de cet intérêt que vous portez à "oncle Philippe", qui nous touche tous, et surtout sa sœur, ma mère, âgée de 85 ans aujourd'hui!

Je voudrais en savoir plus sur les combats qu'il a menés, mais je ne sais pas où chercher...



Bonjour à tous,

Il est fait mention à plusieurs reprise dans le récit de votre oncle retranscrit ci-dessus de Mr Musset. Je ne sait pas de quelle compagnie faisait partie votre Oncle, mais Mr Musset faisait partie de la 5 ème compagnie. J'ai été amené à entrer en contact par courrier avec l'épouse de Mr Musset en 2004 (Mr Musset étant décédé) au cour de mes recherches documentaire sur le 1er RCP et plus particulièrement sur la 5ème Cie, puisque mon père Aubert Lionel brevet N°1959 (j'ai "emprunté" son N° de brevet pour mon inscription.) faisait partie de la 5 ème compagnie.
En regardant il y a quelques jours les photos de l'époque que m'a envoyé Mme Musset j'ai lu en légende d'une des photos le nom de Philippe Raichlen, le temps de faire le rapprochement avec le récit que j'avais lu il y a quelques temps déjà, je vous la transmet par le biais de ce site.
Pour avoir des informations très précises sur les combats qu'il a mené, il faudrait connaitre sa Cie d'affectation afin de faire un parallèle avec ses camarades de combat les plus proches.
Je n'est pas trouvé trace (dans les documents que j'ai) de votre oncle à la 5ème Cie.
Conscient de répondre bien tard à ce post j'espère que ces informations vous seront utiles, et n'hésitez pas à me recontacter par le biais de ce site magnifique qui nous encourage tous au devoir de mémoire, comme vous le fait pour votre oncle.

Désolé... je n'arrive pas à faire fonctionner mon scanner, je viens de passer à W8!! Je la post dés que cela marche.
Cordialement
P. Aubert
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Dim 9 Mar 2014 - 20:50

Bonsoir Monsieur P.Aubert,
Merci de l'intérêt que vous portez à ce sujet, nous attendrons vos documents avec impatience!
Cordialement
Claude Millet

PS: J'ai encore des pages du carnet de route de Philippe à transcrire et à publier.
NB: si vous aviez une très ancienne à W8, il est vraisemblable que vous soyez obliger de changer votre scanner.
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   Lun 10 Mar 2014 - 11:52

Faire revivre la mémoire d'un ancien du 1er RCP, bravo!
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MessageSujet: Re: RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc   

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RAICHLEN Philippe Brevet 1.788 au Maroc
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