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 Comme me le répétait sans cesse mon père l'histoire est têtue...

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Claude MILLET
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Claude MILLET


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MessageSujet: Comme me le répétait sans cesse mon père l'histoire est têtue...   Comme me le répétait sans cesse mon père l'histoire est têtue... EmptyJeu 13 Mai 2010 - 1:13

AUJOURD'HUI 13 mai - 52e anniversaire du 13 mai 1958 "De Gaulle rappelé par les Français pour mettre en scène l'inéluctable humiliation qu'ils allaient subir" -Jaques Laurent- "Comme me le répétait sans cesse mon père l'histoire est têtue". De Gaulle n’affirmait-il pas, en ce sens, à son entourage, le 8 mai 1954 :« Je reviendrai au pouvoir, je le veux (...) Selon ce qu'on avait fait avaler au bon peuple de France... Mais dans sa soit disant solitude lorraine, régulièrement interrompue par les voyages rue de Solférino, au Maroc et même en Algérie, la soif du pouvoir le tenaillait avec ses amis du RPF et ne l'avait jamais abandonné. "Nous l'allons montrer tout à l'heure" J'avais promis dans "Les paras remontaient déjà les Champs-Elysées ICI d'en donner l'explication. En mai 1958, pendant les évènements alors que les jeunes de la famille et les amis nous retrouvions chaque soir pour suivre les informations de la journée. Nous saluions avec émotions les parachutistes dans les évènements d'Alger et attendions avec impatience l'arrivée des régiments paras. Mais une fois de plus de Gaulle et ses hommes de réseau utilisèrent la peur de l'arrivée des parachutistes -opération résurrection- de sorte que le pouvoir tombe naturellement entre les mains de leur chef, mais sans rien devoir aux militaires d'Alger. Donc à l'appui de ma pensée un extrait d'Echec à De Gaulle ou coup d'État manqué de Frédéric Turpin: Au trouble et au déchirement profonds causés par l’épineuse question de la CED s’ajoutait donc l’émotion des Français qui suivaient jour après jour, l’avancement tragique de la bataille de DBP. Cette crise aiguë, que la France traversait en ce printemps 1954, remettait singulièrement à l’ordre du jour le dilemme gaullien et gaulliste quant aux modalités du retour au pouvoir du Général. Le moment n’était-il pas enfin venu de « tenter le coup » ? En ces temps troublés, l’équation personnelle du général de Gaulle, l’ « homme providentiel », n’apparaîtrait-elle pas comme la seule susceptible de sauver le pays ? Après avoir longuement hésité, le chef du RPF semble avoir finalement trouvé la conjoncture propice à son retour au pouvoir. L’appel au peuple : la manifestation du 9 mai 1954 La conviction du général de Gaulle quant à son possible rapide retour à la tête du pays se fondait sur une analyse très pessimiste et émotionnelle du contexte de ce printemps 1954. À ses yeux, les nombreuses et graves difficultés qui assaillaient la France ne pouvaient guère être résolues par le régime en place. Ainsi, la chute du camp retranché de Diên Biên Phû, le 7 mai 1954, souleva l’ire du Général et de ses compagnons contre la IVe République, taxée une nouvelle fois de criminelle impéritie. À cette option résolument tournée vers la personne du Général s’adjoignait une tactique qui consistait, depuis les premiers pas du Rassemblement, à dramatiser systématiquement la situation, afin de mieux faire sentir aux Français combien le recours à l’homme du 18 juin s’imposait. le Mouvement républicain populaire soulignait habilement la contradiction gaullienne et gaulliste qui existait entre les objectifs avancés et les moyens déployés: « Ce ne sont pas seulement les votes du RPF qui ont été toujours négatifs. Sa propagande tout entière n’a pour but que d’exaspérer les mécontents, jeter dans l’âme des citoyens le doute et le désespoir. C’est une tactique criminelle qui atteint l’esprit civique lui-même. Ce n’est certes pas avec des procédés de ce genre que l’on contribue au relèvement de la nation ! » De Gaulle et ses compagnons, à la faveur de cette conjoncture difficile et passionnelle, crurent le moment venu de faire appel au peuple. Ils sentaient, à juste titre, l’émotion soulevée, chez leurs compatriotes, par le sort tragique de la place forte de Diên Biên Phû. Le chef du RPF lui-même semble s’être convaincu de la réalité de ce vent nouveau, véritable « ouverture dans la muraille de l’ “ indifférence assoupie” des Français ». François Mauriac n’écrivait-il pas dans son Bloc-notes en date du 23 mars 1954 :« Pour l’Indochine, nos dictateurs auraient tort de se fier à tant d’indifférence, à cet excès d’ignorance. La dictature sans visage que subit la nation, cette dictature à tête de boeuf, comme je l’appelle, n’a pas tant de forces qu’elle puisse tenir contre un brusque soulèvement de l’opinion. C’est la dictature pendant le sommeil ; elle ne dure qu’autant que nous sommes endormis... » Or, depuis des mois, le Général guettait cette occasion qui fait d’un homme l’artisan du destin. Ainsi, dès le 24 novembre 1953, il avait fait part à Louis Terrenoire, secrétaire général du RPF, de sa volonté d’organiser, si le traité d’armée européenne était soumis à la ratification du Parlement, « une manifestation publique. J’irai, par exemple, à l’Arc de triomphe, je demanderai à la police de me laisser la voie libre et je convierai les Français à venir protester avec moi ». Son inquiétude grandissante à l’égard du devenir de la CED l’amena finalement, le 24 février 1954, à donner corps à son projet dont il fixa la date au 9 mai. Il l’annonça officiellement, à la grande surprise des Français et de nombre de ses compagnons, lors de sa conférence de presse du 7 avril 1954. Sa décision lui paraissait d’autant plus justifiée que quelques jours auparavant, le 4 avril, ce même lieu avait été le théâtre d’échauffourées au cours desquelles le ministre de la Défense nationale, René Pleven, et le président du Conseil, Joseph Laniel, avaient été conspués par des anciens combattants. Dans ces conditions, comme le soulignaient Olivier Guichard et André Astoux, n’était-ce pas l’occasion de montrer que cette colère pouvait, autour du général de Gaulle, au même endroit sacré, « se muer en ferveur », après « l’opprobre recueillie par Joseph Laniel et René Pleven » ? Entre-temps, Diên Biên Phû tomba... le 7 mai. Fallait-il maintenir la manifestation prévue le surlendemain ? Le Général répondit par l’affirmative, persuadé que ce hasard malheureux de l’actualité servait ses nobles desseins. Assurément, il se montrait alors convaincu (ou feignait de l’être ?) de son prochain retour à la tête de la France. N’affirmait-il pas, en ce sens, à son entourage, le 8 mai :« Je reviendrai au pouvoir, je le veux (...) Je vais voir ce qui se passera demain, mais je crois qu’il y aura beaucoup de monde. Dans quelques jours je ferai une déclaration à propos de Diên Biên Phû ; puis s’il y a une crise ministérielle qui se prolonge, j’interviendrai. » Au vu des circonstances pour le moins troublées, le général de Gaulle pensait probablement que son heure était venue. Le succès foudroyant de l’abbé Pierre en février ne le confortait-il dans cette opinion : « Il a suffi qu’un homme agisse en dehors des chemins officiels pour que les Français marchent, mais il y a fallu le froid.Sans le froid, pas d’abbé Pierre ! » Puis, sur un ton soudain plus grave : « Quand la France aura froid, je pourrai agir, moi aussi. » Le 9 mai, le Général se présenta donc, comme prévu, devant la tombe du soldat inconnu. Le dimanche était beau et ensoleillé. Mais, la grande foule n’était pas au rendez-vous de l’histoire fixé par Charles de Gaulle. Le chef du RPF ne demeura finalement guère plus de quinze minutes place de l’Étoile. L’échec était patent. Pire, si la foule réunie paraissait insignifiante au regard des ambitions gaulliennes et gaullistes, la ferveur fut, quant à elle, de la partie. L’homme du 18 juin, visiblement mal à l’aise, perçut le danger: « Comme s’il redoutait de couvrir de son autorité des incidents possibles, le Général, non seulement ne s’attarde pas, mais il met une certaine hâte à s’en aller. » En effet, de Gaulle parti, certains « jeunes excités » tentèrent de donner à la manifestation une tournure tout autre : « Barberot, avec d’autres, était persuadé que cela se terminerait à l’Élysée. » Le départ motivé du Général et la présence d’un important service d’ordre mirent rapidement un terme à ces velléités. Quelques échauffourées se produisirent néanmoins. L’alerte avait été chaude pour le chef du RPF, qui avait bien failli perdre le contrôle de certains de ses fidèles. Signalons combien le ministre de l’Intérieur, Léon Martinaud-Déplat, et le préfet de police, Jean Baylot, avaient eux aussi pris très au sérieux cette manifestation. Ils n’ignoraient guère que le Général attendait beaucoup de monde sur la place de l’Étoile. En outre, les micros qu’ils avaient réussis à placer au siège du Rassemblement, rue de Solférino, les avaient conduits à penser que des préparatifs de caractère « nettement insurrectionnels », réalisés par le service d’ordre du RPF, pouvaient menacer la République. Notons que, fort curieusement, les archives de la préfecture de police de Paris n’ont conservé aucun document sur cette manifestation. Cette journée du 9 mai 1954 fut donc à marquer d’une pierre noire pour le général de Gaulle. Il avait cru le moment propice pour en appeler directement aux Français. Incontestablement, il avait surestimé la volonté réelle de changement de ses compatriotes. À lire François Mauriac, le doute paraît de mise : « Quel silence, partout, dans cette France désemparée de 1954 ! Sur la dalle du soldat inconnu, nous devrions verser des larmes de sang ; car cet inconnu, c’est l’homme qui se tait aujourd’hui. » Les gaullistes, dont le credo consistait à dresser de la conjoncture un tableau apocalyptique pour en faire porter la responsabilité exclusive sur le « mauvais régime », ne s’étaient-ils pas eux-mêmes faussement convaincus de la force de leur propos au point qu’ils en aient perdu la juste appréciation des choses ? Quant à la manifestation, sur quoi devait-elle concrètement déboucher ? En effet, après avoir dressé un tableau très sombre de la situation générale, il en avait appelé à l’armée pour « sauver la situation ». Interloqué par un tel propos, le chef d’état-major des armées n’avait pas pu s’empêcher de crier au « coup de force ». Le Général s’était alors opposé à cette idée sans toutefois s’en ouvrir autrement : « Les chefs de l’armée doivent venir vers lui et tout ira bien. » Mais, le général de Gaulle paraissait admettre le risque calculé que représentait une telle opération, afin de lui permettre d’enclencher le processus de son retour aux affaires. Louis Terrenoire, au cours d’une conversation avec Dominique Ponchardier, responsable national du service d’ordre du RPF, le 4 décembre 1953, nous livre probablement une partie de la réponse, en s’efforçant de « lui faire admettre que le coup de force devrait se borner à un coup de pouce prenant appui sur l’événement ». Cette conception n’était-elle pas celle qui prévalait dans l’esprit du Général en ce 9 mai 1954 ? En tout cas, la conclusion de cet épisode ne souffrait d’aucune contestation : l’appel au peuple avait échoué. Il ne restait plus au chef du Rassemblement et à son carré de derniers fidèles, à l’instar de Jacques Foccart, Olivier Guichard et André Astoux, qu’à tenter de balayer la IVe République par la seule voie parlementaire, en ouvrant une nouvelle crise gouvernementale, décisive, cette fois-ci. .
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junker
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junker


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MessageSujet: Re: Comme me le répétait sans cesse mon père l'histoire est têtue...   Comme me le répétait sans cesse mon père l'histoire est têtue... EmptyMar 22 Fév 2011 - 15:10

Que de noble désseins que ceux de De Gaulle , pour satisfaire son orgueuil et son autorité , son dédain de ceux qui n'étaient pas dans son sillage et de son hipocrisie vis à vis de tout ces populations laissés en patures à leurs bourreaux..!
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