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 FAULQUES Roger - Chef de Bataillon 1er REP 2ème REP

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Fombecto
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MessageSujet: FAULQUES Roger - Chef de Bataillon 1er REP 2ème REP   Ven 30 Avr 2010 - 19:42




Défense Ouverte

par Jean Guisnel


Cérémonies de Camerone : le grand retour du commandant Roger
Faulques, mercenaire du Katanga


.../
L'autre événement se produira à Aubagne, où la traditionnelle cérémonie ne varie d'une année sur l'autre que par l'identité de l'ancien légionnaire portant - honneur suprême - la main-prothèse du capitaine Jean Danjou, qui commandait les troupes à Camerone, avant de mourir au feu. Cette année, cette charge a été confiée au chef d'escadron Roger Faulques. Cette légende vivante de la Légion avait rejoint le maquis FFI en 1944. Il est intégré au 1er bataillon du 3e régiment étranger d'infanterie en janvier 1946 et affecté en Indochine, selon sa biographie militaire diffusée par la Légion étrangère. Combattant hors pair qualifié de "splendide entraîneur d'hommes", il n'a que 23 ans lors des combats de Phu Tong Hoa qui lui valent d'être fait chevalier de la Légion d'honneur. Il est déjà titulaire de cinq citations. Lors des combats de la RC4 en octobre 1950, il est grièvement blessé et fait prisonnier par le Viêt Minh, qui le rend mourant aux troupes françaises.
Rapatrié, il retourne en Indochine en 1953. Au début de la guerre d'Algérie, ardent partisan des théories sur la guerre révolutionnaire défendues par Roger Trinquier, chef du GCMA (Groupement des commandos mixtes aéroportés) en Indochine, il prend un commandement de compagnie au 1er bataillon étranger de parachutistes, qui devient, peu de temps après, le 1er régiment étranger parachutiste (dissous après le putsch d'avril 1961). Durant la bataille d'Alger, en 1956, le capitaine Faulques est l'officier de renseignement du REP que commande le colonel Jeanpierre. Par des moyens qui ne sont pas ceux de la guerre en dentelle, Faulques cause de gros dommages au FLN.

Chef de bataillon le 1er octobre 1959, il est commandant en second du
2e régiment étranger de parachutistes à partir de l'été 1960. Les heures
les plus noires de la guerre d'Algérie ne sont plus très loin.

Soldats aguerris et très prisés

Roger Faulques est prêt à être englouti dans la tourmente algérienne, quand, en décembre 1960, Moïse Tshombé lance la rébellion de la très riche province du Katanga, au Congo ex-belge. Dans un contexte de guerre froide qui la voit craindre l'influence grandissante de l'URSS et des États-Unis en Afrique de l'Ouest, la France du général de Gaulle soutient discrètement la rébellion katangaise, par l'intermédiaire de Jacques Foccart. Les forces katangaises se limitent à 2.000 gendarmes hérités de l'ancienne "force publique" belge. Ils sont encadrés par une douzaine de sous-officiers katangais issus de la force publique.
Rapidement, la rumeur se répand que le Katanga recrute des mercenaires pour encadrer les troupes de Moïse Tshombé. Les Français qui sortent des guerres de la décolonisation (Indochine, Algérie) sont aguerris et très prisés. Recruté par Tshombé pour engager des mercenaires européens, Trinquier explique (Le Temps perdu,Albin Michel, 1978) : "Certains étaient laissés dans une inactivité dangereuse. Leur donner un nouveau champ d'action où ils pourraient à la fois servir la France et l'Occident m'apparaissait à cette époque comme une occasion providentielle qu'un gouvernement lucide avait tout intérêt à favoriser."

Avec l'appui du ministre des Armées Pierre Messmer, le commandant Roger Faulques et le capitaine Yves de La Bourdonnaye sont mis en disponibilité et recrutés par le Katanga. Mais ce sont des militaires belges qui ont la haute main sur les mercenaires français, que les journaux appelleront vite "les affreux". Les Belges exigent de Moïse Tshombé que les Français soient soumis à leur autorité. Trinquier refuse, mais pas Roger Faulques. Il reste au Katanga et remplace Trinquier, qui rentre en France avec les colonels Yves Godart et Joseph Broizat, ce qui permettra à ces derniers de participer au putsch d'Alger.

Au Katanga, les hommes de Faulques sont le lieutenant Répagnol, le lieutenant Tony de Saint-Paul, les capitaines Lasimone, de Clary, Toupé-Thomé. L'école des paras -commandos de Kolwezi - est dirigée par un Français ancien du 11e Choc, le lieutenant Badaire. Le commandant Faulques est l'officier de Trinquier, écrit encore ce dernier, "qui a le plus de valeur intellectuelle et morale". Plus tard, jeune soldat de fortune encore inexpérimenté, Bob Denard le rejoindra. Mais c'est une autre histoire...

Homme aux mille vies

En décembre 1961, les troupes de l'ONU lancent l'offensive contre le Katanga. Le plan de défense a été conçu par Faulques. L'aviation de l'ONU attaque les mercenaires, également pilonnés au mortier. Ils résistent brillamment. Les casques bleus suédois entrent dans Élisabethville, suivis par la brigade indienne du général Raja. Le camp Massart, où se trouvent les forces katangaises, est attaqué par l'ONU.
Les hommes de Faulques, bien renseignés par la population blanche et noire, se battent comme des lions, et ripostent avec efficacité. Le 21 décembre, le cessez-le-feu est signé à Kitona. Roger Faulques quitte le Katanga en disant que plus jamais il n'acceptera d'être commandé par un Africain. Il lance au chef d'état-major katangais Muké qu'il ne "voudrai[t] même pas de lui comme ordonnance".

En 1963, Tony de Saint-Paul est contacté pour envoyer des mercenaires au Yémen, avec les finances des services secrets britanniques. Il contacte Roger Faulques, finalement écarté au profit de Bob Denard, qui en dit (dans sa biographie Le Roi de Fortune) : "Faulques, c'est un peu notre patron à tous. Il est triste que nous ne l'ayons pas avec nous, mais eut-on prendre le risque de faire capoter l'affaire ?" Faulques sera en charge de la base arrière de l'opération yéménite, à Paris. On le retrouvera quelques années plus tard au Biafra, pour lequel il recrute des mercenaires, toujours en compagnie de Bob Denard, avant d'être, là encore, mis sur la touche, cette fois au profit de Rolf Steiner. Roger Faulques, qui n'aime rien tant que la discrétion, se retirera ensuite sur ses terres, pour n'en sortir qu'une fois par an, pour la cérémonie de Camerone. Il n'a jamais cessé d'être considéré par les légionnaires comme l'un de leurs plus grands soldats. Mais, cette fois, c'est différent : en portant publiquement la main du capitaine Danjou, qui scelle son grand retour dans la communauté militaire française en présence du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Elrick Irastorza, et du secrétaire d'État aux Anciens Combattants, Hubert Falco, quelles pensées vont traverser l'esprit de cet homme aux mille vies?
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FOUQUET66
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MessageSujet: Commandant Roger Faulques.   Jeu 17 Juin 2010 - 13:02







Légende vivante de la Légion,Roger Faulques est né le 14 décembre 1924.

Il rejoint le maquis FFI en 1944.]

En 1945 il rejoint l’Ecole Militaire de Saint-Cyr d’où il sort avec le grade de lieutenant.

Il est intégré au 1er bataillon du 3ème Régiment Etranger d'infanterie en janvier 1946 et affecté en Indochine.

Combattant hors pair qualifié de "splendide entraîneur d'hommes", il n'a que 23 ans lors des combats de Phu Tong Hoa qui lui valent d'être fait chevalier de la Légion d'honneur. Il est déjà titulaire de cinq citations.
Durant les combats de la RC4 en octobre 1950,lors de l’opération de Cao-Bang, il est grièvement blessé et fait prisonnier par le Viêt Minh, qui le rend mourant aux troupes françaises. Rapatrié, il retourne en Indochine en 1953.
Au début de la guerre d'Algérie, ardent partisan des théories sur la guerre révolutionnaire défendues par Roger Trinquier, chef du GCMA (Groupement des commandos mixtes aéroportés) en Indochine, il prend un commandement de compagnie au 1er Bataillon Etranger de Parachutistes, qui devient, peu de temps après, le 1er Régiment Etranger Parachutiste.

Durant la bataille d'Alger, en 1957, le capitaine Faulques est l'officier de renseignement du 1erREP que commande le colonel Jeanpierre. Par des moyens qui ne sont pas ceux de la guerre en dentelle, Faulques cause de gros dommages au FLN.

Chef de bataillon le 1er octobre 1959, il est commandant en second du 2e régiment étranger de parachutistes à partir de l'été 1960. Les heures les plus noires de la guerre d'Algérie ne sont plus très loin.

Roger Faulques est prêt à être englouti dans la tourmente algérienne, quand, en décembre 1960, Moïse Tshombé lance la rébellion de la très riche province du Katanga, au Congo ex-belge. Dans un contexte de guerre froide qui la voit craindre l'influence grandissante de l'URSS et des États-Unis en Afrique de l'Ouest, la France du général de Gaulle soutient discrètement la rébellion katangaise, par l'intermédiaire de Jacques Foccart. Les forces katangaises se limitent à 2.000 gendarmes hérités de l'ancienne "force publique" belge. Ils sont encadrés par une douzaine de sous-officiers katangais issus de la force publique. Rapidement, la rumeur se répand que le Katanga recrute des mercenaires pour encadrer les troupes de Moïse Tshombé.
Les Français qui sortent des guerres de la décolonisation (Indochine, Algérie) sont aguerris et très prisés.Le colonel Trinquier est recruté par Tshombé pour engager des mercenaires européens.

Avec l'appui du ministre des Armées Pierre Messmer, le commandant Roger Faulques et le capitaine Yves de La Bourdonnaye sont mis en disponibilité et recrutés par le Katanga. Mais ce sont des militaires belges qui ont la haute main sur les mercenaires français, que les journaux appelleront vite "les affreux". Les Belges exigent de Moïse Tshombé que les Français soient soumis à leur autorité. Trinquier refuse, mais pas Roger Faulques. Il reste au Katanga et remplace Trinquier, qui rentre en France avec les colonels Yves Godard et Joseph

Broiziat,ce qui permettra à ces derniers de participer au putsch d’Alger.

Au Katanga, les hommes de Faulques sont le lieutenant Répagnol, le lieutenant Tony de Saint-Paul, les capitaines Lasimone, de Clary, Toupé-Thomé. L'école des paras -commandos de Kolwezi - est dirigée par un Français ancien du 11e Choc, le lieutenant Badaire.

Le commandant Faulques est l'officier "qui a le plus de valeur intellectuelle et morale",écrit Trinquier..

Plus tard, un jeune soldat de fortune encore inexpérimenté, Bob Denard le rejoindra…

En décembre 1961, les troupes de l'ONU lancent l'offensive contre le Katanga. Le plan de défense a été conçu par Faulques. L'aviation de l'ONU attaque les mercenaires, également pilonnés au mortier. Ils résistent brillamment. Les casques bleus suédois entrent dans Élisabethville, suivis par la brigade indienne du général Raja.

Le camp Massart, où se trouvent les forces katangaises, est attaqué par l'ONU. Les hommes de Faulques, bien renseignés par la population blanche et noire, se battent comme des lions, et ripostent avec efficacité. Le 21 décembre, le cessez-le-feu est signé à Kitona.

Roger Faulques quitte le Katanga en disant que plus jamais il n'acceptera d'être commandé par un Africain. Il lance au chef d'état-major katangais Muké qu'il ne "voudrait même pas de Lui comme ordonnance".

En 1963, Tony de Saint-Paul est contacté pour envoyer des mercenaires au Yémen, avec les finances des services secrets britanniques. Il contacte Roger Faulques, finalement écarté au profit de Bob Denard, qui en dit (dans sa biographie Le Roi de Fortune ) : "Faulques, c'est un peu notre patron à tous. Il est triste que nous ne l'ayons pas avec nous, mais peut-on prendre le risque de faire capoter l'affaire ?" Faulques sera en charge de la base arrière de l'opération yéménite, à Paris.

On le retrouvera quelques années plus tard au Biafra, pour lequel il recrute des mercenaires, toujours en compagnie de Bob Denard, avant d'être, là encore, mis sur la touche, cette fois au profit de Rolf Steiner.

Roger Faulques, qui n'aime rien tant que la discrétion, se retirera ensuite sur ses terres, pour n'en sortir qu'une fois par an, pour la cérémonie de Camerone. Il n'a jamais cessé d'être considéré par les légionnaires comme l'un de leurs plus grands soldats.


Le 30 Avril 2010, en portant publiquement la main du capitaine Danjou, qui scella son grand retour dans la communauté militaire française en présence du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Elrick Irastorza, et du secrétaire d'État aux Anciens Combattants, Hubert Falco, quelles pensées ont traversé l'esprit de cet homme aux mille vies ?

Faulques a servi de modèle à certains personnages des romans de Jean Lartéguy, Les Centurions et Les Prétoriens.

Décorations

Grand Officier de la Légion d'honneur

Commandeur du 19 juillet 1960

Croix de guerre des TOE (Indochine)

Croix de la Valeur militaire (Algérie)

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http://www.legionetrangere.fr/
Bertrand
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MessageSujet: Re: FAULQUES Roger - Chef de Bataillon 1er REP 2ème REP   Mar 27 Juil 2010 - 0:13

Plaquette témoignage de Roger FAULQUES.

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Administrateurs
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MessageSujet: FAULQUES Roger - le grand retour du commandant mercenaire du Katanga à AUBAGNE   Dim 8 Aoû 2010 - 23:17

Faulques Roger.
Citation:
Commandant né le 14 décembre 1924.

Indochine au 1er BEP, il est des combat de la RC4. Grièvement blessé lors de l'opération de Cao Bang

prisonnier il est rendu à l'armée Française, le Vietminh l'ayant jugé pratiquement mort.

Roger Faulques sert en Algérie au sein du 1er REP.

Radié de l'armée, il entame une carrière de mercenaire aux coté de son ami Bob Denard.


Dernière édition par Administrateurs le Jeu 7 Juil 2011 - 12:18, édité 1 fois
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Philippe MULLER
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MessageSujet: Roger FAULQUES, l' Indochine, l' Algérie, le Congo, le Biafra, le Yemen...   Sam 29 Jan 2011 - 13:28

TROUPES d'ELITE N° 37 Mai 1986 Editions ATLAS, sous la Direction de Jean MABIRE, a écrit .

Citation:
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Philippe MULLER
Expert
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MessageSujet: FAULQUES Roger 1er REP- 2ème REP Chef de Bataillon n'est plus    Dim 6 Nov 2011 - 19:31

SOURCE = Le mamouth blogspot.com par le journaliste Jean-Marc Tanguy dimanche 6 novembre 2011 :

Citation:
Souvent appelé l'homme aux 1.000 vies, Roger Faulques, ancien officier de légion parachutiste est mort, cette nuit. Une de ces derniers apparitions officielles était intervenue le 30 mai 2010 : il portait la main du capitaine Danjou, lors de la commémoration de Camerone, à Aubagne.

Lire la suite ICI
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Fombecto
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MessageSujet: Re: FAULQUES Roger - Chef de Bataillon 1er REP 2ème REP   Dim 6 Nov 2011 - 19:55

Nous avons déjà rendu hommage sur notre forum à ce grand soldat

_________________

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Pérignon
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MessageSujet: Re: FAULQUES Roger - Chef de Bataillon 1er REP 2ème REP   Dim 6 Nov 2011 - 19:57



Un soldat de légende...

RIP

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FOUQUET66
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MessageSujet: Re: FAULQUES Roger - Chef de Bataillon 1er REP 2ème REP   Lun 7 Nov 2011 - 11:05

C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris le décés de mon ancien chef.

Je ne peux que m'incliner devant cet officier remarquable.

Je présente mes sincères condoléances à sa famille dont je partage la douleur




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Marcus
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MessageSujet: Re: FAULQUES Roger - Chef de Bataillon 1er REP 2ème REP   Lun 7 Nov 2011 - 13:21

Respect à la mémoire de ce grand soldat, et sincères condoléances à sa famille, et à ceux pour qui il était proche!![img][/img]
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Philippe MULLER
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MessageSujet: Décès du commandant Roger Faulques, une figure de la Légion étrangère   Lun 7 Nov 2011 - 18:01

SOURCE = opex360.com 7 novembre 2011 – 12:33 :

Citation:
Le commandant Roger Faulques était grand officier de la Légion d’Honneur et notamment titulaire de la Croix de guerre des TOE et de la Croix de la Valeur Militaire. Ses obsèques auront lieu à Nice, dans l’après-midi du 9 novembre.

Lire l'intégralité du texte ICI
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Bertrand
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MessageSujet: Re: FAULQUES Roger - Chef de Bataillon 1er REP 2ème REP   Mar 8 Nov 2011 - 19:07






C’est un grand soldat français qui vient de s’éteindre à Nice à l’âge de 86 ans.
Le commandant Roger Faulques est en effet l’une principales figures de la Légion étrangère et sa carrière militaire reflète la plupart des drames traversés par la France.
Jeune officier de la Légion en Indochine, où il a été fait prisonnier par le Viêt Minh, Roger Faulques a également servi dans les rangs du 1er Régiment étranger de parachutistes (Légion étrangère) en Algérie, notamment pendant la Bataille d’Alger. Opposé à l’abandon de l’Algérie, il a participé au putsch des généraux, sacrifiant sa carrière professionnelle à ses convictions.
Roger Faulques, reconverti dans le mercenariat, avait entraîné et aidé les rebelles katangais de Moïse Tshombé.
Grand officier de la Légion d’Honneur, il vivait retiré dans la ville de Nice depuis le début des années 1980.
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battement zéro
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MessageSujet: Re: FAULQUES Roger - Chef de Bataillon 1er REP 2ème REP   Mar 8 Nov 2011 - 22:53

Merci Bertrand de nous faire partager ce magnifique hommage "Chemin de Mémoire des Parachutistes" au commandant Roger Faulques grande figure de la Légion Etrangère.

_________________
<br>
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bleu12
confirmé
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MessageSujet: Re: FAULQUES Roger - Chef de Bataillon 1er REP 2ème REP   Mar 8 Nov 2011 - 23:12

Respect pour ce grand soldat, que St Michel le protège!

_________________
"Nous avons eu l’impression d’être trahis, ce qui explique notre révolte" Commandant Hélie de Saint-Marc dernier Chef de Corps du 1er REP
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Claude Millet
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MessageSujet: Re: FAULQUES Roger - Chef de Bataillon 1er REP 2ème REP   Mar 8 Nov 2011 - 23:24

De mon séjour de repos provincial, je ne pouvais ne pas manquer de vous faire ce renvoi de "BRIGITTE" notre camarade parachutiste.



Une figure légendaire de la Légion Etrangère qui disparaît






Le chef de bataillon Roger FAULQUES, Grand officier de la Légion

d’honneur, est décédé le 6 novembre 2011 dans sa 87ème année.



Les obsèques auront lieu le 9 Novembre 2011 à 15 heures, en l’église

Saint Pierre d’Arène, 52, rue de la Buffa à NICE -06000.




Porteur de la main à la cérémonie de Camerone 2010 à la maison mère à

Aubagne. Lieutenant au 1er BEP sur la RC4 et grièvement blessé, puis

Algérie avec le 1er et 2ème REP.







Titulaire de 17 titres de guerre

Croix de guerre 1939 - 1945

Croix de guerre des TOE

Croix de la valeur militaire

Grand-officier de la Légion d'Honneur





Récit du Chef de bataillon Roger FAULQUES



Faulques (Chef de bataillon Roger),





Chef de peloton d’élèves gradé à Coc Xa, blessé au coude gauche, à la

cuisse droite, puis au fémur gauche et enfin à l’épaule droite, il

sera, plus tard, découvert par le Viêt-minh. Il ne doit son salut qu’à

un infirmier du BEP qui lui prodigue les premiers soins à l’insu de

l’ennemi, mais également aux asticots... qui « nettoient » ses plaies

déjà très nécrosées et enfin, à l’attitude de l’un de ses gardiens

Viêt-minh qui prend soin de lui au cours de sa pénible évacuation

brancardée en lui donnant à manger du riz et du piment.



Considéré comme perdu, il est remis aux Français, et peut être ainsi

évacué. Quittant l’armée, le chef de bataillon Faulques rejoint le

milieu des mercenaires. Avec un groupe de 22 français, fer de lance de

la résistance katangaise, qui doit son efficacité à la personnalité de

son patron, il est le chef incontesté, vainqueur de la bataille

d’Elisabethville en sept. 1961. En 1966, les services de Jacques

Foccard, éminence grise du général de Gaule le recrutent pour encadrer

83 mercenaires au Biafra, dont Jean Kay, frère d’un officier Légion,

contre les troupes d’un autre mercenaire célèbre : Bob Denard. En fait,

il n’y aura pas de combat direct entre mercenaires blancs.





Le commandant Segrétain et le capitaine Jeanpierre avaient décidé de la

création d’un PEG en avril 1950. En août débutait une deuxième session

qui accueillait des légionnaires d’unités autonomes de Légion, comme la

40e compagnie de camions bennes du capitaine Montoya. Les capitaines

Garrigues, Bouyssou et de Saint-Etienne avaient procédé à une sélection

très poussée dans leurs compagnies en consentant à se séparer des

éléments les plus prometteurs. Le 1er BEP étant mis en alerte le 17

septembre, vu le faible effectif opérationnel, il est décidé de faire

participer le peloton, réduit aux seuls éléments du bataillon, soit un

effectif d’environ 55 élèves caporaux et élèves sergents, avec les

sous-officiers instructeurs : Fejes, Vraux, Savella, Lecomte. Trois

groupes de combat et un groupe de commandement avec un mortier de 60 mm

seront parachutés sur Thât Khé le 18 septembre matin avec la 2e vague

du bataillon. Le 2 octobre, la bataille du Na Kêo : “... Le commandant

Segretain décide de placer le peloton en bas de la face Est de 615. Les

« Viets » peuvent s’infiltrer par là, autant pour nous déborder que

pour attaquer le Na Kêo.



Désoeuvré sur 615, j’accompagne le peloton pour son installation. Le

PEG du BEP est une unité extraordinaire. Rien que des volontaires,

ayant tous de 2 à 7 ans de guerre derrière eux. J’avais été pendant

deux mois leur instructeur, adjoint au lieutenant Faulques, avant

d’être appelé au poste d’adjoint au chef de bataillon. J’avais pu

apprécier le mordant, la discipline et la valeur de cette phalange

surentraînée.” (Lieutenant Louis Stien) Le 7 octobre : “... Le

capitaine Jeanpierre engage alors le peloton à la gauche de la 2e

compagnie. Dans l’obscurité, Pellerat de Borde me dit : - “Je marche

avec toi au cas où il t’arriverait quelque chose”. Et le PEG, au coude

à coude, s’élance sur la pente, accueilli par un feu terrible. On se

fusille à bout portant, tirant sur les lueurs des armes viets. Les

pertes sont très élevées, chaque mètre conquis coûte un homme. Savella

atteint la source, la dépasse de quelques mètres, mais son groupe a

déjà perdu une douzaine d’hommes. Fejes et Vraux insistent au centre,

mais les effectifs fondent et les deux sous-officiers prennent chacun

le fusil-mitrailleur de leur groupe, tandis que Lecomte sur la gauche,

presque au pied du calcaire d’où pleuvent les grenades et de longues

rafales de P.M, parvient à progresser.


En cinq minutes, le PEG a perdu plus de la moitié de son effectif, mais

les survivants, enragés, continuent leur action. C’est une fournaise,

les balles claquent de partout. Une m’a déjà touché au coude gauche,

une autre traverse la cuisse droite, sans dégâts. Nous sentons que nos

efforts vont enfin ouvrir la voie, mais Lecomte, que je relance,

m’annonce qu’il n’y a plus personne debout. Fejes est tué devant moi.

Pellerat de Borde derrière moi. Vraux et Savella sont blessés, mais

continuent à se battre. Une décharge électrique me secoue et je m’abats

sur le sol, la cuisse gauche fracassée.



Le caporal Carta m’adosse à un tronc d’arbre. Il fait encore nuit, mais

le brouillard se dissipe et le jour ne va pas tarder. Une autre balle

me frappe à l’épaule droite. Et presque miraculeusement, le feu V.M

s’est éteint, seuls quelques coups isolés retentissent encore...”

(Récit du lieutenant Faulques, chef du peloton d’élèves gradés du 1er

BEP).





Envoyé le : Mardi 8 Novembre 2011 7h16

Objet : Le CBA (H) Roger FAULQUES n'est plus

_________________
1er RCP - 257.174
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