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 Afghanistan : Tactique gagnante du 2e REP appliquant plutôt les principes légués par le maréchal Lyautey, le « pacificateur » du Maroc

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Courcelles
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MessageSujet: Afghanistan : Tactique gagnante du 2e REP appliquant plutôt les principes légués par le maréchal Lyautey, le « pacificateur » du Maroc   Mer 28 Avr 2010 - 18:10

vu dans FNCV infos

Afghanistan : Tactique gagnante du 2e REP de la Task Force Altor


le mardi 27 avril 2010, 08:32 -


Travaillez à l'américaine... ou à la Lyautey...




« Lorsque nous voulons atteindre un résultat avec l’activité la plus intense, nos instructions aboutissent toujours à cette formule : travaillez à l’américaine ».
Ce que les légionnaires du 2e Régiment Etranger Parachutiste n’ont précisément pas fait en appliquant plutôt les principes légués par le maréchal Lyautey, le « pacificateur » du Maroc, qui peuvent succinctement se résumer en trois points :
respect des coutumes locales, emploi mesuré de la force ( "rien de durable ne se fonde sur la force ", a-t-il écrit) et tenir le terrain conquis pour faire
«tache d’huile».
Lors du déploiement du 2e REP en Surobi, au début de l'année 2010, la situation dans la vallée de Tagab est pour le moins compliquée : les insurgés y ont établi leur influence en profitant de la nature du terrain et de leur imbrication au sein de la population civile, laquelle vit dans des villages propices aux embuscades. Chaque déplacement se fait alors en force car accueilli par des tirs nourris.
Le reportage d’Adrien Jaulmes, publié par le Figaro de ce 26 avril, met en lumière la méthode employée par les soldats du 2e REP – et plus généralement l’ensemble de la Task Force Altor – pour pacifier cette vallée. Il fait d’ailleurs écho à la lettre d’un capitaine du régiment, diffusée sur Internet après la mort du légionnaire Robert Hutnik, le 8 avril dernier.

" Parler, construire,combattre"

Tout commence par un constat : les raids ponctuels dans le secteur ne mènent à rien et peuvent même être contre-productifs. Ainsi, il est apparu
nécessaire de « tenir le terrain » afin d’éviter que ces opérations à court terme aient un impact négatif, non seulement sur les populations civiles, qui n’en voient que l’espect coercitif, mais aussi sur les insurgés, portés à croire qu’ils restent les vrais maîtres du terrain.
Pour y remédier, le lieutenant-colonel Meunier, le chef « opérations » du 2e REP, explique : « On a donc appliqué quelques principes simples », comme « éviter au maximum les pertes civiles, quitte à prendre nous-mêmes des risques, travailler en étroite collaboration avec l’armée afghane, tenir le terrain (ndlr : grâce notamment à l’édification de postes avancés, ou COP) et ne jamais rompre le contact sous le feu afin de ne pas laisser aux insurgés un sentiment de supériorité ». Et l’officier de conclure : « On a essayé d’avoir une approche globale et de tout faire en même temps : parler,construire, combattre ».
Cette approche, comme l’a souligné le lieutenant-colonel Meunier, suppose de prendre des risques, notamment pour faire un usage modéré de la force, afin d’éviter qu’il y ait des «dommages collatéraux». Cela passe par l’observation des insurgés talibans, de la découverte de leurs positions et de leurs points d’appuis, quitte à se faire tirer dessus sans répondre.
Une fois les points tenus par l’insurrection repérés, il revient ensuite aux groupes commandos du régiment déployés sur les hauteurs de faire feu avec une précision « chirurgicale », grâce aux fusils PGM et aux missiles Milan. « Quand on tire, ce n’est qu’à bon escient, sur des cibles identifiées. Et à ce moment-là, on tue » résume l’officier renseignement du régiment, dont les propos ont été rapportés par le Figaro.
Les résultats obtenus par la TF Altor ont suscité l’intérêt du général McChrystal, le chef de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), sous commandement de l’OTAN.
La manière d’opérer du 2e REP répond en tout point à ce que l’officier préconise depuis son entrée en fonction.
Quant à savoir si le travail des légionnaires – et de leurs successeurs, à savoir les fantassins du 126e Régiment d’Infanterie de Brive – sera suivi d’effet une fois que le retrait des forces de l’Otan sera décidé, ce qui interviendra quand les forces afghanes seront jugées aptes à prendre le relais.
« L’avenir, tu n’as pas à le prévoir mais à le permettre »
- Antoine de Saint-Exupéry -



C’est précisément ce que font les militaires du 2e REP.
Source : Zone Militaire
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Philippe MULLER
Expert
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MessageSujet: Sur le terrain   Dim 2 Mai 2010 - 14:06

Sur le terrain, les soldats français impressionnent les américains

« Le 2ème REP impressionne les Américains. » C’est ce que l’on pouvait lire à la une du Figaro lundi. L’envoyé spécial Adrien Jaulmes décrit dans un article l’avancée des légionnaires au travers de la vallée de Tagab et leurs résultats. Des succés qui ont éveillé la curiosité des Américains et attiré le général McChrystal lui même.

Des frappes au MILAN permettent de neutraliser l'ennemi sans exposer la population.

Le commandant de l’ISAF, le général McChrystal, viendra célébrer la fête de Camerone avec les légionnaires du 2ème REP. L’officier américain a remarqué les succès des soldats français en Kapisa. Les méthodes mises en place ont permis d’asseoir la présence française en Kapissa, notamment au sein des populations. Les soldats afghans ont également pu s’installer dans deux nouveaux postes avancés. Irrémédiablement, les légionnaires montent vers le nord tandis que les chasseurs du 13ème BCA descendent vers le sud.

Pourtant, le 2ème REP n’a eu que peu de pertes (Robert Hutnik tué d’une balle à la tête le 8 avril) et ne fait pas massivement usage du feu. L’article explique que les soldats français sont plus précis que jamais. Ils attirent le feu ennemi en circulant en VAB à découvert, poussant les insurgés à révéler leurs positions. A partir de là, des équipes de commandos équipées de fusil de précision PGM 12,7mm et de missiles MILAN éliminent avec une précision chirurgicale les combattants adverses sans jamais mêler la population. Le tout en ayant le moins souvent possible recourt aux frappes aériennes.

Ce qui plait tellement aux Américains c’est que les Français ne font ni plus ni moins que ce que recommandent les généraux Petreus et McChrystal depuis des mois. Mais là où leurs propres troupes peinent à s’y conformer, trop habitués qu’ils sont à avoir recours à la force technologique, les rudes combattants français réussissent à contrôler leur attitude.

Rigueur et discipline

Les soldats français sont particulièrement discipliné au feu. Le 2ème REP était la promesse d’une force létale colossale pour ce premier déploiement en Afghanistan. Les légionnaires ont pourtant su se contrôler et encaisser les coups de l’ennemi sans riposter de manière incontrôlée. Ils continuent pourtant de tuer régulièrement des insurgés.

J’ai pu observer la même rigueur au Kosovo avec des soldats du 8ème RPIMa et du 1er RHP. Même au cœur de la population, dans une atmosphère apparemment décontractée, ils parviennent à repasser en état d’alerte en quelques secondes, dés qu’un élément attire leur attention et éveille leur méfiance. Une spécificité particulièrement visible lorsque ces hommes opèrent au milieu de forces multi-nationales.

On peut également penser que l’armée française renvoie cette image d’excellence de par ses choix de déploiement. Pour l’instant, les régiments qui sont déployés, en particulier en Afghanistan, sont composés de soldats de très bon niveau. Les Etats-Unis sont obligés de déployer la totalités de leurs effectifs, incluant des régiments moins opérationnels ou encore la Garde nationale. Ces soldats, s’ils restent de véritables professionnels, n’ont pas le même niveau de compétence et ne peuvent pas travailler avec autant d’efficacité sur des théâtres comme l’Afghanistan ou l’Irak.
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