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 PRESENTATION DU C.L.I ©SITE INTERNET DU C.L.I

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MessageSujet: PRESENTATION DU C.L.I ©SITE INTERNET DU C.L.I   Sam 11 Aoû 2007 - 20:08

Le C.L.I a fusionné avec la section UNP qui porte désormais le nom de :


UNP / CLI LYON 691
"J.M.Madeleine"
FUSION C L I - U N P
Lyon le 2 Décembre 2006

C’est dans les magnifiques salons du Quartier général Frère de Lyon, qu’un moment important de la vie de l’ UNP s’est déroulé devant un parterre d’autorités civiles et militaires.Sous les présidences effectives de Pierre GUINET, président national du CLI et du général PIQUEMAL, président national de l’ UNP, le Corps Léger d’ Intervention dans son ensemble a passé le flambeau, ses traditions et tous ses faits d’armes à la section de Lyon, qui devient section UNP / CLI Lyon.
Cette journée très dense, débuta par la présentation de l’ ENSOA de Saint Maixent, faite par le capitaine GUIBOT, officier de tradition.
En préliminaire à la visite de l’exposition sur SUEZ, Monsieur F. BARNES apporta son témoignage sur « l’opération Mousquetaire » et plus particulièrement sur les derniers instants de vie du sergent BELLON qu’il avait précédé à la portière du nord 2501 et retrouvé mort au sol, tué pendant la descente. L’ ENSOA a donné le nom du sergent BELLON à sa 235ème promotion de sous-officiers.
La partie officielle de la fusion débuta à 11 heures avec l’arrivée des autorités civiles et militaires. En préambule, le sous-préfet de Lyon M. BARRÉ, remit l’insigne des porte-drapeaux avec palme à Noël GRANGEON pour ses 30 ans de loyaux services.
Puis vint le moment tant attendu, la fusion UNP / CLI Lyon, le capitaine GENTY, lut le message du Général BENDRESQUE, président d’honneur du CLI.
Le protocole d’accord et le diplôme de fusion ont été signés par les deux présidents nationaux , sous l’œil embué de Claude SAUZE, le président de la section de Lyon.
Le président GUINET remit alors le drapeau du CLI au Général PIQUEMAL, qui lui-même, le confia à Ch. PEDOUSSAUD, nouveau porte-drapeau. S’ensuivirent une minute de silence en hommage aux morts et une vibrante Marseillaise chantée, pour clore le cérémonial.
Cette fusion est un moment historique dans la vie de l’ UNP, puisque c’est la première fois dans le monde parachutiste que de grands anciens, combattants héroïques de la deuxième Guerre Mondiale et précurseurs des paras coloniaux, choisissent l’intégration plutôt que le sabordage ou la dissolution. Merci à eux de la confiance accordée à l’ UNP. Après l’intervention du président GUINET, le Général PIQUEMAL fit une émouvante et historique allocution sur les exploits de nos aînés du CLI.
Les autorités présentes : M. BARRÉ, sous préfet et directeur de cabinet du préfet du Rhône. Messieurs ROGER D’ALBERT, vice président du conseil général, SORREL Premier Adjoint du 7ième arrondissement, le colonel GARDEY de SOOS, représentant le Gouverneur de Lyon, M. CENAC, directeur interdépartemental de l’ ONAC, les généraux LESCEL, MASCARO, BRUN, les colonels THEYNARD, GUGLIELMI, WALLRICH, ARNOUX.
Pour l’ UNP, le président national déjà cité, le général WABINSKI, délégué départemental, JC. HOULNÉ secrétaire national, les présidents : JANIN de l’ Ain, BERGERET de Villefranche, ASTIER de Saint Clair du Rhône.
L’ami et adhérent de la section, le Commandant H. DENOIX de SAINT MARC, souffrant s’est excusé, mais était de tout cœur avec les paras.
Un vin d’honneur suivi d’un banquet de tradition para, clôtura cette matinée.




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Ci-dessous, copie du site "CLI" -


Le 4 novembre 1943, pour répondre à l'organisation d'une résistance militaire en Indochine, le Général de GAULLE décida de créer un " Corps Léger d'Intervention"- unité de commandos; entièrement blanche et destinée à renforcer nos troupes de l'intérieur de l'Indochine suivant un plan de résistance qui devait être préparé par le général Mordant, chef de la résistance militaire. Son effectif fut initialement de 500 hommes porté par la suite à 800.( Il doublera par la suite)

Il était placé sous les ordres du Général de C.A BLAIZOT commandant les Forces expéditionnaires Françaises en Extrême Orient au sein desquelles étaient également prévues la Brigade de Madagascar en cours de regroupement et deux divisions coloniales. Le F.E.F.E.O était subordonné au Théâtre d'opérations britannique du Sud Est Asie.







Le Lt Colonel Albert LACROIX, issu de la promotion Joffre de St Cyr ( 1930-32), assura le recrutement et l'entraînement du C.L.I comme chef d'Etat-Major. Il en commanda ensuite le Commando Léger N°1 en opérations, effectuant ainsi son deuxième séjour en Indochine.

Il présente cette unité peu connue.


LE CORPS LEGER D'INTERVENTION
-:-

Le Corps Léger d'Intervention a été créé en Afrique du Nord en 1943, uniquement avec des volontaires sévèrement sélectionnés, cadres en majorité, militaires d'actives, réservistes ou engagés pour la durée de la guerre mondiale, pour servir en EXTREME ORIENT contre les Japonais et placé sous les ordres du Lt Colonel P. HUARD
Ses commandos ont été mis sur pied et entraînés en ALGERIE, puis aux INDES, à CEYLAN ou en AUSTRALIE par les anglais sur le modèle des Chindits du Général WINDGATE employés en BIRMANIE. Ils sont destinés à être introduits sur les arrières japonais, pour des actions commandos reposant essentiellement sur la surprise, la violence et la précision du feu, suivie de la rupture immédiate du combat, genre où la cohésion et l'efficacité individuelle compte beaucoup plus que le nombre.
Rompus aux opérations de guérillas et à la guerre de jungle les premiers sous le nom de GAURS, sont parachutés en INDOCHINE dès 1944 par "la Force 136 Britannique"
Le Gaur "Polaire" , nom de code du commando du capitaine Ayrolles est parachuté au TRANINH pour préparer le largage du C.L.I. Pris de court par le coup de force japonais du 9 mars 1945 AYROLLES engage immédiatement le combat. Il fait sauter 8 ponts sur la RC 7, anéantit détachements et convois japonais, fait sauter les soutes du terrain d'aviation et les dépôts du camp de Khan Khai , détruit un dépôt d'essence et de véhicules japonais.
Les japonais déploient vainement un bataillon pour le détruire. Son action aura retardé de trois semaines l'entrée des japonais dans LUANG PRABANG.
Le 17 Mars 1945, le GAUR K, du Cne CORTADELLAS est parachuté à DIEN BIEN PHU. Aux ordres du Général ALESSANDRI il va en élément retardateur avec 80 légionnaires rescapés du 3/5°REI assurer les arrières de la colonne ALESSANDRI en retraite vers la Chine, sur des centaines de km de pistes en haute région combattant notamment le 11 avril à HOUEI HOUN, le 15 Avril à MUONG KHOUA, le 21 à BOUN TAI, le 22 à MUONG YO .
Le Général ALLESSANDRI leur rendra hommage en ces termes :


"La défense de BOUNTAI s'est opérée dans les conditions les plus pénibles avec un véritable héroïsme. Luttant pied à pied dans la pluie sans ravitaillement les éléments parachutés en liaison avec ce qui reste du 3/5° contiennent les japonais et leurs infligent de lourdes pertes. Seul l'absence de ravitaillement en munitions les contraigne à se replier sur BOUN NEUA."
Le 24 Avril il ne reste du gaur K que 3 hommes valides qui arriveront avec leurs blessés à SZE MAO en Chine le 10 Mai 1945
Le 22 Mars 1945 le GAUR "DAMPIERRE" est parachuté au Tonkin dans la région de SONLA pour apporter son aide au Groupement Sabatier également en retraite vers la Chine. Avec le groupe VICAIRE , ils sont une quarantaine surpris de nuit et violemment attaqués sur la rivière noire à BAN TIOUM le 28 Mars., perdant une dizaine de tués. Ce qui reste du Gaur DAMPIERRE disparaîtra entièrement le 15 mai près de la frontière de Chine où arrivent également VICAIRE avec cinq survivants. Plus des 2/3 de l'effectif ont disparu dont 40 européens.
Jusqu'à septembre 1945, 280 missions aériennes de la Force 136 britannique assureront le ravitaillement de ces opérations dont 51 largueront du personnel C.L.I ou S.A
Le Japon ayant capitulé la mission des Gaurs est d'occuper un maximum de centres avant l'arrivée de l'Armée d'occupation Chinoise et l'intrusion des groupes dissidents Lao-Issalas et Viet-Minh. Ainsi seront provisoirement réoccupés parfois par la force grâce à l'appui des Meos de TOUBI, les villes de SAM NEUA ,XIENG KHOUANG , DIEN BIEN PHU et LUANG PRABANG Le manque de moyens ne permettra pas toujours de s'y maintenir.
Avec un nouveau Gaur K2 Ayrolles est envoyé au Moyen Laos avec les mêmes objectifs et le même manque de moyens.
Tous très éprouvés, passeront finalement au SIAM d'où ils rejoindront le C.L.I à SAIGON le 12 décembre 1945 après plus d'un an de guérilla faite d'épreuves et de vie clandestine
Pendant ce temps le C.L.I est devenu 5°RIC à son arrivée à CEYLAN, pour éviter toute confusion avec le Ceylan Light Infentery, Il est aux ordres du South East Asia Command de Lord MOUNBATTEN . Il est restructuré à partir de juillet 1945 en vue d'un débarquement aéronaval dans le Sud de l'Indochine en trois grandes unités chacune à l'effectif d'un bataillon-:Light Commando n° 1 ( Lacroix)- SAS Battalion ( Ponchardier) - Light Commando N°2 ( Guennebaud) et deux unités autonomes, la Cie A et la Cie B.







Il est la seule force dont disposera le Général LECLERC, arrivé en Août succédant au Général BLAIZOT, pour reprendre pied en Indochine. Le CLI/5°RIC comprend alors 17OO hommes, dont 2OO Officiers et 500 sous Officiers. Aux volontaires de l'origine venus de toutes les armes s'ajoutent désormais, des Légionnaires et des Fusiliers Marins.


Sous commandement Anglais, intégrée à la 20 Th division hindoue du Général GRACEY la Cie A envoyée en BIRMANIE est aéroportée à SAIGON le 12 septembre 1945 Elle réarme les prisonniers avec les armes que les japonais n'ont pas encore pu distribuer aux rebelles et avec ces anciens d'Indochine elle libère SAIGON, le 23 septembre 1945, tient la ville face aux insurgés encadrés par des japonais dissidents, sans pouvoir empêcher le massacre de la cité HERAUT, les anglais ayant confié la garde des ponts de l'avalanche aux japonais, qui laisseront faire Le 27 septembre elle doit intervenir d'urgence au Pont Mac Mahon pour barrer l'intrusion d'une forte bande armée dans la ville.
Du 23 au 30 septembre la Cie B à l'effectif de 60 cadres est parachutée au SIAM à NANG KHAI pour renforcer clandestinement le Groupement FABRE au Laos. A VIENTIANE elle trouve l'armée chinoise. Les ordres étant d'éviter l'affrontement elle se retire à 15 km au Nord à TAN NGON et BAN KOEUN où elle est violemment attaquée par des bandes basées au Siam sur l'autre rive du Mékong.
Le 3 Octobre le gros du C.L.I débarque à SAIGON amené par le RICHELIEU et le TRIOMPHANT et deux transports Anglais.







Le 10 le Bataillon SAS PONCHARDIER du CLI dégage PHUMY, banlieue Nord Ouest de SAIGON avec des éléments du 11°RIC et la Cie A.


Le même jour trois commandos du Commando Léger N°1 sont aéroportés au CAMBODGE. Ils libèrent les français et remettent SIHANOUK sur son trône. Devenus COMMANDOS DU CAMBODGE ils vont se heurter aux forces siamoises qui occupent une partie du pays, ainsi qu'aux Issaraks et aux viet-minh. notamment aux Ruines d'ANGKOR à BATTAMBANG, à HATIEN, SOAIRIENG et en bordure de la plaine des Joncs.
Le 25 octobre le Groupement MASSU de la 2°DB débarqué du VILLE DE STRASBOURG lance l'opération MOUSSAC sur le delta du Mékong Le C.L.I ouvre la route de MYTHO où les chars et véhicules divers de la DB sont bloqués par des coupures. Le Bataillon SAS débarqué d'un LCI anglais prend MYTHO et libère dix autres villes du delta du Mékong dont BENTRE, CANTHO,VINH LONG et TRAVINH pendant que la Cie A nettoie la région de Mytho- Gocong .
Il est ensuite engagé au Nord Ouest de SAIGON et nettoie la région de BIENHOA et la boucle du Donai avec TAN UYEN.
Le commando Léger N°1 occupe TANAN où il repousse une forte attaque.et purge la région des éléments viets et japonais.
Le 25 Novembre la Cie A exécute un raid de 350 km sur les plateaux Moïs où elle enlève BAN ME THUOT par surprise le 1er Décembre Rappelée à BUDOP, distant de 250 km le 2 décembre, où elle dépose ses morts et blessés, elle retourne à BAN ME THUOT.le 5 Décembre qu'elle conquiert une seconde fois au prix d'un combat sanglant
Elle tient ensuite à un contre dix la ville encerclée pendant douze jours, jusqu'à l'arrivée du Commando Léger N°1 auquel elle s'intègre. Ils sont en pointe du Groupement MASSU sur la RC 21 pour la prise de NINH HOA sur la côte d'Annam après toute une série d'opérations très dures qui leur ont coûté 12 tués et 22 blessés.
Le 18 décembre 1945 le commando Léger n°2 du CLI/5°RIC (Commandant GUENEBAUD) débarque à SAIGON et participe à des opérations de nettoyage au nord de Saigon avant d'être envoyé au LAOS.en Février 1946 où il combat sur la RC 13 au Nord de PAKSE avant de s'emparer de SAVANAKHET et le 21 Mars de THAKHEK , après un combat qui lui coûte 9 tués et 13 blessés. Ils entrent le 25 Avril dans VIENTIANE avec la Cie B après l'évacuation des troupes chinoises ils poussent jusqu'à LUANG PRABANG fin Mai reconduisant l'Armée Chinoise jusqu'à la frontière.
Le 9 Mars le Commando Léger n°1 également arrivé au LAOS sur la RC9 prend en main le dégagement de cet axe entre le Laos et l'Annam. Le 13 Mars il lance la Cie A à l'assaut de MUONGPHINE puis le 23 tous ses commandos au franchissement de vive force de la SE BANG HIEN et à la prise de TCHEPONE.Il pousse jusqu'à HUE où il entre le 29 Mars et délivre la population française. Revenu au Laos, le CLI/5°RIC est dissous le 1er juillet.
Il a combattu depuis 1944 du Sud au Nord de l'Indochine, de CAMAU à la frontière de Chine, et d'Ouest à l'Est d'ANGKOR à la Côte d'Annam. Ses unités ont été citées quatre fois à l'ordre de l'Armée avec l'attribution de 225 citations individuelles et 30 médailles de la Résistance au prix de 350 tués et blessés soit 20% de son effectif. , Après sa dissolution ses cadres ont formé l'ossature de 3 bataillons de chasseurs Laotiens et après leur rapatriement en Métropole celle des deux premiers bataillons de Parachutistes Coloniaux. Certains d'entre eux porteront le Béret rouge pendant toute leur carrière militaire.



Les Japonais vaincus saluent le 6° Commando du CLI.
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