CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
Bienvenue sur notre forum Chemin de Mémoire des Parachutistes...

Si vous êtes membre de notre fratrie, ce message s'affiche car vous avez certainement oublié de vous connecter.

Si vous avez oublié votre mot de passe, en bas de page accueil du forum, par l'icône "contact", adressez un message à l'administrateur qui trouvera pour vous une solution.

Ce message s'affiche également pour nos visiteurs qui tardent à s'inscrire...!

En attendant, bonne navigation à tous.....!


« ... Le devoir de mémoire incombe à chacun...rendre inoubliable. Ceux qui sont morts pour que nous vivions ont des droits inaliénables. Laisser la mémoire se transformer en histoire est insuffisant. Le devoir de mémoire permet de devenir un témoin... »
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | 
 

 Récit réel d’une journée dramatique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Roger Bodson
Pro !
Pro !



MessageSujet: Récit réel d’une journée dramatique   Dim 3 Jan 2010 - 22:10



Voici un récit inédit que Marc QUELTON a envoyé à notre ami Alain CACKOTTE ainsi que ses dessins avec la permission de les exploiter.



Récit réel d’une journée dramatique.



La III : Section du Sergent Philippe Rolin à la bataille de Veele (Hollande).



« Crossing the Bridge » Belgian S.A.S. Opérations : « Larkswood » Avril 1945.



Après un assaut de plus ou moins 700 mètres, à l’extrême droite du A squadron, la 3ème section atteint la berge du canal.

A droite de la ferme incendiée par les hommes de Rolin, avec la 4ème section du Lieutenant Tinchant, les deux groupes répondent vivement au violent feu de l’ennemi.

Le Sergent de la IIIème section est immédiatement touché à la tête. Etienne Hazard et Raymond Jane le traînent derrière la ferme. Hazard à son tour est blessé de deux balles dans la poitrine, Jane peut seul reprendre sa position. Rolin est blessé une deuxième fois au ventre.

Pendant ce même temps Paul Vansuyckom me lance un appel impératif ! Breuer vient d’être touché, il est étendu (entre la berge du canal et l’entrée de la maison).

Avec Paul, je transporte notre camarade à l’abri à gauche du bâtiment qui flambe maintenant comme une torche. Breuer a le coude fracassé et aussi une balle dans l’abdomen.

La chaleur devient intenable, des ballots de paille en flamme nous tombent dessus. Nous reculons et nous nous abritons derrière un buisson. C’est alors que, avec soulagement nous voyons arriver le grand Philippe (Adrien), muni de son « Brengun » (fusil mitrailleur), malheureusement il n’a qu’un seul chargeur vide. Son coéquipier qui est porteur des munitions, se trouve bloqué de l’autre côté à droite de la ferme.

Très vite nous vidons nos cartouchières et avec nos balles de fusil nous remplissons le chargeur du « Bren ». Philippe peut se remettre à tirer, j’en profite pour quitter mes trois camarades, je suis curieux et m’inquiète du restant de la section. Le premier que je vois c’est Hazard, étendu à deux pas de la maison qui brûle de plus belle. Je suis surpris, ne sachant pas qu’Etienne est blessé. Il a été touché alors qu’il regagnait son poste après avoir avec Raymond abrité notre sergent. Je recule Hazard de quelques mètres pour le protéger de la chaleur, je mets un pansement tant bien que mal sur ses blessures (il ne souffre pas trop, il est très courageux) il me dit que Georges Ledent (2ème in command de la section), est parti chercher de la morphine afin de pouvoir soulager les plus atteints.

Enfin j’utilise tous les bandages disponibles pour panser Philippe Rolin qui est très mal ! Je vois alors accourir le Lieutenant Heilporn, commandant le A Squadron, il me réclame des grenades fumigènes, je lui lance tout ce que j’ai pu récupérer sur mes amis blessés.

Il fait immédiatement un rideau de fumée qui sera renforcé par un écran plus épais envoyé par nos mortiers.

Arrive aussi à ce moment les Sergents Jacquy Leveau et Devignez, avec une civière. A trois nous évacuons Hazard en premier.

Les Allemands tirent toujours…..



Philippe Rolin, Jean Breuer et Etienne Hazard ne survécurent pas.

Un monument sera érigé à Veele par les Hollandais sur lequel figure le nom de nos trois camarades.



Mario Guelton

Sniper Vétéran Parachutiste S.A.S. de la 3ème section du Sergent Rolin



12 Avril 1945

Revenir en haut Aller en bas
Claude Millet
Fondateur
avatar


MessageSujet: Re: Récit réel d’une journée dramatique   Mar 5 Jan 2010 - 12:01

merci Roger!

_________________

RASURA_________SER
1er RCP - 257.174

« Il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises. »Colonel Bastien THIRY procès Petit Clamart
Revenir en haut Aller en bas
http://membres.multimania.fr/intelligencearmee/
 
Récit réel d’une journée dramatique
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES :: NOS GUERRES COMPTEMPORAINES et les OPEX :: GUERRE 1939-1945-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: