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 PALESTRO 33: nom tristement célèbre...!

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MessageSujet: PALESTRO 33: nom tristement célèbre...!   Lun 22 Juin 2009 - 14:22

.


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Alerte Guépard
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MessageSujet: Re: PALESTRO 33: nom tristement célèbre...!   Ven 26 Juin 2009 - 17:20

Palestro!!!!

P..ain de souvenir en famille devant le poste de radio pale et j'étais un jeunot.

La beaute des gorges de palestro, mais un dramatique souvenir
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Claude Millet
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MessageSujet: Re: PALESTRO 33: nom tristement célèbre...!   Ven 26 Juin 2009 - 17:49

Alerte Guépard a écrit:
mais un dramatique souvenir

Le Journal d'Alger du 27 et 28 mai 1956 (page intérieure 3)
8 mai 1956 Massacre d'une section d'appelés 17 morts dans les gorges de Palestro à la suite du vol d'armes par l'aspirant Henri Maillot membre du parti communiste.

Pierre Dumas le rescapé d'Ouled - Djerrah, affirme:
" LES DEUX DERNIERS DISPARUS DE LA PATROUILLE ( le sergent Charliet et le caporal-chef Aurousseau) ONT ETE LAISSES VIVANTS DANS UN DOUAR DU BOU -ZEGZA".


Nous avions quitté notre cantonnement de Beni-Amrane le matin vers 6 h 30. Toute la matinée, la progression s'est déroulée normalement sans aucun incident. Vers 11 h 15 nous sommes arrivés dans le secteur d'Ouled Djerrah. Le sous lieutenant Arthur marchait en tète.
Nous suivions en colonne par un à une dizaine mètres les uns des autres. Nous venions d'entrer dans un petit col, quand les premiers coups de feu ont retenti. Les attaquants étaient dissimulés derrière des rochers qui surplombaient la piste. Avec des armes automatiques et des fusils de chasse, ils nous mitraillaient 15 ou 20 mètres.
Dés le début plusieurs d'entre nous sont tombés. Notre tireur au F.M. a été touché presque tout de suite ……
C'est Pierre Dumas qui parle de la tragédie d'Ouled Djerrah ou 17 jeunes soldats de la coloniale trouvèrent la mort. Allongé sur son lit a l'hôpital Maillot, il a malgré ses pansements, bien meilleure mine que le ou les légionnaires de Massu le redescendaient, blême et ensanglanté des hauteurs du Bou Zegza



Les attaquants arrivaient de tous les côtés.
Autour de lui se pressent une vingtaine de journalistes et de photographes ainsi que des reporters radio avec leurs microphones.
" J'ai pris le F.M. et j'ai continué à tirer, reprend Dumas.
Mais des coups de feu sont partis également derrière nous " d'autres camarades sont tombés. Les fellaghas sont apparus de tous les côtés à la fois. Je crois bien que nous n'étions alors, que cinq survivants : Le sergent Chorliet, blessé à la poitrine, le caporal chef Aurousseau , blessé à la jambe, le soldat Lucien Caron, blessé au poignet, enfin Jean_David Milllet(n'est pas de ma famille, homonymie fortuite) et moi-même, qui étions pas blessés " les rebelles nous ont " Les rebelles nous ont entourés et désarmé.
Ils étaient environ 30 à 35 tous en uniforme. Ils se sont mis à ramasser tout l'armement de la patrouille, ainsi que les équipements individuels. Les habitants du village sont arrivés à ce moment là et les ont aidés à récupérer notre matériel ".
Aussitôt après les rebelles emmenaient leurs prisonniers, laissant sur le terrain Lucien Caron évanoui. Pierre Dumas n'assista donc pas aux horribles mutilations auxquelles se livrèrent les gens du douar sur les cadavres , ni à la fin du malheureux Caron.


Charliet et Aurousseau abandonnés dans un douar
" Un demi kilomètre plus loin nous avons fait une halte, poursuit Pierre Dumas. Les fellaghas nous ont fouillés, nous prenant nos papiers et nos montres. Puis nous nous avons fait route vers un douar dont nous voyions les maisons à flanc de montagne. Le sergent Charliet et le caporal chef Aurousseau étaient de plus en plus épuisés. Aussi nos gardiens ont décidé de les laisser dans le douar.
" Nous n'étions plus que deux " : Millet moi. Nous avons encore marché longtemps. Au cours d'une halte, nos gardiens nous ont fait manger. Ils semblaient être assez bien organisés, et ils appelaient " mon lieutenant " leur chef qui avait deux étoiles sur ses épaulettes.
" Le soir nous sommes arrivés à la grotte ou nous devions être retrouvés. Nous y sommes restés du vendredi au mercredi.
Nos gardiens n'ont pas été trop durs avec nous. Nous mangions très mal, et eux aussi. Un jour , ils nous ont obligés à écrire des lettres à nos familles, pour faire savoir que nous étions prisonniers. J'ignore si ces lettres sont parvenues à destination. Puis vint le jour ou la légion d découvrit les
traces de nos ravisseurs. Il y eut un combat très violent auquel Millet,
hélas ne survécut pas. Puis l'hélicoptère est venu me chercher. Voilà " Tel est le récit de Pierre Dumas jeune appelé arrivé à Alger le 5 mai envoyé à
Beni-Amrane le 6 et capturé par les rebelles le 18, libéré le 25. Les précisions qu'apporte l'unique rescapé d'Ouled Djerrad permettent d'identifier formellement les deux derniers disparus de la patrouille: il s'agit du sergent Alain Charliet et du caporal-chef Aurousseau. La dernière fois que Dumas les vit, ils étaient blesses mais vivants, et furent laissés dans un douar par les rebelles.
Saura-t-on un jour quel fut leur destin ?

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« Il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises. »Colonel Bastien THIRY procès Petit Clamart


Dernière édition par Claude Millet dit Prosunt le Ven 26 Juin 2009 - 18:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PALESTRO 33: nom tristement célèbre...!   Ven 26 Juin 2009 - 18:00

le chemin de mémoire fonctionne !! c'est un épisode que je ne connaissais pas....trés instructif mais ==>

Nous avions quitté notre cantonnement de Beni-Amrane le matin vers 6 h 30. Toute la matinée, la progression s'est déroulée normalement sans aucun incident. Vers 11 h 15 nous sommes arrivés dans le secteur d'Ouled Djerrah. Le sous lieutenant Arthur marchait en tète.
Nous suivions en colonne par un à une dizaine mètres les uns des autres. Nous venions d'entrer dans un petit col, quand les premiers coups de feu ont retenti. Les attaquants étaient dissimulés derrière des rochers qui surplombaient la piste. Avec des armes automatiques et des fusils de chasse, ils nous mitraillaient 15 ou 20 mètres.
Dés le début plusieurs d'entre nous sont tombés. Notre tireur au F.M. a été touché presque tout de suite ……
C'est Pierre Dumas qui parle de la tragédie d'Ouled Djerrah ou 17 jeunes soldats de la coloniale trouvèrent la mort. Allongé sur son lit a l'hôpital Maillot, il a malgré ses pansements, bien meilleure mine que le ou les légionnaires de Massu le redescendaient, blême et ensanglanté des hauteurs du Bou Zegza


Cela me rapelle un autre épisode tragique touchant des éléments TAP en Afghanistan !!
Il me semble que le cas de figure est le même....zone encaissée, ennemi surplombant, puissance de feu éliminée en 1er....à croire que les leçons ne servent qu'à ceux à qui on les a apprises....qui des jeunes Paras connaissaient cette embuscade algérienne ? Les cadres eux mêmes la connaissent ils ?

j'epsère que le proverbe "jamais 2 sans 3" ne s'appliqquera pas Crying or Very sad
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Claude Millet
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MessageSujet: Re: PALESTRO 33: nom tristement célèbre...!   Ven 26 Juin 2009 - 18:05

Citation :
Cela me rapelle un autre épisode tragique touchant des éléments TAP en Afghanistan !!
Certain de nos généraux ont fait des comparaisons, dans la tactique et le relief.

En ce qui concerne l'Aspirant Maillot j'avais publié le 2 juin 2006 dans AFI, la brève suivante:


2 juin 2006

[size=12]Georges Clemenceau proclamait:
« Pour les traîtres, 12 balles dans la peau, pour les demi-traîtres six balles suffiront ». Il faisait allusion à ceux qui minaient le moral de l'armée, de l'opinion publique, lui faisant douter de la victoire finale et par ricochet altéraient le moral des troupes. «Pourvu qu'ils tiennent... à l'arrière ! »
(extrait de "L'Hydre de Lerne" par le Général B.Gillis - Président de l'ASAF)


Pour mémoire : L'aspirant Maillot militant du P.C.A déserta le 11 avril 1956 avec un camion d'armes qu'il remit au FLN. qui s'en servit pour tuer des soldats français (en particulier 23 appelés du 22eme R.I tombés dans une embuscade )

NDLR:
5 juin 1956, une date à ne jamais oublier.

Henri Maillot, officier déserteur de l'armée française n'aura pas eu le droit de mourir dignement au peloton d'exécution avec 12 balles dans la peau...
Il eu le sort des hyènes.
T
raqué par les militaires de sa compagnie, il sera "abattu" avec Laban.
De certainement plus de 12 balles...*


Le Maquis rouge
Constitué initialement par Abdeikader Babou, Mohamed Boualem et Mustapha Saadoun, le maquis s'installe d'abord dans une grotte des Béni Boudouane, et reçoit, grâce à la complicité de l'institutrice Marylise Ben Haïm, le renfort du sous-lieutenant déserteur Abdelhamid Guerab, de l'exalté Maurice Laban (de Biskra, ancien des Brigades internationales) et le 7 mai d'Henri Maillot. Leur effectif ne dépassa jamais huit hommes.
Armés initialement de 4 vieilles armes de poing, ils tuent un des chefs de village des Béni Boudouane, fief du bachaga Boualem. Echappant à un ratissage, ils franchissent le Chéliff et se réfugient dans une ferme du douar Medjadja. Ils commettent alors l'erreur de revenir dans les Béni Boudouane, où un cavalier prévient le bachaga, tandis que les habitants capturent leur ravitailleur et le livrent au capitaine Conill, chef de SAS.

Maillot et Laban sont tués le 5 juin dans l'opération qui est rapidement montée par le capitaine Conill, avec la participation de la 2ème compagnie du 504ème BT à laquelle appartenait Maillot.


Guerab et Boualem réussissent à s'enfuir, ils seront arrêtés début septembre. Saadoune rejoint Oussedik ; il deviendra adjoint politique de Si Baghdadi, le chef de la future zone 2 de la wilaya 4. Après l'affaire, le PCF se démarqua du PCA.
(lire le dossier)

La trahison en effet ne s'oublie pas.
Allah n'aime ni le traître, ni le criminel
(Sourate IV, 107).

En juillet dernier, le président Abdelaziz Bouteflika a inauguré une stèle, située à Alger entre la place des Martyrs et l'entrée de la commune de Bab el Oued, réhabilitant ses "porteurs de valises " oubliés.

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MessageSujet: Re: PALESTRO 33: nom tristement célèbre...!   Mer 1 Juil 2009 - 17:01

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NEMRI
Invité



MessageSujet: Contact Mr Millet   Mer 17 Oct 2012 - 16:48

Cher Mr Millet,

Mes parents et Grands PArents sont originaires des Beni Boudouane et sont harkis (mon Grand Père décédé).
Mon père a servi la France mais était jeune 15ans les 6 derniers mois en 1962, par contre mon grand-père était sergent chef instructeur et a former les 5 harkas des beni boudouanes entre 1957 et 1962 il fasiait parti des Troupe de Marine 2° Groupe du 10 R.A.Ma.

Si vous avez des informations sur la régiondes Beni Boudouanes que je peux regrouper avec mes recherches cela me serait d'une grane utilité afin de rendre hommage à mes aïeux.

Merci par avance,

Tous mes Respects aux Parachutistes ainsi qu'à tous les corps d'Armées,
Mr NEMRI.
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MessageSujet: Re: PALESTRO 33: nom tristement célèbre...!   

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