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 connnaissez-vous vraiment philipe kieffer

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MessageSujet: connnaissez-vous vraiment philipe kieffer   Mar 2 Juin 2009 - 10:59

Suite.

Philippe Kieffer (suite) : "J'ai laissé une situation brillante pour m'engager..."


"Philippe Kieffer n’est pas de ceux qui, le 30 août 1940, embarquent à Liverpool pour l’Afrique avec le 1er bataillon et poursuivent, après l’échec de l’expédition de Dakar, leurs opérations au Gabon, en Syrie, en Libye et en Tunisie. Ni du deuxième bataillon qui les rejoint au Gabon en octobre 1940, avant de gagner la Syrie. En Angleterre, où sa sœur domiciliée à Oxford et son beau frère affecté à un institut interarmées sont ses garants, il retrouve Louisa Amélia Winter, rencontrée l’année précédente à la terrasse d’un café parisien, et met à profit ses deux premiers mois de séjour pour se marier avec elle le 18 août 1940. Pleinement intégré dans la société britannique, il n'est en rien dépendant d’autorités françaises balbutiantes, que d'une certaine façon il accueille « chez lui ». Dès lors, ses compétences en langues étrangères et la maturité liée à son âge et à sa carrière le mettent en situation d’affirmer progressivement sa stature personnelle. Il bénéficie ainsi de la capacité de la Marine – d'autant plus développée qu'il n'y a là qu'une minorité, et des plus décidée – de savoir accueillir en son sein des figures au caractère exceptionnel à qui elle finit, par des voies souvent détournées et quels que soient les grades dont elle les affuble pour la circonstance, par donner les moyens d'aller au bout des projets d'envergure dont ils sont porteurs."
"Dès le 1er juillet, il se rend utile en faisant fonction d’officier de liaison du bureau de l’armée avec les autorités anglaises de l’Olympia Hall, et il bénéficie le 25 juillet d’une décision du général dg qui le nomme – dans la logique de l’instruction de 1926 – à titre temporaire officier interprète et du chiffre de 3° classe de réserve, pour prendre rang à compter du 1er août."

"Le 19 août, il quitte l’Olympia Hall pour embarquer à Portsmouth le 21 sur le cuirassé Courbet, où il est mis aux ordres de l’officier en second pour être chargé de toutes les relations avec les services anglais. Dépôt des équipages, le Courbet est alors une plaque tournante de la vie des FNFL. (...) Le 5 octobre, il est également nommé professeur de langue anglaise au profit de la promotion de l’école navale qui commence à bord du Président Théodore Tissier une formation qui dure jusqu’en mars 1941. Bien noté, il est promu le 28 janvier 1941 à titre temporaire au grade d’officier interprète et du chiffre de 2° classe, pour prendre rang du 1er janvier 1941".

"En participant au tir des batteries anti-aériennes du cuirassé, qui contribuent à la défense de Portsmouth en abattant plusieurs avions ennemis, il trouve une première occasion concrète de reprendre la lutte contre les Allemands. Cela ne saurait transmuter un paisible banquier, jusqu'alors étranger à toute question militaire, en guerrier hors du commun."

"Mais lorsqu’il découvre dans la presse, le 5 mars 1941, le résultat du raid des commandos britanniques sur les Lofoten, il a de bonnes cartes en main, sur la base de ses excellents états de service, pour créer les conditions d’un retour effectif au combat. (...) Difficile de savoir, en ce printemps 1941, si sa réflexion est strictement personnelle ou si elle prend déjà une dimension plus collective. La fin du premier cours de l’école navale, le désarmement du Courbet, la naissance de sa fille Marie Louise le 20 avril, sont de nature à revivifier son ambition de devenir officier de fusiliers marins. Ce qui est certain, c’est qu’il doit patienter pour la concrétiser : à la mi-juin, aucune réponse n’a été faite depuis quatre mois à sa demande de suivre un cours d’armes légères et corps mobiles de débarquement avec les Royal Marines."

"L’ouverture se produit à la suite de la création le 17 mai à Camberley – dont le camp d’Old Dean sert de base du 24 septembre 1940 jusqu’à la fin de la guerre aux forces terrestres françaises sur le sol britannique – dans le cadre d’un accord entre la France libre et le conseil national basque, d’un 3ème bataillon de fusiliers marins composé uniquement de volontaires de langue espagnole recrutés essentiellement en Amérique du Sud. Pour le capitaine de frégate Moret, chef d’Etat major des FNFL, attaché naval en Espagne de 1936 à 1939, c’est l’opportunité de faire rentrer dans la lutte antifasciste les rescapés de l’armée de Bilbao, en attendant ceux des autres forces républicaines, et de programmer des opérations conjointes, notamment sur la Guinée espagnole."

"Pour l’ORIC de 2ème classe Kieffer, dont la connaissance de l’anglais et de l’espagnol rend la présence tout à fait providentielle pour contribuer à la création pour le moins délicate sur le plan diplomatique de cette nouvelle unité, c’est enfin l’occasion d’être relevé de son poste à sa demande et d’être envoyé officiellement le 18 août en stage du 1er au 30 septembre 1941 en vue de l’obtention du brevet d’officier fusilier."

"Dès le 10 août, il quitte ses fonctions d’interprète à Portsmouth et il se précipite le 13 à Camberley où, pendant deux semaines, il suit un cours auprès de l’armée et du petit noyau de marins et d’aviateurs qui s’y entraînent alors sous les ordres du capitaine Charles, de l’armée de l’Air. Désigné par l'amiral Muselier comme officier de liaison auprès du 3ème bataillon, il est l’œil du chef des FNFL auquel il rend compte directement de l’avancement des choses. Il part en stage du 29 septembre au 18 octobre avec les officiers basques à la Royal Marines Small Arms School de Browndown, à Gosport. C’est pendant ce stage que, fort de sa position, mais surtout de son enthousiasme, de ses connaissances linguistiques et de sa volonté, il sort de son rôle d’officier interprète pour se comporter en officier fusilier à part entière et prendre un ascendant de fait sur ses camarades." (Pour lire la suite, cliquez ci-dessous)




"Par l’inévitable conflit qui s’ensuit avec le commandant Marenco, chef du 3ème bataillon, il contrecarre les objectifs de Moret qui tacitement, lors d’un entretien à trois puis d’un tête à tête téléphonique, ne prend pas son parti. En réaction, Kieffer, remarquablement noté par le major West, chef de l’école de Browndown, n’hésite pas le 26 octobre à demander à être relevé de ses responsabilités. Il achève la lettre personnelle et confidentielle qu’il dépose directement le jour même auprès de l’officier de garde à Londres, conservant avec soin le reçu qu’il demande en cette occasion, par les mots suivants : « J’ai laissé une situation brillante pour m’engager dès le début de la guerre à 42 ans. (...) Je ne suis pas un officier de carrière et après la victoire, je retournerai à la vie civile. Je fais mon devoir envers mon pays et c’est tout. Je vous rends donc compte (...) qu’il est préférable, vu mon incompétence en la circonstance, d’être relevé immédiatement de cette tâche difficile et pénible ». Lors d’une entrevue orageuse, le 31 octobre, Kieffer joue son atout majeur de pouvoir à tout moment choisir de travailler directement chez les Britanniques, si ses responsabilités au sein des forces françaises ne lui donnent plus satisfaction" (...).

"A l’issue de ce qu’il qualifie de « manifestation grave d’indiscipline », le chef d’état major prie le CV Wietzel, directeur du personnel officier des FNFL, de désigner un nouvel officier de liaison pour le 3ème bataillon et de rechercher pour Kieffer « une nouvelle utilisation ». Wietzel, qui a bien connu Kieffer à Portsmouth et a fortement appuyé ses propositions au grade supérieur, prend ses renseignements, conclut à une faute de commandement du chef du 3ème bataillon, suspend la décision. Mis au courant, Moret assure personnellement l’interprète de la considération qu’il a pour ses services, refuse sa démission et le convoque pour le samedi suivant 8 novembre dans la matinée à l’état major des FNFL. C’est très vraisemblablement en cette occasion que Philippe Kieffer peut présenter directement son projet au capitaine de frégate Galleret, sous chef d’état major des FNFL, qui devient son interlocuteur privilégié. Il reste de cet entretien une note sans date, gribouillée au crayon gris sur deux bouts de mauvais papier, et raturée à nouveau quelque temps plus tard, ce qui la rend particulièrement difficile à déchiffrer. En voici la teneur :

Projet

Fusiliers marins et commandos




Il y a lieu d’envisager que des opérations de renseignement et de diversion seront vraisemblablement organisées sur les côtes de France dans le courant de l’année. Pour des raisons psychologiques il serait utile que parmi les troupes participant à ces opérations, il y ait des éléments français. Ces éléments serviraient en partie comme guides et comme interprètes.





C’est dans ce but qu’il est à créer et à mettre rapidement sur pied une unité dont l’entraînement complet porterait sur le corps de marins de débarquement et dans laquelle on prélèverait pour chaque opération les détachements qui seraient adjoints alors aux troupes anglaises prévues.


Traditionnellement en France un rôle analogue a toujours été attribué aux fusiliers marins. Le bataillon de Lorient était à cet égard un bataillon de commandos avant la lettre. (...)

C’est pour ainsi dire, en eaux fraîches et quelque peu mouvementées, l’acte de baptême des commandos marine à la française."

source info defense.


Dernière édition par mimosa le Mar 2 Juin 2009 - 13:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: connnaissez-vous vraiment philipe kieffer   Mar 2 Juin 2009 - 11:27



Source :http://secretdefense.blogs.liberation.fr/
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