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 le 1er RCP au TCHAD

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Claude Millet
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MessageSujet: le 1er RCP au TCHAD   Ven 17 Avr 2009 - 14:33

Un renvoi de JCM

Infos fraîches de là bas .


1° RCP au TCHAD ...

16-Apr- Alwihda-Tchad : Sous les ailes d'Epervier

Trente-cinq ans de présence militaire, en permanence opérationnelle.
Le Tchad est une mission éprouvante mais indispensable. Exigeant, ce théâtre permet de concilier l’opérationnel et l’entraînement. Reportage avec les paras du 1er RCP.

L’assassinat par un légionnaire français de deux de ses camarades, d’un casque bleu togolais et d’un paysan à Abéché (région est du Tchad) est un terrible fait divers. On n’en connaît pas encore les causes : coup de folie, stress intense, différent d’ordre privé ? Âgé de 27 ans, ce légionnaire d’origine brésilienne avait déjà eu des problèmes de comportement. La Légion lui avait donné une seconde chance. Il ne l’a pas saisie.
La fusillade d’Abéché ne remet pas en question la présence militaire française dans cette partie de l’Afrique. Ses missions sont indispensables à la stabilité régionale, plus particulièrement, à l’est, aux confins soudano-tchadiens. Dans cette vaste zone de 250 000 kilomètres carrés, près de 500 000 déshérités attendent tout de l’aide internationale. Chassés du Soudan par le régime islamiste de Khartoum ou déplacés à l’intérieur du Tchad ou de la Centrafrique, ils viennent d’être protégés et secourus, pendant un an, par l’Eufor Tchad-RCA.
Cette force européenne mandatée par l’Onu a été déployée à partir de mars 2008, grâce à l’appui logistique et sécuritaire fourni par la France.
Commandée par le général irlandais Nash à partir d’un quartier général situé au Mont-Valérien (21 nationalités représentées dans cet état-major), cette force a compté jusqu’à 3 400 soldats issus de 25 nations européennes, dont 2 100 Français. La responsabilité des opérations sur le terrain avait été confiée à un Français, le général Ganascia, un officier issu de la Légion étrangère.
L’Eufor vient d’achever sa mission avec un bilan honorable : 2 000 patrouilles et 500 missions de reconnaissance aérienne effectuées, plus de 1 300 villages visités.
Rapporté aux distances, c’est une prouesse. Dans leur zone de responsabilité, les sections de combat françaises couvraient chacune 9000 kilomètres carrés ! Tous les problèmes sont loin d’être réglés mais le nombre d’incidents a baissé et 10 000 personnes ont pu regagner leurs villages. Le relais pris par les casques bleus de la Minurcat devrait permettre la poursuite de ces efforts.

“Nation cadre logistique”, la France n’a pas ménagé sa peine. Ses équipages de Transall ont assuré le transport tactique de 16 000 militaires et de 2000 tonnes de fret. Ses sapeurs ont agrandi les parkings d’avions sur l’aéroport international, construit le camp Europa à N’Djamena (5 hectares pour 600 militaires), aménagé une zone de soutien et de stockage de 3,5 hectares, construit le camp des Étoiles à Abéché (30 hectares pour 2 000 militaires) et une zone logistique (400 conteneurs).
Le déploiement rapide et sécurisé de l’Eufor, puis de la Minurcat, s’est fait sous la protection et avec le soutien vital d’“Épervier”, le dispositif français permanent au Tchad (notre encadré page 32), à la fois bouclier contre les tentatives de déstabilisation armées venues de l’étranger (Libye, Soudan) et providence des civils en danger, qu’ils soient tchadiens ou européens.
« L’opération Épervier est bien plus que cela, souligne Frédéric Blachon, patron du 1er régiment de chasseurs parachutistes (Pamiers). Ce n’est pas une mission routinière où nos compagnies se succèdent pour garder le désert des Tartares, ce n’est pas une relique de la Françafrique, à peine bonne à faire rêver nos lieutenants. »

Enthousiaste et passionné, bien à l’image de son régiment, ce colonel de 45 ans vient d’achever une mission de quatre mois au Tchad, comme patron du groupement Terre. « C’est simple, poursuit Blachon : à l’exception de l’Afghanistan, cette mission est la seule qui permette de concilier vraiment l’opérationnel et l’entraînement. S’instruire, s’entraîner, s’aguerrir : cette triple capacité est précieuse pour nos armées. »
Déjà familier de l’outre-mer (Tchad, Cambodge, Nouvelle-Calédonie), le colonel égrène les avantages offerts par ce “théâtre tchadien” : « La pratique de la vie en campagne, du combat et du soutien en zones arides ou en période des pluies, le tir à toutes les armes, du Famas au Mirage, les missions de reconnaissance, sur 1 000 kilomètres, en totale autonomie, l’exercice décentralisé du commandement, l’esprit d’initiative. »
Les aviateurs ajoutent les posés d’assaut et les livraisons par air au milieu de nulle part, les passes de tir cordonnées par de jeunes lieutenants qui, demain, devront guider des chasseurs bombardiers de l’Otan dans les montagnes afghanes. Les équipages d’hélicoptères insistent sur les héliportages réalisés avec des cartes datant souvent des années soixante, dans des conditions d’amplitudes thermiques extrêmes.

« Ce théâtre tchadien entretient ou améliore les possibilités d’aguerrissement de nos unités», ajoute le colonel Christophe de Cugnac, patron du dispositif Épervier depuis juillet 2008. Chaleureux et souriant, ce pilote de Mirage, spécialité “reco” (il mena des missions de combat lors de la guerre du Golfe), va souvent sur le terrain pour mieux comprendre l’esprit et les savoir-faire de ses camarades “terriens”. Ce jourlà, sur le champ de tir de Moussoro, il crapahute au côté d’une section parachutiste prise sous le feu ennemi (simulé), accompagne sa
riposte, évalue le travail des fantassins, note l’évacuation par hélicoptère d’un blessé (fictif)

…“Ce n’est pas parce que tout semble calme en ce moment…”
Le colonel Blachon en est sûr : « L’action de la France ici renforce sa crédibilité dans le monde. Ce n’est pas parce qu’un théâtre semble calme depuis des mois que la violence n’est pas loin et que des événements dramatiques ne s’y dérouleront pas brusquement. » Il s’éloigne dans la nuit, vers le cercle animé où des sous-officiers l’invitent à vider une Gala fraîche, la bière locale « qui donne le goût du bonheur ».


Cordialement
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vieux fourbe
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MessageSujet: Re: le 1er RCP au TCHAD   Sam 18 Avr 2009 - 1:30

oui c'est vrai que le Tchad est depuis plus de 40 ans une "base" de l'armée française ...les actions là bas sont rarement anodines ! Pour en avoir parlé avec un copain du 21ème qui a participé à la 1ère vague de Manta ou avec un légionnaire retraité à la maison de la Légion à Aubagne qui à participé aux combats en 68/69, c'est une OPEX que je regrette de n'avoir jamais fait ...
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