CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
Bienvenue sur notre forum Chemin de Mémoire des Parachutistes...

Si vous êtes membre de notre fratrie, ce message s'affiche car vous avez certainement oublié de vous connecter.

Si vous avez oublié votre mot de passe, en bas de page accueil du forum, par l'icône "contact", adressez un message à l'administrateur qui trouvera pour vous une solution.

Ce message s'affiche également pour nos visiteurs qui tardent à s'inscrire...!

En attendant, bonne navigation à tous.....!


« ... Le devoir de mémoire incombe à chacun...rendre inoubliable. Ceux qui sont morts pour que nous vivions ont des droits inaliénables. Laisser la mémoire se transformer en histoire est insuffisant. Le devoir de mémoire permet de devenir un témoin... »
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | 
 

 Raymond Basset

Aller en bas 
AuteurMessage
Michel
Expert
Expert
avatar


MessageSujet: Raymond Basset   Mer 4 Mar 2009 - 17:03



Raymond Basset


Alias : Mary - Lougres - Gourmette

Raymond Basset est né le 2 juillet 1908 à Chalon-sur-Saône. Son père, ajusteur mécanicien, est mort pour la France en 1914 et sa mère travaille aux usines Schneider à Chalon-sur-Saône.

Passé par une école professionnelle, il se destine à une carrière de technicien spécialiste de l'électricité.

En mai 1928, il est appelé sous les drapeaux et effectue son service militaire au 134ème RI qu'il quitte avec le grade de sergent en 1929.

Rendu à la vie civile, Raymond Basset entre à la Compagnie Electrique de la Grosne puis devient mécanicien au Services des Eaux de la ville de Chalon-sur-Saône.

Par ailleurs, il milite avant la guerre dans les Jeunesses Socialistes et est également lieutenant de pompiers, Inspecteur adjoint des Services d'Incendie de Saône-et-Loire.

Mobilisé au 334ème RI en 1939 comme sous-officier, il est reçu 1er au peloton d'EOR du 27ème RI et est promu sous-lieutenant. Il est ensuite affecté dans les Corps Francs de la 58ème Division d'Infanterie. Dès la fin du mois de juillet 1940, refusant l'armistice, il s'engage dans la Résistance et travaille avec les réseaux belges (SRA) et polonais très actifs en Saône-et-Loire.

Il rejoint ensuite les rangs de la Résistance française notamment au sein du réseau Brandy organisé par Christian Martell. Avec cette organisation, en 1942, Raymond Basset fait franchir, avecson ami d’enfance André Jarrot et Pierre Guilhemon (alias Ambreuil), la ligne de démarcation à plus de 4 000 prisonniers évadés, agents des Forces Françaises Combattantes et pilotes britanniques.

Arrêté par la police à Paris et livré à la Gestapo, il est passé à tabac ; faisant mine de coopérer il conduit les Allemands à un faux lieu de rendez-vous à Montmartre où il réussit à s'évader.

Appelé en Angleterre avec André Jarrot, il passe la frontière espagnole fin décembre 1942. Arrêtés, internés à Figueiras puis au camp de Miranda pendant cinq mois, les deux hommes parviennent, via Gibraltar, à rejoindre la Grande-Bretagne au début de juin 1943 avec l’aide des services britanniques..

Engagé aux Forces Françaises Libres sous le nom de Claude Mary, il est, après un entraînement rigoureux, parachuté en France, avec André Jarrot (alias Claude Goujon), dans la nuit du 16 au 17 août 1943, dans le Puy-de-Dôme.

Ayant retrouvé Pierre Guilhemon, Goujon et Mary-Basset accomplissent alors, dans la nuit du 2 au 3 septembre 1943, dans le cadre de la mission Armada et avec l'aide de la résistance locale, le sabotage des postes électriques à haute tension de Germolles et de Lacrost dans la région industrielle du Creusot, de la centrale thermique de Saint-Marcel-les-Chalon et de la station de transformation de Pont-Jeanne-Rose près de Montchanin. Toutes ces opérations sont un succès.

Dans la nuit du 14 au 15 septembre 1943, les deux hommes rejoignent Londres à bord d'un bi-moteur Hudson qui décolle du terrain Orion, situé à Bletterans.

De nouveau parachutés près de Cormatin, dans la nuit du 7 au 8 novembre 1943, Claude Mary et André Jarrot, remplissent une nouvelle mission Armada comportant notamment : l'attaque des lignes à haute tension d'Eguzon et de Paris et l'action contre le barrage de Gigny, dans la nuit du 10 au 11 novembre 1943, en vue de détruire les vedettes allemandes rapides qui se dirigent vers la Méditerranée. Toutes ces opérations sont de nouveaux succès évitant aux alliés d'avoir à effectuer des bombardements sur ces objectifs.

De nouveau appelé à Londres Mary Basset, après l'échec de deux tentatives aériennes, reprend le chemin de l'Espagne avec Pierre Guilhemon et André Jarrot à la fin du mois de mars 1944.

Le 22 juin 1944, à Londres, il est décoré de la Croix de la Libération par l'Amiral Thierry d'Argenlieu.

Dans la nuit du 9 au 10 juillet 1944 le commandant Mary est de nouveau parachuté dans la région de Duerne dans le Rhône, comme chef de la mission Gingembre. Cette nouvelle mission a pour but précis d'empêcher le repli des troupes allemandes qui remontent la vallée du Rhône. Mary Basset coordonne l'action des équipes de parachutistes SAS franco-britanniques et des maquisards.

Le 18 juillet, Alban Vistel, chef des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) de la Région R1 et chef régional des Mouvements Unis de Résistance (MUR) nomme Raymond Basset commandant des FFI du département du Rhône.

Le 23 juillet 1944 il obtient la destruction totale d'un train de 46 wagons-citernes de carburant en gare de Reventin-Vaugris dans l'Isère. Sous ses ordres les maquisards et les SAS détruisent également plusieurs trains de blindés et le barrage de la Mulatière dans le Rhône.

Lors des combats pour la libération de Lyon, le commandant Mary installe son PC au Château de Saint-Laurent de Chamousset et, le 3 septembre 1944, entre dans la capitale des Gaules à la tête de ses SAS et de ses maquisards.

Affecté à la Direction générale des études et recherches (DGER) à Paris en octobre 1944, Raymond Basset termine la guerre avec le grade de chef de bataillon.

Il est ensuite agent général au Comptoir Joaillerie-Bijouterie de Brindas puis de Roblot et Lemasson à Beaune, puis administrateur des radios Océanic.

Membre du Conseil de l'Ordre de la Libération depuis le 10 octobre 1944.

Raymond Basset est décédé le 10 septembre 1984 à Chessy les Mines dans le Rhône. Il est inhumé à Saint-Symphorien-sur-Coise dans le Rhône.


Lyon, place Bellecour, 5 septembre 1944. Prise d’armes de la Libération, présidée par le général d’armée Jean de Lattre de Tassigny, commandant de l’armée B débarquée en Provence.
Le Commandant Raymond Mary-Basset porte son uniforme de saut du 9 juillet 1944 sur saphir, près de Duerne (Monts du Lyonnais).



• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 16 juin 1944
• Grand Officier de l'Ordre National du Mérite
• Croix de Guerre 39-45 (10 citations)
• Médaille de la Résistance avec rosette
• Médaille des Evadés
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Distinguished Service Order (GB)
• Military Cross (GB)
• Croix de Guerre Belge
• Médaille de la Résistance avec rosette (Belgique)
Revenir en haut Aller en bas
Sergent LOMBART
Expert
Expert
avatar


MessageSujet: Re: Raymond Basset   Mer 4 Mar 2009 - 19:40

Merci de remettre ce héros à l'ordre du jour !!!

Personnellement je ne le connaissais pas, voilà qui est fait !
Revenir en haut Aller en bas
 
Raymond Basset
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES :: AU PANTHEON DES PARACHUTISTES, tous égaux devant la mort, St MICHEL ne fait aucune distinction de grade :: AU PANTHEON DES PARACHUTISTES-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: