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 a propos du 19 mars 1962 mensonges et trahisons

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MessageSujet: a propos du 19 mars 1962 mensonges et trahisons   a propos du 19 mars 1962 mensonges et trahisons EmptyLun 2 Mar 2009 - 12:58

A propos du 19 mars 1962,
Le 19 mars , trahisons et mensonges

Le 19 mars 1962, la France généreuse, fidèle à ses traditions, à ses engagements s'apprête à libérer dans le cadre des Accords d'Evian, les détenus, les prévenus, les condamnés. Ainsi retrouvent la liberté, les poseuses et poseurs de bombes, les tueurs de sang froid, les égorgeurs. Mais, il y avait aussi, une autre France, la France honteuse, comme l'a si bien nommée, mon camarade, le Colonel AZIZ MELIANI, dans son ouvrage dénonçant le massacre des harkis.
Cette France qui a ordonné à ses soldats de rester l'arme au pied devant les enlèvements massifs, les tueries généralisées, de leurs frères d'armes de la veille, les Harkis, tout comme d'autres concitoyens difficilement dénombrés ayant subi le même sort en particulier à Oran les premiers jours de juillet. Aussi ceux qui préconisent la repentance pour pouvoir sup- porter le regard de leurs enfants, dixit un journaliste ayant une certaine audience, auraient-ils pu supporter le regard de ceux que l'on s'apprête à égorger en ayant bien pris soin de les ligoter afin de ne point gêner, l'ample mouvement de l'égorgeur ?

Auraient-ils pu supporter le regard du père de famille que l'on a obligé à assister au viol de ses enfants et de son épouse avant d'être émasculé, égorgé et enterré les parties dans la bouche. Auraient-ils pu supporter le regard et les gémissements des enfants déchrquetés par les bombes déposées par celles que vos médias et vos universités ont honorées. N'a-t-on pas crée une chaire à l'Université de Toulouse pour l'une d'elles, pour enseigner la "colonisation".
Peut-être verra t-on un jour un ancien membre de l'OAS, enseigner la "décolonisation" à l'Université d'Alger.
Simple suggestion : à proposer pour le rapprochement des peuples.
Auraient-ils pu supporter le rictus des gens dont on avait coupé les lèvres et tranché le nez pour avoir enfreint l'interdiction de fumer - Pas beau à voir Messieurs les censeurs et j'en ai vu à Batna.
Auraient-ils supporté les cris, les supplications, les plaintes, les gémissements, et le râle des habitants de MELOUZA assassinés en une jour- née ? 301 victimes furent dénombrées.
Certes, méfaits il y a eu, mais la torture n'était pas le pain quotidien de l'Armée Française. Vos écrits, vos accusations blessent ceux qui ont fait honnêtement ce que la République leur a ordonné de faire.
Vos accusations blessent ces milliers de familles de nos campagnes et de nos villages qui ont eu la chance de voir leur enfant de retour au pays, sain et sauf ; ces familles qui n'ont pas eu cette chance et qui en souffrent encore. Vous salissez la mémoire de leurs disparus.

Aussi, s'il vous plaît, parlez des médecines militaires d'activé et appelés qui prodiguaient leurs soins dans les coins les plus reculés d'Algérie. Parlez des instituteurs militaires qui remontaient les écoles brûlées.
N'oubliez pas s'il vous plaît les jeunes moniteurs d'Issoire et les monitrices de Nantes dont bon nombre d'entre eux ont été sauvagement assassinés. Leur crime : avoir donné un peu de joie dans le sport aux gamins des douars et des villages.
Enfin, vous n'êtes pas sans savoir le drame des Harkis que la conscience française a mis du temps à découvrir de par votre silence, vos allégations, vos mensonges. Ces braves qui avaient, dans la plupart des cas, pris les armes pour se défendre ont été désarmés et livrés à leurs assassins qui ne s'attendaient pas à ce lâche abandon.
Ces soldats de France, désarmés n'ont pu être sauvés qu'à de très rares exceptions et ce grâce à quelques officiers subalternes et sous-officiers ayant servi dans les Harkas. Leur fin atroce a été révélée et relatée, mais l'incrédulité a été la plus forte. Ebouillantés dans d'énormes chaudrons, ils furent, dans l'Oranais à SAÏDA, ces soldats des commandos Georges et Cobra.
Egorgés, déchiquetés, mutilés dans tous les douars devant les leurs. Leurs enfants, ceux qui ont pu échapper au massacre, les enfants des rescapés rapatriés, aujourd'hui Français à part entière par le sang versé sont en droit de demander des comptes, droit acquis par le devoir accompli des pères, devoir illustré par le respect de la parole donnée.
Ils sont en droit de demander justice et réparation et surtout Reconnaissance du génocide des 150 000 des leurs.

NON à la Commémoration du 19 Mars 1962.
Le 19 mars est une date tragique pour toute la Communauté des Français Musulmans Rapatriés.
Cette date qui symbolise le " cessez-le-feu en ALGERIE " et les accords d'Evian est, vécue en vérité par cette Communauté comme un drame et un abandon.
L'abandon par la FRANCE de ceux, nombreux en ALGERIE, qui avaient une autre vision de l'avenir de leur pays qu'une indépendance précipitée acquise par le F.L.N. Ce parti unique a conduit le pays à l'abîme social, politique et économique. La violence actuelle en ALGERIE, que nous condamnons, n'est que la résultante logique des exactions du F.L.N., véritable dictature, et l'histoire aujour- d'hui donne raison au choix fait par les Français Musulmans Rapatriés.
Le souvenir de la date du 19 mars que la Fédération souhaite voir déclarée : " journée de deuil national ", doit permettre aux Français Musulmans de rappeler à la Nation ses devoirs à l'égard de ceux qui l'ont servie au péril de leur vie.
Car en FRANCE on n'a pas encore rendu justice aux Français Musulmans et notamment aux Harkis.
Il est indécent de commémorer le 19 mars 1962. Ce douloureux anniversaire d'une Histoire dramatique lourde de larmes et de sang pour notre Communauté (près de 150 000 Harkis assassinés et la disparition de 25 000 Pieds-Noirs après le 19 mars), doit être connu et enseigné en FRANCE.

Malheureusement l'ignorance demeure et comme le dit le colonel de Blignières :
" Parmi les faits rayés des manuels, des mémoires et des débats, le désarmement des Harkis et l'abandon à leur sort des disparus pèsent d'un poids exceptionnel sur la conscience de la FRANCE et sur l'honneur de son armée ".

Non aux querelles et au silence, un crime est un crime. Il faut dénoncer le génocide perpétré à l'encontre des harkis et de leur famille après l'indépen-dance de l'Algérie, dans la quasi indifférence générale.
Il faut dénoncer également le drame de l'exclusion et de la ghéttoïsation qu'ont subi les Harkis et leurs familles réfugiées en France.
Ce qui a largement compromis leur avenir et celui de leurs enfants.
La France doit reconnaître la responsabilité du gouvernement de l'époque qui a volontairement désarmé et abandonné la communauté Harkie, la livrant ainsi à une mort certaine.

LE 19 MARS ...JOUR DE DEUIL. Certains partis politiques voudraient voir adopter le 19 mars pour commémorer la fin de la "Guerre d'Algérie".

Ce projet doit être combattu car cette date est synonyme d'abandon, de souffrance et de mort !
En 1961, grâce au "Plan CHALLE" la guerre était gagnée, les frontières verrouillées, le quadrillage efficace, les populations protégées des exactions et tous les moyens mis en place pour neutraliser les bandes de l'intérieur exsangues et atomisées. La guerre était gagnée mais la paix fut perdue par l'a- veuglement des hommes !
Les Accords d'Evian prévoyaient une protection des supplétifs, des musulmans ayant en leur âme et conscience, au regard des crimes du F.L.N, choisi la légalité et la protection de la France et du million de "Pieds-Noirs" installés sur cette terre d'accueil depuis des décennies.
Les provocations de l'O.A.S. refusant les Accords d'Evian avalisés par le peuple français (y compris celui résidant en Algérie encore à part entière de la République), les affrontements entre communautés et force de l'ordre, le non-respect par le F.L.N des accords que le CNRA avait dénoncés en juin 1962 à Tripoli amenèrent le pire : massacre et l'exode. En 1961,les supplétifs comptaient :
• 61 600 harkis servant dans 600 harkas,
• 19 000 moghaznis servant dans 740 S.A.S,
• 8 000 gardes servant dans 101 G.M.S,
• 62 000 gardes d'autodéfense.
Avec les appelés et les engagés dans les régiments réguliers, les musulmans étaient quatre fois plus nombreux dans les rangs français que dans ceux de l'A.L.N dont la presque totalité était stationnée aux frontières !
Dès l'application unilatérale du cessez- le-feu, les massacres et les tortures se généralisèrent sous l'œil souvent passif des unités de l'Armée Française maintenue sur ordre dans ses cantonnements.
Les mesures gouvernementales se succédèrent :
• Le 19 avril 1962, le Conseil des Ministres rejeta la proposition de rapa- triement général des supplétifs,
• Le 12 mai 1962, toute initiative individuelle dans le domaine du rapatriement fut interdite aux officiers,
• Le 26 mai 1962, un camp d'accueil fut ouvert en métropole au Larzac, un autre le sera le 29 juin à Bourg Lastic,
• Le 21 juin 1962, il fut interdit aux forces de mener des opérations au profit des personnes menacées,
• Le 19 juillet 1962, pour cause de saturation des camps, les transferts en France furent suspendus,
• Le 19 septembre 1962, les rapatriements furent à nouveau autorisés.
• Les suites de ces atermoiements et de ces interdits sont tristement connues :
• Seuls 91 000 Français musulmans (civils et militaires) purent rejoindre la métropole dont 15 à 20 000 supplétifs soit environ 10% des effectifs de 1961.
• 100 à 150 000 Supplétifs, femmes et enfants furent assassinés souvent après d'effroyables tortures. Du côté des européens, 3 000 personnes furent enlevées dont 2 000 ne réapparurent jamais, 736 militaires furent malgré le cessez-le-feu, tués ou blessés...près d'un million de "Pieds-Noirs" fut contraint à l'abandon de ses racines et de ses morts !

Voilà le résultat du 19 mars... on voudrait que ce jour, anniversaire de profonde détresse, soit fêté... quelle honte et quelle tristesse !

Oui le 19 mars est bien un jour de deuil !


Le devoir de repentance n'est pas où certains voudraient prioritairement l'afficher, mais bien vis-à-vis de nos frères musulmans, français par le choix et par le sang versé, que nous avons abandonnés.


Général(C.R) Jean-Pierre VIEILLARD
Ancien Chef de S.A.S.
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FOUQUET66
Expert
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MessageSujet: Re: a propos du 19 mars 1962 mensonges et trahisons   a propos du 19 mars 1962 mensonges et trahisons EmptyLun 2 Mar 2009 - 16:43

Le 19 Mars 2009,certains d'entre nous vont revivre des événements honteux pour la France - je dis revivre ,car d'autres avant nous avaient déjà vécu les mêmes faits lors de notre départ d'Indochine (L'Histoire n'est qu'une répétition,diront certains...)- événements qui se sont déroulés aprés le 19 Mars 1962 et qui marquent au rouge la République par la honte, les trahisons et mensonges .
Quand je pense qu'il a été dit que la guerre érait une chose trop sérieuse pour la confier à des militaires...Ces derniers n'auraient au moins pas renié leur parole donnée.
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http://www.legionetrangere.fr/
 
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