CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
Bienvenue sur notre forum Chemin de Mémoire des Parachutistes...

Si vous êtes membre de notre fratrie, ce message s'affiche car vous avez certainement oublié de vous connecter.

Si vous avez oublié votre mot de passe, en bas de page accueil du forum, par l'icône "contact", adressez un message à l'administrateur qui trouvera pour vous une solution.

Ce message s'affiche également pour nos visiteurs qui tardent à s'inscrire...!

En attendant, bonne navigation à tous.....!


« ... Le devoir de mémoire incombe à chacun...rendre inoubliable. Ceux qui sont morts pour que nous vivions ont des droits inaliénables. Laisser la mémoire se transformer en histoire est insuffisant. Le devoir de mémoire permet de devenir un témoin... »
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | 
 

 STEINER Rolf "Honneur et Fidéllité"

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: STEINER Rolf "Honneur et Fidéllité"   Mar 27 Jan 2009 - 13:31

Rolf Steiner




Le mercenaire Rolf Steiner, un ancien d'Indochine et du Congo, débarque à
Port-Harcourt, via la Guinée-Bissau. Il est, à lui seul, l'avant-garde d'une petite troupe de cinquante mercenaires qui vont soutenir et former les troupes de la République du Biafra.



Rolf Steiner né en 1933, s’engage à 17 ans dans la légion étrangère. Il combat successivement en Indochine), puis en Algérie ou il rejoint les rangs de l’OAS et est incarcéré à la prison de la Santé en tant que prisonnier politique. A sa sortie de prison, en 1967, le Biafra tentait désespérément de dépenser l’argent du pétrole et les fonds secrets des services spéciaux français. C’est ainsi que le pilote suédois, le comte von Rosen, est devenu l’homme incontournable d’un réseau de mercenaires entre l’Europe et l’Afrique. Le comte von Rosen allait même jusqu’à payer des sociétés suisses de relations publiques pour qu’elles rendent compte des exploits de ses pilotes mercenaires. Les pilotes étaient payés entre 8000$ et 10 000$ cash par mois pour acheminer des vivres et des munitions aux rebelles du Biafra. L’argent coulait à flot, les mercenaires affluaient et un chien de guerres comme le célèbre Roger Faulques était même payé 100 000 £ sterling pour recruter une centaine d’hommes pour une période de 6 mois. La plupart étaient des mercenaires du Congo, violents et incompétents. Steiner s’éloigne vite de cette engeance et décide de rester au Biafra sans toucher de solde. Il devient officier de l’armée du Biafra et est élevé au rang de colonel. Steiner ne sera jamais un mercenaire, mais un homme de guerre dont la devise « honneur et fidélité » sera sa ligne de conduite dans son implication dans le conflit du Biafra. Il décide de créer une organisation appelée « Madonna I » c'est-à-dire un réseau de camps d’entraînement, de fabriques de munitions, et de sources de ravitaillement car depuis juillet 1968, Steiner éprouvait le besoin de créer une unité spécialisée dans les méthodes des commandos. Mais il savait que tout succès dépendait d’une autosuffisance de ses forces. C’est la méthode Steiner, qui applique les modèles d’organisation industrielle et moderne à l’art de la guerre, et à la guérilla. Ses hommes de la Quatrième Brigade Commando, « the black legion » remportèrent de nombreux succès contre les unités nigérianes commandées par des officiers soviétiques. Le sigle de l’unité d’élite Ibos est un « jolly rogers » une tête de mort avec la devise « Honneur et fidélité » Il organise avec succès des opérations commandos sur les arrières de l’ennemi. Ses succès militaires rendent jaloux les officiers des forces rebelles alors que l’armée subit de nombreux revers dans sa guerre de positions avec les Nigérians. Steiner ne pourra cependant pas mener à bien son projet de créer un réseau de résistance basé sur sa méthode. Sa position devient difficile quand les services secrets français, voyant qu’ils ne peuvent l’utiliser pour faire pression sur l’armée biafraise, arrêtent les livraisons d’armes vers la province sécessionniste . Le Général Ojukwa, chef des armées rebelles lui retire le commandement de la Steiner Division Commando, et il démissionne et est arrêté en sortant du bureau du général puis il est expulsé du pays les menottes aux poings… On le retrouve quelques années plus tard au sud Soudan avec les tribus Anyana qui combattent les islamistes du Nord. Il enseigne aux tribus animistes des nouvelles méthodes d’agriculture ainsi que des techniques d’autodéfense, et des systèmes d’organisation civiques. Steiner devient « de facto » le « roi » d’une confédération de guerriers nubas militarisés en unité commandos. Son domaine, inspiré des « Madonna I » se nomme « Fort Amaury », et autour de son HQ il organise un réseau économique et militaire en vue de lancer une attaque décisive sur les garnisons soudanaises. Il organise un trafic d’armes entre l’Ouganda et les monts nubas avec l’assentiment du Général Idi Amin Dada. Des caravanes de contrebandes traversent la frontière pour aller ravitailler les combattants nubas. Alors qu’il s’apprête à regagner l’Europe, Il est traîtreusement arrêté par les Ougandais qui n’hésitent pas à le livrer au Soudan en 1970. Il passe 4 ans en prison où il est torturé et battu. Le supplice favori de ses tortionnaires était de lui injecter du piri-piri, une pâte de piment, directement dans l’estomac à l'aide d'une pompe. La douleur était telle que ses tortionnaires étaient obligés de l’attacher sur son lit, et trois mois après Steiner en ressentait encore les effets…C’est à la suite de ce traitement inhumain que Rolf Steiner, aveugle et malade pour le restant de ses jours, est mort en Afrique du sud d’une insuffisance rénale et depuis l’action solitaire de Steiner, près de 3 millions de personnes ont été tués ou réduites en esclavage dans l’indifférence générale… Mais l’embryon d’organisation de « Fort Amaury » a survécu à la disparition de Rolf Steiner, et si les guérillas chrétiennes et animistes du sud Soudan peuvent tenir tête aux islamistes du nord, c’est parce que leur organisation culturelle et martiale est supérieure à leurs ennemis. Et dans la guerre asymétrique, si vous ne pouvez détruire l’ennemi, agissez de façon que celui-ci ne puisse jamais vous détruire complètement. Et c’est dans ce « jamais unilatéral» que se trouve la clé d’une victoire future sinon très lointaine… Mais au-delà de l’ Organisation c’est d’abord l’Homme qui combat et qui meurt comme le rappelait l’aumônier dit "le Druide" en 1939, ancien des corps francs et idole des Bretons dont a légende disait qu'il était sans égal pour préparer les ennemis à une belle mort : « Maintenant, mes petits, disait-il, écoutez les bruits de victoire qui montent de tous côtés. Oui, nous la gagnerons cette guerre. Et la victoire sera la vôtre. Celle de chacun d'entre vous. Celle du soutier qui dans les fonds veille au réglage de ses brûleurs, et fait gagner à la machine les tours qui vont permettre au timonier, là-haut dans son nid de pie, d'apercevoir et de déjouer quelques secondes plus tôt le sous-marin qui nous attend. Votre victoire sera celle de la justice et de la vérité contre le mensonge et la barbarie. De la générosité contre l'égoïsme. De la liberté contre l'oppression ...
Revenir en haut Aller en bas
Bertrand
Pro !
Pro !
avatar


MessageSujet: Re: STEINER Rolf "Honneur et Fidéllité"   Mar 9 Nov 2010 - 0:56

Le président Ojukwu le nomme major et lui accorde la nationalité biafraise. Mobilisant plus de 1.000 recrues, il forme le 32e bataillon de commandos. Ojukwu le nomme alors colonel et le charge de former une brigade de commandos de 5.000 hommes.


Steiner ne sera jamais un mercenaire, mais un homme de guerre dont la devise « honneur et fidélité » sera sa ligne de conduite dans son implication dans le conflit du Biafra.


Revenir en haut Aller en bas
Bertrand
Pro !
Pro !
avatar


MessageSujet: Re: STEINER Rolf "Honneur et Fidéllité"   Mer 10 Nov 2010 - 11:52

Il décide de créer une organisation appelée « Madonna I » c'est-à-dire un réseau de camps d’entraînement, de fabriques de munitions, et de sources de ravitaillement car depuis juillet 1968, Steiner éprouvait le besoin de créer une unité spécialisée dans les méthodes des commandos. Mais il savait que tout succès dépendait d’une autosuffisance de ses forces. C’est la méthode Steiner, qui applique les modèles d’organisation industrielle et moderne à l’art de la guerre, et à la guérilla.





Revenir en haut Aller en bas
Bertrand
Pro !
Pro !
avatar


MessageSujet: Re: STEINER Rolf "Honneur et Fidéllité"   Mer 10 Nov 2010 - 12:07

Ses hommes de la Quatrième Brigade Commando, « the black légion » remportèrent de nombreux succès contre les unités nigérianes commandées par des officiers soviétiques. Le sigle de l’unité d’élite Ibos est un « jolly rogers » une tête de mort avec la devise « Honneur et fidélité » Il organise avec succès des opérations commandos sur les arrières de l’ennemi. Ses succès militaires rendent jaloux les officiers des forces rebelles alors que l’armée subit de nombreux revers dans sa guerre de positions avec les Nigérians.





Revenir en haut Aller en bas
Bertrand
Pro !
Pro !
avatar


MessageSujet: Re: STEINER Rolf "Honneur et Fidéllité"   Mer 10 Nov 2010 - 16:32

Marc Goossens, géant flamand soldat de dévouement. Ami fidéle de Steiner sera tué par un sniper des forces spéciales Nigérianes le 20/11/1968 à Onitsha.



Marc avec son fils adotif.

Le corps Marc Goossens, frappé d'une balle en plein cœur porté par les hommes de la 4 ème Brigade Commando.


Cette photo a fait le tour du monde, prise par le reporter Gilles Caron.



Gilles Caron (Onitsha, Biafra, Nigeria, avril 1968)


Un document exceptionnel avec le Colonel Rolf Steiner, chef de la Black Légion du Biafra

Reportage sur la guerre du Biafra, province nigériane qui a fait sécession, et la chute de la ville d'ABA

JT 20H : ORTF - 30/08/1968 – 00h07m49s



Revenir en haut Aller en bas
Bertrand
Pro !
Pro !
avatar


MessageSujet: Re: STEINER Rolf "Honneur et Fidéllité"   Lun 15 Nov 2010 - 2:00

Colonel STEINER et son bébé noir





Le civil /son cercueil et sa bicyclette




l'hommage au drapeau



Steiner ne pourra cependant pas mener à bien son projet de créer un réseau de résistance basé sur sa méthode.
À l'automne 1968, la situation au Biafra est plus critique que jamais. Les services spéciaux français se détachent de l’affaire du Biafra et font pression sur lui pour influencer le président.
Il refuse et donne sa démission à Ojukwu qui la refuse dans un premier temps puis accepte. Pour une altercation avec un garde, il est expulsé de la province sécessionniste. Il est alors approché par des soudanais pour entraîner les rebelles anyanyas du sud Soudan. Il est accueilli par le général Taffeng, chef de la rébellion depuis 1958 dans un camp de réfugiés où s'entassent quelques milliers de personnes.
De retour en Europe, il fait une tournée de conférences afin de sensibiliser l'opinion au drame du Sud Soudan. Son pourvoyeur de fonds présumé lui fait défaut. Dès lors, il se retrouve seul, mais persévère. En septembre 1969, il trouve des fonds et achète une tonne de médicaments, un groupe électrogène, des outils, une pompe hydraulique, une couveuse à poussins et cent kilos de graines de tomates. Il veut en effet créer une ferme expérimentale et un réseau de distribution de vivres. Il retourne donc pour le Sud Soudan et construit une première ferme expérimentale : Fort-Amory et un petit hôpital de brousse. Dès janvier 1970, la réalité de la guerre se rappelle à lui. La découverte d’un charnier l’amène à former un commando à 4 compagnies. En juillet, il monte un raid de nuit pour libérer deux cents femmes retenues prisonnières à Kajo Kajé. La seule opération militaire que l'on puisse lui imputer pendant son séjour au Sud Soudan réussit. Le 4 octobre 1970, il quitte le pays et regagne Kampala.
Sollicité mais refusant de participer à l’élimination d’Idi Amin Dada, il est arrêté en Ouganda et livré aux autorités de Khartoum le 8 janv. 1971. Il est emprisonné et torturé par les Soudanais, il passera plusieurs années d'incarcération dans la terrible prison de Kober avant d'être expulsé en 1974, grâce à l’intervention des autorités ouest-allemandes, Steiner passe trois ans et demi en prison.

En 1976 le journaliste allemand Dr. Dietrich Strothmann a fait un reportage de Rolf Steiner (qui était en bonne santé) à Münster (Allemagne) vivant avec sa nouvelle femme et son petit fils Oliver dans leur maison.


Écrit par STEINER Rolf Carré rouge. Du Biafra au Soudan, le dernier condottiere. Récit recueilli par Yves-Guy Berges.



Rolf Steiner, The last adventurer. Little Brown. 1978. (traduction anglaise du Carré rouge)



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: STEINER Rolf "Honneur et Fidéllité"   

Revenir en haut Aller en bas
 
STEINER Rolf "Honneur et Fidéllité"
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES :: AU PANTHEON DES PARACHUTISTES, tous égaux devant la mort, St MICHEL ne fait aucune distinction de grade :: AU PANTHEON DES PARACHUTISTES-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: