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 les sasbelges lors de la bataille des ardennes

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MessageSujet: les sasbelges lors de la bataille des ardennes   Lun 26 Jan 2009 - 16:19

Les SAS Belges lors de la Bataille des Ardennes




L'escadron parachutiste belge S.A.S., commandée par le major Edouard Blondeel, dont deux squads continuent encore en décembre 1944 les missions en Hollande qui lui ont été imparties dans le cadre de l'opération Market-Garden, s'est installé à Tervuren pour s'y reconvertir en unité de reconnaissance montée sur 40 jeeps blindées. Un groupement de 24 jeeps blindées part le 20 décembre 1944 vers le front d'Ardenne et est placé sous le commandement de la 6ème Airborne Division britannique. Il a comme mission d'effectuer des patrouilles offensives sur l'axe Tellin, Bure, Saint</A>-Hubert; de protéger le flanc droit de la 6ème Airbome Division et d'effectuer la liaison avec les S.A.S. français protégeant le flanc gauche du VIII° Corps U.S. Il accomplira ces missions dans un terrain abondamment miné, son travail parfois sclérosé par les sévères mesures de contrôle américaines dues à l'obsession des " équipes suicides allemandes " de Skorzeny, et livrera, du 27 décembre au 12 janvier, de nombreux engagements à Wavreille, Bure, Mirwart, Avenne, Champlon, à la pointe de la poche créée par l'offensive allemande.
Voici extrait de un de mes livres et dédicacé par le Général Crahay qui raconte un épisode de l'action des SAS Belges en Belgiques lors de la Bataille des Ardennes ;
L'avion</A> avait pris de la hauteur dans le ciel d'Angleterre; par l'orifice circulaire ménagé au centre du plancher, on pouvait voir défiler les grasses prairies des Midlands.....
Mais c'était là le cadet de leurs soucis, pour les candidats parachutistes belges assis à même le sol, serrés côte à côte, le parachute</A> bien arrimé au dos et répartis par moitié de chaque côté du trou dans lequel ils se précipiteraient bientôt pour leur dernier saut, celui qui leur conférerait le brevet tant attendu.
Chacun avait bien vérifié que l'élingue, la static Line qui, dès la sortie de l'avion</A>, devait extraire le parachute</A> de son enveloppe, avait été correctement fixée au rail de suspension.
Ils avaient hâte d'en finir, car il faisait sombre dans l'étroite carlingue de ce vieux Whitley , l'avion d'entraînement qui avait reçu le sobriquet de cercueil volant, tant était exigu, inconfortable et peu engageant cet ancêtre des bombardiers qui prendraient sa relève.
Il y faisait froid car, à la fraîcheur printanière, s'ajoutait l'effet de l'appréhension de ce dernier saut qu'il fallait réussir à tout prix sous peine de perdre le fruit de tant d'efforts, il y avait aussi l'attente énervante du signal lumineux que ponctueraient les ordres de l'instructeur qui les lanceraient dans le vide. Il ne fallait pas rater sa sortie.

Paul Renkin, en tête de file avant, serait le premier à sauter, suivi de près par le camarade qui, de l'autre côté du trou, formait le numéro 1 de la file arrière.
On ne parlait guère, on crânait bien un peu mais la crispation des souriries traduisait une légère angoisse, très humaine, que détendit brusquement l'avertissement de l'instructeur.
« Nous arrivons » - « En place pour l'action »
Paul pivota d'un quart de tour pour se trouver jambes pendantes dans le vide; dominant le vacarme des moteurs, il clama:
« Notez, messieurs, que l'artiste va opérer sans filet », mais sa voix fut couverte aussitôt par le hurlement GO de l'instructeur.

Mais en fait. Comment était-il arrivé là et comment cela s'était-il passé?
Remontons au 10 mai 1940. Paul sort à peine de l'adolescence. Peu d'expérience des hommes évidemment, mais un sens pratique du Leadership acquis comme dirigeant au sein d'un mouvement de jeunesse. L'exemple d'une famille où la notion de responsabilité gardait tout son sens; en outre il avait de qui tenir:
Son père, son oncle, volontaires de guerre de 1914, avaient connu comme fantassins, la dure vie des tranchées de l'Yser.

Paul lâche ses études, rejoint Roulers ( Roeselare ) où, dit-on, se rassemblent les futurs conscrits; les événements se précipitent, c'est l'exode massif vers le Sud. La défaite de l'Armée Française trouve notre héros à Saint-Jean-de-Luz. Autour de lui les défaitistes vont répétant « Tout est perdu, c'est fini, rentrons au pays. »
Mais pour Paul une bataille est perdue, non la victoire. La lutte continue sur d'autres fronts, avec d'autres moyens.
Il rejoint près de Bordeaux la Division polonaise que la marine britannique a promis de transférer en Angleterre; avec quelques rescapés français, il, parvient, non sans peine, à se faire transporter sur un des navires sauveurs.
Le voilà enfin en Grande-Bretagne. Il brûle d'être déjà aux forces combattantes et rejoint à Tenby la poignée de Belges qui ont décidé de relever le gant. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Tout est à refaire en partant de rien. Peu à peu, venant de tous les horizons du monde libre ou, bravant les périls, s'étant évadés des pays occupés, des Belges rejoignent l'Angleterre.
Las! Seuls les aviateurs, les marins belges peuvent reprendre immédiatement le combat. Pour les autres, c'est l'incorporation aux forces de terre qu'il faut crér de toutes pièces, équiper, organiser, entraîner; il faudra du temps pour les rendre opérationnelles; l'action n'est pas pour demain! Et l'avenir reste incertain.
L'Armée britannique panse ses plaies, le matériel est rare, mais le succès de la Bataille d'Angleterre voit renaître la confiance; la pugnacité de Churchill galvanise les énerhies. Mais pour les exilés que sont les Belges tout reste à faire; c'est là que se révèlent les caractères, les pionniers, les constructeurs.

Paul Renkin travaille et apprend: son robuste optimisme, son sens de l'humour, le font résister victorieusement à la déprimante atmosphère que crée pour certains, le dénuement, l'inconnu du lendemain, l'exil en terre amie, certes, mais pourtant étrangère, le manque de matériel, de cadres, d'instructeurs, de programme fixe.

Renkin fut de ceux qui permirent la création du 1ier Bataillon de Fusiliers, auquel il sera affecté et qui, avec la Batterie d'Artillerie, l'Escadron Blindé et leurs services formèrent le premier noyau des Forces Belges en Grande-Bretagne.
Il se donne tout entier à son nouveau métier.

Dès qu'il est question de former des parachutistes, Paul se met sur les rangs; et, lorsque le 8 mai 1941, une compagnie du 2ème Bataillon devient la Compagnie parachutiste indépendante, il demande à en être.
Une vie exaltante commence alors pour lui: il s'y consacre à fond; nommé sous-lieutenant, il excelle bientôt comme instructeur en armement et en explosifs.

1942-1943, les mois passent truffés d'entraînement nouveaux de manoeuvres pour maîtriser toutes les facettes des tâches possibles, riches en imprévus, que peut comporter le métier de parachutiste, du combat de jour et de nuit, de l'art de la guérilla où l'équipe opérationnelle ne peut compter que sur elle même, sur sa prudence mêlée d'audace, sur sa cohésion, son calme, son ardeur.

Fin 1943, la Compagnie indépendante parachutiste belge a épuisé la gamme des entraînements possible lorsque se présente, aubaine inouïe, la possibilité de rejoindre la Brigade du Special Air Service. ( S.A.S. )
La modeste unité belge, devenue Belgian Independant S.A.S. Squadron, figurera aux côtés de deux régiments britanniques et de deux régiments de la France Libre. Redoutable épreuve! Mais là encore le sévère entraînement porte ses fruits, car les Belges se comportent très honorablement dans cette épreuve nouvelle.

Paul Renkin, plus en forme que jamais, se voit confier un des groupes de combat de la B. Troop du Capitaine Freddy Limbosch.
Et le grand jour arrive: Le 6 juin 1944!

Des S.A.S. français et britanniques sont descendus vers le sud de l'Angleterre et, par vagues successives, ont atterri de nuit en Bretagne et en Normandie.
Renkin ronge son frein, car le commandant de la Brigade est venu expliquer en coup de vent, haranguant tout l'escadron réuni, que l'unité est destinée à la Belgique dès que l'avance alliée, ralentie par une résistance acharnée, permettra une telle opération, actuellement prématurée.
Heureusement le Général Koenig, commandant les Forces françaises de l'Intérieur, accorde aux Belges d'être utilisés en France. Et dès juillet, leurs équipes s'abattent en Normandie, dans les collines du Perche, puis dans la poche de Falaise et en Picardie; mais Paul continue à ronger son frein lorsque, soudainement son tour arrive. Il se voit confier une mission délicate; atterir de nuit avec son équipe en Ardenne française, à proximité de la frontière belge, pénétrer au plus tôt en Belgique en évitant tout engagement, y établir des contacts avec la Résistance, choisir une base opérationnelle sûre et demander des renforts par radio.
Ainsi, dans la nuit du 15 août 1944, les premiers éléments des forces d'invasion alliées pénétreront en armes sur le sol de la Patrie envahie.

De coups de main en fait d'armes, Paul Renkin arriva en ce funeste jour du 31 décembre 1944.
De patrouille dans le secteur de Han, Tellin, Bure, sa Jeep fut prise sous un feu intense de l'ennemi.

Paul Renkin fut tué ce jour là à l'ennemi et c'est à juste titre que son nom fut donné, en 1946 à ce qui devint, à l'époque héroïque de la reconversion d'après-guerre, une des bases d'entraînement du Régiment de parachutistes, le camp de Poulseur, dans la Province de Liège.

Le camp de Poulseur a disparu; mais la piété locale et celle des compagnons d'armes ont érigé près de l'endroit où périrent Paul Renkin et ses compagnons, un modeste monument rappelant que trois fils de notre pays ont fait là le sacrifice de leur vie pour que nous puissions vivre libres.

( Source: Texte extrait de l'article de Edouard Blondeel paru dans le livre '' 20 Héros de chez nous '' écrit par le Général Crahay '' et édité par les Editions J.M. Colet
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