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 SERGENT Pierre capitaine - Historien de la guerre d'Algérie - De la Résistance à l'Indo, de l'Indo à l'Algérie- Non, je ne regrette rien...

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MessageSujet: SERGENT Pierre capitaine - Historien de la guerre d'Algérie - De la Résistance à l'Indo, de l'Indo à l'Algérie- Non, je ne regrette rien...   Lun 26 Jan 2009 - 13:47

Capitaine pierre sergent


Pierre SERGENT, né le 30/06/ 1926 à Sèvres (Hauts de Seine)
-A 17 ans, premières armes dans le maquis.
- A la sortie de St - Cyr, choisit la légion.
- l ° BEP en Indochine.
- 2° REP en Algérie.
- Avec De Gueldre, sera un artisan du Putsch de 1961. Participera à la création de l'OAS et sera le chef de !'OAS-métro.
- 2 fois condamné à mort, après 7 ans de clandestinité, sera amnistié en 1968.
- Député du Front National de 1986 à 1988.


Un passage d'une interview:

"Vous savez, nous sommes allés très très loin pour l'Algérie, il m'arrive même quelquefois en pensant à elle, à ses décors, d'avoir un regret : j'aurais aimé que ma vie s'arrêtat avec celle de l'Algérie. Je suis entièrement métropolitain mais il faut dire que l'Algérie a été notre passion, notre grand amour ! ! "

voici le message d'adieu de son ami Hélie de Saint Marc.


------Nous sommes ici pour vous dire "Adieu".

Quand votre épouse m'a demandé de dire ces quelques mots - les plus simples possible, m'a telle recommandé - en acceptant, je lui ai précisé que je m'exprimerai avec respect, avec retenue, mais avec émotion:
------Avec respect, pour tout ce que vous avez été, pour tout ce que vous avez fait ;
------Avec retenue, cela va sans dire puisque je m'exprime devant vous, devant votre famille;
------Mais avec émotion, car vous avez été un de nos amis parmi les plus exceptionnels, parmi les plus valeureux. Oui, Sergent, vous avez été des nôtres; mais en même temps, vous avez été bien davantage encore. Vous avez été des nôtres, car vous appartenez à cette étonnante génération de soldats qui n'a cessé de faire la guerre, sur trois continents, pendant plus de vingt ans, placée aux avant - postes des tumultes du monde. Est-il besoin d'évoquer ici votre destin passionné, dramatique, qu'aucun romancier n'aurait sans doute imaginé ? Ce destin est dans toutes les mémoires: la résistance, le maquis, St Cyr, les parachutistes de la Légion Etrangère, les combats, l'Indochine, l'Algérie, les blessures, cette aventure brûlante et parfois désespérée, le refus de l'abandon, du reniement et de la honte, la révolte militaire, les luttes clandestines, au sein de l'Organisation de l'Armée Secrète, les condamnations à mort, la guerre, la guerre tout court, la guerre de l'ombre, cette passion de vous battre, cet inlassable courage et toujours votre peau au bout de vos idées. Et quand la paix revient, vous auriez pu, comme on dit "poser les mains" dans l'amertume des espérances englouties. Mais non, vous choisissez encore la lutte... inquiet de la santé et de l'avenir de notre pays, vous vous engagez politiquement. D'abord au Centre National des Indépendants, ensuite au Front National. Militant, puis député, vous devenez, et oui Pierre, un homme politique.Un homme politique de poids et d'envergure, à la parole libre, estimé, respecté, écouté bien sûr de vos amis, mais écouté aussi au - delà des clivages et des frontières des partis. Inlassablement, vous partez témoigner, en particulier à l'Assemblée Nationale et avec quel courage, quelle vigueur, quelle rigueur, vous portez témoignage de ce que furent les combats, tous les combats de nos camarades. Vous témoignez de leur honneur. Pierre, si vous avez été un des nôtres par votre destin de soldat, vous avez été aussi bien davantage. Votre volonté, votre talent, votre labeur vous ont permis de porter à la connaissance de l'opinion, avec d'autres, les hauts faits de la Légion et des parachutistes et surtout la fabuleuse épopée des parachutistes de la Légion Étrangère. Bien longtemps encore après votre départ, vos livres, vont continuer d'apporter aux hommes avides d'idéal et de dépassement des raisons de vivre et de croire, des raisons d'agir, et s'il le fallait, des raisons de se battre et de mourir pour leur pays. Malgré la fuite des temps et la succession des hommes, le souvenir des batailles de la RC4, et de Dien Bien Phu, le souvenir des victoires de NghiaLo, de Guelma, de Kolwesi, le souvenir de tant d'autres combats, ce souvenir, grâce à vous, va perdurer. Il inspirera encore demain des hommes exigeants, assoiffés d'absolu, passionnés de ces grandes aventures qui les mèneront au plus haut d'eux - mêmes. Le souvenir, ces souvenirs, par la force de votre talent font partie désormais de cette mémoire qui éclairera et nourrira l'avenir,
de cette mémoire qui doit être la préface de l'espérance. Comment ne pas vous en être reconnaissant - infiniment infiniment ... Pierre, voici le moment cruel de "l'Adieu". Vous n'êtes pas seul. Une grande foule, présente par le corps ou l'esprit vous entoure. Votre épouse, compagne intrépide des jours de bonheur et de malheur, des heures d'espérance et de désespérance, vos enfants, votre famille. Les camarades vivants de toutes vos luttes, les présents, les absents, qui sont ici par leurs pensées et leurs souvenirs. Ceux qui ne sont plus mais dont nous devinons la présence impalpable et mystérieuse parmi nous, vos frères d'armes, tous vos frères d'armes, ceux tués au combat, ceux fauchés par les balles des pelotons d'exécution. La cohorte de vos légionnaires tombés dans l'embrasement et le fracas des batailles, la peur au ventre, le courage au coeur. Ils sont là les compagnons de vos combats, vivants ou disparus, inconnus ou célèbres, tous semblables, tous égaux ici devant le mystère de la mort. Ils sont tous là en un ultime "garde à vous, bataillon immobile, silencieux, fidèle, fraternel, rassemblé pour un dernier salut.

------ Pierre Sergent, dans votre existence, bien souvent vous avez affronté la mort sans trembler, sans pâlir, aujourd'hui, vous pouvez regarder le ciel, sans rougir et sans crainte. Pierre Sergent Merci. Adieu ...

Hélie de Saint Marc
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MessageSujet: Re: SERGENT Pierre capitaine - Historien de la guerre d'Algérie - De la Résistance à l'Indo, de l'Indo à l'Algérie- Non, je ne regrette rien...   Mer 18 Fév 2009 - 10:39

Serge de BEKETCH
---===oO===---
La fin d’un homme d’honneur et de fidélité
Pierre SERGENT
C’est l’honneur qui l’avait jeté en politique, en homme libre décidé à prendre à bras le corps le cours supposé de l’histoire.
D’un combat l’autre, c’était la même guerre : pour la France.


De la Résistance à l'Indo, de l'Indo à l'Algérie, et jusqu'aux bancs de l'Assemblée nationale: Pierre Sergent aura servi jusqu'au bout.

Le 15 septembre, il est décédé discrètement, des suites d'une longue maladie

Symbole funeste que la disparition de ce Français exemplaire, juste avant que ne l’emportent, au mauvais hasard d'un référendum - une fois encore - les adversaires de la nation.


« Les hommes d’arme batailleront et Dieu donnera la victoire »

Comment ne pas penser à cette injonction de Jeanne d Arc lorsqu on considère le destin extraordinaire de Pierre Ser­gent ! Sa vie ne fut en effet qu'une longue bataille, qu’il mena sans concession, en homme de foi: la foi qu'il avait en son pays.

Engagement de novice, dans la Résistance. L'occupation de la France le révolte. Déjà, à seize ans, il a fixé au revers de sa veste une étoile jaune pour témoigner sa solidarité avec les juifs persécutés.

A dix-huit ans à peine, il rejoint le maquis en Sologne, manque être pris et fusillé, comme tant de ses camarades.

Vient la libération. les armes à la main, le jeune Sergent à trouvé sa vocation, Sainl-Cyr-Coétquidan, et toutde suite l'Indochine au 1er bataillon étranger de parachutistes, à peine créé : l'élite de l'élite, par deux fois décimé, exsangue, dissous et reformé. Après l'Indo, l'Algérie. El la victoire militaire, cassée par le général dg. Mais on a cette fois, demandé aux légionnaires parachutistes et à leurs officiers d’engager leur parole et leur conscience auprès des populations. Accepter un tel reniement ajouterait le parjure à la trahison. Le refus du déshonneur conduit le 1er REP à devenir l’élément moteur du putsch d’Alger.

Après l’échec de la rébellion, certains,

comme Hélie Denois de Saint-Marc, décident de se rendre pour clamer leurs convictions à la face des tribunaux d'exception Jusqu'au boutiste, Pierre Sergent choisit de lutter avec l'énergie du désespoir au sein de

l'OAS-métropole. « Arthur » devient vite l'un des personnages les plus recherchés de France. Condamné à mort par contumace, il s'exile en Suisse, puis en Belgique, jusqu'à ce qu'une amnistie lui permette, en 1968. de rejoindre la France.

Jusque dans son exil, pourtant, il poursuit sa lutte politique. Ainsi soutient, à la présiden­tielle de 1965. la candidatures de Tixier-Vignancour.

En 1974, il fait compagne pour
Giscard - auquel il arriva, ministre du général dg, de renseigner l’OAS - pour rejoindre le CNI en 1983. Parenthèse.

Dès 1985, il rejoint Jean-Marie le Pen, qu'il avait connu au REP. Les légionnaires sont hommes de fidélité aussi bien que d'honneur. Même lorsqu'il ne partage pas les positions adoptées par le Front national - à propos, notamment, de la guerre du Golfe - il expose son opinion en prenant soin de ne pas blesser ses amis.

« Je ne regrette rien ». Le titre de cette chanson d Edith Piaf avait fourni le sien au livre du capitaine Sergent. Rien à regretter, en effet, sinon, sans doute, qu'à cet homme d'arme là, Dieu n’ait pas plus souvent donné la victoire.

II vient de rejoindre son frère d'arme, le lieutenant Roger Degueldre. au panthéon des héros de France.

Eric LETTY
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FOUQUET66
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MessageSujet: Décoration de Pierre Sergent,commandant de la 1ere Cie du 1°REP,par le Commandant Denoix de Saint-Marc .Camp de ZERALDA 1959   Jeu 12 Mar 2009 - 19:03






Dernière édition par FOUQUET66 le Jeu 12 Mar 2009 - 22:20, édité 2 fois
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http://www.legionetrangere.fr/
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MessageSujet: capitaine pierre sergent   Mer 18 Mar 2009 - 16:52


















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Fombecto
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MessageSujet: Le capitaine Pierre Sergent a terminé colonel de réserve.   Mar 8 Jan 2013 - 15:51

Mes amis, en lisant "Le gaulois" que je vous recommande vivement, j'ai appris que "notre capitaine" avait terminé colonel de réserve.
Je vous livre cet entrefilet:

Amnisties de l’OAS

Dès le mois de décembre 1964, les prisonniers OAS condamnés à des peines inférieures à quinze ans de détention sont amnistiés, car il s'agit de prisonniers politiques.
En mars 1966, une centaine de condamnés est graciée et, trois mois plus tard, une seconde loi d'amnistie efface les condamnations des condamnés libérés.
Le général Jouhaud, condamné à mort le 13 avril 1962, passe 235 jours dans une cellule de condamné à mort, sa peine est commuée en perpétuité, il est libéré en décembre 1967.
En 1968, des anciens de l'OAS rencontrent Jacques Foccart pour lui proposer leur ralliement au régime gaulliste contre la «chienlit» et demander l'amnistie des membres de l'organisation encore incarcérés, ce qu'ils obtiendront.
Cette amnistie est promise par De Gaulle à Massu, lors de sa visite à Baden Baden.
En juillet 1974, une amnistie complémentaire efface d'autres condamnations pénales.
En décembre 1982, les officiers survivants sont réintégrés dans les cadres de l'armée par une nouvelle amnistie (loi du 24 novembre 1982). C'est ainsi que le Capitaine Pierre Sergent, Chef de l'OAS-Métropole, atteindra le grade de Colonel de Réserve.
En 1987, une loi sur les rapatriés amnistie les dernières condamnations encore effectives.


Merci à Claude pour l'indication du "Gaulois"
Paramicalement

_________________
« A la Grèce, nous devons surtout notre raison logique. A Rome, nos maximes de droit et de gouvernement. Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme. Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus. » Maréchal de Lattre de Tassigny (mort le 11 janvier 1952).
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