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 DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962

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MessageSujet: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Lun 26 Jan 2009 - 13:32

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MessageSujet: lieutenant roger degueldre   Lun 26 Jan 2009 - 13:38

Re: Lieutenant Roger Degueldr


Voici un résumé de sa courte vie mais oh combien remplis


Roger, Hercule, Gustave Degueldre
est né le 19 mai 1925 à Louvroil (Nord) de
parents français.En mai 1940, lors de l'offensive allemande, la famille Degueldre est évacuée vers les Pyrénées-Orientales. En 1943 il remonte vers le Nord et participe à la Résistance, guidé par l'Abbé Jean de Béco, aux côtés des FTP de Roger Pannequin, le « Commandant Marc » des FTP du Pas-de-Calais .
28 septembre 1944, Roger Degueldre s'engage dans la l0ème Division d'Infanterie Motorisée qui participe à la réduction de la poche de Colmar (janvier 1945).
20 septembre 1945. Il s'engage dans la Légion Étrangère à Marseille, sous le nom de Roger Degueldre né le 18 septembre 1925 à Gruyère (Confédération helvétique). .
28 septembre 1955, Par décision ministérielle il reprend son identité. Entre-temps il sert en Indochine au 1 er Régiment Étranger de cavalerie. . Après un an de service, il est nommé maréchal-des-logis. Deux ans plus tard il est promu maréchaldes-logis chef.



21 janvier 1950. Lors d'un accrochage dans le delta du Mékong, Roger Degueldre va chercher sous le feu des Viets le capitaine de Blignières et le sous-lieutenant Boutât. .
Il est décoré de la Médaille militaire. Après la fin des combats d'Indochine, dont il revient avec une Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures avec sept citations, (une Palme, deux Étoiles de Vermeil, deux Étoiles d'Argent et deux Étoiles de Bronze), l'adjudant Roger Degueldre est muté au 1er Bataillon Étranger de Parachutistes, ancêtre du 1er Régiment Étranger de Parachutistes. Il y sert sous les ordres des colonels Brothier puis Jeanpierre. Il est à Suez en novembre 1956, participe à la Bataille d'Alger en 1957.
En janvier 1958 il est nommé sous-lieutenant au feu à Guelma et participe à la Bataille des frontières dans l'Est-Constantinois. .
26 septembre 1958. Déjà titulaire de la Croix de la Valeur Militaire avec Palme, il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur. .
24 janvier 1960. Pendant la «Semaine des Barricades » il est à Alger avec son Régiment commandé par le colonel Dufour ..
Intensément engagé dans la défense de l'Algérie française et
même convaincu de la nécessité de la lutte armée, il déserte.
22 avril 1961. Pendant le Putsch, dans une perspective révolutionnaire, il est prêt à « liquider » le général Gambiez et le délégué général Morin... Le colonel Godard s'y oppose. Lorsque l'OAS s'organise, Roger Degueldre, Chef du Bureau d'Action Opérationnelle tient un rôle prépondérant au sein de l'ORO. Sous ses ordres, les Commandos Delta affrontent victorieusement les barbouzes des polices parallèles. Il donne à l'OAS d'Alger tout son poids et son influence.. Il tient le serment qu'il a fait et que d'autres ont aussi fait: « Faites bien attention. Vous affirmez que rien ne vous empêchera de garder l'Algérie à la France. J'ai prêté ce serment avec vous. Mais sachez bien qu'en ce qui me concerne, il sera respecté. J'irai jusqu'au bout ».
7 avril 1962. Degueldre esi arrêté à Alger par les gardes mobile dans un immeuble du boulevard di Télemly.
28 juin 1962. Il est condamné à mot par la Cour Militaire de Justice à l'is[size=9]sue d'un procès joué d'avance. .
6 juillet 1962. il est assassiné au Fort d'Ivry dans des conditions atroces (une seule balle tirée du peloton l'a touché) quelques jours après la proclamation de l'indépendance de l'Algérie.
6 juillet 1962, 3 h. 56 : le supplice de Delta
2 h. 55. 15 motocyclistes encadrant le fourgon de Roger Degueldre quittent la prison de Fresnes. Une quinzaine d'autres motos suivent, puis 8 véhicules de la P. P. et 15 autres voitures de l'administration. Que de monde pour fusiller un homme.
Degueldre a revêtu sa tenue kaki d'officier parachutiste et coiffé son béret vert du 1 er REP. Avant de franchir le seuil de sa cellule, il s'est adressé d'une voix calme à ses défenseurs: « Je vous demande de dire à mes camarades officiers que je suis fier (...) de mourir pour avoir tenu le serment que tout officier combattant a prêté au moins une fois: ne jamais livrer l'Algérie au FLN... Dites aux généraux Salan et Jouhaud que je suis fier d'avoir servi sous leurs ordres ». Puis se tournant vers le général Gerthoffer, qui le 28 juin avait requis contre lui, il dit simplement: « Je ne vous garde pas rancune mais je vous plains ».
À 3 h. 45, le convoi arrive au fort d'Ivry. Le peloton d'exécution formé de 12 soldats en treillis kaki attend l'arme au pied. Le condamné refuse qu'on lui bande les yeux. Il serre sur son coeur un drapeau tricolore. Au moment où on le met en joue, il crie « Vive la France! » et entonne la Marseillaise. Dans la poche de sa vareuse, il avait la photo d'un petit garçon. Son fils Philippe. Un petit garçon qu'il n'avait jamais vu.
En ce jour de sainte Lucie, il est 3 h. 56. Plus tard, à 5 heures, son avocat, Me Tixier-Vignancour, fait la déclaration suivante: « Aussitôt après le feu du peloton le coup de grâce était donné. Le peloton s'en va. Je me suis approché du poteau et je
me suis aperçu que Degueldre respirait profondément.
C'est à ce moment qu'un deuxième coup de grâce fut donné par l'adjudant. Je m'approchai de nouveau. Degueldre respirait encore et souffrait énormément. Un médecin vint enfin, qu'il fallut attendre sept minutes.
C'est alors que l'adjudant, par trois fois, tenta de nouveau le coup de grâce, mais à chaque fois, les trois coups ratèrent. On dut aller chercher un second revolver. Et ce n'est que onze minutes après la salve du peloton, que le coup de grâce définitif fut donné. Je ne ferai pas d'autres commentaires, sinon que l'Armée française tire bien. Du peloton, Degueldre n'a pu être atteint que d'une seule balle. Je n'ai plus rien à dire ».

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Claude Millet
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Lun 26 Jan 2009 - 14:24

En complément du post de Patrick, je vous fais partager le courriel reçu il y a quelques jours de notre compatriote José Castano.

C'est toujours avec une grande émotion qui me prend au tripes, que je revis cette monstrueuse épopée, il me faudra bien mille ans pour que ma haine se transforme en mépris...!

Merci à José


Notre mémoire…

L’ASSASSINAT DU LIEUTENANT ROGER DEGUELDRE

« Le jour où les « fells » entreront à Alger, j’espère trouver trois compagnons pour garder les faces du Monument aux morts et tomber en tirant une dernière salve de PM » - R.D –

C’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 qui, rappelons-le, fit plus de trois mille victimes parmi la population civile européenne, que dg prit sa décision de faire fusiller le lieutenant Roger DEGUELDRE qui, fidèle à son engagement « La mort plutôt que le déshonneur! », avait justifié son action dans l’OAS par ces mots : « Mon serment, je l’ai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre.
Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure !
»


Le lendemain, 6 juillet 1962, à l’aube, au fort d’Ivry, Degueldre se présenta devant le peloton d’exécution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il avait tout sacrifié et qu’il avait choisi comme linceul.
Autour de son cou, il avait noué un foulard de la légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y avait la photo d’un bébé, son fils qu’il n’avait jamais vu. Il avait conçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort.

« Dites que je suis mort pour la France ! » s’écria-t-il à l’adresse de son défenseur. Puis il refusa qu’on lui bande les yeux et, au poteau cria : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise.
Les soldats qui devaient l’exécuter, émus par son courage, hésitèrent à tirer. La première salve le blessa seulement : Une seule balle l’atteignit sur les douze qui furent tirées : au ventre dirent certains… au bras affirmèrent d’autres.
Quoiqu’il en soit, le fait certain c’est que Degueldre ne fut pas atteint de manière décisive.


L’adjudant chargé de donner le coup de grâce se précipita, l’arme à la main, pour accomplir sa sinistre besogne et se rendit compte que le condamné était toujours en vie. Sa tâche ne consistait désormais plus à achever un quasi-mort censé avoir reçu douze bouts de métal… mais bel et bien de tuer un vivant. Et ce sont là deux choses bien différentes... Il en eut si terriblement conscience, que sa main pourtant préparée à cette macabre mission trembla, et que le revolver se déchargea dans le vide.
Parmi l’assistance, c’était la stupéfaction. Cette situation eut pour effet d’agacer le procureur qui, réveillé un peu tard, n’avait pas eu le temps de prendre son petit déjeuner. Et son estomac gargouillait. Mécontent, il fit signe à l’adjudant de se dépêcher. Pensant ce temps, Degueldre, à demi recroquevillé souffrait. Les coups de feu résonnaient encore à ses oreilles et il se demandait quand son calvaire prendrait fin.

L’adjudant, toujours tremblant, pointa une nouvelle fois son arme sur la tête de l’officier parachutiste, ferma les yeux et appuya sur la détente. Stupeur ! Rien ne se produisit. L’arme s’était enrayé. Une rumeur monta de l’assistance. Degueldre tourna la tête vers son exécuteur comme pour l’interroger. Aucune haine dans son regard… juste de l’incompréhension.
Exaspéré par cette situation –unique dans les annales de l’exécution- le procureur ordonna qu’une nouvelle arme soit amenée. Mais personne parmi les militaires présents n’en possédaient. Il fallait courir en chercher une… Et pendant ce temps, Degueldre était toujours vivant... et il souffrait.

A partir de ce moment là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires. Autrement dit, on n’avait pas le droit d’achever le blessé. Mais les ordres étaient formels; Il fallait que Degueldre soit tué ! Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les Etats Majors, le FLN et l’Elysée… Il fallait exorciser jusqu’à son souvenir.


Et pendant que l’on s’affairait à se procurer une arme, celui qui, à cet instant, aurait pu changer le cours des événements ne réagit point. Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeurait inerte. Pourtant, il lui appartenait de tenter quelque chose, de courir jusqu’au supplicié, de le prendre dans ses bras et de le couvrir de son corps en invoquant la justice, en appelant à l’amour, en exigeant au nom de toutes les traditions humaines et chrétiennes qu’on fît grâce qu condamné. Cela s’était déjà produit dans l’Histoire quand la corde du pendu avait cassé et que la grâce lui avait été accordée. Mais non, l’avocat demeurait prostré, sans voix, mort… alors que Degueldre, lui, était vivant et qu’il le regardait.


Enfin on remit un pistolet à l’adjudant qui, blanc comme un linge, écoeuré par cette boucherie… mais servile au commandement de tuer, devait en finir puisque tels étaient les ordres et que le défenseur du condamné qui, seul avait qualité pour tenter quelque chose, se taisait.

Un nouveau coup de feu claqua. Stupeur ! Celui-ci fut tiré, non pas au-dessus de l’oreille comme l’exige le règlement, mais dans l’omoplate… Une douleur atroce irradia le corps du supplicié. Il regarda vers le ciel et ouvrit grand ses yeux. Peut-être perçut-il à cet instant que son calvaire prenait fin. Il était tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir et il lui sembla entendre, là haut, les voix des martyrs du 5 juillet lui murmurer : « Roger… Roger… dès aujourd’hui tu seras avec nous dans le Paradis ».

Puis une nouvelle détonation retentit… et ce fut la fin.

C’est ainsi qu’après Claude PIEGTS et Albert DOVECAR, Sergent au 1er Régiment Etranger de Parachutistes, mourut, assassiné, le lieutenant Roger DEGUELDRE, également du 1er R.E.P, Chevalier de la Légion d’honneur… Et les salves du peloton couvrirent un instant les plaintes et les râles qui montaient d’Oran, tandis que la France, en vacances, n’entendit rien. Et nous nous devons de ne jamais oublier son ultime message adressé au petit peuple d’Algérie : « Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ! »

Huit mois plus tard, le 11 mars 1963, le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, Polytechnicien, tombait à son tour à 35 ans, sous les salves du peloton.
Décidément, le crime était profondément enraciné !…

José CASTANO


(e-mail : joseph.castano0508@orange.fr)

Ce tragique épisode de la guerre d’Algérie est rapporté dans l’ouvrage, « VERITĖ » - « La tragédie de l’Algérie française » que l’on peut se procurer chez l’auteur : 13, avenue Saint Maurice – 34250 PALAVAS LES FLOTS – Prix : 15 euros, port inclus.

-o-o-o-o-o-o-o-o-


Prochainement : “19 mars 1962… Le Cessez-le Feu“

Cet article a été adressé à plus de six mille contacts composant ma boîte d’adresses… Plus il sera transféré, plus la vérité sera connue de tous.
Merci.

_________________
1er RCP - 257.174
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MessageSujet: lieutenant degueldre   Lun 26 Jan 2009 - 18:07

Bonsoir.

Moi c'est pareil claude je ne peut visioner un document sur l'algérie sans avoir cette haine contre cette trahison sa fait mal m'est on n'oublira jamais se qua fait dg
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Mer 18 Fév 2009 - 10:35

Le Lieutenant
Par François Le Cap (Dr Maurice ROLLET)






A Roger Degueldre, mon ami
par François Le Cap (Dr Maurice ROLLET)
La poitrine gonflée de soleil et de vent,
Les chants scouts, les feux de camp,
Les galoches et l'école buissonnière,
Les culottes courtes et les taloches,
La première Communion, les silences mystiques,
Les vacances, le blé vert,
C'est la poitrine en herbe!
La poitrine oppressée par l'immense chagrin
Que le premier amour vous a fait en partant,
Les premiers mots, les premiers gestes,
Et ce baiser volé sous la porte cochère,
On voudrait en mourir,
C'est si bon et si terrible aussi!
Et on oublie sa mère!
C'est la poitrine imberbe!
La poitrine constellée de rubans multicolores
Chargée de palmes et d'étoiles de bronze,
Remportées dans le feu et roulant dans la guerre,
Enchâinée au devoir par une fourragère,
Placardée de sang frais, d'honneur et de courage,
Mouillée de peur, de sueur, écoeurée des carnages,
C'est la poitrine superbe!
La poitrine étouffée sous le poids des injures,
Meurtrie par les mensonges, salie par les parjures,
Offerte, rebelle, aux princes de la trahison,
Comme un oiseau en cage gardant un coeur blessé,
Ignoré de ses frères, exhalant les mots durs
Pour clamer sa colère,
Dieu m'est témoin, j'accuse!
C'est la poitrine acerbe!
La poitrine trouée de douze balles dans la peau,
Dans un dernier rempart, habillée d'un drapeau,
La poitrine affaissée, cassée le long d'un poteau nu,
Dans la dernière salve criant: Jamais vaincu!
La poitrine qui sombre en la dernière ivresse,
Le sable blond qui boit le sang de la jeunesse,
Pas de fleurs, pas de gerbe.
Au Lieutenant Roger Degueldre. chef des Commandos Delta fusillé au Fort d'Ivry le 7 Juillet 1962. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre. 6 Citations. 4 blesures. Ancien FTP. Il avait fait le serment de l'Algérie Française au jour de sa décoration des mains du Général Massu.
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coltinou
Pro !
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Mer 18 Fév 2009 - 11:52

Je n'ai aucun mot assez fort pour exprimer ma profonde révolte.
Respect pour cet homme , pour ses convictions , pour ses actions...
Aller au bout de son idéal .....
Respect pour cet homme et à tous ceux qu'il représente.....
Ceux qui se sont battus , ceux qui se battent..
Militaires ou Volontaires pour des causes...

Fraternellement à vous mes frères d'armes..
Coltinou
326844
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Sam 28 Fév 2009 - 16:03

Trop jeune de quelques années pour avoir eu la conscience de ce qui se passait...! Evil or Very Mad

La lecture des derniers post me fait comprendre la drôle de période qu'on dû vivre mes aînés!

Citation:
Je n'ai aucun mot assez fort pour exprimer ma profonde révolte.
Respect pour cet homme , pour ses convictions , pour ses actions...


D'accord avec coltinou
_________________
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FOUQUET66
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Sam 28 Fév 2009 - 16:49

Amitiés posthumes à Toi Roger,dont je me rappelle notre rencontre secrète à Alger ,boulevard du Telemly....à un temps incertain de l'Algérie.
Repose en paix dans ta gloire:tu as su garder ton honneur,comme tous ceux qui ont subi les affres du Gaullisme.
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Sam 28 Fév 2009 - 17:17

Triste évoquation de cet assassinat.
Je vous rappelle Camarade que ce combat que j'ai connu en partie en 1961 n'est pas terminé.
Des djébels pourchassant les fells c'est maintenant l'islam radical dans notre Patrie nous devrons terminer le travail commencé par nos Anciens.
Dans la meme pensée BASTIEN THIERRY...
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Sam 28 Fév 2009 - 19:51

Je me souviens à la maison de ces sombres années par les réunions familiales qui avaient une certaine gravité...les parents, les oncles, les grands frères se rencontraient régulièrement.

Mon inconscient d'enfant était en émoi, il s'était rapidement habitué aux mots "condamné à mort, fusillé..."
Plus tard, j'ai pu reconstitué les situations, les blessures familiales n'étant toujours pas cicatrisées.

Elles ne le sont toujours pas...!
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MessageSujet: Lieutenant Degueldre   Jeu 1 Juil 2010 - 8:29

Derriere cet assassinat, un homme, un vieillard rempli de haine pour ceux qui valaient plus cher que lui.Un vieillard qui n'a jamais combattu que l'armée , les parachutites et ses anciens compagnons, un vieillard que l'on celebre encore et dont la devise se resumait a suivre le sens de l'histoire comme le chien crevé suit le sens du courant:DE GAULLE.

Mes respects mon lieutenant.
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MessageSujet: LE CAVE SE REBIFFE...!   Ven 16 Juil 2010 - 23:49

N° 618


SÉNAT

SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2009-2010


Enregistré à la Présidence du Sénat
le 7 juillet 2010



PROPOSITION DE LOI



fixant la destination du Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie et relative à la mémoire des victimes de l'OAS (Organisation armée secrète),


PRÉSENTÉE

Par M. Guy FISCHER, Mmes Nicole BORVO COHEN-SEAT, Éliane ASSASSI, M. François AUTAIN, Mme Marie-France BEAUFILS, MM. Michel BILLOUT, Jean-Claude DANGLOT, Mmes Annie DAVID, Michelle DEMESSINE, Évelyne DIDIER, M. Thierry FOUCAUD, Mmes Brigitte GONTHIER-MAURIN, Gélita HOARAU, M. Robert HUE, Mme Marie-Agnès LABARRE, M. Gérard LE CAM, Mmes Josiane MATHON-POINAT, Isabelle PASQUET, MM. Jack RALITE, Ivan RENAR, Mmes Mireille SCHURCH, Odette TERRADE, MM. Bernard VERA et Jean-François VOGUET,

Sénateurs

(Envoyée à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées,
sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)



EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames,
Messieurs,

Érigé à la demande des associations représentatives des anciens combattants en Algérie, au Maroc et en Tunisie, le Mémorial national présent sur la promenade piétonne du quai Branly à Paris (7e) a vocation à perpétuer le souvenir et à rendre hommage aux Morts pour la France durant les combats des guerres coloniales en Afrique du Nord.

C'est au terme d'une longue concertation avec les pouvoirs publics que ce monument a vu le jour, le 5 décembre 2002.

Par arrêté du 3 mars 1998, le secrétaire d'État à la défense chargé des anciens combattants (M. Jean-Pierre MASSERET) avait mis en place un groupe de réflexion chargé de déterminer les modalités de création d'un mémorial national de la guerre d'Algérie. Ce groupe, présidé par M. Jean LANZI, journaliste et ancien combattant d'Algérie, était constitué de représentants d'associations d'anciens combattants, de directeurs de centres d'archives, d'historiens, des parlementaires rapporteurs du budget des anciens combattants dans chacune des assemblées et de personnalités qualifiées.

À l'issue de dix réunions, la commission avait adopté quatre conditions à la construction du mémorial : le mémorial devait être édifié à Paris et dans un lieu prestigieux se prêtant à des cérémonies commémoratives ; il devait porter les noms de tous ceux qui sont morts pour la France entre 1952 et 1962 en Algérie, en Tunisie et au Maroc ; une inscription devait rappeler le souvenir de tous ceux, supplétifs en particulier, ayant disparu après le
cessez-le-feu ; les noms devaient être inscrits par année de décès et dans l'ordre alphabétique sans autre mention supplémentaire que le prénom du soldat.
Il avait également et surtout été décidé que seuls les noms des combattants dont l'acte de décès était revêtu de la mention réglementaire « Mort pour la France » entre 1952 et 1962 en Algérie, en Tunisie et au Maroc figureraient sur le mémorial.

En l'absence de toute consultation préalable des associations, historiens et personnalités ayant participé à la définition de ces principes fondateurs, le secrétaire
d'État à la défense et aux anciens combattants, M. Hubert FALCO, a annoncé, le 5 décembre dernier, que la colonne centrale du Mémorial serait, à partir du 26 mars 2010, dédiée à la mémoire des victimes civiles de la fusillade ayant tragiquement conclu, rue d'Isly à Alger, le 26 mars 1962, une manifestation à caractère insurrectionnel à laquelle l'OAS avait appelé et que les autorités civiles et militaires avaient interdite.

.../...

De la même façon, la multiplication des injures publiques faites à la mémoire du Général de Gaulle et l'émergence tant de diffamations visant les victimes de l'OAS que de menaces à l'égard des personnes qui en défendent le souvenir démontrent combien la falsification de l'histoire, tolérée voire entretenue par l'État, peut déchaîner la violence du discours et combien celle-ci peut se traduire dans les actes : en atteste le développement actuel des procédures dont les cours et tribunaux sont saisis par les victimes de ces comportements.

.../...


.Article 3

Sont interdits les hommages publics à l'OAS lorsqu'ils prennent la forme d'inscriptions, images, effigies, plaques, stèles ou monuments dédiés, sur le domaine public, à l'organisation ou, nominativement, à l'un ou l'autre de ses membres, vivants ou décédés.

Sont également interdites les cérémonies honorant la mémoire des membres de l'OAS lorsqu'elles se déroulent devant les monuments aux morts, à l'intérieur ou aux abords de cimetières et en d'autres lieux publics et qu'elles s'accompagnent de prises de parole tendant, soit à ériger les membres de cette organisation en martyrs et héros de l'Algérie française, soit à valoriser les actes dont ils se sont rendus coupables




La sanction applicable à toute personne ayant participé ou prêté son concours à la réalisation d'une infraction aux dispositions du présent article est celle prévue au cinquième alinéa de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
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FONTAINE
enregistré
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MessageSujet: Lt Degueldre et la resistance OAS   Sam 17 Juil 2010 - 10:42

Qu'importe les lois republicaines .Il faut continuer a defendre ces heros et surtout instruire les jeunes sur la verité.Leur dire que depuis des decennies la republique leur ment pour mieux les controler.Les lois sont faites pour les moutons.
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FOUQUET66
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Sam 17 Juil 2010 - 11:34

FONTAINE a écrit:
Qu'importe les lois republicaines .Il faut continuer a defendre ces heros et surtout instruire les jeunes sur la verité.Leur dire que depuis des decennies la republique leur ment pour mieux les controler.Les lois sont faites pour les moutons.


Les lois sont faites pour être détournées.
Rien ne pourra m'empêcher d'honorer la mémoire de soldats et amis mort pour une certaine idée de la France!
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MessageSujet: Re: DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962   Sam 17 Juil 2010 - 18:13

Prenez bien note des noms de tous les cosignataires de ce projet de loi, vous reconnaitrez bien entendu les cocos qui siègent ou ont siégé au parlement, les autres doivent appartenir à la gauche plurielle.
Aux prochaines élections il ne faudra pas oublié de les renvoyer aux oubliettes.

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DEGUELDRE Roger lieutenant 1er REP - fusillé au Fort d'Ivry le 6 juillet 1962

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