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 Odette Rousseau Balesi - Fille d'Icare

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Michel
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MessageSujet: Odette Rousseau Balesi - Fille d'Icare   Dim 28 Déc 2008 - 10:31

Debout les Paras n° 207 nous parle de cette femme qui a marquée le Parachutisme Sportif que tous les Membres pourront lire, voici un autre aticle et d'autres photos.



En 1955, Odette ROUSSEAU BALESI, une toute jeune parachutiste de 28 ans, va tenter de battre le record de la Russe A.K SULTANOVA établit en 1952. Après ses débuts en 1950, à Saint-Yan, obtient le brevet d’instructeur d’état en 1954 à Biscarosse. Elle instruit de nombreux parachutistes sur les centres de Gisy et Romilly sur Seine. Elle obtient également en 1955, le brevet militaire de parachutiste (à titre honorifique), ce qui est très rare pour une femme à l’époque. Elle a alors participé à un championnat de France et au meeting de Dinard, un des premiers à présenter un programme féminin.



Sa préparation et son équipement pour tenter le record de chute libre à 8200 mètres étaient des plus minutieux. Odette a d’abord sauté à 4000 mètres depuis un Stamp, soit une heure de montée dans le froid à ciel ouvert, seule dans le cockpit, derrière le pilote.

Les meilleurs équipementiers étaient de l’aventure et lui ont apporté leur assistance. Evidement à l’heure du Gore-Tex et de la maille polaire synthétique, les vêtements de la jeune femme prêtent à sourire et personne actuellement ne se jetterait d’une telle altitude habillée ainsi …..Pourtant elle l’a fait ! Combinaison de soie (noire à sa demande), gilet de duvet, bottes fourrées et trois paires de gants plus un casque en cuir, voilà pour le confort. Vient ensuite le matériel car outre le parachute, il fallait également emporter chronomètre, deux altimètres, masque inhalateur, bouteille d’oxygène, grosse lunette antigel sans oublier le volumineux et lourd barographe enregistreur type planeur, indispensable à l’homologation du record. Bref un poids total de 22 kg.

Le 25 Août 1955, Odette embarque dans un Nord 2501 de l’Armée de l’Air qui va décoller du CEV de Brétigny, à bord elle est assistée d’Albert GAULARD et VOLATIER, deux pointures du parachutisme qui vont l’aider à s’équiper et la larguer. Le Nord monte péniblement à l’altitude de 8700 mètres pour prendre l’axe du terrain de Gisy où est alors situé le plus grand centre parisien. Malgré toute la précision qu’il a apporté au largage, GAULARD, les doigts engourdis par le froid à moins 25 degrés, perd 8 précieuses seconde pour débrancher et fixer le tuyau de l’inhalateur individuel d’Odette. De plus le vent au sol vient de changer de direction et de se renforcer. Mais la machine est en route, bardée de tous ses instruments Odette quitte le lourd avion qui vole cabré à 200 km/h dans un air trop raréfié pour lui. L’altimètre indique 8721 mètres. Elle sort face sol, jambes jointes et bras écartés. Dans l’impossibilité de se stabiliser, elle suit alors les conseils des anciens et se retourne sur le dos dans la position dite « cuvette » (reins fléchis, pieds à la hauteur des yeux, bras repliés et ballants sur le parachute ventral). A partir de 7600 mètres environ elle trouve un équilibre à plat et continue sa chute libre jusqu'à 400 mètres. L’atterrissage est moins idyllique : les problèmes rencontrés durant le largage et le vent l’amènent vers un incontournable plongeon dans l’Yonne, dans un fouillis inextricable de plantes aquatiques où elle ne pouvait pas nager ! Elle est repêchée par le batelier de la Jeanne d’Arc, juste à temps alors que le poids de son équipement commence à la faire couler.


A bord du Nord 2501

Ce saut sera officialisé comme meilleure performance mondiale, le barographe ayant enregistré une altitude de départ de 8666 mètres pour une ouverture à 408 mètres soit 8258 mètres de distance parcouru en chute libre. Après correction des altitudes enregistrées avec la hauteur du « point d’impact fluvial », soit 59,70 mètres, la meilleure performance féminine de chute libre est établit à 8198,30 mètres, ouf ! Mais elle ne sera pas reconnue en tant que record international, le barographe ayant enregistré une fin de courbe incohérente à cause du choc à l’ouverture. Cela nous donne une idée des difficultés rencontrées pour établir ce genre de record !

A partir de 1966, Odette s’est investie au sein de la CIP (Commission parachutiste de la FAI, fédération Aéronautique Internationale) où elle a occupé un poste de rapporteur technique durant plus de 20 ans. Elle a reçu divers titres honorifiques dont la légion d’honneur et la médaille de l’Aéronautique (au titre des Armées).
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Charly71
Pro !
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MessageSujet: Re: Odette Rousseau Balesi - Fille d'Icare   Lun 29 Déc 2008 - 10:06

Merci Michel pour ce rappel de souvenir...1955, pas si loin...... du moins pour moi (c'était mes 19 ans !!!!)
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Odette Rousseau Balesi - Fille d'Icare
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