CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
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 LE 1REP

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MessageSujet: LE 1REP   Jeu 11 Déc 2008 - 14:42

LE Régiment étranger de parachutiste.






les chefs de corp du 1 rep

9/55-1/56 cb.Jeanpierre


2/56-3/57 lt-cl brothier


3/57-5/58lt-cl Jeanpierre

6/58-4/59 cl brothier



5/59-12/60 LT-CL DUFOUR



12/6O-4/61 lt-cl Guiraud


CHRONOLOGIE DU 1 REP DE 1955-1961







DRAPEAU DU 1er REP A GUELMA.



QUELEQUES OFFICIERS DU 1er REP.

CAPITAINE PIERRE SERGENT.


CAPITAINE BOURGAIN.

LIEUTENANT DEGUELDRE.SERGENT DOVECARD


LIEUTENANT LE PEN A SUEZ 1956

DéBARQUEMENT DU 1er REP à SUEZ

LE 1er REP EN OPERATION EN ALGERIE.








DESSINS ET INSIGNES PARAS LéGION.


FANIONS LEGION
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Michel
Expert
Expert



MessageSujet: Re: LE 1REP   Jeu 11 Déc 2008 - 16:09

Belle Présentation pour ce Régiment exceptionnel
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Invité
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MessageSujet: Re: LE 1REP   Jeu 11 Déc 2008 - 17:29

Intéressant mais allèges pour plus de clarté
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Sergent LOMBART
Expert
Expert



MessageSujet: Re: LE 1REP   Jeu 11 Déc 2008 - 17:49

J'aime ces sujets !

Nets et lisibles !

Merci Patrick !!
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Langenargen
Pro !
Pro !



MessageSujet: Re: LE 1REP   Mar 16 Déc 2008 - 14:05

Belle présentation de ce régiment d'exception

Merci Patrick
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Invité
Invité



MessageSujet: le 1er rep retour d'algérie   Lun 26 Jan 2009 - 12:25

Le retour d'Algérie




Depuis le retour d'Algérie, le chef de bataillon Jeanpierre commande l'unité à laquelle il s'identifie et qu'il veut former à sa manière. Aussi quand on lui donne le camp Gosselin, Jeanpierre décide d'en faire la "cité radieuse de l'habitat militaire" en même temps que le port d'attache de ces éternels nomades que sont les légionnaires-parachutistes. Ce camp ou s'installent les militaires est ouvert depuis la 2ème Guerre-Mondiale. Après le débarquement de 1942, il a servi de cantonnement a des unités britanniques, puis il a acceuilli les groupements de Commandos de Staouedli, avant leur départ pour l'Exrême-Orient Le W ix d e Zeralda ne s'est pas fait sans difficultés.
Lorsque l'élément précurseur arrive à destination, le spectacle n'est guère encourageant quelques baraques métalliques corrodées par l'action conjuguée de la rouille et de l'air salin. une infrastructure insuffisante pour accueillir un bataillon, des installations sanitaires en mauvais état et remplissant tout juste les normes d'hygiène, mais il y a le cadre ; et du chef de corps au dernier des légionnaires ils sentent confusément qu'ils ont découvert l'emplacement du sanctuaire.
La grande allée centrale bordée d'eucalyptus qui mènent a la pinède en gravissant la colline sera l'axe autour duquel s'ordonnera les bâtiments en dur du camp.
Car les légionnaires n'ont pas l'intention de croupir dans ces installations vétustes, qu'ils jugent indignes de la "grenade à sept flammes". Comme le 3e REP a Batna, ils se mettent au travail, renouant ainsi avec les traditions des légionnaires-bâtisseurs. En quelques mois, Zeraida devient la fierté du Régiment. Les baraquements ont éte repeints, certains refaits. L'asphalte sur les avenues a éliminé en grande partie les nuages de poussière qui se formaient au moindre déplacement d'un vehicuie. Les allées sont bordées de rosiers, auxquels le commandant Jeanpierre, témoigne un soin jaloux, aidé en cela par le précieux Degueldre son chef du service généra! Autour des compagnies, des massifs, des pelouses toujours vertes, chaque commandant d'unité soignant son environnement. Entre deux opérations, c'est tout le Régiment qui gâche le ciment, manie le pinceau, tond le gazon. Et quand le Régiment "droppe le djebel", Il reste toujours les convallescents, et les inaptes temporaires !
Des chantiers s'ouvrent des constructions sortent de terre Chaque chef de corps aura à coeur de laisser un témoignage de son passage : le foyer du légionnaire et le foyer de Jeanpierre, le mess des officiers de Brofhier,la chapelle de Dufour...
Véritables "condottieri", iis choisissent l'architecture la plus noble, les matériaux les plus beaux, voulant bâtir a l'exemple de Siddi-Bel-Abbès pour l'éternité !
Les premiers, les chefs des unités parachutistes explorent la voie tracée par le commandant Crespin et le capitane Du Puy-Montbrun. De Vismes l'ancien aviateur qui a initié son régiment a l'emploi des hélicoptères en opération. Bigeart qui fait une éclatante démonstration de I'assaut héliporté le 8 mai 1956, au point que l'hebdomadaire Paris-Match ; n'hésite pas à titrer : "Pour les paras devenus chasseurs d'Afrique, une nouvelle arme inattendue: le ventilateur"

Jeanpierre et Buchoud ne sont pas en reste et les opérations se succèdent à un rythme effréné dans des régions aussi différentes que les hauts-plateaux et les montagnes de Kabylie, les massifs de l'Aurès ou le chaos des Nementchas, les sud-sahariens désertiques ou la luxuriante de Collo. Par n'importe quelle température, la pluie et la neige l'hiver, dans la canicule de lété les "Hélicos des djebels", comme les a appelés Flament volent. Mais alors qu'interviennent ces mutations technologiques, la guerre continue et prend une nouvelle dimension subversive inconnue des états-majors traditionnels.
En même temps qu'il s'installe, le 1er REP multiplie les sorties opérationnelles, à Khenchela et Tebessa en novembre ; puis au mois de décembre 1955 la 1ere et 4e compagnies du 1er REP établissent le premier bilan de la campagne lors de l'opération de Bou-Djellall, 2HLL tués, un fusil récupéré ! Au début de 1956, le régiment parcourt sans répit le Constantinois de la côte aux confins sahariens. Après un court passage dans le secteur de Bougie, le 1 er REP revient dans le secteur de Tébessa en février. Le 2 Avril un détachement aux ordres du commandant Jeanpierre a fait mouvement sur l'Oranais, en direction de Marnia. La rébellion est maintenant générale.
Le 5 Avril une unité de secteur est violemment accrochée dans la région de Djeurf. Elle perd 22 tués dont 2 officiers ; le 6 cinq hélicoptères sont sabotés. En fin de matinée devant l'ampleur des dégats la division de Constantine demande des renforts à Alger. La 3e compagnie du 1er REP quitte Zeralda et embarque dans des Nord-atlas à l'aéroport de Maison-Blanche à AIger. Apres un vol de 450 kilomètres, elle est larguée à proximité de Djeurf. De la même manière, la compagnie saute le lendemain matin. Ensemble, les deux unités pourchassent les rebelles et rétablissent la situation.
Le 2 mai 1956, le 1ER REP est regroupé à Molière dans l'Ouarsenis. Le 18, l'état-major du secteur monte une OAP mettant en oeuvre des moyens importants : Dakota PC, un autre de ravitaillement par air et 7 Noratlas. Près de 250 légionnaires sautent à Chelala-Reibell pour compléter un bouclage destiné à réduire une bande signalée dans la région. Le 7 juin, le régiment est placé en alerte.

Les compagnies sont aérotransportées à Tindouf et le reliquat du 1er REP est largué à Gurentis le 9 pour renforcer le 3ème RCP de Bigeard. Les Anciens du REP retrouvent avec plaisir le colonel de Rocquigny qui commande cette O.A.P.
Le 8 juillet, le Régiment est mis à la disposition de la division d'Alger. Pour l'opération 459 dans la région de Medeah-Loverd-Champlain. Le 18, un groupement est héliporté sur la zone d'El-Ouzala; le PC tactique est aux ordres du lieutenant-colonel Brothier. Un mois plus tard c'est au tour de Jeanpierre de commander un groupement dans le cadre de l'opération Bikourka. Jusqu'au mois d'octobre, le régiment effectue encore plussieurs missions héliportées de ratissage et de fouilles qui débouchent sur de bons bilans.
Avec l'achèvement du barrage et la mise en place de près de 45000 hommes pour le surveiller, presque plus rien ne se passe. La situation des willayas de l'intérieur est désespérée et les douars se tournent maintenant vers les SAS</A> pour leur sécurité.
La zone frontière a été vidée de ses habitants et constitue le plusdangereux des no man's land pour les katibas en transit. Partout le moral est au plus bas, Amirouche exécute ses propres hommes, AzzedinE et Si-Taïeb les tiennent par la terreur... Pendant ce temps, les 16000 hommes de l'ALN de Tunisie se pavanent dans leurs uniformes neufs, attendant le moment "d'exterminer" les Français. L'armée des frontières est placée sous les ordres du commandant Chabou, officier algérien de tirailleurs, déserteur, de capitaines Boutela et Mahmoud Cherif, et de Lattrech Youssouf. C'est à eux qu'il revient d'engager la bataille au début de 1958 pour éviter l'asphyxie des maquis intérieurs. Krim Belkacem, responsable de l'ALN au CCE pare au plus pressé et décide de forcer le barrage au plus court vers les willayas de la montagne pour les renforcer et les ravitailler Malgré les risques, s'enivrant de leur force supposée, Chabou et ses officiers décident de passer par le Bec de Canard . Certes, c'est le chemin le plus court .... mais c'est aussi le plus surveillé, dans ce secteur et les violents combats qui s'ensuivent.
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MessageSujet: le 1er rep le retour d'algérie suite   Lun 26 Jan 2009 - 12:27

Le retour d'Algérie


La tactique des fellaghas est simple : un commando provoque une diversion en accrochant les unités de surveillance du barrage, pendant qu'une bande s'infiltre à travers les mines et les barbelés, puis cisaille la haie électrifiée, ou creuse sous le terrible grillage avant de recommencer de l'autre côté.
Chaque jour, plusieurs dizaines d'hommes se lancent à l'assaut du barrage. Les pertes sont nombreuses des djounouds sautent sur des mines, d'autres sont électrocutés et grillés vifs par les 5000 volts, d 'autres encore tombent les armes à la main dans les barbelés ou lors des interceptions. Quand, enfin, ils sortent de ce mortel parcours d'obstacles, il reste encore 200 à 300 km de pistes dangereuses à parcourir de nuit pour échapper aux redoutables unités parahutistes qui anéantissent les bandes sans pitié. L'endroit du franchissement permet d'extrapoler la direction suivie par la bande rebelle. Bien entraînées, nombreuses, parfaitement entraineés et équipées transportant quantité d'armement, ces bandes qui posent avantageusement pour la postérité en Tunisie, même si elles l'évitent, ne redoutent pas l'affrontement ... Quelques temps plus tard, il ne restera plus de ces orgueilleux "faïleks" que les clichés d'un bilan. Entre temps, ils ont rencontré les légionnaires-parachutistes
A partir du mois de janvier, les DIH, sont sans cesse sollicités ; les tentatives de franchissement se font toujours plus nombreuses et les paras ont mis au point une technique d'interception en arrière du barrage après avoir déterminé la direction de marche des bandes rebelles. Les uns et les autres parient sur la rapidité et la mobilité. A ce jeu, les paras et les hélicos sont les meilleurs. Dès que l'alerte "franchissement" est donnée, les DIH, qui souvent nomadisent à proximité des régiments, sont à pied d'œuvre. Les uns se trouvent avec le ler R E P à Guelma, les autres à Souk-Aaras, dans les monts de Tebessa, à Youks ou à Aîn-Beïda. La zone frontière où évoluent les légionnaires parachutistes présente un terrain extrêmement difficile et constitue une série de massifs au relief tourmenté, coupés de vallées aux gorges profondes et encaissées, souvent inaccessibles : des dénivelés brutaux de 4 ou 500 mètres dressent leurs parois vertigineuses devant les "bananes" ou les Sikorsky.
Une végétation dense et arborée rend difficile la progression, des légionnaires et la recherche "des zones de posé". Jour après jour, les régiments héliportés par les DIH, de Tebessa, Souk-Ahras et Guelma accrochent sans rêpit. Parfois, trois DIH sont concentrés sur une seule opération comme ce sera le cas entre le 25 et le 30 Avril.
Depuis leurs Alouette PC, les chefs d'opérations ont acquis une véritable maîtrise de "la troisième dimension" et n'hésite avec l'achèvement du barrage et la mise en place de près de 45000 hommes pour le surveiller, presque plus rien ne se passe. La situation des willayas de l'intérieur est désespérée et les douars se tournent maintenant vers les SAS pour leur sécurité. De Janvier a Mai, les tentatives de franchissement se multiplient ; la bataille des frontières connait un pic, au mois de février, et son paroxysme à la fin du mois d'avril. Durant cette période, reprenant l'expression du général Vanuxem, le 1er REP du lieutenant-colonel Jeanpierre se place au premier rang des troupes d'assaut.
Dès son arrivée sur le barrage, le 1er REP inaugure une série de combats, qui se multiplieront au rythme vertigineux des franchissements. Une première sortie dans le djebel Mahouna, près de Gounod, est couronnée de succès : 92 HLL tués, 5 mitrailleuse M G 42 et 32 fusils récupérés. Entre le 24 janvier et le 3 février1958, il tue 231 rebelles dans les monts de Guelma et s'empare de centaines d'armes. Ainsi, le 29 janvier les sous-groupements Blanc et Lilas des capitaines Morin et Verguet font 10 prisonniers et 44 hll sont tués.
Le 2 février,une bande franchit le barrage au sud de Duvivier. Exploitant le renseignement, Jeanpierre monte un bouclage dans la nuit. A l'aube Blanc et Lilas sont au contact sur la cote 701. Disposant d'armes automatiques, les rebelles opposent une résistance farouche. En fin d'après-midi, les dernières équipes sont liquidées: 47 fellaghas ont été tués dont un chef de région, tandis que de l'armement, des munitions et des équipements organiques sont récupérés. Toutes les compagnies accrochent régulièrement et les bilans évoqués plus haut deviennent monnaie courante.

Le 12 février vers 16 heures, le colonel commandant le 60e RI et le secteur de Laverdure signale qu'une bande pourchassée par le 9e RC P aurait passé la journée dans le djebel Oulu .
Un renseignement en provenance de la SAS d'Hamman-N' Bails indique que la bande a pris la direction u nord, au-delà du djebel Gourine. Le bond suivant doit la mener à l'abri de forêt des Beni-Mezzeline dans le secteur du 1er REP. Aussi Buchoud propose a Jeanpierre de monter une opératin en commun. L'heure du débouché est prévue a 06h00 le 14, mais plusieurs éléments du 9ème RCP doivent être encore regroupés et "briéffés". Le "9" quitte la route de Guelma-Bône a 08h00 tandis que le 1er REP est déja a pied-d'oeuvre plus a l'est, aux environs de Duvivier .... anchissement se multiplient ; la bataille des frontières connait un pic, au mois de février, et son paroxysme à la fin du mois d'avril. Durant cette période, reprenant l'expression du général Vanuxem, le 1er REP du lieutenant-colonel Jeanpierre se place au premier rang des troupes d'assaut.
La 2ème compagnie du 1er R E P a quitté Guelma vers minuit-trente. Les légionnaires une fois débarqués, les GMC qui roulaient en black-out prennent position après trois ou quatre heures de marche. A 06H30, tout est en place. Le régiment connaît bien la forêt des Mezzeline. Au début du mois, il y a accroché et détruit une bande d'une cinquantaine de rebelles.
Vers 7heures, la 3e compagnie du sous-groupement est prise à partie sur les pentes du Fedj-Zezoua plusieurs armes automatiques ll n'y a plus de doute la bande recherchée depuis cinq jours se trouve là! L'escadron atteint la cote 515 et récupère une dizaine d'armes dont 2 M G 34. Les rebelles sont retranchés dans la falaise à 300 mètres en contre-bas de la ligne de crête. Les avions, 2 T 6, puis 2 Mistral Corsair, attaquent à la roquette. L'une d'elles arrive en plein sur l'escadron ; 3 officiers sont blessés. La 2ème compagnie vient relever l'escadron tandis que la 1ère compagnie et la compagnie d'appui sonthéliportées aux alentours de la cote 515 vers 9 heures. A l'issue de violents combats, vers 15 heures la "2" reste maître du terrain. Elle a dû être réaprovisionnée à trois reprises par les H 21 qui se posaient légèrement en arrière de la falaise. Bilan : 47 HLL tués, 4 armes automatiques récupérées.
Le 1er REP n'a perdu que 2 tués et 10 Blessés. La fouille du terrain se poursuit jusqu'au 16 février par l'ensemble des troupes participant à l' opération. La bande est anéantie; elle a perdu 190 hll, 4 prisonniers, 13 mitrailleuses, 5 FM, 159 armes individuelles et une grande quantité de munitions.
Le même scénario basé sur la coopération inter-régiments se reproduit à quelque chose près dix jours plus tard. "Alerte ! franchissement au sud de Duvivier". Dans la nuit du 25 au 26 février, deux "katibas" qui ont réussi a fanchir le barrage sont prises en chasse</A> par le régiment. Après une poursuite harassante, au petit matin du 26, les HLL s'enferrent sur les légionnaires-parachutistes qui tiennent les hauteurs. ll faudra dix heures de combat</A>, l'intervention des appuis, un réapprovisionnement en munitions auxquels s'ajoutent plusieurs manoeuvres des DIH sous un feu bien ajusté, pour venir à bout des fellaghas. Un bilan des plus impressionnants vient augmenter le fabuleux tableau de chasse</A> du régiment: 197 HLL tués, 7 prisonniers; le butin est considérable : 8 mitrailleuses, 7 fusils-mitrailleurs, 116 fusils de guerre, 46 pistolets-mitrailleurs, 3 pistolets, un PIAT avec 24 obus, 154 grenades, 28 roquettes antichars et 60000 cartouches.
Au cours de la même opération, agissant sur renseignement, le 2e REP s'installe en embuscade à Kalat-Megroum-EI-Ougani à proximité de la frontière tunisienne. A 09 H30, une kafiba tente de forcer le barrage. Le combat s'engage, il dure jusqu'à 19 heures. La bande est détruite; 149 HLL sont tués, les légionnaires qui saisissent un armement considérable déplorent cependant des pertes importantes : 8 tués, dont le lieutenant Maroni et 35 blessés.
L'ordre du jour du général Vanuxem,à l'occasion de la promotion à titre exceptionnel du lieutenant-colonel Jeanpierre au grade de commandeur de la Légion d'honneur témoigne de la redoutable efficacité du ter REP.
Le 1er REP n'a perdu que 2 tués et 10 Blessés. La fouille du terrain se poursuit jusqu'au 16 février par l'ensemble des troupes participant à l' opération. La bande est anéantie; elle a perdu 190 hll, 4 prisonniers, 13 mitrailleuses, 5 FM, 159 armes individuelles et une grande quantité de munitions.
Le même scénario basé sur la coopération inter-régiments se reproduit à quelque chose près dix jours plus tard. "Alerte ! franchissement au sud de Duvivier". Dans la nuit du 25 au 26 février, deux "katibas" qui ont réussi a fanchir le barrage sont prises en chasse par le régiment. Après une poursuite harassante, au petit matin du 26, les HLL s'enferrent sur les légionnaires-parachutistes qui tiennent les hauteurs. ll faudra dix heures de combat, l'intervention des appuis, un réapprovisionnement en munitions auxquels s'ajoutent plusieurs manoeuvres des DIH sous un feu bien ajusté, pour venir à bout des fellaghas. Un bilan des plus impressionnants vient augmenter le fabuleux tableau de chasse du régiment: 197 HLL tués, 7 prisonniers; le butin est considérable : 8 mitrailleuses, 7 fusils-mitrailleurs, 116 fusils de guerre, 46 pistolets-mitrailleurs, 3 pistolets, un PIAT avec 24 obus, 154 grenades, 28 roquettes antichars et 60000 cartouches.
Au cours de la même opération, agissant sur renseignement, le 2e REP s'installe en embuscade à Kalat-Megroum-EI-Ougani à proximité de la frontière tunisienne. A 09 H30, une kafiba tente de forcer le barrage. Le combat s'engage, il dure jusqu'à 19 heures. La bande est détruite; 149 HLL sont tués, les légionnaires qui saisissent un armement considérable déplorent cependant des pertes importantes : 8 tués, dont le lieutenant Maroni et 35 blessés.
L'ordre du jour du général Vanuxem,à l'occasion de la promotion à titre exceptionnel du lieutenant-colonel Jeanpierre au grade de commandeur
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MessageSujet: le combat du fedj zezoua   Lun 26 Jan 2009 - 12:30

Combat du Fedj Zezoua






Le combat</A> du Fedj Zezoua a été livré le 12 février 1958, durant la guerre d'Algérie.
Deux katibas de l'ALN (Armée de libération nationale), retranchées sur une falaise sont attaquées par le 1er REP (régiment étranger parachutiste) du colonel Jeanpierre. L'engagement débute à 7 heures du matin avec un premier assaut de la 3e compagnie qui réussit à emporter les premières lignes de défense adverses et à atteindre la ligne</A> de crête, où elle est stoppée par un feu nourri d'armes automatiques.
À la demande du colonel Jeanpierre, l'aviation intervient et pilonne à la roquette les positions rebelles. Simultanément la 2e compagnie se place</A> en appui de la troisième alors que la 1re compagnie est héliportée au plus prés de la bataille. À 15 heures, les légionnaires lancent un assaut général qui submerge la résistance ennemie.
Les combattants algériens comptent 47 tués dans le combat, tandis que les hommes du 1er REP ont 2 tués et 10 blessés.
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MessageSujet: photos du 1er rep algérie   Lun 26 Jan 2009 - 12:50

Photos 1er rep Algérie
















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MessageSujet: les morts du 1rep en algérie   Mar 27 Jan 2009 - 14:10

le 1 BEP




Officiers, sous officiers,caporaux chefs caporaux et Légionnaires du 2 ème Régiment Etrangers de Parachutistes "Morts au Champ d'Honneur de 1955 a 1962" en Algérie.
1er classe Aumeier (Franz), 12-2-57, BOUGAFFER.
2e classe Adam (Rudolf), 18-1-56, COL DE BISSY.
2c classe Altmeyer (Bernard), 13-5-58, ARBESTAYA.
2e classe Antosson (Nils), 31-7-58, NADOR.
Capitaine Bourgin (Pierre), 1-3-59, DOUAR OUILLEM.
Lieutenant Berhier (Claude), 29-03-57, EL KIFENE.
Sergent Berne (Jean), 4-11-57, TEBESSA.
Cpl-chef Bermann (Heinz), 12-2-57, BOUGAFFER.
Cpl-chef Brignone (Nicolas), 21-8-57, EL MEZERAA.
Cpl-chef Bednarz (Jose~, 11-4-59, DOUAR OULED DIER.
Caporal Budwed (Horst), 4-11-56, EL MEZERAA.
Caporal Bickler (flans), 28-8-57, EL MEZERAA.
Caporal Bomuslav (Egon), 6-5-56, DI CHENTOUF.
Caporal Beltran-Cladellas (Richard), 26-9-59, SETIF.
Caporal Bonan (Bruno), 24-6-59, Sr BONE.
Caporal Brunk (Josef), 5-12-59, OUED BOUTENACHE.
1er classe Britten (Marcel), 18-12-56, EL MEZERAA.
1- classe Burger (Rudol~, 16-1-59, BERNELLE.
1- classe Birr, 19-7-56, SBA.
1er classe Boursier (André), 23-5-58, SBA.
1er classe Botteron (Francis), 13-7-58, AINE DAMOUSS.
1er classe Bianchet (Ernilio), 24-6-59, Sr BONE.
1er classe Bieter (Helmut), 2-4-61, DI GROHM.
2e classe Bagarmaschi (Carlos), 18-3-57, MESLOULA.
2e classe Blok (Rolf), 29-3-57, EL KIFENE
2e classe Bock (Egon), 26-10-60.
2e classe Bechstedt (Karl), 29-4-56, OULED FATMA.
2e classe Balling (Kari), 11-10-61.
2e classe Becker (Rudolf), 16-3-61, DI AMAR KHADOU.c
Lieutenant Cherpalint (Raymond), 19-11-55, Massif MESTAOUR.
Lieutenant Castaud (Yvon), 13-7-58, AINE DAMOUSS.
Sergent Colaga (Damien), 29-5-58, OUED HAMDAM.
Caporal Canoul (Roger), 16-3-61, DI AMAR KHADOU.
2e classe Cabay (Maurice), 9-12-57, DI FEDJOUDJ.
2e classe Consolo (Nicolino), 26-3-52, BENI SBIHI.
2e classe Crabos (Raoul), 26-6-61, CONSTANTINE.
2e classe Chape (Georges), 4-11-59, DI TAZZEMT.
2e classe Chisu (Francesco), 21-10-60, DI AMAR KHADOU.
2e classe Chwatal (Josel), 7-6-56.
Sergent Dacando (Constantino), 18-12-56, EL MEZERAA.
Sergent Dammer (Paul), 2-12-60.
Sergent Dur] (Evelino), 1-1-60, DOUAR BOUTENACHE.
2e classe Dolenc (Istvan), 27-11-56, ANOUAL.
2e classe Ducas (Alexandre), 22-12-56, ANOUAL.
2e classe Demnig (Bans), 30-10-57, RHIFOUF.
2~ classe Dublineau (Pierre), 30-10-57, RHIFOUF.
2e classe Dietrich (Horst), 16-1-56, EL KOUDIAT.
2e classe Dorsch (Heinz), 26-9-59, Sr SETIF.
2e classe Dibisleglie (Salvatore), 8-10-58, Ct BIR EL ANANI.
2~ classe Doms (Kart Heinz), 5-8-60, DOUAR CHAMA.
2e classe Daves (Alfredo), 2-4-64, DI GROHM.
2e classe Del Cordo (Giovanni), 18-12-56, EL MEZERAA.
1er classe Ebel (Albert), 14-10-61.
1er classe Ermstrong (Klaus), 23-12-61, DOUAR DJAFRA.
2e classe Elsele (Franz), 4-8-61.
2- classe Endzinlies (Bans), 11-4-59, DOUAR OULED DIER.
2c classe Echner (Horst), 17-10-56, PHILIPPEVILLE.
2e classe Eisen (Daniel), 13-7-58, AINE DAMOUSS.
Sergent Fozzani (Romano), 9-3-58, DI CHENTOUF.
Caporal Foggia (Antonio), 26-3-58, BENI SBIHI.
Ile classe Frero-Rondan (Emilio), 2-4-61, DI GROHM.
1er classe Feyock (Dicter), 26-9-59, SETIF.
1er classe Finke (Herbert), 8-9-56, DI MAADID.
1er classe Feser (Arthur), 18-2-56, EL MEZERAA.
2e classe Frank (Adam), 28-8-60, OUED DJEN DJEN.
2e classe Ferioli (Romano), 6-5-56, DI CHENTOUF.
2e classe Flotter (Friedrich), 18-12-57, EL HAMINAT.
2e classe Fouliand (Michel), 30-10-57, RHIFOUF.
2e classe Franschlader (Rudolf, 6-2-57, HAZA.
Sergent Gregurek, 29-4-56, OULED FATMA.
Caporal Gundermann (Verrier), 16-1-59, BERNELL
1er classe Pasmon (Marcel), 29-9-59, SETIF.
Caporal Gerlach (Robert), 16-1-59.
Caporal Gudicianu (Noël), 13-2-60, OULER ASKEUR.
2e classe Gotz (Teodor), 18-12-56, EL MEZERAA.
2e classe Gil Zafrillo (Casirno), 18-12-56, EL MEZERAA.
2e classe Gaspari, 8-8-58, PEHAU.
2e classe Gonzalec (Pedro), 24-6-59, Sr BONE.
2e classe Gomann (Bruno), 7-8-59.
Hoffmann (Kurt), 25-6-61, ORAN.
Haas (Walter), 30-11-56, ZITOUNA.
Caporal Huber (Richard), 13-12-58, DOUAR CHENIOUX.
Caporal Henkel (Arthur), 9-5-60, DI TAZZEM[T.
1er classe Horvath (Laszlo), 20-9-59.
1er classe Hoffmann, 20-7-58, DOUAR CHEFFIA.
2e classe Hadtke (Horst), 11-10-61.
2e classe Hopperger (Josef), 9-5-60, DI TAZZEMT.
2c classe Hofmeler (Adolf), 24-6-59, Sr BONE.
2e classe Hofer (Paul), 1-6-58, Sr KENCHELA.
2e classe Heiden (Ingolf), 29-4-56, OULED FATMA.
2e classe Hely (Edward), 2-5-60, DAR CHITANE.
2' classe Hombek (Wolfgang), 5-4-57, Sr BONE.
2e classe Herrera Gimenez (Maurice), 18-12-56, EL MEZERAA.
Ss-lieutenant lezzi (Orlando), 4-11-59, DI TAZZEMT.
Sergent Inwich (Franz), 15-4-61.
1er classe Irschik (Anion), 26-2-58, BENI SBIHI.
Caporal Igleslas Lopez (Emilio), 16-1-59, BRENELLE.
Caporal Jannell (Heinz), 1-8-59.
1er classe Joos (Paul), 2-4-61, DI GROHM.
1er classe Juschka (Horst), 21-10-60, AMAR KHADOU.
2- classe Jura (Stanislaw), 16-11-56, PHILIPPEVILLE.
2e classe Jahn (Dieter), 14-2-62.
Sergent-chef Krestzchtmar (Siegfried), 15-11-60.
Sergent Kunz (Alfred), 5-7-57, TARZOUS.
Sergent Kobernik (Friedrich), 20-7-58, DOUAR CHEFFIA.
Caporal Krambroker (Rolf), 26-3-58, BENI SBIHI.
1er classe Kellermann (Joham), 18-12-56, EL MEZERAA.
1er classe Koester (Heinrich), 19-1-57, KAMAKEN.
1er classe Kruger (Hans), 30-10-57, RHIFOUF.
1- classe Kastner (Georg), 26-3-58, BENI SBIHI.
1er classe Kluth (Michael), 5-1-56, DI FEDJOUDJ.
1er classe Krimmer (Karl), 2-12-60, DI CHELIA.
1er classe Kaas (Alfred), 13-7-58, AINE DAMOUSS.
1 re classe Kusan (Anton), 8-10-58, Ct BIR EL ANANI.
1er classe Keibe (Hans), 11-3-59.
1er classe Kramer (Herman), 2-4-61, DI GROHM.
2' classe Kleiner (Helmut), 21-8-57, EL MEZERAA.
2e classe Kru& (Hans), 21-8-57, EL MEZERAA.
2e classe Kohier (Herbert), 1-6-58, Sr KENCHELA.
2e classe Kureski (Ivan), 19-10-58, OULED ASKEUR.
2~ classe Kock (Rolf), 13-3-6 1, DI AMAR KHADOU.
2e classe Karuman (Horst), 2-4-61, DI GROHM.

Lieutenant Lalet (Raymond), 29-3-57, EL KIFENE.
Sergent Loiseau (Frank), 2-12-60, DI CHELIA.
Sergent Lanas (Agapito), 27-3-61.
Cpl-chef Lion (Erhard), 16-3-61, DI AMAR KHADOU.
Cpl-chef Lorenz (Siegfried), 2-10-58, GUELMA.
Cpl-chef Legrand (Noé), 18-2-57, EL HAMINAT.
Caporal Lichau (Horst), 11-10-61, DI AMAR KHADOU.
Caporal Lorenzi (Narciso), 20-3-60, OUED BETENACHE.
Caporal Lai (Pietro), 4-8-61, Dr OULAD KASSEN.
2c classe Leuridant (Raymond), 13-7-58, AINE DAMOUSS.
2c classe Lefèvre (Bernard), 2-12-60, DI CHELIA.
2c classe Lehnert (Ernest), 26-2-59.
2e classe Liebing (Herbert), 21-8-57, EL MFZERAA.

Lieutenant Mounier (Jean-Pierre), 18-12-56, EL MEZERAA.
Lieutenant Menesson (Maurice), 12-2-57, BOU GAFER.
Sergent-chef Montag (Wikolaus), 1-6-58, Sr KENCHELA.
Sergent-chef Mensuelle (Jose), 8-12-57, BOU DJELLAL.
Cpl-chef Mur (Jean), 27-11-56, ANOUAL
Caporal Moner (Marc), 10-6-59, Sr LACALLE.
Caporal Monck (Helmut), 8-8-56, Dr MAADID.
Caporal Markowlak (Joseph), 24-6-59, Sr BONE.
Caporal Moinar (Pal), 2-4-61, DI GROHM.
1- classe Mayer (Karl), 21-8-57, EL MEZERAA.
1- classe Mancili (Angelo), 13-2-60, OULED ASKEUR.
2e classe Maier (Karl), 18-12-56, EL MEZERAA.
2c classe Marmod (Louis), 31-12-56, S BEID.
2c classe Mucke (Rolf), 1-3-59, DOUAR OUILLEM.
2c classe Menier (Marcel), 13-7-58, AINE DAMOUSS.
2e classe Minder (Valentin), 13-7-58, AINE DAMOUSS.
2c classe Martin (Jose), 24-6-59, Sr BONE.
2c classe Mallia (Filippo), 10-7-59, DOUAR BENI.
2- classe May (Rudi), 20-2-60, OULED ASKEUR.
2e classe Munkler (Albert), 20-2-60, OULED ASKEUR.
2e classe Mayor (Yves), 16-3-61, DI AMAR KHADOU.
Sergent-chef Neumann (Horst), 1-5-58, DI BOUADJENE.
Caporal Nutter (Heinrich), 15-8-58.
I le classe Nagy (Antal), 27-5-60. DOUAR OUED NIL.
2e classe Nenne (Hans), 18-12-57, EL HAMINATGUIRA.
Capitaine Planet (Jean), 14-9-60, BENI SALLAM.
1- classe Petit (André), 29-5-58, OUED HAM.
2e classe Poman (Jacques), 20-7-58, DOUAR CHEFFIA.
2e classe Porro (Giuseppe), 10-1-62.
2c classe Penack (Dietman), 2-12-60, DI CHF-LIA.
2e classe Piller (Friedrich), 19-11-55, DI MAAGUEL.
2* classe Picolino (Mariol, 26-3-61.
2e classe Peetermans (Leopold), 26-3-58, BENI SBIHI.
Cpl-chef Ratas (Jan), 13-2-60, OULED ASKEUR.
1- classe Rhode (Erich), 12-6-57, ASKEUR.
1- classe Rohmann (Heinrich), 8-4-60, Camp PEHAU.
1- classe Radlinger (Ervin), 2-12-60, DI CHELIA.
1- classe Rothe (Reinhard), 23-12-59, DOUAR IRDJANA.
2c classe Roth (Karl), 1-8-61, Dr OULED HOUAT.
2e classe Rodriguez (Segura), 30-10-57, RHIFOUF.
2e classe Reisard (Jean) 20-3-58, ARBESTAYA.
2e classe Roske (Eberhard), 29-7-58, DI EL MEHARES.
2e classe Rinot (Daniel), 8-10-58, Ct BIR EL ANANI.
2e classe Riedel (Wolfgang), 12-2-60, OULED ASKFUR,
2e Classe Robl (Heinrich), 20-2-60.
Cpl-chef Shaefer (Helmut), 19-12-56, EL MEZERAA.
Caporal Strempel (Horst), 13-2-60, OULED ASKEUR.
Caporal Sancho (Jean), 2-12-60, CHELIA.
Caporal Schindele (Ervin), 9-12-57, DI FEDJOUDJ.
1- classe Schell (Karl Henri), 24-5-58, SBA.
1- classe Schneider (Gerhard), 2-12-60, CHELIA.
1- classe Sterke (Hans), 4-11-57, MORSOTT.
2e classe Schumann (Walter), 27-3-59, BONE.
2e classe Stube (Joseo, 13-12-58, DOUAR CHEHIOUK.
2e classe Schaap (Gerardus), 2-7-58, GUELMA.
2e classe Schnich (Gerhard), 24-12-60.
2c classe Schefers (Ingolf), 29-4-56, PHILIPPEVILLE.
2e classe Stein (Franz), 1-5-58, DI BOUADJENE.
2c classe Sanchez Moya (Francisco), 26-3-58, BENI SBIHI.
2e classe Schreiber (Heinz), 26-3-58, BENI SBIHI.
2e classe Schiavon (Damiano), 29-3-57, EL KIFENE.
2e classe Strobl (Gunter), 6-2-57, HAZA.
2c classe Saluto (Rodolfo), 18-12-56, EL MEZERAA.
2e classe Scheettschenko (Rudolf), 7-8-59, AINZANAH.u
2- classe Uban (Klaus), 5-12-59, BORDI CHEFKA.u
2- classe Uban (Klaus), 5-12-59, BORDI CHEFKA.
Sergent-chef Vaneck (Wilhelm), 26-3-58, BENI SBIHI.
Sergent-chef Vancassec (Serge), 19-2-61, Mt CID AICHA.
caporal Viller (Bruno), 18-12-56, EL MEZERAA.
2- classe Varotsis (Joseph), 2-12-60, DI CHELIA.
2~ classe Varga (Antal), 13-7-58, AINE DASMOUSS.
2~ classe Vorbrich (Gerhard), 13-2-60, OULED ASKEUR.
2e classe Vazzana (Francisco), 16-3-61, Dl AMAR KHADOU.
Sergent-chef Wolf (Karl), 13-5-56, PHILIPPEVILLE.
Sergent Walle (Herbert), 18-1-56, COL DE BISSY.
Cpl-chef Weingart (Karl Heinz), 11-3-59, BONE
Caporal Weiss (Heinz), 31 -"0, PEHAU.
1- classe Wibot (Marcel), 1-3-59, DOUAR OUILLEM.
2e classe Wilkesmann (Lothar), 16-3-61, DI AMAR KHADOU.
2e classe Wengler (Wolfgang), 19-4-60, BENI SALLAH.
2e classe Weber (Otto), 2-12-60, DI CHELIA.
2e classe Wiehl (Haarro), 4-8-61.
2~ classe Walhorn (Gerhard), 19-2-61, MT CID AICHA.
2e classe Wirk (Hehnut), 30-10-57, RHIFOUF.
Sergent Zink (Fritz), 18-12-56, EL MEZERAA.
1- classe Zawatzki (Manfred), 18-10-58, BONE.
2~ classe Zaltron (François), 30-11-56, EL MEZERAA.
2e classe Zimmer (Edmund), 25-2-58, SUD DRATAM.
2e classe Zumann (Georg), 28-10-60.
2e classe Zago (Roberto), 22-8-58, Kr MOUL HADRA.
2e classe Zuccetti
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MessageSujet: la bataille des frontieres   Mar 27 Jan 2009 - 14:22

LA BATAILLE DES FRONTIÈRES




Du Général (CR) Jean DELMAS


Il est traditionnel, dans toute histoire de la guerre d'Algérie, de donner ce nom à un ensemble de combats limités dans le temps Janvier-mai 1958) pendant lesquels s'affrontent des katibas venues de Tunisie et des unités françaises de réserve générale et de secteur, chargées de les intercepter de part et d'autre d'un barrage en cours de développement.



Or la véritable bataille des frontières commence en 1956 et ne se termine qu'avec l'indépendance de l'Algérie. C'est un combat</A> de tous les jours, technico-opérationnel. Il a pour but d'asphyxier l'insurrection armée algérienne, en interdisant, par la construction de barrages le long des frontières marocaine et tunisienne, son approvisionnement en personnels et matériels. Ces barrages sont en constante évolution, fonction d'une part des parades trouvées par l'adversaire et du développement de son implantation en Tunisie et au Maroc, d'autre part des crédits accordés et des innovations technologiques intervenues pour en développer l'efficacité.



Naissance et premier développement des barrages (1956-1957).



De novembre 1954 au début de 1956, la présence de troupes françaises au Maroc et en Tunisie pen-net de contrôler les frontières algéro-marocaine et algéro-tunisienne, même si ce contrôle reste parfois lointain compte tenu de l'agitation antifrançaise qui s'est développée dans les deux pays. Mais la proclamation de l'indépendance du Maroc et de la Tunisie, en mars 1956, crée une situation nouvelle redoutée par le commandement français en Algérie.



Désormais, à mesure que les troupes françaises évacueront ces deux territoires, le FLN pourra y installer des camps d'entraînement et des bases de ravitaillement en armes pour l'Armée de Libération Nationale (ALN) de l'intérieur. On constate rapidement que son armement se développe : le fusil de guerre remplace petit à petit le fusil de chasse ; la mitrailleuse fait son apparition ; les explosifs et pétards de fortune se transforment en dynamite. Simultanément, les techniques de sabotage s'améliorent, conséquence probable de l'ouverture à Oujda (Maroc) d'une école de spécialistes de destructions. Comme tout cet armement ne peut provenir de l'accostage clandestin de quelques caboteurs ayant échappé aux garde-côtes de la Marine, il faut donc surveiller les frontières terrestres afin d'en interdire, sinon d'en limiter, les passages.



Vaste programme ! La frontière tunisienne, du cap Roux à Négrine, s'étend sur 380 km de terrains difficiles, traversant les monts de la Medjerda, les hauts plateaux, les monts de Tébessa avant de tomber brutalement sur le désert.



A l'ouest, à la frontière marocaine, 550 km séparent Port-Say d'Abadla à l'extrémité du grand erg occidental, escaladant les monts de Tlemcen, traversant 200 km de hauts plateaux désertiques, puis coupant les monts escarpés des Ksour. Comment surveiller de tels espaces, sur des terrains aussi divers et souvent difficiles d'accès, tout en y consacrant le minimum d'effectifs afin de ne pas sacrifier les missions de l'intérieur : quadrillage du terrain et pacification ?



Pour surveiller la frontière, il n'avait pas été question à l'origine d'un barrage continu courant le long des deux frontières. Opération jugée très coûteuse en effectifs. Il fallait définir des zones prioritaires de surveillance</A>, là où les passages clandestins paraissaient les plus fréquents, débouchant sur des parcours reconnus menant aux différentes wilayas. Et simultanément, on chercha à résoudre certaines difficultés provoquées par la multiplication de sabotages sur les voies de communication, particulièrement les voies ferrées. A l'est comme à l'ouest, deux voies nord-sud se rapprochent parfois dangereusement de la fontière : Bône (Annaba) - Tébessa et Oran - Méchéria - Afn Séfra - Colomb-Béchar. Le trafic y était souvent interrompu, malgré les ouvertures de voies. Il pouvait être économique de concilier barrage et protection des voies ferrées.



C'est à la frontière marocaine que le commandement local prend, en 1956, l'initiative d'établir sur le tracé de la frontière, un réseau de barbelés de quatre mètres de large. Mais cette implantation initiale sur la frontière même n'était pas bonne : on ne pouvait couvrir l'obstacle par le feu sans tirer en territoire marocain, d'où de multiples incidents.



On décide donc de reporter de quelques kilomètres à I'ùitérieur le tracé du réseau en le renforcent et en le doublant de postes de surveillance. Mais, fort des expériences de l'Indochine où les mines posées avaient été très souvent relevées et réutilisées par le Viêt-minh, le commandant en chef en Algérie en interdit d'abord l'emploi. Il souhaite surtout que le Génie ne réalise pas une " ligne Maginot " à chaque frontière, opinion partagée par le général Noiret, commandant du Corps d'Armée de Constantine qui, opposé à tout dispositif statique, s'en remettait à la manoeuvre pour empêcher l'ALN extérieure de pénétrer à l'intérieur. Toutefois, à l'automne de 1956, la multiplication des attentats et des sabotages à la frontière marocaine oblige le Commandement àrechercher des solutions permettant de renforcer le barrage barbelé Ouest(1).





Le Commandement du Génie en Algérie propose deux solutions, l'une relativement simple : utiliser des mines mais en les rendant non relevables par un ancrage au sol par béton; l'autre, plus complexe dans sa réalisation l'électrification du réseau.



L'ancrage des mines est adopté, mais le camouflage en est difficile dans un sol très dur. Aussi les fellaghas apprennent-ils vite à traverser l'obstacle miné.



L'expérimentation d'un tronçon de barrage électrifié est lancée dans la région de Mamia, sur quelques kilomètres sous la direction du colonel Durr, de la Direction et du Commandement du Génie de la Xe Région militaire (Alger). Ancien électromécanicien de la ligne Maginot, il est pendant deux ans l'inspirateur puis le superviseur du développement de l'électrification des réseaux.



Ainsi, au début de 1957, à l'ouest, un réseau miné s'étend le long d'une partie de la frontière et une haie</A> électrifiée est tendue sur 10 km près de Mamia.



A l'est, la défense reposait toujours sur la seule intervention des unités. Mais l'évolution de la situation dans la nouvelle République de Tunisie inquiète le général Salan, commandant en chef en Algérie. La perspective de l'évacuation de la Tunisie par la 11e DI et le développement de l'activité de l'ALN en Tunisie le décident à imposer au commandant du CA de Constantine la construction d'un barrage face à la frontière tunisienne, mais protégeant aussi l'axe ferré-routier Bône-Tébessa en première urgence, la route Tébessa-Négrine en seconde. Le ministre de la Défense nationale et des Forces armées, André Morice, par sa directive du 26 juin, accorde la priorité à ce barrage, y affectant crédits et unités, en particulier du Génie, transférées de métropole, du Maroc et de Tunisie. Le bar-rage électrifié jusqu'à Tébessa devait être impérativement terminé en octobre : c'est ce secteur qui a pris le nom de ligne Morice. Puis le 14 octobre, la décision est prise de le prolonger jusqu'à Négrine, d'abord par un réseau non électrifié mais couplé avec une surveillance par radars-canons qu'autorisait un terrain Plus Plat et dégagé.



L'urgence de ce barrage continu était née d'une constatation : la surveillance effectuée par les troupes du Constantinois n'a pu empêcher le redoublement du trafic clandestin, soit dans le sens Algérie-Tunisie (recrues des wilayas rejoignant les camps d'instruction en Tunisie), soit dans le sens inverse (recrues instruites, encadrées, armées). Au milieu de 1957, On évalue une moyenne mensuelle de 2 000 passages et de 1 000 armes entrées.



Mais ce barrage primitif n'est pas considéré comme un obstacle infranchissable, mais comme une sonnette signalant immédiatement un franchisenent, le localisant et permettant ainsi aux troupes de secteur d'intervenir à coup sûr pour intercepter. Ce premier barrage construit à l'est en quelques mois sur 200 km, tout élémentaire qu'il fut par rapport à ce qu'il devint, se compose de plusieurs éléments



- un dispositif technique d'alerte et de localisation : la haie électrifiée et les postes de contrôle qui reçoivent l'alerte, localisent la coupure, tout en fournissant l'énergie électrique soit par groupe électrogène, soit en transformant en courant haute tension le courant fourni par le réseau de distribution ;





- un dispositif de protection : une haie protégeant la haie électrifiée contre les animaux, une nappe de barbelés gênant l'approche des saboteurs ;



- un dispositif de surveillance : une piste technique près de la haie électrifiée pour permettre son entretien et les réparations par les unités d'électromécaniciens, une piste tactique, derrière le barrage, pour permettre la surveillance permanente par les unités blindées (ce qui sera appelé la " herse ") ou l'intervention sur coupure.
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MessageSujet: la batailles des frontieres (janvier-mai (58)   Mar 27 Jan 2009 - 14:25

LA BATAILLE DES FRONTIÈRES


La bataille des frontières (janvier-mai 1958).



Cette construction du barrage contraint le FLN à accélèrer les passages à la fin de 1957 et au début de 1958, soit en saturant la haie électrifiée par la multiplication des sabotages, donc des alertes, ce qui provoque la dispersion des interventions, soit en passant par-dessous la haie (tunnels), soit en orientant les passages de plus en plus vers le sud.



A cette volonté, répond la décision du général Salan, au début de 1958, de détruire toutes les bandes venues ou à venir de Tunisie, avant ou après le barrage. 11 affecte au général Vanuxem, alors commandant de la zone estconstantinoise (ZEC) et responsable de la frontière et du barrage, toutes les réserves générales dont il dispose, c'est-à-dire cinq régiments parachutistes : le ler REP (col. Jeanpierre), ge RCP (col. Buchoud), 14e RCP (lieut.-col. Ollion), 8e RPC (lieut.-col. Fourcade), 3e RPC (col. Bigeard puis Trinquier). Ces cinq régiments doivent agir en chasse libre sur les grands axes d'infiltration (Medjerda nord et sud, Meskiana ... ). Ils se superposent au dispositif de la ZEC, soit quatre régiments en avant du barra e chargés de sa couverture dans le no man's land entre frontière et barrage, six régiments de l'ABC chargés de la " herse " et six régiments des secteurs occupant le terrain. Trois détachements d'hélicoptères sont disponibles à Guelma, Tébessa et Bir el Ater, et l'appui aérien (T6, Corsairs. voire B26) assuré à partir des bases de Bône et de Tébessa.



La bataille des frontières commence dès l'arrivée du ler REP dans la région de Guelma en janvier. La mort au combat de son chef de corps, Jeanpierre, le 28 mai, peut en marquer la fin.



De cette bataille, somme de multiples engagements, on peut retenir les principales caractéristiques.



1) Effort prononcé de l'ALN par les couloirs de pénétration à partir

du Bec de Canard (Ghardimaou) de part et d'autre de la Medjerda, vers Guelma et Souk Alitas. Les ler REP et ge RCP y jouent un rôle décisif avec le 4c Hussards et son peloton cynophile qui piste les passages détectés. Jeanpierre et Buchoud de leur hélicoptère dirigent les manoeuvres d'interception. Le 16 février, aidés par le 18e Dragons, ils rattrapent deux katibas qui avaient réussi le franchissement, récupèrent 13 mitrailleuses, 5 FM, 160 armes individuelles, éliminent 200 rebelles tués ou prisonniers. Même opération, même résultat les 25-26 février. Le 4 mars, malgré la tempête de neige, des recrues sont interceptées et la katiba locale détruite par le REP.



L'ALN tente alors le 18 mars un passage plus au nord, vers Mondovi. La haie électrifiée puis les chiens permettent de localiser avec précision l'adversaire ; onze compagnies sont héliportées autour de la zone repérée, puis le bouclage effectué : 133 rebelles sont mis hors de combat . Dans la région de Souk Ahras, la katiba locale, à moitié détruite cherche Son salut en franchissant le barrage d'ouest en est pour se réfugier en Tunisie. Le 60e, RI l'intercepte.



2) Effort de l'ALN pour contourner par le sud le barrage électrifié entre Tébessa et Négrine où s'exerce seulement une surveillance par radars couplés à des batteries d'artillerie. Vers Elma el Abiod, un très gros passage, évalué à 600 rebelles, est effectué sans qu'il y ait eu interception. Le 3e RCP, alors en réserve, est envoyé au sud. Le 28 février, il accroche des rebelles dans les Nementcha. La poursuite est engagée avec l'aide des 8e RPC et 14e RCP. Plus de 100 rebelles sont interceptés. Le 2 avril, les radars signalent un passage vers le djebel Onk. Le 3e RCP et le 4e REI il interceptent.



3) Au centre, entre Montesquieu et Morsott, la pression parait moindre, la " herse " est très vigilante, ce qui permet au 14e RCP et au 16e Dragons d'opérer activement dans la région d'Ain Be7ida, éliminant 250 rebelles et capturant 14 mitrailleuses et 22 FM.



Au début du mois d'avril, toute l'implantation rebelle à l'ouest du barrage parait totalement désorganisée et privée de secours extérieur. Devant les difficultés, certaines katibas ont reflué vers l'est et le moral des recrues vacille dans les bases de Tunisie. Le commandement de l'ALN décide alors de tenter le passage à grande échelle. Le 29 avril, un bataillon de plus d'un millier d'hommes, soutenu par deux katibas destinées au Nord-Constantinois, franchit le barrage au sud de Souk Ahras, tandis que sept katibas passent la frontière et tentent d'échapper à la surveillance du 3e REI. Le barrage est saturé, les renseignements imprécis jusqu'au moment où l'on retrouve des traces de tunnels sous la haie, à la lisière de Souk Ahras, au fond de la vallée de la Medjerda. Le 9, RCP démonte une Opération pour se consacrer à la recherche de ce que l'on estime, d'après les traces, à plusieurs centaines d'hommes. Le 14e RCP, toutes les unités du secteur, des renforts venus des secteurs voisins convergent vers la zone suspecte. Disposant de douze hélicoptères, Buchoud héliports ses compagnies sur tous les points hauts de la zone de fouille. Mais, alors que les rebelles se dissimulent habituellement dans les fonds, cette fois ils ont pris position sur les hauts. Aussi quand les hélicoptères Sikorski (les " bananes ") déposent les paras, ceux-ci sont-ils immédiatement pris à partie. Sur le djebel El Mouadjène, une compagnie du 9e RCP est encerclée ; on se bat au corps à corps. Quand trois autres compagnies parviennent à la rejoindre, elle a perdu 21 tués et 28 blessés, soit les deux tiers de son effectif. Mais, pendant ce combat, le bouclage s'est effectué jusqu'à la nuit. A l'aube, on resserre peu à peu la nasse en repoussant l'adversaire sur le barrage. L'ALN perd dans ce combat un peu désespéré 270 hommes, 10 mitrailleuses, 4 armes antichars, 260 armes individuelles.



Le lendemain pourtant, une autre katiba tente le passage au même endroit. Elle est interceptée par le 2e REP, arrivé en renfort. Des reliquats des bandes sont retrouvés les 2 et 3 mai dans les mines de Nador.



En mai, alors que s'effondre la IVe République et que les Comités de salut public se multiplient en Algérie, unités de réserve générale et de secteur mettent encore hors de combat plusieurs centaines de rebelles, tandis que le colonel Jeanpierre disparaît le 28 mai quand son hélicoptère tombe au milieu d'une bande rebelle.



En quatre mois, l'ALN a subi des pertes irréparables : près de 4 000 morts, 590 prisonniers, 350 armes collectives, 2 000 armes individuelles saisies. Mais les pertes françaises ne sont pas minimes : 273 tués et 800 blessés, car l'adversaire s'est battu avec acharnement ; en témoigne le faible nombre des prisonniers par rapport à celui des tués. Certes, les généraux Salan et Vanuxem ont mis les moyens pour obtenir ce résultat, mais le barrage a prouvé son efficacité, en permettant de localiser rapidement les franchissements.
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MessageSujet: la batailles des frontieres (1958-1961)   Mar 27 Jan 2009 - 14:27

FRONTIÈRES


Le deuxième développement des barrages (1958-1961).



Après cette expérience, l'électrification du barrage marocain est décidée depuis Port-Say à El Aricha, puis à travers les monts des Ksour, la surveillance de la zone des hauts plateaux étant d'abord confiée au couple radar-canon couvrant le réseau miné (2). L'électrification des derniers secteurs sera effectuée ultérieurement et finalement le barrage Ouest sera électrifié en continu de la mer jusqu'au-delà de Beni Ounif.



A l'est, l'électrification du barrage est prolongée jusqu'à 20 km au sud de Négrine. De plus, il faut bien constater que la ligne Morice laisse ouverte aux infiltrations la plaine côtière de La Calle à Morris et les zones minières d,ouenza et du Kouif, dont l'exploitation est menacée. On peut redouter également que le FLN ne veuille implanter un gouvernement dans le vaste no man's land entre frontière et barrage. Aussi en octobre 1958, la décision est-elle prise de construire un deuxième barrage à proximité de la frontière tunisienne ; il est appelé " barrage avant ", ou ligne Challe, du nom du commandant en chef des forces françaises en Algérie. Ce nouveau barrage comprend deux secteurs se reliant au barrage arrière devant Souk Ahras : le barrage des centres miniers, protégeant les gisements d'Ouenza, du Kouif et de Khanguet, construit d'octobre 1958 à mars 1959, le barrage avant Nord édifié le long de la route menant du cap Roux à Souk Ahras, de mai 1959 à octobre 1959.



Pendant la poursuite des travaux, les tentatives de franchissement n'ont pas été toutes interceptées, notamment à l'ouest, dans les Ksour. Donc l'ALN intérieure a pu encore être ravitaillée, mais plus chichement. Cette situation facilitera la réussite des grandes opérations (type Jumelles ou Pierres précieuses) lancées d'ouest en est par le général Challe en 1959, contre les zones refuges des wilayas. Elles provoqueront la quasi-disparition de l'ALN intérieure, désormais coupée de ses bases marocaines et tunisiennes.



En 1959, les barrages ont trouvé leur implantation définitive. De 1960 à 1962, leur histoire se confond avec leur amélioration permanente en fonction des menaces que peut faire peser une ALN extérieure bloquée aux frontières, évaluée à cette époque à environ 10000 hommes bien an-nés, se limitant à harceler les implantations des barrages les plus proches des frontières, avec un armement de plus en PIUS performant, tel que mortiers de 81 puis de 120, lance-roquettes antichars (LRAC), canons sans recul et Pièces d'artillerie (1). L'apparition des LRAC oblige à protéger la haie électrifiée et la piste tactique d'un grillage antibazooka, dans certains secteurs, afin d'assurer la protection des véhicules de la " herse ". Tous les postes de surveillance et électriques doivent être mis à l'épreuve des mortiers de 81 Puis de 120 ; au besoin ils sont reculés à l'intérieur d'un ensemble défen,if, qui, par rapport au dispositif initial très linéaire, a pris de la profondeur, la " nasse " qui comprend différents réseaux de pré-alerte, de freinage, d'arrêt, reliés par un circuit de pistes d'intervention.



Mines antipersonnel indétectables, mines bondissantes explosives et éclairantes se conjuguent avec les haies électrifiées puis les télécommandes de mines à allumage électrique. Le Génie crée un centre d'expérimentation du barrages " EXBAR " où sont étudiés des dispositifs pour améliorer le fonctionnement des barrages, comme l'électrification des portes permettant de traverser le barrage. On expérimente des dispositifs de détection sismique, les sismophones, qui, enterrés par grappes dans des zones de passage peuvent transmettre par circuit électrique tout bruit de piétinement et être couplés avec des mines télécommandées. Mais l'extrême sensibilité de ces appareils en rend l'utilisation très difficile et l'expérience ne sera pas concluante.



Pour les radars, on a d'abord paré au plus pressé en convertissant en radars de surveillance du sol des radars de guet antiaérien ou des radars antimortiers (AN/MPQIO) 1 1. Puis on accélère la recette de nouveaux matériels type " surveillance du sol " (SDS) et on expérimente le radar Rasura (de surveillance rapprochée) confié à des unités d'infanterie qui commencent à être dotées en 1961-1962 d'un équipement de tir infrarouge.



Le harcèlement des postes frontaliers par les mortiers de l'ALN oblige à redéployer les AN/MPQIO dans leur emploi initial afin de localiser le mortier rebelle et permettre à l'artillerie ou aux mortiers, selon la distance, de le neutraliser. Le tir antimortier pourra s'exécuter au-delà de la frontière, si le mortier repéré n'est pas installé près d'une habitation. Il semble que les gouvernements voisins tolèrent tacitement une telle réaction, si elle ne renouvelle pas l'erreur de Sakiet Sidi Youssef où, pour riposter à un harcèlement du poste frontalier, l'aviation française avait bombardé le village un jour de marché. On sait les conséquences de ce grave incident : crise internationale, chute du gouvernement F. Gaillard, 13 mai et fin de la IVe République.



Il est à remarquer que cette évolution technique, cette densité en profondeur des organisations défensives sont plus marquées à l'est face à la Tunisie qu'à l'Ouest. Après le putsch des généraux du 21 avril 1961, le nouveau commandant en chef en Algérie, le général Ailleret, vient inspecter le barrage Ouest. Il avait précédemment commandé la zone EstConstantinoise. Fort de cette expérience, il s'étonne avec vigueur devant le commandant du Corps d'Armée d'Oran, du retard pris à l'ouest dans l'organisation défensive en profondeur pour faire face au développement de la puissance de l'armement de l'ALN. Il exige un renforcement des protections des casernements et des postes du barrage, si ce n'est leur retrait sur des lignes de bouclage plus éloignées de la frontière.



Ce retard de l'adaptation du barrage Ouest à la menace extérieure étaitil dû à une mauvaise appréciation de l'adversaire ? Ou n'était-il pas dû au fait que l'ALN du Maroc, mieux tenue en laisse par le gouvernement marocain, manifestait une moindre activité que son homologue de Tunisie plus nombreuse et mieux armée ?



Il est sûr que le commandement francais s'inquiétait surtout de la situation sur la frontière tunisienne.



Le barrage avant avait laissé, au sud du Bec de Canard, de part et d'autre de la Medjerda, un petit no man's land qui était à portée de tir et de raids des nombreuses unités de l'ALN déployées entre Ghardimaou et Sakiet Sidi Youssef. Les postes d'Aïn Zana et de M'Raou qui contrôlaient cette zone avaient déjà été l'objet d'attaques violentes qui étaient venues jusqu'à leurs portes. Aussi le commandement de la ZEC décida-t-il la création d'un poste dûment fortifié, avec blockhaus capable de résister aux attaques de plein fouet d'un assaillant.



Ce fut le poste de la cote 882, la dernière réalisation des barrages. Mais on entrait désormais dans le domaine de la fortification.



Uautre menace qui pesait à l'est était une tentative de passage en force à travers le barrage par une ALN de Tunisie que le 2e bureau de l'EMI évaluait au début de 1962 à près de 20000 hommes, chiffre probablement surestimé si l'on en croit les historiens algériens.



Quelques harcèlements généralisés en 1961, et surtout en mars 1962, pouvaient donner du poids à cette inquiétude. Le général Multrier, dans l'article qu'il consacre à la ZEC, estime que cette inquiétude fut plus vive à Alger qu'à Bône. Effectivement - dans un article récent du Figaro (5)- le général Valentin qui était alors chef d'état-major de l'EMI à la Réghaia, près d'Alger, évoque ces journées du 5-6 mars 1962 pour nuancer l'idée d'une victoire militaire totale, l'ALN faisant peser une menace très sérieuse sur le barrage Est.



Maintenant que l'on connaît mieux, par les historiens algériens, l'état de dégradation des rapports entre le GPRA et l'état-major général du colonel Boumediene, on peut douter que ce dernier ait été décidé à tenter une telle entreprise, alors que se dessinait le cessez-le-feu, au risque de casser l'instrument de prise de pouvoir qu'il avait préservé en Tunisie. Le grand harcèlement généralisé était probablement moins une opération destinée à " casser du Français " qu'une opération de propagande interne au FLN pour prouver l'activité de l'ALN.



La défense des frontières, par les barrages, est une des clés du succès militaire en Algérie. Il est incontestable qu'elle pennit l'asphyxie de la rébellion armée à l'intérieur. En témoignent les protestations des chefs de wilaya contre l'inertie de l'état-major général de Ghardimaou incapable de les approvisionner en armes et munitions, parce qu'il ne veut - ou ne peut forcer les barrages (6).



Cette réussite est le résultat d'un effort sans cesse renouvelé pour s'adapter à la menace supposée de l'ALN extérieure. Celle-ci se matérialisa par la présence de nombreux bataillons, notamment le long de la frontière tunisienne, dotés d'un armement léger puis lourd de plus en plus menaçant Pour l'infrastructure des secteurs de barrages les plus proches de la frontière. La tentation a été grande, du côté français, d'opérer des raids en territoire tunisien pour détruire quelques bases de l'ALN qui harcelaient systématiquement de leurs feux le dispositif des barrages. Une sorte d'application du droit de suite... Mais ces raids sont toujours restés à l'état de projet dans les cartons des états-majors, le feu vert n'ayant jamais été donné, afin d'éviter toutes complications internationale
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MessageSujet: la <bataille des frontiere épilogue   Mar 27 Jan 2009 - 14:29

Le succès a donc été remporté par une action purement défensive, qui a été coûteuse moins en terme de budget (7) qu'en terme d'effectifs. C'est un effort permanent qui a permis de faire face aux différents aspects de la bataille des frontières : les marins partagent la garde des frontières avec l'armée de Terre, tandis que les aviateurs assurent la surveillance aérienne.



Et dans l'armée de Terre, toutes les armes sont concernées : fantassins, cavaliers de la " herse ", artilleurs et radaristes, sapeurs constructeurs, sapeurs mineurs, électromécaniciens sapeurs et marins, transmetteurs, tringlots, Service de santé, équipes du Matériel.



Le coût en effectifs est plus lourd que celui prévu à l'origine. Pour ne prendre qu'un exemple : sur les 300 km du barrage avant à J'est, on dénombre 20 compagnies d'infanterie, 16 escadrons d'arme blindée, Il sections d'artillerie, 2 sections de transmissions, 7 compagnies du Génie et 2 compagnies d'électromécaniciens, sans compter les forces d'intervention qui peuvent être appelées en cas de franchissement. Autres et derniers chiffres significatifs : compte tenu des doublements et parfois triplements de l'obstacle électrifié, il y a, en 1961, environ 3 000 km de haie électrifiée sous tension, alimentés par 104 centrales. Il fallait des hommes pour les surveiller, les entretenir, les réparer. A travers les témoignages recueillis dans ce numéro, on constate que ce ne fut pas toujours une mission exaltante, car répétitive, menée souvent dans l'isolement ; ce fut parfois une veille du désert des Tartares... Ce fut aussi, parfois, des combats violents et meurtriers.



Mais, il faut bien le constater, si à la veille de l'indépendance de l'Algérie, il est nécessaire de donner l'ordre d'ouvrir les portes des barrages, c'est bien parce que les ALN de Tunisie et du Maroc sont encore l'arme au pied à l'extérieur des barrages.



Intactes et " victorieuses ", elles entreront en Algérie, y feront la loi au détriment d'une résistance intérieure laminée et amèneront progressivement au pouvoir leur chef, le colonel Boumediene.



C'est l'ultime conséquence des barrages-frontières, et non le moindre, pour l'avenir de l'Algérie indépendante.



RÉSUMÉ



Cette étude est consacrée à l'évolution technico-opérationnelle des barrages dressés aux frontières de l'Algérie depuis 1956-1957 jusqu'à l'Indépendance. Ils ont pour but d'interdire le franchissement des frontières algéro-marocaine et algéro-tunisienne aux convois d'hommes et de matériels destinés à la rébellion algérienne. Constitués de barbelés, progressivement minés et électrifiés, renforcés de radars dans les zones désertiques, ils sont d'abord des " sonnettes " chargées de signaler les passages et de guider les forces d'intervention. Ils se développent en profondeur, parfois doublés (lignes Morice et Challe face à la Tunisie) et complétés de zones de bouclage pour intercepter les groupes qui auraient réussi à franchir les obstacles. Leur surveillance et leur entretien exigent de nombreuses unités d'infanterie, de blindés, d'artillerie (radars-canons), de génie (électromécaniciens) et de transmissions. L'efficacité du système n'est pas niable : la rébellion intérieure est asphyxiée, ne pouvant plus être ravitaillée de l'extérieur en armes et en recrues instruites ; au-delà des frontières, et surtout en Tunisie, l'Armée de Libération Nationale (ALN) ne tente plus les passages en force, se contentant de harceler les barrages. Aussi peut-elle, en juillet 1962, rentrer en Algérie, intacte et " triomphante ", instrument de pouvoir entre les mains de son chef, le colonel Boumediene.
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Claude Millet
Fondateur



MessageSujet: Re: LE 1REP   Lun 2 Fév 2009 - 19:01

il faut du souffle pour tout lire....

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RASURA_________SER
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« Il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises. »Colonel Bastien THIRY procès Petit Clamart


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LE 1REP

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