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 DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE

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HAUTRIVE ALAIN
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MessageSujet: Hélie de Saint Marc   Mer 30 Nov 2011 - 17:16


Et qu'a donc fait un certain Charles de Gaulle le 18 Juin 1940 ? si ce n'est un acte de rébellion ! qui nous a conduit à la délivrance du joug allemand.
Ce qu'a fait Hélie de Saint Marc, c'était de défendre ce qu'était "encore des départements français".

J'attends avec impatience les photos que doit poster notre ami Claude - merci d'avance.
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junker
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Mer 30 Nov 2011 - 21:38

que ses articles font chaud au coeur avec un petit pincement malgrès tout, l'éloge a Denoix de St Marc, et très forte, et merci a Lima5 opérateur !!!
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Claude Millet
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Jeu 1 Déc 2011 - 0:59

J'ai tout fait sauter mon post de photos....
Je vais me coucher et les reposterai demain.
En attendant, je vous post ce que viens encore de recevoir de Brigitte, merci Jean-Claude!

En complément , pour ceux qui auraient oublié


Pour protéger ses hommes et ses officiers le commandant Hélie de Saint Marc décide de se constituer prisonnier et il est transféré à la prison de la Santé. Il passe devant le Haut Tribunal Militaire en juin 1961. Sa conduite est exemplaire et sa déclaration au tribunal reste un grand moment :

Déclaration d’Hélie Denoix de Saint Marc devant le haut tribunal militaire, le 5 juin 1961.


« Ce que j’ai à dire sera simple et sera court. Depuis mon âge d’homme, Monsieur le président, j’ai
vécu pas mal d’épreuves : la Résistance, la Gestapo, Buchenwald, trois séjours en Indochine, la guerre d’Algérie, Suez, et puis encore la guerre d’Algérie…

« En Algérie, après bien des équivoques, après bien des tâtonnements, nous avions reçu une mission claire :
vaincre l’adversaire, maintenir l’intégrité du patrimoine national, y promouvoir la justice raciale, l’égalité politique.

« On nous a fait faire tous les métiers, oui, tous les métiers, parce que personne ne pouvait ou ne voulait les faire. Nous avons mis dans l’accomplissement de notre mission, souvent ingrate, parfois amère, toute notre foi, toute notre jeunesse, tout notre enthousiasme. Nous y avons laissé le meilleur de nous-mêmes. Nous y avons gagné l’indifférence, l’incompréhension de beaucoup, les injures de certains. Des milliers de nos camarades sont morts en accomplissant cette
mission. Des dizaines de milliers de musulmans se sont joints à nous comme camarades de combat, partageant nos peines, nos souffrances, nos espoirs, nos craintes. Nombreux sont
ceux qui sont tombés à nos côtés. Le lien sacré du sang versé nous lie à eux pour toujours.
« Et puis un jour, on nous a expliqué que cette mission était changée. Je ne parlerai pas de cette évolution incompréhensible pour nous. Tout le monde la connaît. Et un soir, pas tellement
lointain, on nous a dit qu’il fallait apprendre à envisager l’abandon possible de l’Algérie, de cette terre si passionnément aimée, et cela d’un coeur léger.
Alors nous avons pleuré.
L’angoisse a fait place en nos coeurs au désespoir.


« Nous nous souvenions de quinze années de sacrifices inutiles, de quinze années d’abus de confiance et de reniement.
Nous nous souvenions de l’évacuation de la Haute-Région, des villageois accrochés à nos camions, qui, à bout de forces, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Nous nous
souvenions de Diên Biên Phû, de l’entrée du Vietminh à Hanoï. Nous nous souvenions de la stupeur et du mépris de nos camarades de combat vietnamiens en apprenant notre départ du Tonkin. Nous nous souvenions des villages abandonnés par nous et dont les habitants avaient été massacrés. Nous nous souvenions des milliers de Tonkinois se jetant à la mer pour rejoindre les bateaux français.

« Nous pensions à toutes ces promesses solennelles faites sur cette terre d’Afrique. Nous pensions à tous ces hommes, à toutes ces femmes, à tous ces jeunes qui avaient choisi la France à cause de nous et qui, à cause de nous, risquaient chaque jour, à chaque instant, une mort affreuse. Nous
pensions à ces inscriptions qui recouvrent les murs de tous ces villages et mechtas d’Algérie :
« “ L’Armée nous protégera, l’armée restera “. Nous pensions à notre honneur perdu.

« Alors le général Challe est arrivé, ce grand chef que nous aimions et que nous admirions et qui, comme le maréchal de Lattre en Indochine, avait su nous donner l’espoir et la victoire.

« Le général Challe m’a vu. Il m’a rappelé la situation militaire. Il m’a dit qu’il fallait terminer une victoire presque entièrement acquise et qu’il était venu pour cela. Il m’a dit que nous devions rester fidèles aux combattants, aux populations européennes et musulmanes qui s’étaient engagées à nos côtés.
Que nous devions sauver notre honneur.


« Alors j’ai suivi le général Challe. Et aujourd’hui, je suis devant vous pour répondre de mes actes et de ceux des officiers du 1er REP, car ils ont agi sur mes ordres.

« Monsieur le président, on peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer.

Oh ! je sais, Monsieur le président, il y a l’obéissance, il y a la discipline. Ce drame de la discipline militaire a été douloureusement vécu par la génération d’officiers qui nous a précédés, par nos aînés.
Nous-mêmes l’avons connu, à notre petit échelon, jadis,comme élèves officiers ou comme jeunes garçons préparant Saint-Cyr. Croyez bien que ce drame de la discipline a pesé de nouveau lourdement et douloureusement sur nos épaules, devant le destin de l’Algérie, terre ardente et courageuse, à laquelle nous sommes attachés aussi passionnément que nos provinces natales.

« Monsieur le président, j’ai sacrifié vingt années de ma vie à la France. Depuis quinze ans, je suis officier de Légion.
Depuis quinze ans, je me bats. Depuis quinze ans j’ai vu mourir pour la France des légionnaires, étrangers peut-être par le sang reçu, mais français par le sang versé.

« C’est en pensant à mes camarades, à mes sous-officiers, à mes légionnaires tombés au champ d’honneur, que le 21 avril, à treize heure trente, devant le général Challe, j’ai fait mon libre choix.

« Terminé, Monsieur le président. »



NE PAS SE PARJURER, ce fut la question de milliers de militaires qui durent rendre des comptes devant les juridictions d'exception dont de Gaulle disposait avec l'article XVI ......!


_________________
1er RCP - 257.174
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Jeu 1 Déc 2011 - 7:51

+1
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Charly71
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Jeu 1 Déc 2011 - 8:36

Comment et au nom de quoi peut-on salir ce grand parmi les grands qu'est Hélie Denoix de Saint Marc?
Je gerbe quand je pense à toute cette vermine qui lui crache dessus....

Honte à eux !!!!
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HAUTRIVE ALAIN
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MessageSujet: Hélie de Saint Marc   Jeu 1 Déc 2011 - 9:00

Merci Claude de rappeler cette déclaration du 5 Juin 1961 au haut tribunal militaire, tirée du livre de Laurent Beccaria "Hélie de Saint Marc" (Édition Perrin) pages 249-250-251.

Claude, j'espère que tu as récupéré tes photos et que nous allons bientôt en profiter sur ce forum.

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HAUTRIVE ALAIN
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MessageSujet: Pétition de soutien au Général Bigeard   Jeu 1 Déc 2011 - 9:07


J'ai cliqué sur le lien (http://ouiabigeardauxinvalides.net) indiqué par Lima5operateur, mais je n'ai pas vu où on peut ajouter sa signature. Peut-on me dire comment procéder ? Merci
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MessageSujet: sm   Jeu 1 Déc 2011 - 9:10

Le clic est suffisant.
Je vais ajouter un petit texte explicatif.

EDIT : fait.


Dernière édition par Lima5operateur le Jeu 1 Déc 2011 - 19:01, édité 1 fois
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Pérignon
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Jeu 1 Déc 2011 - 18:39

Citation:
La lettre de M. de Rastignac.

Histoire de France

La politique, mon cousin, n’est pas seulement affaire de basses intrigues, d’intérêt cupide et de sotte vanité. Elle est aussi faite de rares instants où, par la puissance du symbole, elle se confond avec l’Histoire. J’arrive à peine de l’hôtel des Invalides où, ce lundi matin, le chef de l’État décorait Éloi Durieu de Saint André.
Il l’élevait à la plus haute dignité que Napoléon ait imaginée en créant la Légion d’honneur : celle de grand-croix. La cérémonie avait lieu dans la cour royale dessinée par Libéral Bruant pour Louis XIV. La garde républicaine, les cadets de la marine, les légionnaires coloraient, de leurs plumets, de leurs pompons et de leurs képis, les arcades grises. Les tambours et les cuivres de nos armées, la Marseillaise de Rouget de Lisle résonnaient d’une solennité toute particulière. C’est qu’il y avait là un soldat qui fut un héros, un proscrit devenu philosophe, un vieil homme qui dans chacun de ses membres meurtris par l’âge et par la vie portait un morceau d’histoire de France.
Quand le chef de l’État s’est penché pour lui remettre la plaque en vermeil et le grand cordon rouge portant la croix, c’était devant un demi-siècle de guerre que Martial Kropoly s’inclinait. Il décorait un combattant qui, à 17 ans, s’était battu sans armes, avait été captif de la maison des morts en Allemagne, soldat aux confins de la Chine, puis dans les montagnes du sultanat d’Alger et qui, à la suite du retournement du général de Montcornet, avait pris part, il y a cin­quante ans, au coup d’État des centurions.
Il baissait la tête devant un ancien prisonnier d’État, un banni que personne, il y a trente ans, n’aurait pris la peine de saluer. Il rendait hommage aussi à un écrivain d’une rare profondeur dont les maximes habitent plusieurs générations de Français. Ce n’est là qu’un symbole ! me direz-vous, une simple écharpe et une médaille ! Certes, mais à la différence des promesses les symboles sont des actes ! Dans ces minutes gravées dans la pierre, notre histoire se perpétue : c’est la force mystérieuse des rites.

Dans la foule silencieuse qui assistait à cette incroyable consécration, un homme vêtu de noir savourait cette minute comme personne. Cet instant, Patrocle de Bièvres l’avait voulu. Il avait pris au mot le désir de Martial Kropoly de réconcilier les Français. C’est l’ingénieux gazetier Michel d’Osterlinck qui, lors d’une amicale conversation, lui avait soumis cette idée. M. de Bièvres l’avait immédiatement faite sienne. Il songeait, ce matin, aux luttes qu’il avait fallu mener avec ceux qui tentèrent, de lenteurs en sourires, d’empêcher la chose. Il se remémorait ce précieux article du Gaulois illustré qui annonçait que le chef de l’État avait pris sa décision alors que celui-ci hésitait encore. L’amertume d’Henrique Gambarra de voir le clairon de la patrie embouché par un autre. La colère des dignitaires menaçant de démissionner de l’ordre si Éloi de Saint André recevait cette décoration. Le chef de l’État avait tenu bon et les démissionnaires par miracle avaient gardé leur cordon. Sachez cependant que le grand chancelier de la Légion d’honneur n’en est toujours pas revenu. Il vient, me dit-on, de demander une audience à Patrocle de Bièvres pour tirer au clair les dessous d’une affaire qui lui paraît d’autant plus mystérieuse qu’il n’y a pas été associé…
A la fin de la cérémonie, alors que tout le monde se dispersait dans la cour royale, nous vîmes Jeanne Badger, notre charmante ministre de la Jeunesse, s’approcher timidement du vieil homme. Fille d’un mahométan fidèle à nos armes, elle tenait à lui dire toute sa reconnaissance. Nous fûmes alors quelques-uns à assister à cette scène extraordinaire : une jeune femme ministre en train de baiser la main d’un insoumis pour le remercier de sa rébellion !
– Merci de ne pas avoir abandonné vos soldats… et mon père, lui murmura-t-elle.
C’est dans les somptueux salons du gouverneur militaire de Paris que s’est achevée la matinée. Le général de Dey, maître des lieux, prononça un admirable discours. Tous en étaient encore bouleversés quand un vieil officier se mit à entonner un célèbre chant de nos armées des Indes orientales.
En un instant la foule le reprit. À la tribune Anselme Godet, notre excellent ministre de la Guerre, donnait de la voix comme un jeune lieutenant. Il ne perdait pas un mot de ce chant fétiche d’un régiment dissous. Jeanne Badger, discrètement, essuyait une larme. À leurs côtés, Éloi Durieu de Saint André coiffé d’un béret vert ne dissimulait pas son émotion. Le captif d’hier n’avait connu qu’une seule devise : “Honneur et Fidélité”. Il en avait autrefois payé le prix, mon cousin. Mais comme le général de Dey venait de le lui dire, la gorge serrée : l’Histoire, en ce matin glacé, avait rendu son verdict. Eugène de Rastignac


Source : http://www.valeursactuelles.com/
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Jeu 1 Déc 2011 - 19:04

Citation : Blog Vous avez dit Bigeard ?
http://vous-avez-dit-bigeard.over-blog.com/article-reponse-a-l-article-de-mediapart-d-hier-90910613.html

On a parlé ici de mauvaise foi, de malhonnêteté, on a peut-être oublié de parler tout simplement de connaissance des choses.

Le site de Mediapart a publié hier sous la plume d'un certain Jean-Marie Charron un article curieux, car erroné du début à la fin. Ce n'est plus du parti pris, c'est de l'ignorance crasse de la réalité.

Voici donc l'article (il est court, rassurez-vous) et quelques commentaires éducatifs :

"En faisant de Hélie Denoix de Saint Marc Grand Croix de la Légion d’Honneur, et en transférant les cendres de Bigeard aux Invalides, Sarkozy, en tant que Président de la République, élève officiellement la TORTURE et les EXECUTIONS SOMMAIRES au rang des hauts faits d’armes méritant les honneurs de toute la Nation."

Le commandant de Saint-Marc a été un héros de la Deuxième Guerre Mondiale, puis un militaire exceptionnel de qualités, de compétences, de courage, de sens du devoir, etc. etc. C'est au nom de toutes ces qualités qu'il a décidé librement d'obéir à son supérieur hiérarchique lorsque celui-ci lui a demandé de voler au secours de l'Algérie française, notre colonie. Le lecteur se reportera utilement - pout tout savoir - à un précédent billet posté ici-même, intitulé Pause : Hélie de Saint-Marc Grand Croix de la Légion d'Honneur. Que les communistes nationalistes de l'époque n'aient pas apprécié, c'est normal, mais on ne voit pas bien en première lecture le lien entre Hélie de Saint-Marc et les "tortures et exécutions sommaires". A moins que l'auteur de l'article ait des informations soigneusement prouvées à nous communiquer, ce dont on peut douter puisque c'est faux.

Le général Bigeard a été un héros de la Deuxième Guerre Mondiale, puis un militaire exceptionnel de qualités, de compétences, de courage, de sens du devoir, etc. etc. C'est au nom de toutes ces qualités qu'il a décidé librement d'obéir à son supérieur hiérarchique lorsque celui-ci lui a demandé de voler au secours de la population d'Alger, terrorisée, mutilée, assassinée par des terroristes aveugles et lâches (voir l'article Crise de mauvaise foi ici même). Le commandant de Saint-Marc a eu une toute petite chance, il est à peine moins connu que Marcel Bigeard, donc il n'a pas fait l'objet d'une campagne de calomnies inimaginable. Les "crevettes-Bigeard" ? Une invention malhonnête, malsaine et qui déshonore ses auteurs. La torture ? Bigeard n'a jamais torturé personne. Il l'a dit et répété, mais il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Les exécutions sommaires ? Oui, il y en a eu, à commencer par le lâche assassinat de Monsieur Larbi Ben M'Hidi, après que celui-ci fut enlevé des mains de Bigeard par une "autorité supérieure" (qui a reconnu les faits...) Il lui a même fait rendre les honneurs quant il a quitté le quartier du 3e RPC, contre tout protocole. Dans quelques semaines, si nos informations sont bonnes, un documentaire - recueillant des souvenirs d'anciens collaborateurs de Marcel Bigeard en Indochine puis en Algérie - va paraître. Beaucoup de gens vont probablement être surpris de ce qu'ils entendront ! La vérité triomphe toujours.

"Il reconnait pour héroïque le fait de pratiquer la torture au nom de la patrie."

Pas du tout, puisque ni l'un ni l'autre ne l'ont pratiquée. Ou alors il faut des preuves. En France, quand on accuse quelqu'un, la preuve est à la charge de l'accusation, pas de la défense !

"Des Aussarès, des Le Pen, considérés jusqu’alors comme militaires psychopathes dévoyés, sont à présent considérés comme héros."

Cela s'écrit Aussaresses, merci. Nous parlons de Hélie de Saint-Marc et de Marcel Bigeard. Que viennent faire ces deux personnes dans le débat ?

"Sarkozy, en honorant spécialement des hommes qui ont pris le parti de la torture, bafoue l’article 5 de la déclaration universelle des droits de l’homme : Article 5 : Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants."

On ne dit pas "Sarkozy", on dit "le Président Sarkozy", s'il vous plaît. Un peu de respect pour la fonction si vous n'en avez pas pour l'homme. C'est votre Président, si vous êtes Français, et vous n'avez rien à dire ni à écrire sur le transfert des cendres du général Bigeard aux Invalides si vous ne l'êtes pas. Connaissez-vous le principe de la présomption d'innocence ? C'est dans la déclaration universelle des droits de l'homme : Article 11 : "Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées." Le commandant de Saint-Marc ou le général Bigeard ont-ils été accusés devant un tribunal ? Ont-ils été condamnés ? Non. Donc... De plus, vous risquez un procès en diffamation pour vos accusations de la part du commandant de Saint-Marc. De la part du général Bigeard, beaucoup plus dangereux probablement, vous avez bien évidemment attendu son décès pour l'accuser. Quel courage ! Le dernier a avoir été accusé sur ce sujet a été le général Maurice Schmitt. Pas de chance pour ses détracteurs, il a gagné ses procès...

"Avec Sarkozy, la France, en tant que pays des droits de l’homme, a cessé d’exister."

Avec le Président Sarkozy, la France retrouve une virilité qu'elle avait perdue pendant les années-Mitterrand, si vous me permettez, moi aussi, de donner mon avis.
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NDL
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Ven 2 Déc 2011 - 14:45


La fin d'une grande épopée


Vous faites partie de cette grande famille d'officiers qui ne se sont pas reniés, qui ne se sont pas parjuré au détriment de leur carrière.

Merci pour tout mon Commandant.
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Bertrand
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Sam 3 Déc 2011 - 2:28

Le commandant Hélie de Saint-Marc est, élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d'Honneur, la plus haute distinction que la République peut conférer.





Cet officier est en particulier l'auteur de ce texte adressé à tout homme de 20 ans et qui mérite d'être diffusé largement. Extrait :

"Il faut savoir :
que rien n’est sûr,
que rien n’est facile,
que rien n’est donné,
que rien n’est gratuit.

Tout se conquiert, tout se mérite.
Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.

Je dirai à mon jeune interlocuteur
que pour ma très modeste part,
je crois que la vie est un don de Dieu
et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît
comme l’absurdité du monde,
une signification à notre existence.

Je lui dirai
qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
cette générosité,
cette noblesse,
cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,
qui nous guident où nous sommes plongés
au plus profond de la nuit
et le tremblement sacré des choses invisibles.

Je lui dirai
que tout homme est une exception,
qu’il a sa propre dignité
et qu’il faut savoir respecter cette dignité".
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Pérignon
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Dim 4 Déc 2011 - 12:32

L'hebdo Valeurs Actuelles l'avait déjà évoqué (voir ci-dessus 1er Déc, la " Lettre de M. de Rastignac").
A l'attention de tous les salisseurs de mémoire de Mediapart et d'ailleurs, cette brève du dernier Figaro Magazine (page 24) :

Citation:
LES LARMES DE BOUGRAB

Après la remise, par Nicolas Sarkozy, lundi aux Invalides, des insignes de grand-croix de la Légion d'honneur au commandant Hélie de Saint Marc, Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat à la Jeunesse et fille de harki, s'est agenouillée devant la chaise de l'officier pour lui baiser la main. " Merci de ne pas avoir abandonné vos soldats, et mon père..." lui a-t-elle murmuré, en larmes.
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HAUTRIVE ALAIN
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MessageSujet: Hélie de Saint Marc   Mar 6 Déc 2011 - 11:25

J'ai une très grande admiration pour Hélie de Saint Marc, dont j'ai lu presque tous les livres - ainsi que du Général Bigeard dont j'ai aussi lu tous ses livres.
Je viens de terminer la lecture de "L'Aventure et l'Espéranbce", qui est accompagné d'un DVD de 25 minutes sur la guerre d'Indochine en noir et blanc, RE MAR QUABLE ! avec textes ecrits et dits par Hélie de Saint Marc. Je le recommande à tous.

Est-ce que quelqu'un sait pourquoi son grade est resté bloqué à celui de Commandant, et qu'il n'a pu être nommé colonel ou même général. Serait-ce en raison de son action au putsch en 1961, et à sa condamnation à mort ? Il a pourtant été gracié comme tous les autres.
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Pérignon
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Mar 6 Déc 2011 - 11:37

Le commandant Hélie Denoix de Saint Marc n'a pas été condamné à mort, mais à dix ans de réclusion criminelle .
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DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE

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