CHEMIN DE MEMOIRE DES PARACHUTISTES
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 DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE

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templier27
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Sam 20 Déc 2008 - 23:34

Bonsoir,

Un grand homme.
Il y a 2 jours j'ai entendu qu'il était très mal en point, quelqu'un aurait-il des nouvelles concernant sa santé ?

A+
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MessageSujet: a propos du commandant de saint marc   Lun 22 Déc 2008 - 16:45

Bonsoir


Un ami ma téléphoner un ancien du 1er REP,il ma dit le commandant a presque traverser le 20 siecle,il va trés mal il faut s'attendre à se que dieux le rappele à lui,je prirai pour lui lord de la mess de noél.

AmicalementMimosa.Patrick.

Si j'avence suiver moi,si je recule tuer moi,si je meurt venger moi.

De larochejacquelin.
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coltinou
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Ven 16 Jan 2009 - 12:50

Ses Hommes sont-ils vraiment des soldats " Perdus " ?
Là où les valeurs sont primordiales.
Là où l'abnégation est totale.....
Respect à eux ...

Fraternellement Para
Coltinou
326844
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Ven 16 Jan 2009 - 13:23

coltinou a écrit:
Ses Hommes sont-ils vraiment des soldats " Perdus " ?
Là où les valeurs sont primordiales.
Là où l'abnégation est totale.....
Respect à eux ...

Fraternellement Para
Coltinou
326844

Loin d'etre des soldats perdus ,pour le pouvoir politique certes mais pas pour nous, leur HONNEUR est intact.
Ces Militaires ont servi comme tu le soulignes avec abnégation notre Armée Française.
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marjadou
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MessageSujet: LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Mar 27 Oct 2009 - 16:25

Commentaire d'Hélie de Saint Marc
à propos de la guerre d'Indochine.

Extrait du film "un homme d'honneur" de Patrick Jeudy. Tous droits réservés.
Bac Productions

Plus d'infos sur http://www.helie...


.
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http://www.indochine.souvenir.com
Bertrand
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Ven 25 Juin 2010 - 23:20






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Bertrand
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Ven 25 Juin 2010 - 23:49






Nombreux sont ceux qui sont tombés à nos côtés. Le lien sacré du sang versé
nous lie à eux pour toujours.
« Et puis un jour, on nous a expliqué que cette mission était
changée. Je ne parlerai pas de cette évolution incompréhensible
pour nous. Tout le monde la connaît. Et un soir, pas tellement
lointain, on nous a dit qu’il fallait apprendre à envisager
l’abandon possible de l’Algérie, de cette terre si passionnément
aimée, et cela d’un coeur léger. Alors nous avons pleuré.
L’angoisse a fait place en nos coeurs au désespoir.
« Nous nous souvenions de quinze années de sacrifices
inutiles, de quinze années d’abus de confiance et de reniement.
Nous nous souvenions de l’évacuation de la Haute-Région,
des villageois accrochés à nos camions, qui, à bout de forces,
tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Nous nous
souvenions de Diên Biên Phû, de l’entrée du Vietminh à
Hanoï. Nous nous souvenions de la stupeur et du mépris de
nos camarades de combat vietnamiens en apprenant notre
départ du Tonkin. Nous nous souvenions des villages
abandonnés par nous et dont les habitants avaient été
massacrés. Nous nous souvenions des milliers de Tonkinois se
jetant à la mer pour rejoindre les bateaux français.
« Nous pensions à toutes ces promesses solennelles faites sur
cette terre d’Afrique. Nous pensions à tous ces hommes, à
toutes ces femmes, à tous ces jeunes qui avaient choisi la
France à cause de nous et qui, à cause de nous, risquaient
chaque jour, à chaque instant, une mort affreuse. Nous
pensions à ces inscriptions qui recouvrent les murs de tous ces
villages et mechtas d’Algérie :
« “ L’Armée nous protégera, l’armée restera “. Nous pensions
à notre honneur perdu.
« Alors le général Challe est arrivé, ce grand chef que nous
aimions et que nous admirions et qui, comme le maréchal de
Lattre en Indochine, avait su nous donner l’espoir et la
victoire.
« Le général Challe m’a vu. Il m’a rappelé la situation
militaire. Il m’a dit qu’il fallait terminer une victoire presque
entièrement acquise et qu’il était venu pour cela. Il m’a dit que
nous devions rester fidèles aux combattants, aux populations
européennes et musulmanes qui s’étaient engagées à nos côtés.
Que nous devions sauver notre honneur.
« Alors j’ai suivi le général Challe. Et aujourd’hui, je suis
devant vous pour répondre de mes actes et de ceux des
officiers du 1er REP, car ils ont agi sur mes ordres.
« Monsieur le président, on peut demander beaucoup à un
soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut
lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de
mentir, de se renier, de se parjurer. Oh ! je sais, Monsieur le
président, il y a l’obéissance, il y a la discipline. Ce drame de
la discipline militaire a été douloureusement vécu par la
génération d’officiers qui nous a précédés, par nos aînés.
Nous-mêmes l’avons connu, à notre petit échelon, jadis,
comme élèves officiers ou comme jeunes garçons préparant
Saint-Cyr. Croyez bien que ce drame de la discipline a pesé de
nouveau lourdement et douloureusement sur nos épaules,
devant le destin de l’Algérie, terre ardente et courageuse, à
laquelle nous sommes attachés aussi passionnément que nos
provinces natales.
« Monsieur le président, j’ai sacrifié vingt années de ma vie à
la France. Depuis quinze ans, je suis officier de Légion.
Depuis quinze ans, je me bats. Depuis quinze ans j’ai vu
mourir pour la France des légionnaires, étrangers peut-être par
le sang reçu, mais français par le sang versé.
« C’est en pensant à mes camarades, à mes sous-officiers, à
mes légionnaires tombés au champ d’honneur, que le 21 avril,
à treize heure trente, devant le général Challe, j’ai fait mon
libre choix.
« Terminé, Monsieur le président. »





"Hélie Denoix de Saint-Marc officier mythique du putch d’avril 1961"
Il fait partie de ces Hommes sages et attaché à la vérité.
La vie de cet officier parachutiste membre de l’état-major du général Massu lors de la Bataille d’Alger en 1957, participant au putsch d’avril 1961, suscite une certaine admiration de la personne. Il fut de ceux qui défendirent avec loyauté une certaine idée de l’Algérie française ou tout du moins une solution dans un cadre français.
Le respect de la parole donnée, contre la trahison du pouvoir gaulliste l’avait hanté.
Il s’est constitué prisonnier au lendemain du putch, mais n’a jamais exprimé la moindre critique à l’encontre des officiers qui ne l’avait pas suivit.
Il était rentré en rébellion contre celui-là même qui 20 années plutôt avait donné le premier, l’exemple d'un officier rebelle.



https://www.dailymotion.com/video/x5752g_helie-de-saintmarc-officier-mythiqu_news

.
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vvdd66
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Sam 26 Juin 2010 - 8:34

respects a l'homme et au para qui a été au bout de ces idées et comme souvent trahi par les politiques
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http://sacree-soiree-11.frenchboard.com/index.htm
Claude Millet
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MessageSujet: Hélie de St Marc -Il se leva pour vivre, avec honneur et fidélité. Il le paya très cher. soldat, putschiste, moraliste : un destin hors norme   Jeu 1 Juil 2010 - 23:51

Portrait. Résistant, déporté, soldat, putschiste, moraliste : un destin hors norme.Hélie de Saint Marc, les combats d’une vie.
Frédéric Pons le jeudi, 01/07/2010



Il se leva pour vivre, avec honneur et fidélité.
Il le paya très cher. Il nous transmet les leçons d’une vie intense.


Marcher à la rencontre d’une légende vivante est une joie profonde,
doublée d’une légère inquiétude. Je suis à Lyon, à deux pas du parc de
la Tête d’Or. Hélie de Saint Marc, 88 ans, m’attend. Je le sais
affaibli. Comment vais-je trouver le soldat, l’écrivain, cette autorité
morale qui subjugue par une vie d’engagements et d’épreuves au service
de la France ? Marqué par la souffrance dès l’âge de 21 ans, Saint Marc a
raconté son destin incroyable dans deux maîtres ouvrages, les
Champs de braise
(1995) puis les Sentinelles du soir
(1999) – « le meilleur de mes livres » –, du jeune résistant de
1941, capturé par la Gestapo puis dé­porté à Buchenwald, jus­qu’au
com­mandant putschiste de 1961, condamné à dix ans de réclusion
criminelle puis gracié en décembre 1966.

Les yeux disent tout. Hélie de Saint Marc me regarde avec malice et
intérêt. Le regard d’azur a pâli mais livre, intacte, sa passion de
transmettre et de comprendre. Il me tend son dernier livre, l’Aventure
et l’Espérance
(Les Arènes) : « J’approche du mystère et je me
sens plus démuni qu’un enfant.
»
Au soir de sa vie, « quand les ombres s’allongent et que j’essaie
de comprendre
», il se dit « dépositaire » : « Repiquer
chaque matin le riz de nos souvenirs pour que d’autres en extraient
quelques grammes d’humanité, pour les repiquer ailleurs.
»
L’aventure ? « Je n’ai pas passé ma vie en retrait. J’ai été plongé
dans l’Histoire, pendant deux décennies, avec une intensité sans
équivalent.
» L’espérance ? « À mon âge, c’est peut-être la
seule grâce qui reste, cette flamme fragile, si bouleversante que je
veux confier à mes lecteurs.
»
Je m’inquiète de ne pas le fatiguer davantage. Il sourit : « Combien
de fois ma vie n’a-t-elle tenu qu’à un fil  ?
» Je veux
poursuivre, il m’arrête. Ce grand témoin de notre histoire veut savoir
comment va le monde, nos armées. L’Afghanistan le préoccupe. Il pense à
ses jeunes camarades : « Vous les avez vus sur le terrain, que
pensent-ils ? Sont-ils assez bien entraînés, armés ? Le soldat a besoin
de vérité et de cohérence. La guerre d’aujourd’hui est brouillée et
incertaine.
»
Plein de sollicitude, il m’écoute, précis dans ses questions,
attentif à mes réponses : « Nos jeunes soldats ne se battent pas en
Afghanistan pour défendre des biens mais pour remettre le pays à des
gens qui veulent la liberté, comme en Indochine. Nos épreuves
vietnamienne et algérienne préfigurent peut-être les conflits du
XXIe siècle. Une nation perd sa liberté le jour où elle n’a plus en son
sein des hommes prêts à se sacrifier pour la liberté.
»
Les rêves de sa jeunesse – Gallieni, Lyautey, Charles de Foucauld –
et ses camarades de combat l’accompagnent chaque jour. Il y a bien sûr
ce jeune infirmier de Buchenwald qui le sauva de la mort en détournant
des médicaments réservés aux kapos ou ce Letton au nom effacé de sa
mémoire qui le maintint en vie à Langenstein en faisant son travail et
en lui donnant sa ration de pain. Et tous les soldats qui servirent à
ses côtés, à commencer par l’adjudant Bonnin, mort au combat, « achèvement
parfait du sous-officier
», l’une des “étoiles” de sa galaxie
militaire, avec Eggerl, Chaumelle, Prudhomme, « les véritables
puissants des mondes où j’ai vécu
».
« J’ai été comblé par l’existence », dit Saint Marc. Je lui
parle pourtant des épreuves qui ont dessiné ses rides profondes et
affûté son regard sur les hommes. Il ne retient que des leçons de vie.
Pour ne pas désespérer ? « L’extrême douleur m’a appris la joie de
vivre
, sourit-il. L’étincelle jaillit des ténèbres et de
l’espérance.
» Ce qui l’intéresse est « la lueur passagère où
se concentre l’essentiel de nos vies
». L’a-t-il aperçue ? « Les
camps de concentration et la Légion étrangère m’ont appris l’humanisme.
L’homme était nu. On ne le jugeait pas sur l’avoir et le paraître mais
sur sa vérité profonde.
»
Cet « essentiel d’une vie » fut pour lui le chemin de
l’Espagne, avant son arrestation par la Gestapo, le 13 juillet 1943,
puis Buchenwald, Langenstein et sa libération le 9 avril 1945, alors
qu’il avait été laissé pour mort (il ne pesait plus que 42 kilos). Ce
fut aussi cette Indochine de sang où il fit trois séjours, de 1948 à
1954, pour les moments les plus forts de sa vie : les combats à la tête
de ses partisans, le poste de Talong à la frontière de Chine, où il
abandonna une première fois des gens à qui il avait donné sa parole
d’officier de ne jamais les quitter. Un souvenir le bouleverse encore :
l’aube dans un village de montagne, une fille apportant un bol de thé : « J’ai
connu un moment d’éternité. J’étais encore en vie après avoir tué…
»
“Le temps perdu, les vies sacrifiées, la confiance trahie…”

Les drames de l’Algérie accomplirent son destin de combattant : la mort
de son beau-frère, le lieutenant SAS Yves Schoen, pure figure de héros
militaire, tué le 18 février 1959 ; le putsch du 21 avril 1961 ; son
procès devant le tribunal aux armées : « Depuis mon âge d’homme,
Monsieur le Président, j’ai connu pas mal d’épreuves : la Résistance,
Buchenwald, trois séjours en Indochine, la guerre d’Algérie, Suez, et
puis encore la guerre d’Algérie…
»
La prison – la Santé, Clairvaux, Tulle – acheva ce parcours hors
norme : « Mon passé fracassé et notre avenir qui gisait en morceaux
sur le sol de notre cellule.
» Combien de temps faut-il pour
redevenir un homme “normal” après la prison ? « Jamais… »
Saint Marc lâche quelques regrets : « Le temps perdu, les vies
sacrifiées, la confiance tra­hie.
» Lui aussi connut le dé­sespoir
absolu : « J’ai senti que la vérité n’est pas toujours dans la
lu­mière. Dans chaque hom­me se trouvent des zones d’ombre. Il n’y a pas
de grand hom­me qui n’ait été un pauvre homme.
» Nous sommes
de­vant le miroir d’une existence exceptionnelle en défis per­sonnels :
« Le doute me brûle. Ai-je toujours été fidèle ? Ai-je toujours agi
selon l’honneur ?
» Pudique, le commandant s’arrête : « Il
existe en chacun une dissonance, une fêlure. Il faut respecter les
drames intérieurs.
»
“Honneur et fidélité”. Ce combattant a toujours voulu rester fidèle à
l’exigeante devise de la Légion étrangère. « Toujours servir en
visant au plus haut et en s’estimant au plus juste
», dit-il en
évoquant « les vagues venues de sa jeunesse », « Retrouver
la vérité de l’enfant que j’ai été.
» Après la prison, de 1967 à
1988, ce père de quatre filles « vécut pour vivre »,
responsable des ressources humaines dans une entreprise métallurgique de
la région lyonnaise : « J’ai dû refaire ma vie et j’ai vécu sans
passion.
» La politique le laissa in­différent, comme le profit :
« C’est l’éthique qui est importante. Les raisons de vivre, pas les
moyens de vivre.
» S’il n’avait pas été marié, Saint Marc serait
devenu moine au Barroux, ou mercenaire…
Chacune de ses défaites reste une douleur, intense, mais aussi une
victoire, sur lui-même, ses bourreaux ou ses persécuteurs. Certains le
comprirent sur-le-champ, comme le procureur Reliquet à son procès (juin
1961), qui refusa de suivre les réquisitions sévères, ou le général
Ingold, démissionnaire de son poste de grand chancelier de l’ordre de la
Libération.
D’autres mirent des années à le comprendre. En 1995 encore, il se
trouva quelques gaullistes pour protester contre l’attribution du
premier prix Erwan-Bergot de l’armée de terre à Saint Marc pour ses
Champs de braise
. Le pardon des hommes, la portée humaniste de sa
vie ont apaisé les passions. Saint Marc en a tiré une leçon : « Les
témoins sont le sel d’un pays. De près, ils brûlent la peau car personne
n’a envie de les entendre.
»
L’une de ses plus belles récompenses fut sans doute sa conférence aux
Écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan, devant un millier d’élèves officiers
subjugués. Le saint-cyrien de 1948, le commandant banni puis pardonné
fut acclamé. Jamais le grand amphi Napoléon ne connut une telle écoute
admirative.
Je quitte Hélie de Saint Marc. Le soleil illumine les grilles du parc
de la Tête d’Or. Ma joie ressentie avant la rencontre est encore plus
profonde. Une phrase du commandant m’accompagne : « Le souvenir
n’est pas une tristesse mais une respiration intérieure.
» Je crois
lui avoir dit un adieu définitif mais ce grand soldat ne cessera jamais
de se battre. Je le revois quelque temps après. Ce jour-là, il rit avec
malice de son amusant sweat-shirt bleu ciel, si bien assorti à ses
yeux : « Une idée de Manette, mon épouse… »
Je repartirai avec d’autres anecdotes, d’autres leçons de vie, comme
une empreinte indélébile sur la mienne. Et aussi cette certitude
absolue, dictée à Manette en dédicace sur son dernier livre, avec sa
signature tremblée, “Hélie” : « Dans la suite des temps et la
succession des hommes, il n’y a pas d’acte isolé. Tout se tient. Il faut
croire à la force du passé, au poids des morts, au sang et à la mémoire
des hommes.
» Frédéric Pons
A écouter :
“Ce que je crois”
Il y a le texte, l’image, mais voici la voix d’Hélie de Saint Marc.
Sa voix, dans un long entretien accordé à Guillaume Roquette et Inès de
Warren, illustré par deux brefs intermèdes musicaux, le Je ne
regrette rien
de Piaf et la Messe de gloire de Puccini.
Hélie de Saint Marc y parle de lui, de son expérience de la vie, mais
plus profondément de sa réflexion sur la foi et l’espérance, la
souffrance, le doute, le pardon et la beauté, la peur et le courage – «
de toutes les vertus la plus importante
». Un éclat de lumière
lorsqu’il raconte le plus beau souvenir de sa carrière militaire, mêlant
l’esthétique à la grâce, la jeune fille indochinoise qui vient lui
servir un thé du matin après trois nuits de combats. Un moment d’émotion
intense lorsqu’il relit les Béatitudes de Péguy – « Mère
voici tes fils qui se sont tant battus
». Et puis la pudeur dans
laquelle baigne cette grande leçon de fidélité aux rêves de son enfance.
D’où lui viennent donc, à lui le soldat plongé dans l’action, cette
qualité d’expression, cette précision de la langue, l’étendue de la
pensée ? « Mais j’ai fait cinq ans de prison, dit-il, de
1961 à 1966, et ce fut un temps de réflexion après une vie d’une
incroyable richesse et le commandement d’hommes étranges et rudes. La
prison peut pourrir ; elle m’a permis de beaucoup travailler.
» Il
avait sur sa table Péguy et Aragon (« Cette vie fut belle »),
Vigny et Hugo, mais aussi Kipling, Conrad et Duras – Un barrage
contre le Pacifique
, le livre de l’enthousiasme et de l’utopie. Il y
a, confie-t-il, des plaies refermées et d’autres dont on ne guérit
jamais. F. D’O.
“Ce que je crois…”, Hélie de Saint Marc, avec Guillaume
Roquette et Inès de Warren. Un CD à commander à Valeurs actuelles.
Photo © Rue des archives


Dernière édition par Claude Millet le Mar 21 Sep 2010 - 13:58, édité 1 fois
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Van-Hell
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Sam 3 Juil 2010 - 10:13

Que dire aprés tout cela , on se sent tout petit , à notre juste place !
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Sam 3 Juil 2010 - 12:07

Van-Hell a écrit:
Que dire aprés tout cela , on se sent tout petit , à notre juste place !

Je n'ai pas encore pris le temps de lire un de ses ouvrages, et je le regrette ! Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire....
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ROUGE1
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MessageSujet: Commandant Hélie de Saint-Marc présentation par Laurent Beccaria - Putsch 1er REP   Sam 3 Juil 2010 - 14:54

Commandant Hélie de Saint-Marc présentation
par Laurent Beccaria - Putsch 1er REP
Présentation par Laurent Beccaria


Il a connu de terribles épreuves :
la Résistance à 19 ans, la déportation
à Buchenwald, deux guerres outre-mer, la prison après le putsch
d’Alger. Aujourd’hui, il se souvient et cherche à comprendre le sens de son destin.


Ce site est dédié à un homme
libre :
Hélie de Saint Marc ne peut pas entrer dans un de ces
tiroirs, soigneusement étiquetés, dans lesquels les historiens rangent les
témoins. C’est une histoire comme le vingtième siècle en a eu le secret, un
siècle si dur aux hommes courageux.
A dix-neuf ans, ce jeune aristocrate de province entra en Résistance.
A vingt et un ans, il connu une déportation atroce : sur un convoi de mille, il fit partie des trente survivants.
Jeune homme trop vite grandi, il était dévasté et épuré par l’épreuve.
Aussi Saint Marc reprit sa vie sous l’uniforme, là où il avait laissé ses rêves d’adolescent. A vingt
cinq ans, il mena le combat à la frontière de Chine, à la tête de partisans qui parlaient à peine quelques mots de français. A trente deux ans, il quitta le Vietnam comme on part en exil. En Algérie, il fut modéré quand le
vent était à l’Algérie française et révolté lorsque le vent tourna et qu’il pressentit l’abandon des harkis.
Il en paya le prix de dix ans de réclusion
criminelle
, au terme d’un procès de guerre civile, où le pouvoir impose sa loi. Il retrouva la liberté à quarante-quatre ans, dans un pays qui lui était étranger. Il entra alors dans la vie civile et repris pied, avec sa femme et
ses quatre filles, convaincu que seul le silence pouvait recouvrir certaines blessures.
L’homme avait été acteur de
l’Histoire
, il devint un témoin et surgit de l’ombre à la fin des années
80. Son œuvre improbable ne ressemble à aucune autre : des livres écrits
à quatre mains avec un cadet. Portés par le bouche à oreille, des
centaines de milliers de lecteurs ont été marqués par la voix d’Hélie de Saint
Marc, cet homme fervent et inquiet, aventureux et méditatif, qui pose plus de
questions qu’il n’apporte de réponses.
La force des textes d’Hélie de Saint Marc, faits de fragments et
de portraits, de récits et de souvenirs épars, tient dans le fil continu
qui relie chaque page : l’exigence de vérité. Les grandes valeurs
humaines –le courage, l’honneur, la fidélité, l’amour, la fraternité,
la justice- sont passées au tamis d’une vie où rien ne fut simple, ni
clair.
Une vie inscrite sur son visage, dont un œil s’amuse tandis
qu’un autre pleure.

Ce site est le fruit du travail et de l’enthousiasme d’un lecteur qui
souhaite transmettre ce que la fréquentation d’Hélie de Saint
Marc lui apporte : la rencontre d’un cœur fraternel et d’une trace
sur le sable de l’Histoire. Puisse chaque visiteur faire à son tour la
même découverte.
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Claude Millet
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Ven 9 Juil 2010 - 0:19

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FOUQUET66
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Ven 9 Juil 2010 - 14:14

Magnifique!!Cet homme libre ayant servi avec honneur et fidélité son pays et son drapeau donne des leçons d'humilité et de moralité.Chapeau,mon Commandant.
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Claude Millet
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MessageSujet: Hélie de Saint-Marc c'est le panache, cette faculté à une belle et franche allure de bravoure, une sincérité qui    Lun 30 Aoû 2010 - 0:40

L'Ardennais - Publié le dimanche 29 août 2010 à 11H00

Anthologie d'un homme debout

Saint-Marc c'est le panache, cette faculté à une belle et franche
allure de bravoure, une sincérité qui s'exprime dans une écriture
d'écrivain, un tempérament qui sublime certains échecs de l'action en
victoires du cœur et de l'âme. Son parcours est monumental. Il début
dans la clandestinité, la Résistance au Reich et aux démons nazis. Il se
poursuit dans l'enfer concentrationnaire où le jeune homme mesure les
aptitudes de l'homme à l'inhumanité et ses tentations à la barbarie. Il
continue en Indochine puis en Algérie, où le légionnaire parachutiste
fait son boulot mais apprend à connaître, aimer, vivre dans des espaces
où jamais il n'est atteint par l'indifférence.
Dans son dernier
ouvrage qui est un puzzle de ses écrits, témoignages façonnés d'une vie
forte, vraie et accidentée, Hélie de Saint-Marc délivre un message
d'espérance et d'humanité. Le vieil homme donne le frisson parce que sa
plume est authentique. Il ne baratine jamais. Il n'évite pas les
questions difficiles. Il n'élude pas les déchirements vécus. Il témoigne
d'instants magiques, dramatiques ou tragiques en ayant la hauteur de
vue intacte pour en décortiquer le sens. Il y a quelques années, de
passage à Reims, le souffle un peu court, la luminosité de son regard
restituait la vérité de ses sentiments. Il transpirait la sagesse,
disait avec pudeur ses enthousiasmes, méditait ses questionnements,
parlait de son enfermement après le putsch d'Alger. Il confiait qu'au
premier regard, lorsqu'il croisait quelqu'un, il savait s'il avait fait
de la prison. Il resplendissait en homme d'honneur parce qu'il y avait
une justification cohérente à chacun de ses actes. L'officier n'était
pas simplement un homme de guerre mais un intellectuel, un penseur,
acteur jusqu'au bout des conclusions de sa réflexion.
« L'aventure
et l'espérance » peut être la conclusion, la synthèse d'une vie alors
que le bout du chemin s'esquisse à l'horizon. Ses textes si profonds
sont même un remède contre le blues de certains matins. Comme celui de
M. Kahn et de sa fille pour mieux appréhender ce qu'un arrachement
produit au plus profond de soi sans altérer la fidélité de l'esprit.
Saint-Marc est habité par l'espérance : « cette flamme chancelante et
bouleversante ». Il sait la transmettre tout en apportant à l'Histoire
son concours de témoin en première ligne de lourds événements du XXe
siècle. « Lorsque l'on sort d'un long compagnonnage avec le danger, les
instants de paix sont comme du cristal ». Cette simple phrase est une
passerelle solide pour rejoindre l'auteur dans sa problématique d'une
vie assumée.
L'ouvrage est accompagné d'un DVD du documentaire de
Patrick Jeudy où Hélie de Saint-Marc lit ses textes alors que défilent
des images de ce passé si proche. C'est tout simplement bouleversant.
H.C.
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Lun 30 Aoû 2010 - 7:09

Cet homme est véritablement un Etre exceptionnel et un Témoin hors norme.... Quelle sagesse !

Merci Claude pour ces précieuses infos.
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Claude Millet
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Mar 21 Sep 2010 - 12:43

05/2010: Parution de L'Aventure et L'Espérance disponible sur http://www.decitre.fr/livres/L-aventure-et-l-esperance.aspx/9782352040910


Voici le quatrième de couverture:

Je viens de fêter mes 88 ans.
Combien de fois ma vie n'a-t-elle tenu qu'à un fil ? A 19 ans, parce qu'un chef de réseau a cru en moi, j'ai été projeté dans l'aventure de la Résistance puis dans l'abîme de la déportation. A 44 ans, je suis sorti de prison, sans papiers, sans droit de vote, sans carnet de chèques. Entre-temps, pendant deux décennies d'une intensité sans pareille, j'ai été plongé dans l'Histoire. Je l'ai connue, comme Shakespeare dans Macbeth, " racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur et qui ne signifie rien ".
J'ai pourtant choisi comme titre L'Aventure et l'Espérance à cette réédition qui retrace mon chemin à travers des extraits de livres et de conférences. L'aventure, parce que je n'ai pas passé ma vie en retrait. Thoreau a écrit qu'avant de s'asseoir pour écrire, il faut se lever pour vivre. J'inscris aussi le mot espérance. Au-delà de tout, il reste une flamme fragile, minuscule, chancelante, mais si bouleversante.
L'espérance est une grâce, la seule peut-être qui compte à 88 ans. C'est celle que je veux confier aux lecteurs avant de quitter " le doux royaume de la terre ".

.
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Mar 21 Sep 2010 - 18:38

Quelques phrases de ce texte figurent dans "les Champs de Braises" que je viens de terminer avant de m'attaquer aux "Sentinelles du Soir"....

Je n'avais encore rien lu du Commandant, j'ai été bouleversée par tant de sincérité, de dignité... Ce livre est pour moi une magistrale leçon d'Histoire, une vision autre et pourtant particulièrement intéressante de faits vieux de plus de 50 ans, mais trop souvent laissés dans l'ombre ou racontés de façon partisane...

Par ailleurs, il écrit admirablement bien, j'ai adoré ses descriptions, il y a une poésie magnifique dans ses textes...

Je ne manquerai aucun de ses ouvrages...
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PTS
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Mar 21 Sep 2010 - 23:37

Hélie Denoix de Saint Marc l'officier mythique du putsch d'Alger, qui est allé jusqu'au bout de ses conviction et de sa parole.
Entre sa carrière militaire et son honneur, il a choisit sans hésitation.
A 44 ans, il est sorti de prison sans carte d'électeur, sans papier, sans chéquier mais l'honneur sauf, il s'était rebellé contre celui-là même qui en avait donné l'exemple 20 ans plutôt...!!!! L'HISTOIRE EST TÊTUE






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NDL
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MessageSujet: Hélie de St Marc commandant le 1er REP en Algérie- putsch d'Alger avril 1961   Mer 22 Sep 2010 - 0:15

Hélie de St Marc commandant le 1er REP en Algérie

Citation :
Je n'avais encore rien lu du Commandant, j'ai été bouleversée par tant de sincérité, de dignité... Ce livre est pour moi une magistrale leçon d'Histoire, une vision autre et pourtant particulièrement intéressante de faits vieux de plus de 50 ans, mais trop souvent laissés dans l'ombre ou racontés de façon partisane...

Effectivement, il n'est jamais trop tard de savoir.

Il fait partie de cette longue liste de militaires qui ont défilé devant les tribunaux d'exception.

De Gaulle marquera son ressentiment, sa passion de vengeance inhérente à son orgueil blessé: "la justice va passer sur eux" dira -t-il.

On connait bien les vielles formules de rhétorique judiciaire: "justice sera faite" "la justice passe" "la justice va passer"...

Mais dans la circonstance, ces formules ne satisfaisait pas De Gaulle, il fallait faire plus fort, la justice ne se contenterait pas de passer, elle devrait passer sur eux et donc de les écraser. La justice devait punir de façon exemplaire ceux qui avaient oser se rebeller contre De Gaulle, contre l'Etat, contre sa politique.

.
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Mer 22 Sep 2010 - 1:25

Malgré l'acharnement dont il a été la cible, malgré ce qu'il avait vécu avant, il est reconnu de ses pairs, admiré des jeunes générations... Et tant pis si quelques faux amis lui ont tourné le dos !...

Les étudiants auxquels il s'adresse lors de ses conférences l'écoutent avec attention et admiration... La justice fait son oeuvre ! Même si ce n'est pas dans le sens souhaité il y a 50 ans !...

Ces écrits sont pationnants et en effet, il n'est jamais trop tard pour apprendre !
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Pérignon
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Mer 22 Sep 2010 - 11:39

Lothy a écrit:
Malgré l'acharnement dont il a été la cible, malgré ce qu'il avait vécu avant, il est reconnu de ses pairs, admiré des jeunes générations... Et tant pis si quelques faux amis lui ont tourné le dos !...

Les faux amis en question portent-ils, outre des croix de guerre et de la valeur militaire avec une bonne douzaine de citations, la médaille de la résistance et la médaille de la déportation et de l'internement pour faits de Résistance ? Ont-ils fait près de six années de prison pour faits de respect de la parole donnée et pour en fin de compte pouvoir se regarder dans la glace sans avoir honte ?
Ce qui doit surtout rester en travers de la gorge de ces faux amis, c'est ce décret du 28 novembre 2002 portant élévation dans l'ordre de la Légion d'honneur :

Citation :

Ministère de la défense
..............................

A la dignité de grand officier

Sans traitement

ARMÉE DE TERRE

Denoix de Saint Marc (Marie, Joseph, Elie), 11 février 1922, chef de bataillon, légion étrangère. Commandeur du 23 juin 1979.

Lire ici l'allocution prononcée par le Cdt. Hélie de Saint Marc en réponse au Général d'Armée Michel Guignon, lors de la remise des insignes de Grand Officier dans l'ordre de la Légion d'Honneur au Fort de Nogent le 29 mars 2003 :

http://www.cerclealgerianiste-lyon.org/saintmarc.html

Ci-dessous, de Saint Marc jeune officier commandant la 2ème CIPLE, décoré par de Lattre :

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Claude Millet
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Mer 22 Sep 2010 - 15:06

Pérignon a écrit:
Ont-ils fait près de six années de prison pour faits de respect de la parole donnée et pour en fin de compte pouvoir se regarder dans la glace sans avoir honte ?
Ce qui doit surtout rester en travers de la gorge de ces faux amis, c'est ce décret du 28 novembre 2002 portant élévation dans l'ordre de la Légion d'honneur :

Citation:

Ministère de la défense
..............................

A la dignité de grand officier

Sans traitement

ARMÉE DE TERRE

Denoix de Saint Marc (Marie, Joseph, Elie), 11 février 1922, chef de bataillon, légion étrangère. Commandeur du 23 juin 1979.

J'espère qu'à ce jour, un dossier est à l'étude pour son élévation à la dignité de "grand'croix"..ainsi
NDL a écrit:
"justice sera faite"...
Le temps presse vu son grand âge...


Dernière édition par Claude Millet le Mer 22 Sep 2010 - 19:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Mer 22 Sep 2010 - 16:26

Vous connaissez "Prosunt"!
Retrouvé sur le net grâce à Google
Je crois que Loty avait à peu près dit cela dans l'un de ses posts: le net était sa richesse documentaire???

Commentaire associé à la vidéo:
"Hélie Denoix de Saint-Marc officier mythique du putch d’avril 1961"
Il fait partie de ces Hommes sages et attaché à la vérité.
La vie de cet officier parachutiste membre de l’état-major du général Massu lors de la Bataille d’Alger en 1957, participant au putsch d’avril 1961, suscite une certaine admiration de la personne. Il fut de ceux qui défendirent avec loyauté une certaine idée de l’Algérie française ou tout du moins une solution dans un cadre français.
Le respect de la parole donnée, contre la trahison du pouvoir gaulliste l’avait hanté.
Il s’est constitué prisonnier au lendemain du putsch, mais n’a jamais exprimé la moindre critique à l’encontre des officiers qui ne l’avait pas suivit.
Il était rentré en rébellion contre celui-là même qui 20 années plutôt avait donné le premier, l’exemple d'un officier rebelle.


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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   Mer 22 Sep 2010 - 17:39

Dire que le Net est ma richesse documentaire est un peu simpliste ! Comme les médias, Internet véhicule "tout et le contraire de tout" pour citer le Commandant de Saint Marc. C'est une expression qu'il utilise souvent dans ses ouvrages...

Je ne me fie donc pas uniquement à google ou youtube pour tenter de me faire une opinion des événements !
Par ailleurs, j'ai vécu bien avant que cela n'existe et n'ai pas attendu pour apprendre et m'informer sur l'Histoire de notre pays et celle des Hommes qui l'ont faite, de quel que bord qu'ils fussent....

Pour répondre à Pérignon... Il va sans dire que dans ses mémoires, le Commandant évoque les amis qui lui ont tourné le dos, sans en établir la liste ! A nous de faire nos propres déduction...

Maintenant il est certain que beaucoup ont dû s'étouffer lorsqu'il a été élevé dans l'ordre de la Légion d'Honneur... Mais combien en contre partie s'en sont réjouis ? C'est bien ce qui compte !...

Je partage l'avis de Claude ! Le temps commence à presser, il serait bon de lui faire encore gravir les derniers échelons...
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MessageSujet: Re: DE SAINT MARC Hélie - Commandant - LA TRAGEDIE DU CHEF DE GUERRE   

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