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 Le massacre oublié du 5 juillet 1962 à Oran: une première brèche dans le mur du silence organisé autour de cette tragédie. Il y en aura d'autres si nous agissons comme il convient.

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Claude MILLET
Fondateur
Claude MILLET


Le massacre oublié du 5 juillet 1962 à Oran: une première brèche dans le mur du silence organisé autour de cette tragédie. Il y en aura d'autres si nous agissons comme il convient. Empty
MessageSujet: Le massacre oublié du 5 juillet 1962 à Oran: une première brèche dans le mur du silence organisé autour de cette tragédie. Il y en aura d'autres si nous agissons comme il convient.   Le massacre oublié du 5 juillet 1962 à Oran: une première brèche dans le mur du silence organisé autour de cette tragédie. Il y en aura d'autres si nous agissons comme il convient. EmptyDim 1 Sep 2019 - 15:43

mail transféré
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Le 26/08/2019, à 17:47, Jean Monneret a écrit :

Chers Amis,

La bonne nouvelle est enfin arrivée: le film de Benamou/ Deniau auquel j'ai participé comme conseiller sera diffusé le 5 septembre à 23 heures sur FR3.

Le sujet en est Le massacre oublié du 5 juillet 1962 à Oran .

Ceci est une première brèche dans le mur du silence organisé autour de cette tragédie. Il y en aura d'autres si nous agissons comme il convient. Certains le trouveront insuffisant et se répandront en malédictions contre ceux qui n'auront pas,à leurs yeux, dit les choses comme il le souhaitaient. D'autres nous traiteront de  nostalgiques, de colonialistes et nous appliquerons toutes les épithètes malsonnantes qu'ils attribuent à ceux qui ne partagent pas leurs vues . 

Evitons les attitudes simplistes: ce film est le premier pas d'une longue marche. Tel qu'il est,   il va déranger beaucoup de bien-pensants parmi les amis du FLN,  essayons d'avancer dans la voie de la stricte vérité historique  et même de la justice, si elle peut encore s'exercer après tant d'années de censure, de mépris et de Raison d'Etat.

Ce film doit être vu connu et défendu. Plus on en parlera, plus nous pourrons éclairer sur ce qui fut notre drame.

Amitiés de Jean Monneret.
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Pérignon
Expert
Expert
Pérignon


Le massacre oublié du 5 juillet 1962 à Oran: une première brèche dans le mur du silence organisé autour de cette tragédie. Il y en aura d'autres si nous agissons comme il convient. Empty
MessageSujet: Re: Le massacre oublié du 5 juillet 1962 à Oran: une première brèche dans le mur du silence organisé autour de cette tragédie. Il y en aura d'autres si nous agissons comme il convient.   Le massacre oublié du 5 juillet 1962 à Oran: une première brèche dans le mur du silence organisé autour de cette tragédie. Il y en aura d'autres si nous agissons comme il convient. EmptyDim 1 Sep 2019 - 18:12

Citation :
Réflexions très personnelles sur le film « Oran, le massacre oublié », vu « en avant-première » le 16 mai 2019 au cinéma Le Chambord,
présenté par « Le CDHA et les associations de Français d’Algérie des Bouches-du-Rhône ( ?) »,« produit par Georges-Marc BENAMOU avec le soutien de la Région SUD ».


Ce film se veut « un film documentaire » sur le massacre du 5 juillet 62 et « met en lumière la passivité coupable des autorités ». Sur ces points, je pense que l’on peut le qualifier de bon film (et malheureusement, bien des Pieds-Noirs resteront à ce stade). C’est un film bien fait, apportant des documents peu ou pas connus. Bien des PN, et ne parlons pas des français métropolitains, apprendront beaucoup des choses.

De très nombreuses séquences, avec des extraits photo des messages parvenus tout au long du 5 juillet à KATZ et aux autorités parisiennes, montrent sans aucun doute possible que tous savaient mais que de Gaulle est resté ferme dans ses ordres formels de ne pas intervenir. La responsabilité de de Gaulle dans la non intervention est évidente, et bien dénoncée, mais personne au-dessous, et les officiers sur place le reconnaissent, n’a eu le courage de désobëir et aller au secours des Oranais massacrés. Si le drapeau français est couvert d’épisodes glorieux, il comporte aussi des taches indélébiles et celle du 5 juillet est une des pires.

Voici donc pour les buts annoncés du film. OK et bien des Pieds noirs en resteront là. Même parmi les spectateurs d’hier. Mais l’essentiel n’est pas là. Et je dirais même que le but du film n’est pas là. Le réalisateur est un homme intelligent, subtil, procédant par touches peu appuyées, mais répétées, alternant des interviews de PN oranais et d’algériens d’Oran, après l’indépendance. Il sait parfaitement quel message il veut faire passer : ce sera dans ma conclusion.

D’emblée, dès les premières secondes du film, il est affirmé, sur des images de foules arabes défilant après l’indépendance, que ce 5 juillet était une journée de grande joie en Algérie ; le narrateur adopte donc immédiatement la position FLN. Et à partir de là, se succèdent des affirmations (sur le ton de l’évidence) que les arabes étaient interdits depuis toujours dans les quartiers européens d’Oran ; un arabe interrogé déclare qu’il a toujours habité Oran mais que de toute sa vie avant l’indépendance, il ne s’était rendu que 2 fois dans les quartiers européens, en faisant attention et rasant les murs. Un autre déclarait qu’à Oran, existait une séparation entre quartiers réservés aux musulmans, d’autres aux juifs, et d’autres aux européens. Ne parlons pas des affirmations plusieurs fois répétées des souffrances du peuple algérien lors de 132 ans de colonialisme. Les extraits les plus nombreux concernaient les exactions de l’OAS et la terreur qu’elle inspirait. De sorte que les massacres du 5 juillet ne sont que la conséquence de l’action de l’OAS. Il est d’ailleurs bien dit que c’est « un coup de feu qui a déclenché les massacres » et « on n’a pas la preuve que c’est un membre de l’OAS qui l’a tiré », ce qui suffit à faire conclure que c‘est bien l’OAS… (alors que les commandos OAS avaient quitté Oran depuis 8 jours…)

L’importance même des massacres et les modalités sont toujours minimisées : je crois me rappeler que le mot « égorgement » n’est pas employé une seule fois. Le nombre des morts est fixé à 700 dans une séquence de JORDI, et même à 70 dans une séquence avec l’adjoint de KATZ.

Dans la même veine, il est présenté une photo aérienne des services français, réalisée après le 5 juillet. Le narrateur indique, et montre, des détails qui semblent correspondre à des charniers au Petit Lac. Mais immédiatement après, dans un autre extrait, l’adjoint de KATZ affirme que « des bruits ayant couru », il avait fait faire des recherches sur place et qu’aucun corps, aucun charnier n’avait pu être mis en évidence…
Et je pourrais citer encore bien des détails, allant tous dans le même sens.

Je reviens donc sur cette soirée d’hier : après le film, pendant lequel j’avais explosé (intérieurement !) à plusieurs reprises, Joseph PEREZ a adressé des mots de remerciements au réalisateur et aux commanditaires, puis a demandé s’il y avait des commentaires ou des questions dans la salle. Il y a eu 2 interventions, sans micro, que je n’ai pas entendues. Puis je me suis levé, suis descendu près de l’écran et j’ai pris le micro de Joseph PEREZ. Je me suis nommé et j’ai déclaré (cela a été très bref et je n’avais rien préparé, donc je cite de mémoire) :

« Connaissant G.M. BENAMOU, je suis venu ici sans aucune illusion, pour voir et savoir. Ce que j’ai vu est pire que ce que j’imaginais. C’est un très mauvais film qui, in fine, n’affirme rien mais suggère et conduit le spectateur à comprendre que la maltraitance des arabes par les français pendant 132 ans de colonisation, et surtout les exactions de l’OAS à Oran les derniers mois sont à l’origine de l’exaspération compréhensible des masses musulmanes et de ces débordements. Bref, si les Oranais ont été (un peu) massacrés, c’est bien leur faute et celle de l’OAS. CE FILM EST UNE INFAME SALOPERIE »


Immédiatement, j’ai eu la grande satisfaction d’entendre une grosse vague d’applaudissements de toute la salle.

Dr Alain BOURDON

Source :

[PDF]
Réflexions très personnelles sur le film « Oran, le massacre oublié ...

oran1962.free.fr › Oran-massacre-oublie-Bourdon
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