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 Dernier regard vers la terre française. Il est trop tard pour les harkis comme il l’est pour les Hmong, mais, pour les Afghans, il est encore temps d’éviter le déshonneur. Aurions-nous une tradition d’abandon et d’ingratitude ?

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Claude MILLET
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MessageSujet: Dernier regard vers la terre française. Il est trop tard pour les harkis comme il l’est pour les Hmong, mais, pour les Afghans, il est encore temps d’éviter le déshonneur. Aurions-nous une tradition d’abandon et d’ingratitude ?   Mar 30 Oct 2018 - 12:31

Dernier regard vers la terre française
Publié le 29/10/2018 à 11h55 - Modifié le 29/10/2018 à 16h29 Erwan Le Morhedec, avocat et essayiste

Manifestation d'Afghans ayant servis l'armée française © Philippe Lopez/AFP
 

Je me souviens de ce restaurant oriental, j’étais enfant. Le serveur était un ancien harki. Ma mère, qui a vécu à la frontière algéro-marocaine, m’a appris ce jour-là qui étaient les harkis, quels furent leur sort et notre abandon. J’ai levé les yeux vers cet ancien soldat, grand pour moi, silencieux et digne. Plus de 30 ans après, je n’ai pas oublié son visage.
Je me souviens de ce mois de juin 2005, j’ouvrais mon blog. Un ami m’avait interpellé sur la futilité de mes sujets ; il voulait que je me consacre au sort des Hmong. J’ai appris qui étaient les Hmong, peuple du Nord-Vietnam qui s’est battu aux côtés des Français, puis des Américains. Trente ans après la fin de la guerre, leurs derniers représentants, leurs enfants puis petits-enfants vivaient dans les forêts du Laos, impitoyablement traqués, sans toit, armés de rares, dérisoires et antiques fusils, blessés, mutilés sans être soignés, tirés comme des bêtes depuis des hélicoptères militaires. J’ai espéré naïvement et en vain que mon pays réagirait. Je revois leurs visages, évanouis depuis dans la mort et notre oubli.
Aurions-nous une tradition d’abandon et d’ingratitude ?
Qader Daudzai, ancien interprète de l’armée française en Afghanistan, avait vu sa demande de visa pour la France rejetée. Le 20 octobre, il est mort dans l’attentat-suicide qui a frappé le bureau de vote dans lequel il était observateur. Ils sont encore quelques dizaines – seulement – comme lui, dont le destin balance au gré de débats juridiques et d’opportunité entre un bureau du Quai d’Orsay et un autre au ministère des Armées, suspendus à une mémoire qui s’effiloche avec le temps et les nouveaux théâtres d’opérations. Qader Daudzai avait 33 ans, il laisse une épouse et trois petits garçons – de 2, 3 et 4 ans. La France les aidera-t-elle, ou les ­oublierons-nous aussi, eux et les autres « personnels civils de recrutement local » ?
Ce n’est pas ce que j’imagine lorsque flottent haut nos couleurs, ce qui m’anime quand je prononce le nom « France ». Nous aimerions aussi que, lorsque de l’étranger une conscience se tourne vers la terre française, elle pense encore Liberté, Fraternité et Humanité. Aurions-nous une tradition d’abandon et d’ingratitude ? Il est trop tard pour les harkis comme il l’est pour les Hmong, mais, pour les Afghans, il est encore temps d’éviter le déshonneur.
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FOUQUET66
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MessageSujet: Re: Dernier regard vers la terre française. Il est trop tard pour les harkis comme il l’est pour les Hmong, mais, pour les Afghans, il est encore temps d’éviter le déshonneur. Aurions-nous une tradition d’abandon et d’ingratitude ?   Mar 30 Oct 2018 - 16:22

Merci Claude.
Il faut éviter ce déshonneur!!!.
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Charly71
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MessageSujet: Re: Dernier regard vers la terre française. Il est trop tard pour les harkis comme il l’est pour les Hmong, mais, pour les Afghans, il est encore temps d’éviter le déshonneur. Aurions-nous une tradition d’abandon et d’ingratitude ?   Mer 31 Oct 2018 - 8:17

Impensable qu'ils n'obtiennent pas de visa, on en donne à tellement d'autres qui eux ne nous ont pas servi
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Kéo
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MessageSujet: Re: Dernier regard vers la terre française. Il est trop tard pour les harkis comme il l’est pour les Hmong, mais, pour les Afghans, il est encore temps d’éviter le déshonneur. Aurions-nous une tradition d’abandon et d’ingratitude ?   Ven 2 Nov 2018 - 20:15

Citation :
Merci Claude.
Il faut éviter ce déshonneur!!!.
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MessageSujet: Re: Dernier regard vers la terre française. Il est trop tard pour les harkis comme il l’est pour les Hmong, mais, pour les Afghans, il est encore temps d’éviter le déshonneur. Aurions-nous une tradition d’abandon et d’ingratitude ?   

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Dernier regard vers la terre française. Il est trop tard pour les harkis comme il l’est pour les Hmong, mais, pour les Afghans, il est encore temps d’éviter le déshonneur. Aurions-nous une tradition d’abandon et d’ingratitude ?
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