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 Attentat du Drakkar, un ancien se souvient

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LAUCHERE
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MessageSujet: Attentat du Drakkar, un ancien se souvient    Lun 22 Oct 2018 - 19:54

Publié le 22/10/2018 à 07:55

Journée souvenir de l'attentat du PC Drakkar à Beyrouth : «J'étais juste à côté, et cette vision me hante !»




Thierry Balussou recevant ici la croix du combattant par le chef de corps du 1er RCP le colonel Olivier Vidal en 2016

Thierry Balussou, ancien du 9e RCP, était en poste à Beyrouth, à côté de l'immeuble Drakkar, lorsque celui-ci a été détruit en 1983. Il raconte ce douloureux souvenir.

«Vous savez, du jour au lendemain, je n'ai plus été le même. C'est ma jeunesse qui est partie. Quand je suis rentré au pays, les copains ne me reconnaissaient plus !» Thierry Balussou, qui habite Saint-Amadou, est un des témoins du drame de l'attentat du Drakkar. Le 23 octobre 1983, ce militaire du 9e RCP était en poste avec sa compagnie, (lieutenant Tabaka autre Ariegois) à 20 mètres de l'immeuble de commandement français, à Beyrouth. Il y faisait ses quatre mois supplémentaires de «service long». Et le 8 octobre précédent, il avait soufflé ses 19 bougies. Ce matin du 23 octobre 1983, Thierry est réveillé par une énorme explosion. Avec ses camarades, il sort sur la terrasse de l'immeuble où ils «résident» : C'est le PC américain, qui vient de sauter dans un vacarme d'enfer. Le temps de se retourner, vers 6 h 20 c'est tout à coup le Drakkar qui saute à côté de chez nous ! Un choc épouvantable, on s'est retrouvé par terre, couverts de bris de verre et de débris ! Sortis sur la terrasse on découvre l'horreur : un nuage de poussière à la, place de l'immeuble. Et ce grand silence !»

Les yeux de Thierry Balussou s'évadent. Il est revenu là-bas. Comme cela lui arrive souvent. Des scènes qu‘il n'oubliera jamais et qui en quelques minutes l'ont fait vieillir de 10 ans ! «Tabaka est venu nous chercher, on est allé directement sur le site du Drakkar. Il y avait ces cris de douleur au milieu des décombres et les cris stridents désespérés des femmes du quartier ! Cette vision me hante. Elle me revient souvent, lorsque je suis seul. On s'est tout de suite mis au travail, on a essayé de déblayer. Le plus dur c'étaient les appels de ceux qui étaient ensevelis, et que l'on ne pouvait pas atteindre !»

Sous les ruines du Drakkar on a relevé les corps de 58 paras français, du 1er RCP et du 9e RCP. Chaque année, ceux qui étaient là se souviennent. Ils convoquent cet horrible souvenir, parce q'il le faut et ce sera le cas demain. Comme Thierry Balussou. Pour tous c'est une sorte de thérapie.

Cérémonie à Pamiers et à Saverdun


En souvenir de l'attentat du Drakkar, le comité de liaison des associations patriotiques, organise demain mardi un dépôt de gerbes au rond-point du Drakkar, route de Belpech, comme chaque année, à 10 h 30. Seront honorés les paras tués du 1er RCP et du 9e RCP. Par ailleurs, c'est sous l'égide de cette commémoration que se déroule mardi à Saverdun, la journée du monde combattant, et une cérémonie en hommage aux combattants des «OPEX». Cette journée comprend également à 14 heures un colloque sur les «Opérations extérieures», avec cinq interventions, à la salle des fêtes de Saverdun. Cérémonie à l'issue au monument aux morts (17 h 30).

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Claude MILLET
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MessageSujet: Re: Attentat du Drakkar, un ancien se souvient    Lun 22 Oct 2018 - 23:23

Merci Yvon pour ce reportage...

Beyrouth


Attentat du Drakkar (I) : la sale guerre du Liban
Par Rédaction LPJ Beyrouth | Publié le 22/10/2018 à 09:55 | Mis à jour le 22/10/2018 à 17:50



Le dimanche 23 octobre 1983, à 6h24 du matin, 58 soldats parachutistes français et une famille libanaise meurent dans un attentat contre le poste Drakkar, situé au sud de Beyrouth, au cœur de la complexité du conflit.
Déchiré entre factions pro- et anti-palestiniennes, le Liban est en conflit larvé depuis sept ans en 1982. Cette année-là, la guerre civile, de dimension régionale depuis l’intervention de l’armée syrienne en 1976 et l’incursion de l’armée israélienne en 1978 au Sud-Liban, prend une dimension internationale.
Le 6 juin, Tsahal lance l’opération Paix en Galilée et pousse son offensive jusqu'à Beyrouth pour écraser l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) de Yasser Arafat. Les Israéliens, qui ont fait la jonction avec les Forces libanaises de Bachir Gemayel, débutent le siège de Beyrouth-Ouest. Soumis à d’intenses bombardements, l’OLP et les fedayins sont acculés. Washington intervient pour éviter un bain de sang. Les belligérants s’accordent sur un cessez-le-feu le 12 août. Le 21, les Etats-Unis, la France et l’Italie créent une Force multinationale d’interposition qui évacue plus de 11 000 combattants palestiniens jusqu’au 1er septembre et supervise le départ des Israéliens.
Le 23 août, Bachir Gemayel est élu président de la République. Il est assassiné trois semaines plus tard, le 14 septembre, par des membres du Parti social-nationaliste syrien. Les Kataëb, principale composante des Forces libanaises, accusent les Palestiniens. La vengeance des Phalangistes est terrible. Du 16 au 18 septembre, plusieurs centaines de civils palestiniens sont massacrés dans le quartier de Sabra et le camp de Chatila.
Le choc est tel que l’Etat libanais en appelle à l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui met en place la Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth (FMSB), composée de soldats français (1600 à 2000), américains (1600), italiens (1400) et britanniques (100). Le mandat de la FMSB consiste à « appuyer les forces armées du gouvernement libanais dans la protection des populations civiles ».
 
La France prise pour cible
Le premier détachement français débarque le 24 septembre 1982 dans le port de Beyrouth dans le cadre de l’opération DIODON I (24 septembre 1982 – 15 janvier 1983). Les opérations DIODON II (16 janvier 1983 – mai 1983) et III se succèdent jusqu’à la fin de l’été 1983.

A l’été 1983, les milices alliées à la Syrie se renforcent grâce au soutien de l’Union soviétique et l’intervention de l’Iran. Téhéran veut faire payer aux Occidentaux, les Etats-Unis et la France en particulier, leur soutien à l’Irak de Saddam Hussein dans le confit Iran-Irak.
Fin août, l’Iran lance la milice chiite Amal à l’assaut de Beyrouth-Ouest. La FMSB ne mord pas à l’hameçon. L’armée libanaise repousse seule les assaillants. Le 30 en fin d’après-midi, la chancellerie diplomatique, rue Clémenceau, est touchée par deux tirs d'artillerie. Trois légionnaires français appartenant au 2ème régiment étranger d'infanterie (REI), le caporal Robert A’Maiooro, les légionnaires Jean-Luc Peigney et Lionel Le Jeune, ainsi que le gardien de la paix Albert Payen, policier détaché de la Préfecture de police, sont tués.
Le déclenchement de combats dans le Chouf entre phalangistes et les Druzes soutenus par Damas inquiète Paris qui dépêche sur place le porte-avions Foch. Le lendemain, le 7 septembre, un obus frappe le QG français installé dans une aile de la Résidence des Pins. Le commandant du 7ème RGP, le lieutenant-colonel Pierre-Yves Sahler et son chauffeur, le caporal Jérôme Poux sont tués.
Le 22 septembre, une position de légionnaires français est bombardée. Bilan, quatre blessés. La France riposte. L’aviation frappe des sites d’artillerie dans le Haut-Metn sous contrôle syrien. Le lendemain, le poste Nathalie, situé tout près de la Résidence, est visé par des obus. Il y a quatre blessés. La France riposte à nouveau en bombardant des batteries syriennes utilisées par les Druzes près de Saoufar, dans le caza de Aley.
Un cessez-le-feu, parrainé par la Syrie, l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis, principale cible de l’axe syro-iranien, est décrété le 26 septembre sur l’ensemble du territoire.
 
DIODON IV
C’est à ce moment-là que débute l’opération DIODON IV, commandée par le général deux étoiles François Cann, commandant du groupement aéroporté (GAP) d’Albi.

Majoritairement composé d’appelés volontaires, le contingent français est composé de plusieurs unités de la 11e division parachutiste (DP), qui comprend le GAP et le 6ème régiment d’infanterie parachutistes (RIP), commandé par le colonel Paul Urwald. Un escadron de parachutistes de la gendarmerie nationale, le 9/11 para, accompagne le contingent.
La 3e compagnie du 1er régiment des chasseurs parachutistes (RCP), basée à l’époque à Idron, près de Pau, et la 2e compagnie du 9e RCP, basée à l’époque à Pamiers, en Ariège, font notamment partie du 6e RIP. Ces deux unités avaient déjà été mandatées de 1979 à 1982 pour renforcer la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
La France, l’Italie et les Etats-Unis se partagent Beyrouth et sa banlieue. Les troupes américaines sont stationnées autour de l’aéroport dans la partie sud de la capitale. Les Italiens contrôlent la banlieue sud de Beyrouth jusqu’au camp de Chatila. Les soldats français sont, eux, déployés au cœur de la ville, des deux cotés de la ligne de démarcation.
Depuis DIODON III, le dispositif français est réparti sur 40 postes autour de six îlots principaux : les camps palestiniens au sud, l’ambassade de France, la chancellerie, la Résidence et le Bois des Pins, le carrefour Tell Zaatar à l’est, et les axes de liaison.
 
Carte tirée du livre 'Les paras sacrifiés' de Frédéric Pons
 
Le poste Irma change de nom
La 3e compagnie du 1er RCP débarque à Beyrouth le 27 septembre 1983 à 6h30 par la mer. Elle est accueillie par le capitaine Jacky Thomas, commandant de la 3e compagnie, et le sous-lieutenant Alain Rigaud, déjà sur place.

La compagnie prend ses quartiers au poste Irma, dans un ancien hôtel, rue des Nations Unies, situé dans le quartier de Jnah, dans la banlieue sud-ouest de Beyrouth, à quelques encablures de l’ambassade d’Iran. Un parfait poste d’observation du secteur. Composé de deux blocs en L séparés par un escalier principal, l’immeuble de huit étages surmonté d’un abri est percé d’impacts de projectiles.
C’était un ancien repaire des services de renseignements de l’armée syrienne jusqu’en juin 1982, puis de l’armée israélienne jusqu’à qu’elle ne se retire. Avant l’arrivée des chasseurs parachutistes, le 17e régiment du génie parachutiste (RGP) avait dépollué le site. La zone autour du poste regorge de factions rivales chiites, druzes et palestiniennes.
Les paras remettent le poste en état. La première journée est consacrée au nettoyage des bâtiments. L’eau et l’électricité sont rétablies. L’entresol, où se trouvent trois cuves de fioul, pour le chauffage, est transformé en garage. 5000 sacs de sable sont montés dans les étages et sur le toit. L’adjudant Michel Moretto est chargé d’installer des barbelés pour barrer l’entrée du poste. Quelques jours plus tard, les sapeurs du 17ème RGP installent des amas de terre pour constituer des chicanes sur les trois routes menant au poste.
Les étages sont répartis de la façon suivante : la section de commandement Noir 0, commandée par l’adjudant-chef Omer Marie-Magdeleine, occupe le 1er et le 2ème étage. Le 3ème étage est occupé par la section Noir 1, commandée par le sous-lieutenant Rigaud. La section Noir 2, commandée par l’adjudant Antoine Bagnis, occupé le 4ème étage. Le 5ème étage est occupé par la section Noir 3, commandée par le lieutenant Antoine de la Bâtie. Les 6ème, 7ème et 8ème étages servent de postes de combat, en particulier pour les tireurs d’élite. Le rez-de-chaussée sud est occupé par un gardien libanais, Mohieddine Hamaoui, sa femme et ses cinq enfants. Le concierge est en contact avec le propriétaire de l’immeuble qui se trouve à l’étranger.
Trois véhicules de l’avant blindé (VAB) conduits par trois paras du 9ème RCP, le parachutiste de 1ère classe Patrick Tari, et les parachutistes Philippe Potencier et Denis Schmitt, sont mis à disposition du 1er RCP.
Le capitaine Thomas débaptise le poste Irma, le Drakkar est né.
 

© ECPAD
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Charly71
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MessageSujet: Re: Attentat du Drakkar, un ancien se souvient    Mar 23 Oct 2018 - 8:38

Terrible souvenir , mourir comme ça, sans combat,assassinés lâchement, quelle tristesse nous envahis encore en ce
jour anniversaire.
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Fombecto
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MessageSujet: Re: Attentat du Drakkar, un ancien se souvient    Mar 23 Oct 2018 - 15:10

Béziers l Attentat du Drakkar : Hommage aux 58 parachutistes morts à Beyrouth





En présence de Robert Ménard, maire de Béziers, d'Emmanuelle Ménard, député de la 6e circonscription de l'Hérault, de Jean-Luc Percheron, président départemental de l'union nationale des parachutistes section de l'Hérault et de Jean-Claude Bonnaire, président honoraire de l'union nationale des parachutistes section de l'Hérault, la cérémonie en hommage aux victimes de l'attentat du Drakkar du 23 octobre 1983 aura lieu :
 
Mardi 23 octobre à 11h
Stèle du Drakkar – Cimetière Neuf
Route de Corneilhan - Béziers

Les associations d'anciens combattants sont invitées à venir avec leur drapeau.

_________________
« A la Grèce, nous devons surtout notre raison logique. A Rome, nos maximes de droit et de gouvernement. Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme. Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus. » Maréchal de Lattre de Tassigny (mort le 11 janvier 1952).
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FOUQUET66
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MessageSujet: Re: Attentat du Drakkar, un ancien se souvient    Mar 23 Oct 2018 - 16:37

Merci pour ce reportage,Yvon.
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http://www.legionetrangere.fr/
Camp d'Idron
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MessageSujet: Re: Attentat du Drakkar, un ancien se souvient    Mar 23 Oct 2018 - 20:12

Caen. Les paras saluent l’un des leurs tué dans un attentat


Ce dimanche 21 octobre 2018, une plaque a été dévoilée sur la tombe de Thierry Deparis, tué dans l’attentat du Drakkar, le 23 octobre 1983, à Beyrouth, au Liban. | OUEST-FRANCE
Benoît LASCOUX.
Publié le 21/10/2018 à 17h41

_________________
       
  601° GIA                          602° GIA

« La France n’est plus que silence. Elle est perdue quelque part dans la nuit, tous feux éteints, comme un navire. Sa conscience et sa vie spirituelle se sont ramassées dans son  épaisseur » (Antoine de Saint-Exupéry)
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Bardin
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MessageSujet: Re: Attentat du Drakkar, un ancien se souvient    Mer 24 Oct 2018 - 13:10

Publié le 22/10/2018 à 07:55

Journée souvenir de l'attentat du PC Drakkar à Beyrouth : «J'étais juste à côté, et cette vision me hante !»


Thierry Balussou : sa a basculé à 19 ans à Beyrouth. Photo DDM JPHC.

Thierry Balussou, ancien du 9e RCP, était en poste à Beyrouth, à côté de l'immeuble Drakkar, lorsque celui-ci a été détruit en 1983. Il raconte ce douloureux souvenir.
«Vous savez, du jour au lendemain, je n'ai plus été le même. C'est ma jeunesse qui est partie. Quand je suis rentré au pays, les copains ne me reconnaissaient plus !» Thierry Balussou, qui habite Saint-Amadou, est un des témoins du drame de l'attentat du Drakkar. Le 23 octobre 1983, ce militaire du 9e RCP était en poste avec sa compagnie, (lieutenant Tabaka autre Ariegois) à 20 mètres de l'immeuble de commandement français, à Beyrouth. Il y faisait ses quatre mois supplémentaires de «service long». Et le 8 octobre précédent, il avait soufflé ses 19 bougies. Ce matin du 23 octobre 1983, Thierry est réveillé par une énorme explosion. Avec ses camarades, il sort sur la terrasse de l'immeuble où ils «résident» : C'est le PC américain, qui vient de sauter dans un vacarme d'enfer. Le temps de se retourner, vers 6 h 20 c'est tout à coup le Drakkar qui saute à côté de chez nous ! Un choc épouvantable, on s'est retrouvé par terre, couverts de bris de verre et de débris ! Sortis sur la terrasse on découvre l'horreur : un nuage de poussière à la, place de l'immeuble. Et ce grand silence !»
Les yeux de Thierry Balussou s'évadent. Il est revenu là-bas. Comme cela lui arrive souvent. Des scènes qu‘il n'oubliera jamais et qui en quelques minutes l'ont fait vieillir de 10 ans ! «Tabaka est venu nous chercher, on est allé directement sur le site du Drakkar. Il y avait ces cris de douleur au milieu des décombres et les cris stridents désespérés des femmes du quartier ! Cette vision me hante. Elle me revient souvent, lorsque je suis seul. On s'est tout de suite mis au travail, on a essayé de déblayer. Le plus dur c'étaient les appels de ceux qui étaient ensevelis, et que l'on ne pouvait pas atteindre !»Sous les ruines du Drakkar on a relevé les corps de 58 paras français, du 1er RCP et du 9e RCP. Chaque année, ceux qui étaient là se souviennent. Ils convoquent cet horrible souvenir, parce q'il le faut et ce sera le cas demain. Comme Thierry Balussou. Pour tous c'est une sorte de thérapie.


Cérémonie à Pamiers et à Saverdun

En souvenir de l'attentat du Drakkar, le comité de liaison des associations patriotiques, organise demain mardi un dépôt de gerbes au rond-point du Drakkar, route de Belpech, comme chaque année, à 10 h 30. Seront honorés les paras tués du 1er RCP et du 9e RCP. Par ailleurs, c'est sous l'égide de cette commémoration que se déroule mardi à Saverdun, la journée du monde combattant, et une cérémonie en hommage aux combattants des «OPEX». Cette journée comprend également à 14 heures un colloque sur les «Opérations extérieures», avec cinq interventions, à la salle des fêtes de Saverdun. Cérémonie à l'issue au monument aux morts (17 h 30).
J.-Ph.C.
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MessageSujet: Re: Attentat du Drakkar, un ancien se souvient    Jeu 25 Oct 2018 - 16:45

Hommage. Gilles Ollivier décédé il y a 35 ans à Beyrouth
Publié le 24 octobre 2018 à 13h21 Modifié le 24 octobre 2018 à 13h26
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image: https://www.letelegramme.fr/images/2018/10/24/la-famille-de-gilles-ollivier-les-autorites-civiles-et_4231475_540x270p.jpg?v=1
La famille de Gilles Ollivier, les autorités civiles et militaires et de nombreuses délégations d’anciens combattants ont rendu hommage au jeune sergent, mort le 23 octobre 1983, à Beyrouth.
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Le mardi 23 octobre, à 11 h, la famille de Gilles Ollivier, les autorités civiles et militaires et de nombreuses délégations d’anciens combattants, ont rendu hommage au jeune sergent landivisien, mort le 23 octobre 1983, à Beyrouth.

Le 35e anniversaire de l’attentat du poste Drakkar


Ce jour-là, 58 parachutistes français de la Force multinationale d’interposition au Liban étaient tués dans l’explosion de l’immeuble Drakkar à Beyrouth, touché par un attentat à la bombe. Parmi les victimes, le Landivisien Gilles Ollivier, âgé de 25 ans et le caporal Jean Corvellec, de Carhaix, tous deux membres du 1er Régiment de chasseurs parachutistes, basé à Pau. Depuis 1983, tous les cinq ans, les familles des victimes et les survivants se réunissent pour honorer la mémoire des disparus, dans des villes différentes à chaque fois. Ce mardi, pour le trente-cinquième anniversaire, c’était au tour de la Ville de Landivisiau d’accueillir l’événement. La cérémonie militaire au monument aux morts, avec dépôt de gerbes, prises de parole et hymne national chanté a cappella, a fait la part belle aux bérets rouges et verts en mémoire des deux soldats qui, dans un Liban déchiré par la guerre civile, ont laissé leur vie au sein de la Force multinationale de sécurité mise en place par l’ONU, dans un but précis : le maintien de la paix.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/landivisiau/hommage-gilles-ollivier-decede-il-y-a-35-ans-a-beyrouth-24-10-2018-12115689.php#91V0vP244zrirKXz.99
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NDL
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MessageSujet: Re: Attentat du Drakkar, un ancien se souvient    Sam 27 Oct 2018 - 19:27

Publié le 25/10/2018 à 03:49

Ils ont honoré les paras morts au Drakkar

Commémoration





Un hommage a été rendu aux parachutistes décédés. / Photo DDM

Mardi, un hommage a été rendu aux parachutistes morts dans l'attentat du Drakkar, le 23 octobre 1983 au Liban.Ce jour-là, 55 parachutistes de la 3e compagnie du 1er RCP et 3 du 9e engagés dans le cadre d'une mission du maintien de la paix trouvent la mort. Quinze militaires seront blessés. Quelques minutes auparavant, le poste des marines américains avait fait également l'objet d‘un attentat, qui causa la mort de 241 personnes. Les 58 militaires français seront décorés à titre posthume par le chef de l'État.
Plusieurs gerbes ont été déposées au monument commémoratif sur le rond-point route de Belpech pendant la cérémonie.
La Dépêche du Midi
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MessageSujet: Re: Attentat du Drakkar, un ancien se souvient    Mar 30 Oct 2018 - 13:38



Hello

Merci pour ce rappel, n'oublions jamais.
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MessageSujet: Re: Attentat du Drakkar, un ancien se souvient    

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Attentat du Drakkar, un ancien se souvient
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