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 Le général COLLET en pédagogue du militaire (Rencontres d'Occitanie)

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LAUCHERE
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MessageSujet: Le général COLLET en pédagogue du militaire (Rencontres d'Occitanie)   Jeu 24 Mai 2018 - 11:26

ublié le 24/05/2018 à 03:51, Mis à jour le 24/05/2018 à 11:07

Le général Collet en pédagogue du militaire

Rencontres d'Occitanie


Le général Patrick Collet, commandant d'armes de la garnison interarmées de Toulouse et de la 11e brigade parachutiste était l'invité des Rencontres d'Occitanie dans les locaux toulousains de La Dépêche du Midi à l'invitation de Marie-France Marchand-Baylet, vice-présidente du groupe./ Photo DDM, Michel Labonne.

Le général Patrick Collet avait apporté des cartes de terrain hier dans les locaux de la Dépêche du Midi à Toulouse et il a bien fait tant l'engagement des armées françaises dans les opérations extérieures (Opex) est complexe. En acceptant l'invitation de Marie-France Marchand-Baylet, dans le cadre des Rencontres d'Occitanie, le commandant d'armes de la garnison interarmées de Toulouse, commandant de la 11e brigade parachutiste – «la BP» en langage militaire –, a répondu au souhait de la vice-présidente du groupe Dépêche du Midi qui soulignait en préambule : «Nos concitoyens n'ont pas toujours conscience du dévouement de ces femmes et hommes qui protègent les Français. Nous vous remercions de venir en parler pour leur rendre hommage».

On relèvera que le général Patrick Collet, qui affiche de nombreux états de service en Opex, était particulièrement bien placé pour les évoquer. Mais, pas seulement : les militaires, depuis 2015 et les attentats terroristes sur le sol national, assurent également différentes missions de sécurité intérieures (lire ci-dessous). Il reste que c'est bien le monde des Opex qui aux yeux de l'opinion reste encore source de mystères, voire d'interrogations. A quoi ça sert ? L'occasion pour le général de réaffirmer le sens de la mobilisation des forces armées françaises sur les théâtres extérieurs dans un contexte identifié de montée des périls, «un monde qui se réarme et un nouvel ennemi identifié, l'islamisme radical».


Des opérations complexes



Le général a plus particulièrement insisté sur deux théâtres d'opérations majeurs, le Sahel et le Levant, «où la France est en première ligne». Le Sahel ? «Un territoire grand comme dix fois la France» où le pays déploie 28 000 militaires dans le cadre de l'opération Barkhane, «en partenariat avec les cinq Etats du Sahel qui luttent contre le terrorisme islamiste, insiste le général, avec l'objectif de leur passer le relais». La situation paraît encore plus complexe au Moyen-Orient où la France participe en Irak ou en Syrie, à une coalition internationale de 70 pays contre Daech avec leadership américain. «Pour tirer deux obus d'artillerie, il faut le feu vert de Paris et une coordination avec le commandant US de Tampa en Floride !»

Ailleurs, notamment en Afrique, la France peut parfois se sentir bien seule, étant entendu que la «question de la défense européenne, aujourd'hui peu visible et fragmentée, est un défi à relever demain», souligne le général. En attendant, avec les 8 500 militaires – essentiellement basés en Occitanie – de la 11e BP qu'il commande, le pays dispose de la seule brigade aéroportée en Europe capable de se projeter avec 700 hommes en «alerte départ permanente» (Guépard) à partir de la base de Toulouse-Francazal.

Mais toujours, derrière les régiments, ne jamais oublier qu'il y a des hommes et des femmes (de plus en plus nombreuses) : «On a renoué avec la notion de perte, relève l'officier supérieur. Perdre un homme aujourd'hui au combat est toujours dramatique mais avec l'opinion publique aujourd'hui, c'est aussi un poids symbolique très important. En 14-18, on a perdu 1 000 hommes par jour pendant quatre ans. Aujourd'hui, si trois hommes sont tués, le Président de la République organise une cérémonie dans la cour des Invalides». Un soutien de l'opinion publique que le général Collet voudrait cependant plus affirmé : «L'esprit de défense n'est pas aussi simple aujourd'hui qu'en 14. Mais il faut une prise de conscience, une cohésion nationale du peuple autour de nos soldats», plaide-t-il.



Après la guerre, construire la paix




Pas forcément évident dans la durée car il est «aujourd'hui difficile de régler les crises qui traînent en longueur, note le général. Sait-on on que nous sommes au Liban depuis 1978 ?» Et surtout, le mode binaire (je gagne, tu perds) n'est plus forcément pertinent à court terme.

«On ne pouvait pas perdre la guerre au Mali, la bataille est gagnée, la situation stabilisée, observe ainsi le militaire. Mais il est difficile de siffler la fin de la partie et souvent compliqué de créer les conditions politiques de la paix. Est-ce qu'on va gagner une paix durable ?» Les militaires «sont disciplinés et ils font ce qu'on leur dit», ajoute-t-il. Mais cela ne les empêche heureusement pas de réfléchir également à la paix.

«Les soldats que vous voyez dans la rue sont des combattants»


Depuis 2015, avec l'opération Sentinelle, les Français se sont habitués à voir des militaires déployés sur différents secteurs jugés sensibles du territoire national Mais les forces armées accomplissent d'autres missions de protection plus ou moins perceptibles par nos concitoyens. Les «permanentes» mobilisent chacune plusieurs centaines d'hommes, pour la sûreté aérienne et maritime, la protection du secteur spatial ou – franchement méconnue – la lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane. Les «récurrentes» sont aussi diverses, de la lutte contre le narcotrafic aux interventions contre les feux de forêt. Les missions «circonstancielles» relèvent de la protection des événements (Cop 21 à Paris), ou de la capacité de projection rapide en cas de catastrophe naturelle, (plusieurs centaines d'hommes du 3e RPIMA envoyés sur place en moins de 12 heures lors de l'ouragan Irma). Mais c'est bien sûr l'opération Sentinelle qui reste la plus visible dans l'espace public : «En 2015, après les attentats, 10 000 hommes ont été déployés en trois jours : «En postant des militaires immobiles sur des sites sensibles, on a cependant mis une cible devant une cible», explique le général Collet qui se félicite du redéploiement de Sentinelle, plus conforme à la nature d'une force militaire qui doit «être imprévisible, mobile et renouvelée.»


Ici, là-bas, «ce sont les mêmes»



Aujourd'hui, «la pression a heureusement baissé», commente le général avec un dispositif Sentinelle permanent de 2 200 hommes, plus 3 000 à 4 000 susceptibles de répondre à une alerte à court préavis (24 à 48 heures), et encore «une réserve stratégique de 3 000 hommes, dont la mobilisation doit être décidée par le Président en cas d'événement exceptionnel». Mais il ne faut pas croire que les soldats concernés sont moins formés que ceux des Opex. Et pour cause… ce sont les mêmes : «Avant tout des combattants, explique le général. Ils passent en permanence des Opex à la sécurité intérieure. Les soldats que vous voyez dans les rues de Toulouse sont formés à faire la guerre». Il faut aussi éviter la dispersion : «Les forces armées doivent être engagées à bon escient. C'est l'ultime ratio, résume le général Collet. Quand on se retourne, derrière le militaire, il n'y a plus personne. Il faut donc absolument se garder une force de réaction pour faire face à l'imprévu.»
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chouf
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MessageSujet: Re: Le général COLLET en pédagogue du militaire (Rencontres d'Occitanie)   Jeu 24 Mai 2018 - 23:06

Bel exposé...merci mon général!
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Camp d'Idron
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MessageSujet: Re: Le général COLLET en pédagogue du militaire (Rencontres d'Occitanie)   Jeu 24 Mai 2018 - 23:12

Merci mon général...

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Charly71
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MessageSujet: Re: Le général COLLET en pédagogue du militaire (Rencontres d'Occitanie)   Ven 25 Mai 2018 - 10:27

Merci Lauchère de nous faire part de cette info
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MessageSujet: Re: Le général COLLET en pédagogue du militaire (Rencontres d'Occitanie)   

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Le général COLLET en pédagogue du militaire (Rencontres d'Occitanie)
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