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 allocution que j'ai prononcée le 11 mars sur la tombe de Jean-Marie Bastien-Thiry à Bourg la Reine pour le 55ème anniversaire de sa mort. André Zeller

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Claude MILLET
Fondateur
Claude MILLET


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MessageSujet: allocution que j'ai prononcée le 11 mars sur la tombe de Jean-Marie Bastien-Thiry à Bourg la Reine pour le 55ème anniversaire de sa mort. André Zeller   allocution que j'ai prononcée le 11 mars sur la tombe de Jean-Marie Bastien-Thiry à Bourg la Reine pour le 55ème anniversaire de sa mort. André Zeller EmptyMer 14 Mar 2018 - 15:55

Citation :
Bourg la Reine 11 Mars 2018



Peu avant son retour au pouvoir en 1958, le futur chef de l’Etat de fait avait déclaré à Albert Camus en « plaisantant » comment il était parvenu à son âge sans avoir connu de Français, sinon lui-même, prêts à tuer d’autres Français…
Ce cynisme congénital avait eu, hélas, l’occasion de se traduire dans les actes bien avant cette date. On se souviendra de Pierre Pucheu, de Robert Brasillach, du général Dentz, enchaîné, et de beaucoup d’autres.
Avec l’Algérie Française qui l’avait porté au pouvoir et à laquelle il ne voulait rien devoir, ce fut un déchaînement systématique.

André Rossfelder, l’homme du Mont Faron, pourtant gaulliste de la première heure mais viscéralement français pied-noir, dans son livre magistral : « Le 11ème commandement » nous rappelle cette tragédie. Il donne la définition de ce commandement né de cette tragédie: «Tu seras fidèle aux tiens, surtout quand la nation les oublie ou les diffame ! »
Ce n’est que l’écho de ce que le supplicié du fort d’Ivry déclara à son procès, je cite : « Il existe un commandement, le plus grand d’entre tous, qui nous commande charité et compassion envers nos frères dans le malheur ! »
Ce précepte est toujours d’actualité en ce 55
ème anniversaire de l’holocauste du Lieutenant-Colonel Jean Bastien Thiry. Je pense en particulier à nos frères chrétiens martyrs du Proche Orient et d’ailleurs !
Mon émotion demeure grande : je partage toujours aussi intensément ce don total.
J’ai vécu dramatiquement, en parallèle si je puis dire, 22 mois avant ce fatal 11 mars, ce que signifie la peine de mort.
Jeune officier, engagé de tout mon être dans ce qu’était, pour moi et beaucoup d’autres, l’ardent devoir de conserver l’Algérie Française, j’accompagnai intensément la tentative désespérée de mon père et de ses amis à Alger le 22 avril 1961.
Dans une lettre qu’il m’adressa peu après de la prison de la Santé, il me disait qu’il envisageait sereinement la mort et que dans la Vie l’es-sentiel est d’être en plein accord avec sa conscience.

J’ignorais cependant qu’au même moment, dans la préparation truquée du procès, deux aveugles exécutants des volontés de leur maître aux commandes de l’Etat, Messieurs Messmer et Michelet, respectivement ministre des Armées et ministre de la Justice, réclamaient au procureur général, péremptoirement et à deux reprises, dans un chantage confirmé depuis, la peine de mort pour mon père et le général Challe.

Je participe donc douloureusement et de façon très humble au tourment vécu par la famille et les proches de Jean Bastien-Thiry.
J’estime que le pardon est une denrée trop précieuse pour qu’on la galvaude ; en tout cas je suis sûr d’une chose c’est que nous n’oublierons jamais ! Votre présence ici, aujourd’hui comme hier et demain, le démontre avec ampleur.

Nous sommes là pour rappeler le brûlant message, laissé par celui qui repose ici. Son petit-fils Benoît Gauthier a remarquablement
traduit son contenu, à savoir la conscience d’une communauté entraînant l’obligation absolue de lui porter assistance à tout moment.
On retrouve le fameux 11ème commandement !
Il a bien rappelé aussi la succession déchirante de faits allant de l’abandon et du rejet infâme des communautés pied-noir et harkis aux exécutions hâtives de nos compatriotes bafoués et vilipendés.
Comment ne pas commémorer également le souvenir inaliénable du Lieutenant Roger Degueldre dont le fils nous a fait l’honneur de sa présence, du sergent Bobby Dovecar, de Claude Piegts, enfant de l’Algérie Française.

Tout cela nous ramène inexorablement vers la province assassinée de l’autre rive de la Méditerranée.
Une certitude persiste : l’épouvantable gâchis orchestré par celui qui l’a programmé devait et pouvait être évité.
Il est toujours douloureux et dangereux de vouloir réécrire l’Histoire mais il est des signes qui permettent de rétablir cette vérité qui semble tant gêner certains.

Il y a un peu moins de trois mois, il m’a été donné d’accompagner mon épouse à Alger. Une invitation officielle lui avait été envoyée pour assister à l’Institut Pasteur d’Alger à un colloque réunissant une quarantaine de médecins et chercheurs en majorité algériens. Cette invitation lui était faite en sa qualité de petite fille d’Etienne Sergent qui, avec son frère Edmond Sergent, avait créé l’Institut Pasteur au tout début du 20ème siècle. Ils y avaient consacré leur vie, éradiquant le paludisme, inventant le sérum antiscorpionique, au service de toute une population dans le bled et dans les villes, sauvant ainsi des dizaines de milliers de vies.
Emouvante attention de la part d’une élite algérienne, pétrie de culture française, nous manifestant une reconnaissance non feinte en l’absence de tout représentant de l’ambassade de France, pourtant officiellement invitée…
Il est vrai que la repentance est une attitude obligée quand il n’est question que « de crime contre l’humanité et de barbarie »pour flétrir l’action de la France et complaire à une nomenclature locale !

Ce temps de mars nous rappelle bien des drames sanglants.
La rue d’Isly, tragique et dérisoire destin, est devenue piétonne sans que le passant ne puisse se souvenir du massacre.
Rappelons-nous ce qu’en disait Maurice Allais, le prix Nobel, lors du procès de Vincennes en février 1963 : « Je ne puis personnellement reconnaître l’expression de la justice lorsque l’on traduit devant un tribunal d’exception, pour les faire condamner à mort, les auteurs de l’attentat du Petit-Clamart dans le même temps qu’aucune poursuite n’est intentée contre ceux dont les ordres ont abouti à faire fusiller, à bout portant et dans le dos, une foule désarmée d’hommes et de femmes, d’enfants et de vieillards, rue d’Isly, fusillade qui a fait au moins cent morts. »

Une consolation bien infime mais cependant bien réelle avec cette confidence d’un jeune médecin algérien me disant : « Je remercie le destin ou le hasard de notre rencontre inattendue. Je vous livre le point de vue d’un petit-fils de résistant (ou fellaga), tombé en 1961 et qui n’aurait probablement jamais porté les armes s’il avait su la suite des événements ! »
Il y a un message dans ce propos qui n’est pas si isolé que cela. Je pense à de courageux écrivains ou journalistes algériens qui le proclament comme Karim Daoud ou Boualem Sansal. Comment ne pas imaginer que pour les générations à venir, il n’y ait pas, n’en déplaise à tous ceux qui n’ont eu de cesse de vomir l’œuvre généreuse et bienfaisante de la France et de ses enfants pionniers, encore si présente et perceptible là-bas, qu’il n’y ait pas, dis-je, tôt ou tard une métamorphose et que notre Nation ne retrouve le chemin de ce qui fit sa grandeur et son génie ?
Cela nous appartient et le sacrifice de Jean Bastien-Thiry doit nous montrer la voie à suivre !

J’achèverai mon propos en reprenant un témoignage parmi tant d’autres tout aussi vibrants. C’est celui qu’André Figueras donna à « L’Esprit Public », organe de presse dirigé par Philippe Héduy, chantre de notre cause, en mai 1963.
« Bastien-Thiry, tout jeune, ayant déjà fait sentir sa qualité exceptionnelle, a un avenir superbe devant lui, il est le chef d’une famille heureuse, toutes choses qui n’ont jamais prédisposé au martyre. En outre, ce n’est pas un de ces lyriques qui cèdent à l’impulsion, aux mouvements excessifs du cœur, qui brusquement entreprennent une action extraordinaire, qui leur est en quelque sorte, par une impulsion irrésistible, dictée. A plus forte raison est-ce tout le contraire de ces aigris, de ces envieux qui rendent le monde responsable de leur insuffisance.
Rien n’était au contraire plus facile à Bastien-Thiry que de « ne pas savoir » ce qui se passait, de se cantonner dans sa tâche technique, d’ailleurs passionnante, et des plus utiles pour la patrie, et de penser qu’il existait, de par l’armée, chez les « Pieds noirs », ou au milieu des sectaires politiques, bien assez de gens susceptibles (sinon capables) d’entreprendre un attentat contre le président de la République.
Eh bien, c’est justement ce beau jeune homme comblé qui va marcher au martyre. Dans une certaine mesure, on peut peut-être dire que Jean Bastien-Thiry a été le Polyeucte du nationalisme. Peut-être, en effet, n’a-t-il pas été préoccupé tout de suite par la politique, mais le jour où il l’a découverte, le jour où il a compris que, selon le mot de quelqu’un, il était des lieux où « la parole devenait sang », ce jour-là, il a éclaté en lui une flamme dont il lui est apparu immédiatement qu’elle serait inextinguible.
S’il a pris la tête d’un complot contre le général….. cela n’était pas pour des motifs de bassesse partisane.
Lui, Bastien-Thiry, avec cette allure d’archange, tremper dans la sordidité politicienne, se mettre les mains dans le sang pour permettre à telle ou telle équipe de s’installer dans les palais nationaux, allons donc !
Si vous ne l’avez pas connu, regardez ses photos, ce sourire de Saint Jean Baptiste sous ce front à la Michel-Ange et dîtes si dans aucun de ces traits clarifiés de ce visage, il peut y avoir place pour la moindre ombre de vilenie…
Allons donc ! Bastien-Thiry était la pureté même, un soldat de cristal, et même, il se pourrait bien, ma foi, l’âme la plus limpide de ce siècle.
Chez lui, non plus aucun esprit de vengeance personnelle, de ressentiment intime, pareil à celui qui parfois meut les régicides. A cet égard, Bastien Thiry aurait pu admirablement s’accommoder de la Ve République, dont il n’avait à attendre que des avantages.
Du moins sur le plan matériel, et à condition de faire bon marché de sa conscience, - ce qui est très facile à certaines gens.
Pas à lui. Lui, cela ne l’arrangeait pas du tout d’avoir une belle solde, une belle place, un bel uniforme, dans une France si descendue, qu’à aucun titre, au fond, elle n’avait plus le droit de s’appeler la France.
Chez ce savant Bastien-Thiry, c’est le cœur d’abord qu’il faut chercher, car c’est lui qui explique presque tout.
Quand je dis le cœur, je veux parler de cet ensemble de nécessités qui existent chez certains êtres, les plus élevés, et qui les empêchent de jouir de tout bienfait sale, de tout bonheur venu de la trahison, de tout bénéfice issu du parjure, de toute joie payée par le malheur des autres.
Quand il a appris les choses terribles qui se passaient en Algérie :
-la plus belle de nos provinces livrée fébrilement à un mince parti de tueurs à gage ;
- la population française fusillée parce qu’elle chantait l’hymne national ;
- un million de nos compatriotes jetés, comme en juin 40, dans un nouvel exode sans espoir de retour,-- car le nouvel occupant était bien pire que l’autre ;
-les petits enfants laissés sans boire sur les quais brûlants de la Sénia et qui y périssaient ;
-l’escadre française qui dansait à Hambourg, et qui y faisait la maligne devant les gretchen pendant que les bateaux manquaient pour évacuer le misérable troupeau des « pieds noirs »spoliés et menacés d’égorgement,--
Bastien-Thiry n’a pas estimé qu’il pouvait encore se flatter de ses galons, et parader, dans un pays qui avait commis officiellement de tels forfaits.

La première chose qu’a du éprouver Bastien-Thiry, et le plus puissamment, ç’a été, je crois, le besoin de montrer à tout prix qu’il n’était pas complice.
Sentant cette accumulation d’infamies que désormais tout citoyen français doit porter sur ses épaules, ce jeune colonel a voulu se délivrer du fardeau. Il ne s’est pas senti vocation à être, en quoique ce soit le Saint Christophe de la Vème République. Et, cherchant le moyen le plus sûr d’écarter le calice de l’acceptation, il n’en a pas vu d’autre, en fin de compte de monter contre le géné……la machination du Petit Clamart.
Laquelle échoua et entraîna son instigateur jusqu’au poteau d’exécution. Mais je suis bien certain qu’à l’instant de mourir, Jean-Marie Bastien-Thiry a encore préféré mille fois son cœur qui allait être transpercé, à tous ces cœurs lâches et commodes auxquels le supplice de l’Algérie n’avait pas donné un battement de plus !... »




Mon épilogue est résumé dans cette sublime citation dédiée à celui qui repose si près de nous :
«  On ne fusille pas une âme ! »




‌ci-jointe l'allocution que j'ai prononcée le 11 mars sur la tombe de Jean-Marie Bastien-Thiry à Bourg la Reine
pour le 55ème anniversaire de sa mort. André Zeller


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MessageSujet: Re: allocution que j'ai prononcée le 11 mars sur la tombe de Jean-Marie Bastien-Thiry à Bourg la Reine pour le 55ème anniversaire de sa mort. André Zeller   allocution que j'ai prononcée le 11 mars sur la tombe de Jean-Marie Bastien-Thiry à Bourg la Reine pour le 55ème anniversaire de sa mort. André Zeller EmptyMer 14 Mar 2018 - 16:12

Citation :
Le drame était dans mon coeur et sommeillait.
Au moindre signe extérieur, il est là me rappelant cette période qui nous a fait tant souffrir.

_________________
« On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier ; on ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de se renier, de se parjurer. »Commandant Hélie de Saint-Marc dernier chef de corps du 1er REP
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On ne fusille pas une âme !...et ce n'est pas en fusillant que l'on détruit l'Honneur d'un Homme!
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Citation :
Peu avant son retour au pouvoir en 1958, le futur chef de l’Etat -"de gaulle"- de fait avait déclaré à Albert Camus en « plaisantant » comment il était parvenu à son âge sans avoir connu de Français, sinon lui-même, prêts à tuer d’autres Français…

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