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 Au revoir Padre !

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FOUQUET66
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MessageSujet: Au revoir Padre !   Ven 23 Fév 2018 - 14:50

Au revoir Padre ! "60 ans au service de la France, 55 ans au service de l'Eglise ! 23 ans au service de la Légion ! Soldat et prêtre"... le Père Lallemand, est fait Légionnaire d'honneur avant de nous faire ses adieux empreints d'humilité.

60 ans au service de la France, 55 ans au service de l’Eglise, 23 ans au service de la Légion






C’est dans cette salle d’honneur du musée de la Légion étrangère, que sont accueillis chaque semaine selon un rite immuable les jeunes engagés volontaires en partance pour Castelnaudary, quatre mois plus tard ces mêmes engagés devenus légionnaires lorsqu’ils sont affectés dans leur régiment, et ces mêmes légionnaires aguerris par cinq à quarante années de service lorsqu’ils disent Au revoir à la Légion à quelques heures de leur retour à la vie civile. C’est donc dans cette même salle d’honneur que nous avons choisi de vous dire Au revoir, Padre, notre Padre. Vous ne vouliez pas faire de bruit en nous quittant, mais nous ne voulions pas que vous partiez dans l’indifférence. Dans la sobriété de cette salle d’honneur qui lui donne toute sa solennité, nous tenons à vous exprimer toute notre reconnaissance pour ce que vous nous avez apporté. Nous, c’est la maison mère de la Légion étrangère bien sûr, mais ce sont aussi toutes ces têtes qui vous sont familières et qui représentent les régiments, les anciens, les familles et les amis qui vous sont si chers. Ces têtes présentes autour de vous, mais aussi tous ces visages des légionnaires qui sont passés par cette salle d’honneur.

60 ans au service de la France, 55 ans au service de l’Eglise, 23 ans au service de la Légion. Soldat et prêtre. Padre, vous êtes un homme de courage et un homme de foi, qui avez mis en pratique chaque jour cette citation du curé d’Ars, qu’aimait tant rappeler le Père Hirlemann, au point qu’il la fit graver dans l’église de Puyloubier : “on n’a rien fait tant qu’on n’a pas tout donné.”
Il est difficile de dissocier chez vous le soldat du prêtre, tant dans votre vie les vertus de l’un se sont nourries de celles de l’autre. C’est d’ailleurs ce qu’écrivit si bien l’un de vos chefs de corps, recevant un jour la redoutable mission de vous noter, et qui trouva cette phrase salvatrice, mais sonnant ô combien juste : « la sainteté est entrée dans la Légion. »

Il est difficile de dissocier chez vous le soldat du prêtre

Soldat, vous l’avez été, d’abord par le service des armes puisque comme chef de commando de chasse en Algérie, vous avez été cité à deux reprises. Soldat, vous le resterez comme aumônier militaire, en ayant troqué votre arme pour votre service quotidien des plus humbles, par votre présence rassurante et par le gain de deux autres citations. A cette bravoure du soldat, vous avez joint à maintes reprises le courage de l’engagement, physique et moral. En accueillant sur le port de Marseille sous la huée des dockers, une quarantaine de harkis et leurs familles, de la section de l’un de vos frères qu’il réussit, malgré tous les barrages, à envoyer en France, et donc, à sauver de l’assassinat par le FLN. Cela vous valut, par la pleutrerie d’un préfet et d’un évêque, d’être ordonné avec six mois de retard, non pas traditionnellement dans la cathédrale du diocèse comme vos amis séminaristes, mais en catimini dans votre village du Poitou.

Une des grandes vertus du soldat est la patience. Vous avez dû attendre six ans de sacerdoce pour rejoindre l’aumônerie militaire, que vous désiriez tant, car cette affection pour ces harkis, pour nos soldats et pour l’Algérie où l’un de vos frères y est mort pour la France, était alors punie.

En septembre 1970, vous accédez à l’aumônerie militaire, auprès des chasseurs alpins de Chambéry et de Bourg Saint-Maurice. Puis en 1972, ce sont les parachutistes du 3e RPIMa et en 1975 la Corse, principalement au sein de nos deux régiments de Légion qui y sont stationnés à Calvi, Corte et Bonifacio. Vous enchainez les missions, les exercices et les opérations en Corse, en Guyane, à Kolwezi, à Djibouti, et aux Comores. Mais ce que retiendront d’abord les légionnaires, c’est votre présence quotidienne auprès d’eux, à l’ordinaire quand vous servez la soupe, lors des marches et des manœuvres où vous donnez d’abord aux autres la nourriture que vous portez, lors des 8000 TAP, lors des 1er sauts des jeunes légionnaires. Vous êtes celui « qui ne parle pas comme les autres » disent les légionnaires. C’est vrai, l’aumônier ne donne pas d’ordre, mais vous êtes là, dans l’épreuve, dans la difficulté ou dans la solitude de ces légionnaires qui vous adoptent déjà comme l’un des leurs.

En 1981, vous quittez une première fois la Légion pour Pau et son 1er RCP que vous accompagnerez dans la douleur et dans l’épreuve du lâche attentat de Drakkar en octobre 1983 au Liban, alors que vous venez d’être nommé aumônier du groupement aéroporté à Albi, auprès du 3e RPIMa de Carcassonne. Puis c’est le Tchad, la Nouvelle-Calédonie, et la République centrafricaine. Vous quittez l’uniforme en 1986 et retournez au Tchad, pour 10 ans au service des chrétiens de l’armée tchadienne. Vous y côtoyez la misère, et le dénuement vous renforce dans votre foi au service des plus petits.



La sainteté est entrée dans la Légion

Montpellier, Castelnaudary, Aubagne, et aujourd’hui nos anciens de Puyloubier et d’Auriol. Le grand soldat bien connu de tous est aussi le saint prêtre qui déjeunait à l’ordinaire chaque dimanche avec les tous jeunes engagés volontaires en partance pour Castelnaudary, qui marchait avec eux pour qu’ils gagnent leur képi blanc, qui accompagnait les jeunes officiers en formation, qui aujourd’hui toujours conseille et réconforte ceux qui le souhaitent, qui visite les blessés, les malades et les anciens, qui marie, baptise, pardonne, enterre et absout.
Padre, vous aimez à dire « autre celui qui sème, autre celui qui récolte ». Soyez persuadé qu’en ces 60 années au service de notre pays, ce que vous avez semé auprès des plus humbles a déjà porté du fruit. La communauté légionnaire vous en remercie. Elle vous souhaite une bonne retraite partagée entre votre famille dans le Poitou et vos frères moines de Ganagobie. Elle souhaite vous exprimer sa reconnaissance d’une manière toute particulière : vous élever à l’honorariat. Vous ne rejoignez pas le millier de légionnaires de 1ère classe d’honneur, ni la centaine de caporaux d’honneur, mais la dizaine de légionnaires d’honneur que compte dans son histoire la Légion étrangère, car comme le dit l’Ecriture « celui qui veut être le plus grand, qu’il se fasse serviteur des autres ». Vous avez été le serviteur de Monsieur légionnaire. Il vous dit merci, légionnaire Lallemand.

Par le Général de division Jean Maurin commandant la Légion étrangère
Discours du 15 février 2018, à Aubagne
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Pérignon
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MessageSujet: Re: Au revoir Padre !   Mar 27 Fév 2018 - 15:16

Départ du père Lallemand : “A Dieu, Padre !” par le général Bruno Dary

Citation :
Hommage. Le père Yannick Lallemand, qui part en retraite de prières à l'issue de sa vie sacerdotale, « était toujours là dans les moments difficiles ou dramatiques, quand la foi vacillait devant les drames humains et le doute s’installait face à l’absurdité des événements », écrit le général Bruno Dary, ancien commandant de la Légion étrangère.

Il a voulu rester humble jusqu’au dernier jour de presque 60 années au service des autres ! Et il a fallu que le général qui commande la Légion étrangère lui force le bras pour qu’il accepte quand même de célébrer une dernière messe au quartier Viénot à Aubagne, de participer aux honneurs qui ont été rendus à l’aumônier militaire qu’il a été, et de partager un dernier repas entre quelques-uns de ses compagnons d’armes.

Pour respecter sa volonté, sa simplicité et tout ce qui l’a fait vivre et avancer, ils étaient peu nombreux autour du père Yannick Lallemand, au pied du monument aux morts de la Légion étrangère, ce jeudi 15 février ! Mais une multitude d’amis et de compagnons d’armes étaient  unis par la pensée et la prière : ses amis de Cherchell, ses premiers frères d’armes en Algérie ; les parachutistes du jeune aumônier du 3°RPIMa, ainsi que les chasseurs alpins de Chambéry ; les jeunes engagés volontaires de Corte avec qui il ne manquait pas une marche « Képi Blanc » ; ses légionnaires-parachutistes avec qui il sauta sur Kolwezi ; les victimes de Drakkar qu’il a accompagnées jusqu’à leur dernier souffle ; les jeunes appelés de  Pau avec qui il sautait sur Wright ; les soldats et les chrétiens qu’il a servis, accompagnés et convertis durant ses 10 années passées au Tchad ; les cadres qu’il a côtoyés à l’Ecole d’infanterie ; puis à nouveau les jeunes engagés du 4ème Etranger, avec qui il passait des journées entières dans les fermes du Lauragais ; et, plus récemment, les anciens légionnaires de Puyloubier et d’Auriol et les malades de l’hôpital Laveran, qu’il a accompagnés jusqu’à leur dernier souffle.

Tous, sans exception, seront à la fois tristes et heureux : tristes, car le Padre, que l’on croyait éternel ou presque, va se retirer ! Mais heureux d’avoir pu, un jour dans leur carrière, le croiser au cours d’une marche, d’une manœuvre, d’une opération, d’un saut, ou profiter de son apostolat pour un baptême, un mariage, une communion, des obsèques, des cérémonies officielles ou des rencontres familiales ; car Yannick Lallemand a passé son temps à donner, à écouter, à consoler, à apaiser, à expliquer et à être présent, même en silence, sans jamais rien demander en retour ! Tous ont  été émus, car il était toujours là dans les moments difficiles ou dramatiques, quand la foi vacillait devant les drames humains et le doute s’installait face à l’absurdité des événements. Et les familles lui rendront grâce aussi, car il savait être au milieu d’elles pendant les heures heureuses, comme durant les moments difficiles, quand la séparation imposée par les OPEX s’éternisait, quand la maladie apparaissait, quand l’incertitude se transformait en anxiété, quand l’accident survenait ou la mort rôdait sur le foyer.

Etaient également présents, mais dans son cœur de soldat et de prêtre, les petits, les plus faibles, les sans-grade, ceux qui resteront inconnus dans l’aventure des hommes et dans l’histoire des nations, ceux à qui il a apporté la paix, loin du monde, des médias, du bruit et des paillettes, tous ceux qu’il a confessés et réconfortés dans un tête à tête sans témoin ; et puis aussi, ceux qui sont tombés au hasard d’un clair matin, ses compagnons morts pour la France en Algérie, à Kolwezi, ou à Beyrouth, ceux qui l’ont quitté en chemin ; et enfin ceux qu’il a accompagnés à leur dernière demeure et à qui il a pu apporter ce réconfort que les hommes ne leur avaient pas donné et qui maintenant se réjouissent avec l’archange Michel ! Tous vont se réjouir, car Yannick est resté avant tout un homme de Dieu, qui voit dans chacun et chacune, un frère et un enfant de Dieu, quelle que soit sa religion ou sa croyance.

Ce jeudi 15 février 2008, sur la Voie sacrée, devant le monument aux morts et au pied de Garlaban, un Commandeur de la Légion d’Honneur nous a quittés, fier de la devise qui l’a guidé depuis le premier jour : « celui qui veut être le plus grand, qu’il se fasse le serviteur de tous ! »

http://www.valeursactuelles.com/societe/depart-du-pere-lallemand-dieu-padre-par-le-general-bruno-dary-93552
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Charly71
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MessageSujet: Re: Au revoir Padre !   Jeu 1 Mar 2018 - 10:16

Bonne retraite Padre
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Kéo
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MessageSujet: Re: Au revoir Padre !   Jeu 1 Mar 2018 - 12:39

Citation :
Bonne retraite Padre

Bien méritée!...
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guilhon
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MessageSujet: Re: Au revoir Padre !   Jeu 1 Mar 2018 - 17:40

bonne retraite et une grande admiration pour tous vos actes!
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battement zéro
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MessageSujet: Re: Au revoir Padre !   Ven 2 Mar 2018 - 10:47

Bonne retraite PADRE!

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Claude Millet
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MessageSujet: Re: Au revoir Padre !   Ven 2 Mar 2018 - 18:18

De la part de notre ami ancien de Cherchell  Bourgeonnier            

Au revoir à un “padré” hors normes !

Le 15 février dernier Le père Lallemand faisait ses adieux à la Légion et était fait à l’occasion 
Légionnaire d'honneur
 
Dernière messe célébrée à la Légion, le mercredi 15 février 2018 par le père Yannick Lallemand à la chapelle du quartier Viénot à Aubagne lors de son départ en retraite, lors de laquelle son sermon fut une fois de plus remarquable et ce n’est rien de dire qu’il chargeait d’émotions, les anciens légionnaires et les cadres d’actives présents.

A l'issue de la messe, une cérémonie présidée par le général Jean Maurin, précisait toute l'estime de la Légion étrangère pour un de ses plus fidèles aumôniers avec la distinction de légionnaire honoraire, juste reconnaissance pour 50 ans de sacerdoce dont 23 passés au service de la Légion étrangère.
 
Je vous transmets ce bel article* (lien ci-dessous) reçu du camarade Guy Pal.... relatant une carrière peu commune pour ne pas dire exceptionnelle.
(*) Par le Général de division Jean Maurin commandant la Légion étrangère - Discours du 15 février 2018, à Aubagne
 
http://www.legion-etrangere.com/mdl/info_seul.php?id=605&block=1&article_theme=1&titre=Au-revoir-Padre
 
Au revoir Padre - legion-etrangere.com
www.legion-etrangere.com
Bureau des anciens et Reconversion. S-Menu . Les documents du BARLE; FSALE; Contacts pratiques
Avec... sous la photo du ‘Padré’, petit rajout d’un résumé perso, sur la ‘carrière’ et ‘engagement’ hors normes de cet Homme “Prètre/soldat”, que j’ai eu l’honneur de croiser brièvement en Nouvelle Calédonie et être ‘scotché’ en quelques mots, par son charisme et sa personnalité...
 

 
Le père Yannick Lallemand a servi comme officier du contingent lors des évènements en Algérie ( au cours desquels il a perdu son frère aîné, également soldat ) à partir de juillet 1958 en tant que chef de section* dans un commando de chasse (Kimono 36 ou K36.) Il s’y distingue rapidement et finit la guerre d’Algérie avec le grade de lieutenant de réserve et deux citations.
(*) le séminariste Yannik Lallemand était sorti aspirant de son stage à l'Ecole d'Officiers de Réserve de Cherchell , en Algérie, (Promotion 806 / 04 juillet-15 décembre 1958) et affecté au 22ème RI à Ténès,
L’ancien séminariste devenu Lieutenant, répond ensuite à sa vocation et est ordonné en 63. Il devient aumônier militaire et est affecté au 4° REI ou son charisme et son carnet de sauts particulièrement gonflé lui vaudront par la suite son surnom dans la Légion ‘Le Padré’*
 
(*) Un curé avec une vraie paire de co.....! grosses comme des noix de coco ! qui a coiffé presque tous les bérets, noirs, bleus, rouges; verts; Il sauta notamment sur Kolwézi avec le 2° REP
 
En 1981 il quitte une première fois la Légion pour Pau et son 1er RCP qu’il accompagne dans la douleur et dans l’épreuve du lâche attentat de Drakkar du 23 octobre 1983 à Beyrouth au Liban (qui causa la mort de 58 Paras du 1er RCP). ou il obtient de rester quelques temps pour aider physiquement et spirituellement, Cela alors qu’il vient d’être nommé aumônier du groupement aéroporté à Albi, auprès du 3e RPIMa de Carcassonne.
 
A Beyrouth il est notamment cité, entre autres, pour son obstination à rechercher les parachutistes ensevelis sous les décombres de l’immeuble Le Drakkar. 
 
De même en 1984 et en 1986, lorsqu’il est au Tchad pour les opérations Manta et Epervier, au cours desquelles il est encore cité.
 
Après le Tchad, c’est la Nouvelle-Calédonie, (ou j’ai eu moi même eu l’honneur de lui être présenté lors d’une de mes périodes de réserve active à la BA de La Tontouta, en qualité d’Officier de Réserve de l’Armée de l’Air qui m’avait offert un poste Mob. PN - m’incitant à “fuguer” de l’ALAT qui n’avait pas de service de réserve)
Ensuite il est affecté en République centrafricaine. 
C’est là, que touché par le sort des militaires locaux, il quitte en 1986 l’uniforme et l’armée française et devient aumônier catholique de l’armée tchadienne pendant 10 ans.
Au service des chrétiens de l’armée tchadienne. Il y côtoie la misère, et le dénuement, ce qui le renforce dans sa foi au service des plus petits.
 
Engagé de nouveau dans sa nouvelle ‘Mission’,
Il fait du presbytère de Faya-Largeau (Tchad) son quartier général, d’où il rayonne pour aller rebâtir ces chrétientés du désert…. « Nous avons reconstruit une vingtaine d’églises, écroulées ou détruites par les Libyens. Ils avaient transformé en w.-c. celle de Faya. A Mao, nous avons commencé, à deux fidèles, sous un arbre. J’ai vu l’Esprit Saint travailler. Bientôt, nous nous sommes retrouvés à deux cents ».
Les visites dans les missions l’éreintent....
« Pendant la tournée des postes, je n’avais pas une minute libre. Les fidèles me mangeaient, avec des baptêmes et des confessions par dizaines. Et en même temps, tout repose sur vous; vous êtes terriblement seul. Quand je rentrais à Faya, tous les mois et demi environ, je faisais l’expérience extraordinaire de la présence vivante de Jésus-Hostie qui m’attendait.
> C’est là que j’ai vraiment découvert ce qu’est la solitude et l’adoration. C’est l’adoration qui m’a permis de tenir
 ».

> Il en revient en 1996.

> A son retour en France, il dessert la garnison de Montpellier puis celle de Castelnaudary au sein du 4ème Etranger pendant six années. Atteint par l’âge de la retraite en 2002, il poursuivait depuis cette date son ministère de façon bénévole.

> Rentré chez les bénédictins de Notre-Dame de Ganagobie, il prend l’habitude de passer trois jours en silence tous les mois. Mais continue aussi à pratiquer ses marches régulières de 60 km sac au dos, qui l’incitent peut-être ? à revenir dans l’armée.  Il reprend alors son ministère d’aumônier, avec Montpellier puis Castelnaudary, où il retrouve les légionnaires du 4e REl (Régiment étranger d’infanterie).
Avec eux, il fait la marche képi blanc, soixante kilomètres sac au dos, « le moment le plus important de leur formation. C’est là qu’il faut être ». confie-t-il !

> 60 ans au service de la France, 55 ans au service de l’Eglise, 23 ans au service de la Légion

difficile chez ce grand Monsieur de dissocier le soldat du prêtre...

 disons simplement:

La sainteté est entrée dans la Légion un soldat la quitte après 60 années au service de notre pays....

http://www.legionetrangere.fr/la-fsale/actualites-de-la-fsale/1303-depart-en-vraie-retraite-du-pere-yannick-lallemand.html
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MessageSujet: Re: Au revoir Padre !   Lun 5 Mar 2018 - 11:47

Au revoir Padre...

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Claude Millet
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MessageSujet: Re: Au revoir Padre !   Mer 14 Mar 2018 - 11:51

Centre Presse a écrit:
On l'appelle le "Padre des Légionnaires"
Le Père Yannick Lallemand, aumônier catholique militaire, fête ses 81 ans. Les légionnaires lui rendent hommage mardi à l'aube de sa seconde retraite.

Le Père Yannick Lallemand, alias « Le Padre des légionnaires ».
RINUIT THERESE
On l'appelle le « Padre » des Légionnaires. Le Père Yannick Lallemand se retire à Saint-Cassien pour un repos mérité après une vie au service des autres: chez les légionnaires mais aussi au Tchad où il a passé dix ans. Un destin exceptionnel, des actions exceptionnelles. « Et pourtant personne n'est aussi humble que lui », dixit son frère, Joël Lallemand, habitant le Château de Saint-Cassien, sur la commune d'Angliers.
Il a sauté
sur Kolwezi
Séminariste à Châtellerault, Yannick Lallemand a fait son service et servi en Algérie en 1958 avant d'être ordonné prêtre à Poitiers. Il est le fils du colonel Adolphe Lallemand, commandeur de la Légion d'honneur et le cinquième d'une fratrie de sept frères, dont quatre engagés dans l'armée. Tous officiés décorés. Lui-même reçoit cette distinction en 2012. Il fera École militaire d'infanterie de Cherchell (Algérie). C'est là qu'il prend sa décision d'être aumônier. Il se fait remarquer en aidant des harkis à prendre le bateau pour la France. Comme il doit cinq ans au diocèse après son ordination, il sera vicaire à Naintré, puis curé de Baumont. Ensuite, il part comme chasseur alpin, puis dans les régiments de parachutistes, pour Carcassonne (3 RPIMA) et Calvi (2 REP).
C'est avec le 2 REP de Calvi qu'il part et saute sur Kolwezi, « juste derrière son Colonel ». Il atterrit sur des cadavres. Il a plus de 1.000 sauts en parachute à son actif mais « l'épreuve la plus terrible de sa vie a été l'opération Drakkar », confient son frère et sa belle-soeur. « Il est resté huit jours sans dormir à chercher ses 58 paras ensevelis sous les décombres et à aider les autres à partir. Nous-mêmes, on a su qu'il n'était pas mort en le voyant à la télévision ». Il reçoit 4 citations pour toutes ces actions. Lorsqu'il part en tant qu'aumônier militaire au Tchad, il y a vu tant de misère qu'il y reste pendant 10 ans en tant qu'aumônier catholique de l'armée tchadienne, où il construit plusieurs églises.
Commandeur de la légion d'honneur
En 2012 , le père Yannick Lallemand et promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur. À 75 ans, il atteint l'âge de la retraite alors qu'il est aumônier des légionnaires à Castelnaudary depuis six ans et qu'il officie lors des remises de képis blancs tous les 15 jours, après avoir fait la marche en autonomie avec eux. « La Légion est la seule armée au monde qui s'occupe de ses anciens et des invalides ». Alors, il continue de façon bénévole encore cinq ans à visiter les « vieux soldats » à Puyloubier ou Aubagne.
50 ans de sacerdoce dont 23 passés au service de la Légion étrangère, ça méritait la reconnaissance de la famille des Légionnaires.
La prochaine remise de Képis blancs qui salue l'entrée de volontaires dans la Légion étrangère aura lieu à Saint-Cassien mardi après une marche de 60 km en autonomie et deux bivouacs dans le Loudunais. Une cérémonie où sont attendues plus de 350 personnes qui ont marqué ou traversé la vie du « Padre des légionnaires ».
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LAUCHERE
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MessageSujet: Re: Au revoir Padre !   Jeu 15 Mar 2018 - 10:44

Un grand serviteur au sein de la grande famille des légionnaires!
au revoir Padré
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DIEGO SELLA
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MessageSujet: AU REVOIR PADRE   Dim 10 Juin 2018 - 11:18

A NOUS REVOIR PADRE
notre derniere rencontre etait a N DJAMENA lors d un passage
rare il est vrais
vous preferiez le NORD ..
QUI SAIT UN JOUR PEUX ETRE ...
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MessageSujet: Re: Au revoir Padre !   

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Au revoir Padre !
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