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 Il y a 105 ans, un fou volant se tuait en sautant de la tour Eiffel avec un vêtement-parachute

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Claude Millet
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MessageSujet: Il y a 105 ans, un fou volant se tuait en sautant de la tour Eiffel avec un vêtement-parachute   Ven 25 Aoû 2017 - 14:52

Il y a 105 ans, un fou volant se tuait en sautant de la tour Eiffel avec un vêtement-parachute







  • 68 commentaires



PARIS DANS LES ARCHIVES DU FIGARO - Le 4 février 1912 François Reichelt expérimente son prototype de parachute en se précipitant du premier étage de la Dame de fer. Les photographes et les reporters convoqués assistent incrédules à sa chute mortelle.
La mort en direct. Lorsque ce 4 février 1912 le Français François Reichelt, tailleur pour dames âgé de trente-trois ans, teste du premier étage de la tour Eiffel son costume-parachute en toile, il n'est pas le pionnier. En 1797 André-Jacques Garnerin a effectué le premier saut en parachute. Mais l'invention de notre jeune homme, passionné par les airs, est destinée aux aviateurs et à leur sécurité. En effet en ces débuts de l'aviation où de très nombreux accidents entraînent la mort des pilotes, chercheurs et inventeurs sont invités à créer un parachute léger pour protéger ces hommes téméraires. François Reichelt travaille depuis longtemps sur ce projet: il désire entrer dans l'histoire.
Il expérimente plusieurs fois son parachute sur des mannequins et sur lui-même. Mais à chaque fois, les résultats ne sont pas concluants, il se casse même une jambe lors d'un saut d'une dizaine de mètres de hauteur. Néanmoins, habité d'une confiance aveugle dans son prototype, il est persuadé que la réussite sera au rendez-vous s'il part de plus haut. Sûr de son succès, François Reichelt convoque la presse au pied de la Dame de fer le jour de son saut. Et en dépit d'une autorisation d'essai accordée pour un mannequin par la Préfecture de police, le fou volant décide d'être lui-même le testeur.
Mais comme le relate Frantz Reichel dans Le Figaro du 5 février 1912, l'expérience «eut aussi le triste résultat qu'il était, hélas, trop facile de prévoir» et «le choc fut terrible, un coup sourd, d'une brutalité furieuse.» Voici l'intégralité de son récit.


En partenariat avec Retronews, le site de presse de la BnF.
Article paru dans Le Figaro du 5 février 1912.

Le saut dans la mort

Le jeune inventeur François Reichelt a procédé hier matin 4 février 1912 à l'expérience qu'il avait annoncée, d'un vêtement-parachute imaginé par lui pour protéger les aviateurs lancés à travers l'espace dans un capotage de leur aéroplane.
Cette expérience eut lieu dans les conditions arrêtées par l'inventeur; elle eut aussi le triste résultat qu'il était, hélas, trop facile de prévoir.
Trahissant les espérances de celui qui l'avait conçu, l'appareil ne fonctionna pas; François Reichelt qui, du premier étage de la tour Eiffel, avait sauté dans le vide avec la conviction de venir, grâce à lui, se poser doucement à terre, est tombé comme une masse. Et dans un choc effroyable, l'homme s'est broyé sur le sol qu'il défonça. La mort fut instantanée.



François Reichelt avait bien fait savoir que pour cet essai, il prendrait place dans le parachute de son invention; mais on pensait qu'il n'en serait rien et qu'en parlant ainsi il avait voulu exciter la curiosité et attirer l'attention sur ses recherches et ses expériences. On se trompait.
Animé par la foi prodigieuse des inventeurs, François Reichelt, que tous les malheureux essais de son appareil avec des mannequins auraient dû mettre à l'abri d'une aussi folle audace, osa -calme et souriant- faire cette chose inouïe: sauter de 60 mètres de haut, dans le vide, en confiant sa vie à un engin qui, jusqu'ici, n'avait jamais donné les résultats espérés.
Peu de personnes furent témoins de son saut terrifiant; on n'y croyait pas. L'expérience avait été fixée à une heure extrêmement matinale; c'était dimanche et il faisait très froid avec un vent très vif. Quelques photographes en mal d'un cliché sensationnel -et ils l'ont eu- quelques reporters et quelques personnalités de l'aéronautique qui s'intéressent à ces questions de sécurité aérienne étaient seuls présents, massés au bas de la tour Eiffel, au pied du pilier ouest par où l'inventeur devait -s'il tenait parole- accéder à la première plate-forme.

Citation :
«Vous allez voir comment mes soixante-douze kilos et mon parachute, vont donner à vos arguments le plus décisif des démentis.»
François Reichelt.

À huit heures, François Reichelt arriva, déjà revêtu de son vêtement parachute. Jeune, alerte, de joyeuse humeur, il était décidé, débordant d'une confiance qui stupéfia ceux qui avertis, du péril de semblables expériences, s'efforcèrent alors, mais en vain, de le détourner de son téméraire projet. L'aéronaute M. Hervieu, qui poursuit également, avec sagesse et obstination et depuis longtemps, la solution, si difficile et si délicate, de la sécurité en aéroplane par des appareils accessoires, n'arriva pas à éliminer la foi aveugle et résolue de l'inventeur. Et comme les explications techniques de ce dernier ne l'avaient pas convaincu et qu'il lui opposait des objections redoutables, François Reichelt se contenta de sourire et répondit:
- Vous allez voir comment mes soixante-douze kilos et mon parachute, vont donner à vos arguments le plus décisif des démentis.
On n'insista pas.

Citation :
«Un léger retard se produisit; les gardiens n'avaient pas reçu l'ordre de se prêter à l'expérience.»

Sur la demande de François Reichelt, des cordes furent tendues entre les piliers de la tour pour empêcher la foule d'envahir le terrain où il se proposait d'aborder; le service d'ordre -important- prit des dispositions de précaution et l'inventeur se décida alors à se rendre à la première plate-forme. Un léger retard se produisit; les gardiens n'avaient pas reçu l'ordre de se prêter à l'expérience. Il fallut téléphoner à la direction; l'autorisation arriva, et tout aussitôt François Reichelt, qu'accompagnaient trois amis, commença à gravir l'escalier. Il apparut à l'un de ses détours, s'arrêta, salua de la main et cria à ceux qui, stupéfaits et angoissés, le regardaient monter:
- À bientôt!
L'escalade parut longue aux curieux auxquels s'étaient joints quelques passants du matin; mais enfin, au bord de l'abîme, François Reichelt fut aperçu. Il avait, le long du parapet, poussé une table, et sur ce tremplin improvisé, il avait pris place.
Il se pencha, fit sauter les boutons qui maintenaient son vêtement-parachute, lequel déployé devait développer une surface portante de 32 mètres de superficie, lança dans l'espace un morceau de journal dont le vent ne contraria pas la chute verticale, et prêt, ayant serré les mains de ses amis, François Reichelt fléchit les jarrets et bondit dans le vide.

Citation :
«Sous la pression de l'air, le vêtement ne s'était pas déployé mais s'était comme retourné au-dessus de l'inventeur.»

Et voici ce qu'on vit:
Sous la pression de l'air, le vêtement ne s'était pas déployé mais s'était comme retourné au-dessus de l'inventeur, à qui il faisait une traîne kaki, cachant la tête, enveloppant les bras; légèrement courbé, les jambes écartées, François Reichelt tomba à une vitesse effrayante sous les yeux terrifiés des spectateurs, qui tout d'abord, n'avaient pas compris.
Le choc fut terrible, un coup sourd, d'une brutalité furieuse. Sous le heurt le corps rebondit et retomba. On se précipita. Le front sanglant, les yeux ouverts, dilatés de terreur, les membres brisés François Reichelt ne donnait plus signe de vie. Quelqu'un se pencha, interrogea le cœur, il était arrêté.
Le téméraire inventeur était mort. Alors on releva la victime, brisée et comme disloquée; on la plaça dans un taxi-auto et le pauvre corps fut transporté à Laënnec.
Par Franz Reichel

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1er RCP - 257.174

« Il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises. »Colonel Bastien THIRY procès Petit Clamart


Dernière édition par Claude Millet le Ven 25 Aoû 2017 - 15:11, édité 1 fois
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MessageSujet: - Film de la mortelle chute de François Reichelt le 4 février 1912: le jeune inventeur hésite quelques dizaines de secondes avant de sauter.   Ven 25 Aoû 2017 - 15:10

VIDÉO - Film de la mortelle chute de François Reichelt le 4 février 1912: le jeune inventeur hésite quelques dizaines de secondes avant de sauter.



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MessageSujet: Re: Il y a 105 ans, un fou volant se tuait en sautant de la tour Eiffel avec un vêtement-parachute   Ven 25 Aoû 2017 - 16:15

Wikipédia a écrit:
Franz ou François Reichelt, né en 18791 à Wegstädtl (aujourd'hui Štětí en République tchèque), est un tailleur français d'origine autrichienne, connu pour s'être tué le 4 février 1912 en sautant du premier étage de la tour Eiffel pour tester un costume-parachute de sa fabrication.

Sommaire


Biographie

Franz Reichelt s'installe à Paris en 1900. Il obtient la nationalité française en 1911, faisant franciser son prénom en François. Il devient tailleur pour dames dans le quartier de l'Opéra. L'époque est aux débuts de l'aviation et les premiers accidents ont lancé différentes études sur la mise au point du parachute. Dès 1910, il travaille sur la mise au point d'un costume-parachute en toile caoutchoutée inspiré de la physionomie des chauves-souris. F. Reichelt procède à des essais avec des mannequins depuis la cour de son immeuble, au 8 rue Gaillon à Paris, puis se lance lui-même depuis une hauteur d'une dizaine de mètres à Joinville. La tentative est un échec et sa chute est amortie par de la paille au solLa 1. Le Petit Journal rapporte qu'il a réalisé un essai avec un mannequin depuis le premier étage de la Tour Eiffel mais apparemment peu concluant2.

Saut depuis la tour Eiffel

Au début du mois de février 1912, Reichelt annonce à la presse qu'il va réaliser lui-même un saut depuis la Tour Eiffel pour prouver la valeur de son invention. Ainsi, le dimanche 4 février, alors qu'il a rédigé son testament3 la veille, il arrive à 7 h au pied de la tour. Il fait froid, avec une température autour de 0°. La préfecture de police de Paris a donné son accord à la condition que l'inventeur utilise un mannequin. Quelques policiers sont présents pour assurer le service d'ordre, cependant, aucun n'intervient pour empêcher F. Reichelt — venu sans mannequin — de se jeter de la première plate-forme du 1er étage de la Tour Eiffel.
À 8 h 22, devant une trentaine de journalistes et de badauds, et après une quarantaine de secondes d'hésitation, F. Reichelt saute du premier étage, haut de 57 mètres. Malheureusement, son appareillage, qui ne semble qu'à demi-ouvert, se replie sous lui et il tombe alors en chute libre durant quelques secondes avant de s'écraser sur le sol gelé.
Aucune autopsie n'a été réalisée à l'époque. Un médecin de l'hôpital Laennec a simplement constaté la mort de François Reichelt. Rien ne permet donc d'affirmer que le parachutiste est mort d'une crise cardiaque avant de toucher le sol. Les quotidiens du lendemain en font leur une, avec photos de la chute de la « tragique expérience ».
La tentative de F. Reichelt a été filmée, ce qui a contribué à sa notoriété. On le voit ainsi hésiter longuement avant de se laisser tomber dans le vide. La fin du film montre un témoin mesurant la profondeur du trou formé par l'impact du malheureux au sol. Celle-ci semble être de 15 à 20 cm.

Testament de Reichelt

Le testament, rédigé par François Reichelt la veille de son saut, a été retrouvé chez un notaire parisien3. Le testament est ainsi rédigé (l'orthographe n'a pas été corrigée) :
« Fait a Paris le 3 février 1912 Je soussigne fait don de tout ce que jé posede a Madame Luise Schillmann emploiye depuis de longsanné pour le devoument et les service quel me rendu. Et jé l’autorise de toucher tout le factures reste non paye et garder le montent en plus jé voudrais que dans le cas mon invention porterai le fruit que on verse a cet personne un rente anuelle de quinze cent franc dan le cas mon invention rapporterai moin de troi mille franc, Madame Luise Schillmann ne Reis doit partageravec mes parent en 2 partis égale. mai jé vous prie de faire savoir a me parent que jéne voudrai jamai que ma seur Katarina ne touche qelque chose. jé vous prie don Madame Schillmann de bing executer ma derniere volonté et exusé moi de la douleur quel je pourrai vous causer.envoyé mes vetement a mon père ainsi mes bijouma bague et montres. en vous embrassan bin sincerement Reichelt8 rue Gaillon »

Notes et références

[list=references]
[*] (en) Albert Jack, They Laughed at Galileo : How the Great Inventors Proved Their Critics Wrong ([url=https://books.google.fr/books?id=sAykBQAAQBAJ&pg=PT46&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj9n43py7DQAhWC0xoKHb5nBk8Q6AEILDAB#v=onepage&q=franz reichelt 1879&f=false]lire en ligne[/url] [archive]), p. 46
[*] « L'inventeur Reichelt s'est tué hier », Le Petit Journal,‎ 5 février 1912, p. 1, disponible [archive] sur Gallica
[*]↑ a et b David Darriulat, Un tailleur pour dames au temps des aéroplanes, Edilivre, 2010
[/list]

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MessageSujet: Re: Il y a 105 ans, un fou volant se tuait en sautant de la tour Eiffel avec un vêtement-parachute   Sam 26 Aoû 2017 - 9:39

Très intéressant.

Pour Garnerin, lire le livre de Michel Poniatowsky qui retrace les premières péripéties du parachutisme
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http://www.papysauvage.fr/index.html
Mini
Invité



MessageSujet: Saut de Garnerin en 1793 parc Monceau   Jeu 31 Aoû 2017 - 23:19


Une autre vision du saut deGarnerin
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MessageSujet: Re: Il y a 105 ans, un fou volant se tuait en sautant de la tour Eiffel avec un vêtement-parachute   

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